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Suite du 30 / 11 08 Information Mélamine : ne ratez pas les codes barres!

Posté par cercletibetverite le 1 décembre 2008

Suite du courriel du 30 / 11 08Information Mélamine : ne ratez pas les codes barres!

Mélamine : cadeaux  de Chine

Des précisions supplémentaires apportées par Yves Le Corre, de Caen, (rfgyves.lecorre860@orange.fr)


Confirmation & complément informations ci-dessous sur le site:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Code-barres_EAN#Pays

Pays [modifier]

Les 2 ou 3 premiers chiffres de l’EAN indiquent dans quel pays l’entreprise est membre du système EAN.
La liste ci-dessous donne la correspondance entre les premiers chiffres et les pays ainsi que leur organisme de régulation national[4].

Attention, ils n’indiquent pas toujours le pays de production,
il peut s’agir du pays où est situé le siège social de l’entreprise ou l’un de ses sièges sociaux.

L’organisme de régulation national est chargé de l’octroi des numéros de membres pour chacun des pays.Le numéro de membre est le code à 4 ou 5 positions qui suit l’identifiant du pays.

 

début du
code 

pays[5]  URL de l’organisme
de régulation national[6] 
000 à 019
aussi 030 et 060 
États-Unis  http://www.uc-council.org/ 
020 à 029  Codes internes  codes pouvant être utilisés librement
au sein d’une entreprise ou association 
030 à 039
aussi 000 et 060 
États-Unis  http://www.uc-council.org/ 
040 à 049  Codes internes  codes pouvant être utilisés librement
au sein d’une entreprise ou association 
050 à 059  Coupons    
060 à 139
aussi 000 et 030 
États-Unis  http://www.uc-council.org/ 
200 à 299  Codes internes  codes pouvant être utilisés librement
au sein d’une entreprise ou association 
300 à 379  France  http://www.gs1.fr/ 
380  Bulgarie  http://www.gs1bg.org 
383  Slovénie  http://www.gs1si.org 
385  Croatie  http://www.gs1hr.org 
387  Boznie-Herzégovine  http://www.gs1.ba 
400 à 440  Allemagne  http://www.ccg.de/ 
450 à 459
aussi 490 
Japon  http://www.dsri.jp/ 
460 à 469  Russie  http://www.ean.ru/ 
470  Kirgistan  http://www.gs1kg.org 
471  Taïwan  http://www.gs1tw.org 
474  Estonie  http://www.gs1.ee/ 
475  Lettonie  http://www.gs1.lv 
476  Azerbaijan  http://www.gs1az.org 
477  Lituanie  http://www.chambers.lt 
478  Ouzbékistan  http://www.gs1uz.org 
479  Sri Lanka  http://www.chamber.lk/ 
480  Philippines  http://www.gs1ph.org 
481  Biélorussie  http://www.ean.by 
482  Ukraine  http://www.ean.ua 
484  Moldavie  http://www.gs1md.org 
485  Arménie  http://www.gs1am.org 
486  Géorgie  http://www.gs1ge.org 
487  Kazakhstan  mailto:info@ean.almaty.kz 
489  Hong Kong  http://www.gs1hk.org/en/hkana/gs1/home.html 
490 à 499
aussi 450 
Japon  http://www.dsri.jp/ 
500 à 509  Royaume-Uni  http://www.gs1uk.org/ 
520  Grèce  http://www.ean.gr/ 
528  Liban  http://www.gs1lb.org 
529  Chypre  http://www.ccci.org.cy/ 
530  Albanie  http://www.gs1al.org 
531  Macédoine  http://www.mchamber.org.mk 
535  Malte  http://www.eanmalta.org.mt/ 
539  Irlande  http://www.gs1.ie/ 
540 à 549  Belgique & Luxembourg  http://www.gs1belu.org/ 
560  Portugal  http://www.gs1pt.org/ 
569  Islande  http://www.ean.is/ 
570 à 579  Danemark  http://www.ean.dk/ 
590  Pologne  http://www.gs1pl.org/ 
594  Roumanie  http://www.gs1ro.org/ 
599  Hongrie  http://www.gs1hu.org 
600 et 601  Afrique du Sud  http://www.gs1za.org/ 
603  Ghana  mailto:kmessuman@yahoo.com 
608  Bahrein  mailto:gs1@samahiji.com 
609  Île Maurice  http://www.mcci.org/ 
611  Maroc  http://www.ean.ma/ 
613  Algérie  mailto:eanalgerie@yahoo.fr 
616  Kenya  http://www.gs1kenya.org 
618  Côte d’Ivoire  http://www.gs1ci.org 
619  Tunisie  http://www.tunicode.com.tn/ 
621  Syrie  mailto:ean-syria@net.sy 
622  Égypte  http://www.eanegypt.com 
624  Libye  http://www.gs1ly.org 
625  Jordanie  http://www.gs1jo.org.jo 
626  Iran  http://www.gs1ir.org 
627  Koweit  mailto:eankuwait@hotmail.com 
628  Arabie Saoudite  http://www.saudichambers.org.sa 
629  Émirats Arabes Unis  mailto:gs1.uae@gmail.com 
640 à 649  Finlande  http://www.gs1.fi/ 
690 à 695  Chine  http://www.ancc.org.cn 
700 à 709  Norvège  http://www.ean.no/ 
729  Israël  http://www.industry.org.il/ 
730 à 739  Suède  http://www.ean.se/ 
740  Guatemala  http://www.gs1gt.org/ 
741  Salvador  http://www.gs1.org.sv 
742  Honduras  http://www.gs1hn.org 
743 (?)  Nicaragua  http://www.gs1ni.org 
744  Costa Rica  http://www.eancostarica.or.cr/ 
745  Panama  http://www.gs1pa.org 
746  République Dominicaine  http://www.eanrd.org.do 
750  Mexique  http://www.amece.com.mx/ 
754 à 755  Canada  http://www.gs1ca.org 
759  Venezuela  http://www.gs1ve.org 
760 à 769  Suisse  http://www.gs1.ch/ 
770  Colombie  http://www.iaccolombia.org/ 
773  Uruguay  http://www.gs1uy.org 
775  Pérou  http://www.eanperu.org 
777  Bolivie  http://www.cainco.org.bo 
779  Argentine  http://www.gs1.org.ar 
780  Chili  http://www.gs1chile.org 
784  Paraguay  mailto:info@gs1py.org 
786  Équateur  http://www.gs1ec.org 
789 et 790  Brésil  http://www.eanbrasil.org.br/ 
800 à 839  Italie  http://www.indicod-ecr.it/ 
840 à 849  Espagne  http://www.aecoc.es/ 
850  Cuba  http://www.camaracuba.com/ean/buroean.htm 
858  Slovaquie  http://www.ean.sk/ 
859  République tchèque  http://www.ean.cz/ 
860  Serbie Monténégro  http://www.ean.org.yu/ 
865  Mongolie  mailto:gsp@mongolchamber.mn 
867  Corée du Nord  mailto:psjdc@co.chesin.com 
869  Turquie  http://www.gs1.tobb.org.tr 
870 à 879  Pays-Bas  http://www.ean.nl/ 
880  Corée du Sud  http://www.eankorea.or.kr/ 
884  Cambodge  mailto:ppcc@camnet.com.kh 
885  Thaïlande  http://www.eanthai.org/ 
888  Singapour  http://www.gs1.org.sg 
890  Inde  http://www.gs1india.org 
893  Vietnam  http://www.gs1vn.org.vn 
899  Indonésie  http://www.gs1.or.id 
900 à 919  Autriche  http://www.ean.co.at/ 
930 à 939  Australie  http://www.gs1au.org/ 
940 à 949  Nouvelle-Zélande  http://www.gs1nz.org 
950  Madagascar    
955  Malaisie  http://www.fmm.org.my/ 
958  Macao  mailto:eanmacau@cpttm.org.mo 
977  ISSN périodiques  http://www.issn.org/ 
978 et 979  ISBN livres  http://www.isbn.org/ 

Note: les codes commençant par 2 sont libres d’utilisation, il n’est pas nécessaire d’être membre du système EAN pour les utiliser.
Ils ne peuvent en revanche pas servir à l’identification du producteur.
Ils sont fréquemment utilisés dans les supermarchés pour les produits qui pour une raison ou une autre ne sont pas marqués du symbole EAN (produits vendus à la coupe, venant d’un pays en voie de développement ou d’une petite entreprise) 
> Message du 30/11/08 12:03 > Objet : Information Mélamine : ne ratez pas les codes barres! 


  
Infos supplémentaires Signalé par Christophe (chris@libertibet.net) : voir sur Wikipedia  « Melamine  » et « Scandale du lait frelaté » et pour les codes barres :    http://fr.wikipedia.org/wiki/EAN_13 et http://www.log-1.com/fr/Barres/Barcodes/EAN13Countries.html 

Mélamine : cadeaux  de Chine 

Publié dans Chine | Pas de Commentaire »

Mélamine : cadeaux de Chine ( ne ratez pas les codes barres )

Posté par cercletibetverite le 30 novembre 2008

Info supplémentaire

Signalé par Christophe : voir sur Wikipedia  « Melamine  » et « Scandale du lait frelaté » et pour les codes barres :

 http://fr.wikipedia.org/wiki/EAN_13 et http://www.log-1.com/fr/Barres/Barcodes/EAN13Countries.html
 Mélamine : cadeaux  de Chine

 Être au courant est une bonne chose, des  pays tuent par avarice et frappent partout.
Veuillez lire jusqu’à la fin, de façon à pouvoir savoir  comment identifier les produits qui nous ont été envoyés par la  Chine…
MÉLAMINE (La dernière  partie nous concerne tous aux  États-Unis et au Canada)
Les incidents du lait chinois contaminé a  effrayé tout le monde au point de regarder les rapports de nouvelles  quotidiennement. Tous les jours, les rapports changent. Personne peut nous dire  clairement quoi manger et ne pas manger..

1.Qu’est-ce que du lait  contaminé?

C’est le lait en poudre mélangé avec de la  ’MÉLAMINE’
A quoi la Mélamine est-elle utilisée? C’est un produit  chimique industriel utilisé dans la production des contenants de  plastique.

 Mélamine : cadeaux de Chine ( ne ratez pas les codes barres ) dans Chine download
C’est aussi utilisé en décoration  intérieure. ‘ Panneau américains résistant’

Comprenez-vous? La Mélamine est  utilisée en production industrielle et ne peut pas être  mangée.

  download25 dans Chine

 2.Pourquoi la Mélamine ajoutée au lait en  poudre?

L’élément le plus important dans le lait est la protéine. Et  la Mélamine a la même protéine qui contient de   »L’AZOTE »

download2

Ajouter de la Mélamine dans le lait  réduit le volume du lait et ça coûte moins cher que le lait donc ça diminue la  capitalisation.  Ça peut donner plus de profit aux  commerces!

Dessous est la Mélamine; ne ressemble-t-elle pas au  lait?
Elle n’a pas de senteur, ne peut pas être  détectée.

download3

  download4

  3. Quand a-t-elle été  découverte?

En 2007, aux États-Unis, des chats et des chiens sont  morts soudainement, on a découvert que la nourriture pour les animaux de la  Chine contenait de la Mélamine.

En 2008, en Chine ,a commencé une  croissance anormale de cas de mort d’enfants avec des pierres sur les  reins.  

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Août 2008, le lait en poudre de la  Chine Sanlu Milk Powder a été testé contenant de la Mélamine  

  download6

 Sept. 2008, Le gouvernement de la  Nouvelle-Zélande demande à la Chine de vérifier ce problème
Sept. 21, 2008,  pertes de produits alimentaires en Taiwan testé avec de la  Mélamine

4.Qu’est-ce qui arrive quand la Mélamine est  digérée?

La Mélamine demeure à l’intérieur du rein. Elle se  transforme en pierre qui bloque les tubes.
La douleur sera éminente et la  personne ne peut pas uriner. Le rein enflera.
Ci-bas :  les pierres du rein dans les parties  mineures et majeures de l’enveloppe du rein et l’autre image nous montre la  pierre dans l’urète

  donlo9

 Même la chirurgie ne peut pas enlever  ses pierres, ce qui causera des dommages irréversibles au rein.  
Ça peut mener à la perte de la fonction du rein et  nécessitera la dialyse qui mènera à la mort à cause du taux d’urée dans le  sang.

Qu’est-ce que la dialyse?
En fait, ça devrait être appelé ‘nettoyage du sang’ ça  filtre tout le sang du corps dans la machine et puis retourne dans le  corps.

   download10

 Tout le processus prends 4 heures et il  est nécessaire de faire la dialyse une fois tous les 3 jours pour le reste de  notre vie.Voici un centre de la dialyse

  download11

 Grand centre de la  dialyse

  download12

 Un petit trou dans le bras est  nécessaire pour insérer le cathéter de la dialyse.

   download13

 Pourquoi est-ce plus sérieux pour les  bébés?  Parce que le rein du bébé est très petit et ils boivent beaucoup de  lait en poudre.

Voici un bébé sous la  dialyse.

  download14

  La Chine a couramment 13,000 enfants  hospitalisés

download15

Ça n’a pas d’importance la quantité de  Mélamine que le humain a pris.  Le point important est que ‘Ça ne peut pas  être mangé!

5.Quelle est la nourriture à éviter?

La  nourriture qui contient des produits laitiers devraient être évitée.  

  download17

   Souvenez-vous: Les nourritures avec crème  ou lait devraient être évitées.

6.Quelles compagnies sont  affectées?
Voici les compagnies affectées avec la  Mélamine.

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7.Que faire  ensuite?

Évitez les nourritures ci-haut pour environ six  mois.

Si vous avez des snack bar, restaurants ou coffee shops, arrêtez la  vente des produits laitiers pendant six mois.
Si vous avez des enfants à la  maison, changez pour le lait maternel ou trouvez d’autres  substituts.

Finallement, partagez cette information avec vos amis (es)  pour leur faire comprendre le risque du lait contaminé. 

 Tout le monde a peur des produits faits en Chine.   Pouvez-vous différencier lequel est fait aux USA , Philippines , Taiwan ou  Chine? Laissez-moi vous dire comment faire… les 3 premiers chiffres sur la  barre de code est le code du pays où le produit a été fait. Exemple,  tous les codes qui commencent 690.691.692 jusqu’à 695 SONT TOUS FAIT EN  CHINE.
Le chiffre 471 SONT FAITS EN  Taiwan

  download21


C’est notre  droit de savoir, mais le gouvernement et les services associés ne renseignent  jamais le public, par conséquent, nous devons nous protéger par  nous-mêmes.De nos jours, les hommes d’affaires Chinois savent que les  consommateurs ne préfèrent pas les produits ‘faits en chine’,  donc, ils ne  montrent pas dans quel pays c’est fait.Cependant, vous pouvez maintenant vous  référer au code, rappelez-vous des 3 premiers chiffres 690-695 qui veut dire  Fait en Chine.
00 ~ 13 USA & CANADA
30 ~ 37  FRANCE
40 ~ 44 GERMANY
49 ~ JAPAN
50 ~  UK
57 ~ Denmark
64 ~ Finland
76 ~ Switzerland and  Lienchtenstein
628 ~ Saudi-Arabien
629 ~ United Arab  Emirates
740 ~ 745 – Central America
Tous les codes 480 sont Faits aux  Philippines. Veuillez informer votre famille et vos amis (es)  d’être prudents. 

Publié dans Chine | 1 Commentaire »

Le traité Tibet-Mongolie de 1913, une preuve de l’indépendance du Tibet : Interview

Posté par cercletibetverite le 15 novembre 2008

Le traité Tibet-Mongolie de 1913, une preuve de l’indépendance du Tibet : Interview

www.phayul.com

vendredi 14 novembre 2008 par Communauté Tibetaine

 

« Dans les premières lignes du traité (traité Tibet-Mongolie de 1913) le Tibet et la Mongolie attestent de s’être libéré de la domination Mandchou et d’avoir chacun constitué un état indépendant. »

Au cours des siècles, le Tibet et la Mongolie avaient développé des liens très forts au niveau culturel et historique. Suite à l’effondrement de la Dynastie Manchu (Qing) en 1911, le Tibet et la Mongolie déclarèrent leur indépendance puis, par la suite, signèrent en 1913 un traité d’amitié et de reconnaissance mutuelle de leurs indépendances respectives.

Parfois, l’existence de ce traité entre le Tibet et la Mongolie, tel qu’il a été conclu début 1913, a été mise en doute par certains intellectuels. Mais récemment, la pièce originale de la version en Tibétain (mais pas celle en Mongol) du traité Tibet-Mongolie de 1913 a été redécouverte, mettant pour la première fois à la disposition des experts une part essentielle du document original.

Interviewé par Phayul, le Professeur Elliot Sperling fait un peu plus la lumière sur ce traité, en montrant sa portée historique par rapport aux controverses sur la question du Tibet.

Le Professeur Elliot Sperling travaille au Département d’Etudes Eurasie-Centrale de l’Université d’Indiana (USA). Il y dirige le programme de recherche sur le Tibet. Il est venu récemment à Dharamsala (siège du Gouvernement Tibétain en Exil en Inde) pour une conférence sur le Traité, la redécouverte de son texte original, et en décrivant ses implications. Il vient de donner de nombreuses conférences sur ce sujet dans diverses universités occidentales.

Phayul, le 12 novembre 2008 – par Phurbu Thinley English version

Q : En quoi consiste exactement ce traité Tibet-Mongolie de 1913 ?

Elliot Sperling : Le Traité revêt exactement ce que laisse entendre son libellé. C’est un traité signé en janvier 1913 et portant les sceaux des représentants du Tibet et de la Mongolie. Dans les premières lignes du traité, le Tibet et la Mongolie attestent de s’être libéré de la domination Mandchou et d’avoir chacun constitué un état indépendant. Suivent une série de courts articles portant, entre autres sujets, sur leur engagement mutuel de secours et d’assistance, et abordant des dispositions commerciales et financières.

Q – La version en tibétain de l’original du Traité a été retrouvée au cours de l’année dernière. Où et à quelle date précisément ? Pourquoi n’a-t’il pas été officiellement accessible plus tôt ?

E.S. – Le Traité a été retrouvé en Mongolie. Il devait être dans les archives nationales (d’ailleurs il porte le sceau de l’ancien ministère des affaires étrangères). Des copies ont commencé à circuler seulement en 2007. La délicate situation politique de la Mongolie (située entre l’URSS et la Chine), pendant presque tout le XXème siècle, a sûrement joué sur le fait que cette version originale soit restée inaccessible aussi longtemps.

Néanmoins, d’autres versions du traité étaient disponibles : en anglais, mandarin, et mongol. Il y en avait même une en tibétain – résultant d’une traduction de l’anglais ( !) comme celle en mandarin – réalisée par Tsepon W.D. Shakabpa – et, avant que n’apparaisse le document original en tibétain, c’était la seule version accessible pour ceux qui lisent le tibétain.

La version en anglais résultait quant à elle d’une traduction d’une version en russe, cette dernière ayant probablement été rédigée à partir d’un rapport officieux des Mongols relatant l’original. Aucune de ces autres versions ne donnait une vue exhaustive de toutes les parties du texte original en tibétain, mais elles sont étonnament fidèles à l’original sur le fond.

En résumé, les traductions se sont enchaînées à partir de la pièce originale en tibétain, qui fut d’abord traduite en mongol, puis cette version fut convertie en russe, elle-même traduite en anglais. Ce dernier a ensuite été traduit d’un côté en mandarin, et de l’autre en tibétain (par Shakabpa) à nouveau (avec des différences par rapport à l’original en tibétain).

Q – Quelle est la signification historique de ce traité daté de 1913 ?

E.S. – Sachant que l’existence même de ce traité était parfois mise en doute, la redécouverte du document original est très importante au niveau historique. Sa portée vient surtout du fait qu’il s’agit d’un document officiel dans lequel, conjointement, le Tibet et la Mongolie reconnaissent mutuellement leur indépendance, suite à l’effondrement de la Dynastie Qing.

Q – LA Chine conteste l’existence et la validité de ce traité. Sur quelles bases ?

E.S. – La plupart des auteurs chinois ont dénigré ce traité, mais pas tous de la même façon. Il y a un ouvrage en mandarin qui s’évertue laborieusement à n’évoquer ce traité que sous le terme « accord », laissant entendre qu’il n’a aucune valeur au plan international. (Les mêmes circonvolutions lexicales furent utilisées pour l’Accord en 17 Points de 1951, où le terme « Accord » fut choisi pour montrer que le document en question ne constituait qu’un arrangement entre parties à l’intérieur d’un même pays, et pour le rendre inutilisable juridiquement au niveau international.)

D’autres auteurs chinois s’appuient, pour dénigrer le traité Tibet-Mongolie de 1913, sur les observations de Charles Bell, qui affirmait que le 13ème Dalai Lama n’aurait ni requis explicitement la signature d’un tel traité, ni assuré ensuite sa ratification.

Q – Il est incontestable que le Tibet ait été totalement indépendant de toute subordination étrangère entre 1911 et 1950. Aussi le 13ème Dalai Lama avait-il déclaré formellement l’indépendance du Tibet en 1912. Cependant, l’existence du traité entre le Tibet et la Mongolie, conclu début 1913, était sujet à discussion pour certains intellectuels.

E.S. – Cela est, je le répète, largement dû à ce compte rendu de Bell. Alfred Rubin dénigre sa validité avec l’expression « même si le traité existe vraiment », tandis que Tom Grunfeld y fait allusion avec l’adjectif « prétendu ». Dans l’édition 1987 de son livre sur le Tibet moderne, il affirme que le traité « se révèle être un cas classique de désinformation venant de responsables russes, colons en Mongolie ». Il a omis cette mention dans l’édition de 1996.

Q – Maintenant que le texte original du traité est retrouvé, quelles sont les implications éventuelles sur le problème du Tibet, pour les experts de cette question ?

E.S. – C’est un point qui reste à étudier. Mais désormais il ne peut évidemment plus être balayé d’un revers de main.

Q – Quelle conclusion pouvez vous tirer après avoir eu accès à l’original de ce traité méconnu, objet de tant de débats ?

E.S. – Le traité est authentique. Il existe vraiment, et il porte les signatures et les sceaux de responsables agissant avec les attributions de Ministres Plénipotentiaires du Dalai Lama, dotés des pleins pouvoirs pour conclure ce traité. Il n’y a aucun doute sur le contenu du traité.

Même si des doutes ont pu être émis, venant notamment de Charles Bell, il serait inconcevable que les Tibétains signataires aient pu fabriquer les certificats prouvant que le Dalai Lama leur avait donné tout pouvoir pour mener à bien cette mission (je fais notamment référence à leur délégation de pouvoir accordée par le Dalai Lama les faisant ses Plénipotentiaires), et qu’ils auraient ensuite pu masquer leur fraude à travers la formulation même du traité.

Pour comprendre les remarques de Bell sur le fait que le Dalai Lama ait minimisé son rôle dans ce traité, on peut supposer que dans le prolongement des événements qui ont conduit par deux fois à son exil, le Dalai Lama ne se faisait plus d’illusion sur les rapports de force autour du Tibet : alors, quand il a vu les Britanniques, informés par des rumeurs, commencer à exprimer leur désaccord par rapport à ce traité, il a sûrement préféré rester dans le vague sur le traité dans ses échanges avec Bell.

Merci beaucoup Professeur Sperling

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Produits chinois? J’achéte pas

Posté par cercletibetverite le 18 octobre 2008

Produits chinois? J'achéte pas dans Tibet animboycott

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L’histoire du TIBET

Posté par cercletibetverite le 30 août 2008

L’histoire du TIBET

Depuis 1949 le Tibet est sous occupation chinoise. En 1959, Sa Sainteté le Dalaï Lama, chef spirituel du Tibet, s’est échappé avec 10.000 réfugiés en Inde. C’est là qu’il a établi un Gouvernement en Exil.

Il est impossible d’estimer combien de Tibétains ont péris sous le régime Chinois. Il y a des preuves de massacres dans les villages et dans des camps de concentration. Des dizaines de milliers de plus sont morts de faim.

Pendant la campagne pour détruire l’identité Tibétaine, la plupart des monastères ont été pillés et démolis. Presque toutes les Écritures Saintes ont été détruites à cause de cela. Les moines et les nonnes à travers tout le Tibet se sont trouvés séparés de leur chef spirituel, SS le Dalaï Lama, et ont été obligés de prêter serment au régime Chinois.

Aujourd’hui, les Tibétains vivent dans leur pays dans la crainte constante de se faire arrêter, déporter dans un camp de travail ou d’être torturés. La simple possession d’une photo du Dalaï Lama ou une conversation avec un touriste peuvent être une raison d’arrestation.

Une des méthodes de contrôle des naissances exercée par la police et par le régime chinois sur les Tibétains est la stérilisation. Dans certaines régions du Tibet jusqu’à 80% des femmes Tibétaines ont été stérilisées.

 

Vous pouvez en apprendre plus sur l’histoire du Tibet sur ce site : Wikipedia-Histoire du Tibet

 

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Guendun Choekyi Nyima, l’actuel Panchen Lama

Posté par cercletibetverite le 19 août 2008

Guendun Choekyi Nyima, l’actuel Panchen Lama,

Guendun Choekyi Nyima, l’actuel Panchen Lama dans Tibet rad08a28

  est né le 25 avril 1989 à Lhari dans le district de Nagtchou. Il est le plus jeune prisonnier politique au monde. Son crime : être né Tibétain et surtout être la plus haute autorité spirituelle du Tibet après le Dalaï Lama.

Reconnu officiellement par le Dalaï Lama
Le 30 Janvier 1989, le Xème Panchen Lama meurt à Shigatsé d’une crise cardiaque : il n’a que 50 ans. Il était le lama et le chef religieux le plus important du Tibet, après Tenzin Gyatso, le Dalaï Lama. Demeuré au Tibet occupé, le Panchen Lama était devenu une sorte de régent, si bien que, à peine disparu, le gouvernement chinois décide de contrôler sa future réincarnation.

Ainsi, Pékin crée immédiatement un comité entièrement dévoué à la recherche du nouveau Panchen Lama (coût de l’opération : près de 540 000 €) qui ne tarde pas à lui fournir 28 candidats dont 3 seulement sont retenus.

Alors que le gouvernement chinois a pendant longtemps dénoncé le Bouddhisme tibétain et son système de réincarnations comme étant “féodal” et “réactionnaire”, dans le cas du Panchen Lama, les dirigeants du Parti Communiste autorisent la recherche de la réincarnation. Ceci dans l’intention évidente de conserver un contrôle ferme sur les affaires religieuses du peuple tibétain. En désignant son propre Panchen Lama, la Chine a politisé des questions purement religieuses.

Le 14 mai 1995, le Dalaï-lama, vivant en exil, désigne celui des 3 enfants qu’il reconnaît comme le XIème Panchen Lama : Guendun Choekyi Nyima, alors âgé de 6 ans. Cette désignation exaspère le gouvernement chinois. Il conteste cette désignation, provoquant des manifestations, au cours desquelles 48 Tibétains sont arrêtés.

Enlevé par le gouvernement chinois
Quelques jours après, le religieux dirigeant le comité de recherche, Tchadrel Rinpotché, accusé d’avoir secrètement informé le Dalaï-lama, est enlevé et “retenu” en Chine. Le gouvernement chinois procède à une purge parmi les autorités du monastère du Panchen Lama en nommant 8 nouveaux dirigeants prochinois.

Le 14 juillet 1995, Guendun et ses parents disparaissent à leur tour de leur village. On a tout lieu de croire, malgré l’absolu déni du gouvernement chinois, qu’ils sont retenus à Pékin. Environ 50 personnes ayant soutenu l’enfant sont aussi incarcérées.

Le 18 octobre 1995, le gouvernement chinois rejette le choix du Dalaï Lama et lui refuse le droit de désigner le Panchen Lama suivant le système traditionnel tibétain.

La Chine désigne un faux Panchen Lama
Le 29 novembre 1995, le Parti Communiste Chinois désigne arbitrairement comme Panchen Lama un autre enfant: Gyaincain Norbu, fils d’un membre du Parti Communiste Chinois. Cet enfant vivrait également en résidence surveillée et subirait une éducation spéciale.

Les autorités chinoises ont complètement nié la détention de Gendhun durant les douze premiers mois et n’ont finalement admis qu’elles détenaient le petit garçon et ses parents que le 28 mai 1996. Mais malgré les appels répétés du Gouvernement Tibétain en Exil, d’autres gouvernements et d’organisations internationales, la Chine a refusé de fournir des informations sur le lieu de détention du jeune Panchen Lama ou d’autoriser un observateur indépendant à le voir, lui et ses parents, et à confirmer qu’ils se portent bien.

Malgré des manifestations à Lhassa, les protestations du Sénat australien, des 200 députés et sénateurs français (qui parrainent “le plus jeune prisonnier politique du monde”), la campagne de l’ensemble des associations pro-tibétaines et d’Amnesty International, etc…, on est sans nouvelles de l’enfant, de sa famille et de 26 personnes de son entourage depuis leur enlèvement.

Guendun Choekyi Nyima aura 17 ans le 25 avril 2006 et aura passé presque deux tiers de sa vie en prison.. Il est le symbole même de la violation des droits de l’enfant par la Chine.

Si le Dalaï Lama actuel venait à mourir, il est fort probable que les recherches de son successeur seraient confiées au Panchen Lama. Le gouvernement chinois, en nommant lui-même le XIème Panchen Lama et en influençant du mieux qu’il peut son éducation, a bien en main le futur du Tibet.

© Etudiants pour un Tibet Libre – 19/08/2008

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Je demande la nationalité tibétaine

Posté par cercletibetverite le 14 juillet 2008

Je demande la nationalité tibétaine

 http://pagesperso-orange.fr/passeport.tibetain/naturalisation.htm

 

 

Plus de 20000 signatures ont déjà été enregistrées sur ce site. Continuons !

 

« Que vive le Tibet » : tel est l’espoir de beaucoup d’entre nous. Depuis longtemps pour certains, nous participons à des actions et des campagnes en faveur du Tibet. Malgré l’impact de chaque action, nous n’avons à ce jour toujours pas trouvé celle qui éclaircira le ciel obscur qui menace le toit du monde.

Cette action de demande de la nationalité tibétaine est purement symbolique. Difficile d’obtenir concrètement cette nationalité pour l’instant ! Ne serait-ce que parce que les Tibétains eux-mêmes ne l’ont pas…

Ca reste cependant une démarche très forte pour soutenir le Tibet, à laquelle la communauté internationale ne peut rester insensible, ni le gouvernement chinois !

Nous pouvons espérer parmi les aspirants à la naturalisation, des personnalités, des artistes, des athlètes sélectionnés pour les J.O. de Pékin 2008, voire des politiciens solidaires de la cause tibétaine. Et des citoyens comme vous !

En participant à cette action, vous n’avez pas pour autant à renier votre nationalité actuelle. Il vous suffit de vous inscrire directement sur ce site, en remplissant le formulaire en quelques instants.

Cette action peut être bénéfique pour le Tibet ; nous vous informerons de la situation. Rendre ce mouvement efficace, dépend de chacun.

 

 

Formulaire en ligne à remplir maintenant

 

 

Formulaire à imprimer pour ceux qui n’ont pas internet : Doc (386 Ko)  Acrobat Pdf (180 Ko)

 

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LE DROIT A L’AUTODETERMINATION DU PEUPLE TIBETAIN

Posté par cercletibetverite le 15 mai 2008

 Par la résolution 1723 l’ONU avait le 20 décembre 1961 affirmé

Le droit à l’autodétermination du Peuple tibétain

L’autodétermination ce n’est pas l’indépendance!Le terme autodétermination veut simplement dire que le Peuple tibétain consulté honnêtement et démocratiquement pourrait se déterminer librement lui-même sur ce qu’il veut pour son avenir. Soit: 1) L’intégration complète à la République dite populaire de Chine.

2) L’autonomie réelle dans un cadre fédéral laissant à Pékin la défense, la monnaie et la diplomatie à l’exemple de l’Espagne à l’égard du Pays basque ou de la Catalogne.

3) L’indépendance.

Bien entendu il faudrait pour que cette consultation soit valable, qu’elle soit organisée par l’ONU avec toutes les garanties internationales. Autant dire que tant que la démocratie ne s’installera pas elle-même en Chine, cette consultation a peu de chances de voir le jour. L’actuel régime « national-communiste » chinois n’acceptera jamais cette consultation et cette éventuelle évolution car cela reviendrait à courir le risque de lâcher en totalité ou en partie, le Tibet qu’il tient dans la gueule comme le ferait un molosse de sa victime depuis près de 60 ans. Dossier qui lui permet de pervertir la fibre patriotique naturelle du peuple chinois en nationalisme absurde et de le détourner ainsi de ses vrais problèmes. L’ONU avait pourtant entre 1959 et 1965 voté entre autres, en assemblée générale, trois résolutions par lesquelles elle soulignait le droit à l’autodétermination, à la liberté et à la dignité du peuple tibétain. Dont la résolution 1723 du 20 décembre 1961 édictant:

« l’assemblée réitère solennellement sa demande à ce qu’il soit mis fin à des pratiques qui privent le peuple tibétain de ses droits fondamentaux et de sa liberté fondamentale, notamment son droit à l’autodétermination. »

Sans jamais rien faire ensuite pour amener fermement la République populaire de Chine à accepter le principe et l’organisation sous contrôle international d’une telle consultation. On relévera une même insuffisance coupable de l’ONU concernant l’ex-Sahara espagnol malgré le vote également d’une résolution sur le droit à l’autodétermination du Peuple sahraoui.

« Autodétermination-Tibet 09/31  » et « Cercle Tibet Vérité 09/31″

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TIBET: A PROPOS DE QUELQUES IDEES FAUSSES

Posté par cercletibetverite le 12 mai 2008

 

TIBET :

A propos de

 Quelques idées fausses… 

 

Dossier élaboré par le C.S.P.T. Nord-Pas-de-Calais, sept. 1993

 PREAMBULE

 Le Tibet est méconnu. Éloigné de nous de plusieurs milliers de kilomètres, situé entre neige et désert , jadis fermé aux 

étrangers, aujourd’hui son ensemble soumis à l’autorité

noter que, par exemple, le Congrès Américain, le 28 octobre 1991, a argué de ces relations passées pour considérer que le Tibet était un pays actuellement occupé). 

 de Pékin, le Tibet constitue une réalité bien souvent ignorée. 

Une réalité coincée entre clichés et propagande. Parlez donc du Tibet autour de vous. Vous verrez : généralement, le Tibet fait sourire. D’aucuns 

évoquent Tintin ou le Yeti. Les plus érudits : Alexandra David-Neel ou Lhassa, la capitale. Quant au Dalaï Lama, il est présenté comme une figure, certes éminemment sympathique, mais 

franchement anachronique… Les Chinois ont beau jeu d’obscurcir encore plus les choses. 

Le Tibet est sous contrôle. L’information ne filtre pas ou très difficilement. Les rares visiteurs sont « pris en charge » ; tandis que, de par le monde, les émissaires chinois sont prodigues en 

discours rassurants… mais falsificateurs. Les tortures sont niées, les exactions gommées, la situation des Tibétains outrageusement enjolivée. La propagande, héritée de Mao, tisse son 

réseau de mensonges. Et, pour commencer, elle réécrit l’Histoire. Le présent document a pour objet de dénicher ces contrevérités qui empoisonnent le Tibet et les 

Tibétains. Il a pour objet surtout d’y répondre, de rétablir la vérité ; à partir d’éléments objectifs et, en cela, vérifiables. Présenté sous forme de fiches, il aborde quelques thèmes (l’histoire, la 

situation économique, l’identité culturelle, etc.) que la propagande chinoise a, bien souvent, falsifiés grossièrement, grugeant l’opinion non avertie. Il tente ainsi d’identifier les principaux 

arguments avancés, avec constance, par les autorités chinoises pour légitimer l’occupation et y oppose des contre arguments utiles. 

Rétablir la vérité : le dessein est sans doute quelque peu présomptueux. Il n’en constitue pas moins une étape indispensable dans un combat pour la liberté. 

De l’histoire du Tibet fiche n° 1

 Le Tibet n’a jamais constitué un Etat indépendant : il a toujours été placé sous la tutelle chinoiseEn réalité, le Tibet a été indépendant durant la majeure partie de son histoire, au total plus de 17 siècles (depuis J.C.). • Plusieurs siècles avant J.C. jusqu’au IXème siècle, le Tibet est un empire puissant dont les armées parcourent l’Asie Centrale. Cette période sera suivie d’un morcellement du pays en de nombreux fiefs. • À partir du milieu du XIVème siècle, après l’invasion du pays par les armées mongoles, le Tibet 

recouvre l’indépendance, et ce, jusqu’au milieu du XVIIème siècle. • En 1652, les Mongols refont leur apparition et instituent le titre et la fonction de Dalaï Lama. 

Progressivement, l’influence mongole va s’estomper, le Dalaï Lama devenant pratiquement le Souverain absolu. 

• En 1717, une armée mandchoue occupe brièvement Lhassa et tente d’établir au Tibet un protectorat chinois. Celui-ci ne sera jamais qu’une pure formalité, le pouvoir étant pleinement 

exercé par le Dalaï Lama. 

• En 1910,
la Chine envahit une nouvelle fois le Tibet, mais la révolution chinoise de 1911 qui 

met à bas l’empire mandchou permet aux Tibétains de chasser l’occupant dès 1913. • Entre cette année et 1950, date à laquelle
la République populaire de Chine franchit de 

nouveau les frontières tibétaines, le Tibet connaît sa dernière période d’indépendance. 

Des liens entre Tibétains et Chinois fiche n° 2 

Le peuple tibétain fait partie intégrante du peuple chinois. De par leurs origines, leurs religions, leurs cultures, les deux peuples sont indissociablement liés. Si Chinois et Tibétains font, tous deux, partie des populations mongoloïdes, il est clair que, pour autant, les Tibétains ne constituent pas une composante de la population chinoise (han). 

La langue tibétaine se classe dans la famille dite tibéto-birmane et n’est pas rattachée à la famille chinoise (mandarin). Elle s’écrit, non pas à l’aide d’idéogrammes, mais avec un alphabet de 30 

lettres dérivé du sanscrit. Les caractéristiques religieuses sont aussi, en définitive, sensiblement différentes. Le bouddhisme 

a certes influencé les deux cultures, mais avec des formes très différentes et surtout, une intensité et une permanence tout à fait inégale. On sait, en effet, qu’en Chine, le bouddhisme a fortement 

décliné entre le XIIIème et le XIVème siècles au profit de la religion syncrétique chinoise, faite d’un mélange de taoïsme, de confucianisme, et de bouddhisme, voire des formes antiques de 

religions populaires. Les transformations de ce dernier siècle ont porté de nouveaux coups à ce qui demeurait du bouddhisme en Chine. 

En revanche, le bouddhisme est extrêmement vivace chez les Tibétains. Il façonne leur conception de la vie : l’origine et la nature du monde, le rôle de l’individu dans la société, les 

principes moraux, les arts, la médecine. L’état religieux attire une grande partie de la population (20% estime-t-on). En outre, avant l’invasion chinoise, pouvoir temporel et pouvoir spirituel étaient 

confondus au Tibet. Le bouddhisme s’est introduit au Tibet dès le VIIème siècle, avec une seconde vague importante 

au XIème siècle. Il découle très directement du bouddhisme indien, en s’appuyant sur ses trois tendances fondamentales (Hinayana, Mahayana, Tantrayana) pour former un tout cohérent et 

systématique. En outre, les cultes et les rituels ont permis, dans une certaine mesure, l’adaptation de la première religion tibétaine : la religion bön. 

 Du Tibet comme Etat indépendant fiche n° 3 

Aucun pays n’a jamais reconnu le Tibet comme Etat indépendant. Sans vouloir remonter trop loin dans le passé, on peut fournir une liste de pays qui, en leur temps, ont reconnu le Tibet comme Etat autonome et ont traité avec ce pays indépendamment de la Chine : notamment
la Mongolie, le Bhoutan, le Népal, l’Inde Britannique, et
la Russie Tsariste (à 
noter que, par exemple, le Congrès Américain, le 28 octobre 1991, a argué de ces relations passées pour considérer que le Tibet était un pays actuellement occupé). Cependant, il y a quelque paradoxe à s’appuyer sur l’opinion d’Etats voisins pour apprécier la légitimité du Tibet à revendiquer l’indépendance : ne peut-on pas commencer par demander l’avis 

des Tibétains eux-mêmes ? Or, on sait que ces derniers sont massivement très favorables à l’autonomie. 

 De l’essor de la population au Tibet fiche n° 4

 La population tibétaine a pu se développer au sein de
la République Populaire de Chine. 
Le Tibet, en réalité, a dû supporter et supporte encore des atteintes graves, au point que certains vont jusqu’à parler de génocide. I. Une diminution physique de population tout à fait importante Les services du gouvernement tibétain en exil estiment à environ 1.200.000 le nombre de Tibétains décédés de mort non naturelle entre 1950 et 1980 : 432 000 sont morts au combat 343.000 sont morts de faim 173.000 sont morts en prison 156.000 ont été exécutés sommairement 

92.000 ont péri sous la torture 9.000 se sont suicidés… 

Dans les années ’80, en dépit de la libéralisation annoncée, les emprisonnements et les exécutions n’ont pas cessé (cf. fiche n° 7). 

II. Un contrôle des naissances dramatique

 Des témoignages accablants montrent l’importance des avortements, des stérilisations forcées - parfois à l’encontre de jeunes filles n’ayant jamais eu d’enfants, voire des infanticides. Pourtant, les Tibétains étaient censés bénéficier de la politique des minorités, autrement dit, n’étaient pas sujets aux mesures contraignantes de limitation des naissances. Quoi qu’il en soit, depuis janvier 1992, le Gouvernement chinois a officiellement décidé de lever ces restrictions et la Région Autonome du Tibet, ce type de mesures… 

III. Un peuple devenu minoritaire chez lui (cf. fiche n° 9) 

Le Gouvernement tibétain en exil estime à 6 millions le nombre de Tibétains (dans l’ensemble des trois régions historiques : U-Tsang, Kham et Amdo), et à 7,5 millions le nombre de Chinois vivant 

dans ces régions. Outre une présence militaire très forte (de 300.000 à 500.000 soldats), le nombre de « colons » se multiplie, les Chinois bénéficiant d’incitations financières pour s’implanter 

au Tibet. Par ailleurs, on assiste actuellement à une campagne organisée en faveur des mariages mixtes 

sino-tibétains, dans le but manifeste de faire disparaître l’identité tibétaine.

 IV. Un véritable « génocide culturel » 

Le religieux qui sous-tend l’ensemble de la culture tibétaine a fait l’objet d’attaques systématiques de la part des Chinois. Plus de 6.000 monastères ont été détruits à la dynamite et à la pioche par 

l’armée d’occupation chinoise. Des milliers de textes anciens ont été brûlés et de nombreux objets de culte ont été détruits ou refondus (cf. aussi fiche n° 8). 

De la situation économique au Tibet fiche n° 5

 La situation économique du Tibet s’est fortement améliorée grâce à l’intégration dans la République Populaire de Chine. Il est vrai qu’avant 1950, le Tibet donne l’apparence d’un pays dont l’économie est essentiellement partagée entre l’agriculture et l’élevage et où l’industrie est quasi inexistante. La production reste stagnante sur le long terme. Cependant, un certain équilibre a pu s’instaurer, la population ne progressant que très modérément. Quoiqu’en disent les autorités chinoises, l’annexion du Tibet par
la Chine n’a pas permis une amélioration significative de la situation économique. Bien au contraire. Qu’on en juge plutôt par 

ces quelques chiffres et commentaires : • D’après les statistiques de
la Banque Mondiale, le revenu moyen par habitant au Tibet serait 

parmi les plus faibles au monde. En 1989, seul un pays – le Mozambique – est caractérisé par un revenu par tête moindre. 

• Le développement industriel est resté très limité : durant les années ’80, aucune province chinoise ne fait apparaître une production industrielle par tête inférieure à celle de la « Région 

Autonome du Tibet ». • On estime même que le « Produit Intérieur Net » aurait diminué au Tibet entre 1952 et 1982. 

A noter que ces résultats économiques plus que médiocres n’ont pas été enrayés par les subventions de l’Etat Central, pourtant en forte augmentation (fiche n° 6). 

La situation économique défavorable est surtout supportée par la population autochtone. Les exemples abondent montrant que les inégalités se renforcent au Tibet au bénéfice des colons 

chinois et au détriment des Tibétains : la mortalité infantile chez les Tibétains est deux à trois fois plus élevée que celle des Chinois ; les services sociaux sont bien plus développés dans les 

bourgades de colons chinois. Surtout, l’accès à l’éducation est foncièrement inégal. Conséquence : 80 % des Tibétains seraient illettrés contre 23 % seulement pour
la Chine dans son ensemble

De l’aide financière chinoise au Tibet fiche n° 6

 Le Tibet bénéficie au plus haut point de l’aide financière de l’Etat central. Certes, à partir du début des années 80, constatant la permanence des difficultés économiques du Tibet, les autorités chinoises ont décidé de renforcer sérieusement l’aide financière en direction  de la « Région autonome ». Ainsi, entre 1975 et 1984, le montant des subventions a presque été multiplié par 3. Encore faut-il préciser à quoi servent ces subventions. I. Les utilisations effectives des subventions. On peut estimer que les subventions chinoises répondent principalement à quatre missions. 1) Financer la « militarisation » du Tibet : 300.000 à 500.000 soldats sont à entretenir ; des 

aérodromes militaires, des bases de missiles, des stations de radar doivent être équipés et fonctionner. 

2) Permettre le fonctionnement d’une administration pléthorique dont l’objectif est d’assurer le contrôle politique du pays. 

3) Renflouer les déficits des entreprises implantées au Tibet : depuis 1967, en effet, les profits de l’industrie seraient négatifs. 

4) Aider à l’installation des colons chinois sur le territoire tibétain. La plupart des colons chinois bénéficient, en effet, de primes à la mobilité pour venir travailler au Tibet. 

Somme toute, la population autochtone ne profite en rien des flux financiers en provenance de Chine. Les disparités économiques entre Chinois et Tibétains s’accentuent (fiche n°5). 

Bien plus, non seulement les Chinois, n’aident aucunement les Tibétains, mais même ils prélèvent sur le Tibet un véritable tribut, en termes de ressources naturelles. 

 

II. Le tribut du Tibet à la Chine


 
Le Tibet profite économiquement à
la Chine en raison de l’importance tout à fait considérable de ses richesses naturelles. Qu’on en juge par ces quelques éléments : • Les contrées orientales du Tibet contiennent environ la moitié des réserves forestières de Chine ; • Ses gisements de minerais de fer seraient les plus importants de Chine, et ceux de cuivre figureraient au second rang de l’ensemble de l’Asie ; 

• Les gisements d’uranium et de borax seraient les plus importants du monde ; • Le Tibet serait également riche en ressources telles que : or, chrome, plomb, argent, mercure, 

charbon, lithium,… Au fur et à mesure que s’améliore l’accessibilité du territoire tibétain et pour répondre aux besoins 

de son économie, en expansion depuis quelques années,
la Chine ponctionne copieusement sur ces richesses. Le coût écologique en devient exorbitant. Notamment, le spectacle de la 

déforestation commence à s’étendre dramatiquement : la surface forestière a globalement diminué de moitié entre 1950 et 1985. 

 De la prétendue libéralisation du Tibet fiche n° 7 

Depuis le début des années 80, il existe un fort mouvement de libéralisation au Tibet. Les années marquées par la curieusement nommée « Révolution culturelle » (1966-1976) ont été dramatiques pour
la Chine, et proprement infernales pour le Tibet. C’est sans doute durant cette période que les exactions les plus cruelles ont été perpétrées à 
l’encontre du peuple tibétain et de sa culture. Par différence, le début de la décennie suivante a pu révéler une relative libéralisation. Au crédit de cette hypothèse, trois éléments peuvent être mentionnés : une amorce de dialogue avec les Tibétains exilés dès 1978, la réouverture du « Toit du Monde » au tourisme à partir de 1981, une 

plus grande tolérance religieuse (cf. fiche n°8). Cependant, en desserrant le carcan communiste, les Chinois ont sous-estimé fortement 

l’attachement des Tibétains à l’indépendance de leur pays. A partir de 1987-1988 et aujourd’hui encore, quantité de manifestations, voire d’émeutes populaires ont éclaté au Tibet, notamment à 

Lhassa, avec constamment cette même revendication : la liberté pour le Tibet. En réponse à ce mouvement d’opposition, les autorités chinoises ont fait montre d’une répression brutale. Bien souvent, les manifestations ont été noyées dans le sang. Les arrestations et les condamnations arbitraires ont été multipliées. En fait de « libéralisation », la loi martiale a été imposée à Lhassa en mars 1989 et a été maintenue pendant un an. On évalue aujourd’hui à 4 000 le nombre de détenus d’opinion dans les prisons tibétaines. Et ce chiffre sous-estime probablement la réalité. La torture est monnaie courante. Les rapports d’associations humanitaires, notamment ceux d’Amnesty International, multiplient les exemples 

des pires exactions commises à l’encontre des prisonniers. 

De la tolérance religieuse au Tibet fiche n° 8

 Depuis le début des années 80, on constate un retour à la liberté religieuse et une politique de préservation de la culture tibétaine. La religion et le patrimoine culturel ont souffert au plus haut point de
la Révolution culturelle (cf. 
fiche n° 4) et l’achèvement de cette période tragique a pu apparaître, par contraste, comme une amorce de libéralisation (cf. aussi fiche n° 7).  En particulier, sur le plan religieux, la liberté de croyance et de pratique est théoriquement restaurée conformément à l’article 36 de la constitution chinoise. Et il est vrai que les touristes visitant le Tibet ne manqueront pas de voir les drapeaux de prières sur les toits des maisons, les moulins à prières ou les chapelets (malas) tenus ouvertement par les 

Tibétains fervents, tandis que les pèlerinages vers les lieux sacrés ont repris. Autre signe de cette amélioration : la reconstruction et la restauration de monastères dont on sait qu’ils avaient été 

détruits à plus de 95 %. La « liberté religieuse » affirmée est en fait très largement spécieuse. 

• Seule une faible proportion des temples ont pu être reconstruits et ils ne le sont qu’avec l’aide des dons privés et du travail volontaire. 

• Les activités de prières et les cérémonies religieuses – notamment publiques – sont soumises à contrôle ; la diffusion de textes religieux est assimilée à de la propagande. 

• Le rôle d’enseignement des religieux, pourtant fondamental dans la culture tibétaine, est pour une large part proscrit. 

• Les procédures d’admission des jeunes novices sont soumises à l’autorisation du pouvoir officiel. 

En outre, avec le renforcement de la répression, à partir de 1987, le contrôle des religieux par la police s’est considérablement accentué. Des camps militaires sont installés à proximité des grands 

monastères. L’activité des moines est par ailleurs espionnée de l’intérieur et nombreuses sont les expulsions touchant des religieux soupçonnés d’entretenir des positions « indépendantistes ». 

On sait enfin qu’une part importante de détenus d’opinion, et notamment ceux qui se sont vus infliger les peines les plus lourdes, sont des religieux. 

 De la présence chinoise au Tibet fiche n° 9 

Les Chinois sont très minoritaires au Tibet. D’après les résultats du recensement de 1990, sur 2.196.000 habitants, seuls 100.000 sont non Tibétains. Première remarque : de l’aveu même des autorités chinoises, ce chiffre de 100.000 n’intègre ni les militaires, ni les personnes présumées « installées temporairement avec leur famille ». Or, selon d’autres sources, les militaires seraient plusieurs centaines de milliers (300 à 500.000), tandis que la notion d’« installations temporaires » est des plus relatives… Le Gouvernement tibétain en exil met en avant d’autres chiffres : il y aurait au Tibet (Tibet historique et non la seule Région Autonome du Tibet), 6,1 millions de Tibétains pour 7,6 millions 

de Chinois. Les Tibétains sont donc désormais minoritaires chez eux. Il est vrai, ces chiffres commencent à dater de plusieurs années : mais précisément ces dernières années n’ont fait 

qu’accentuer ce déséquilibre démographique au détriment des autochtones. Cependant, il y a lieu d’insister sur les disparités de peuplement suivant les zones. Toujours, 

d’après le Gouvernement Tibétain en exil, il y aurait 1,4 million de Chinois au Tibet central (UTsang), 2,6 millions dans l’Amdo et 3,6 millions dans le Kham, contre respectivement 2,1 millions, 

1 million et 3 millions de Tibétains. Dans la seule capitale, Lhassa, on trouverait 100.000 Chinois contre 50.000 Tibétains. 

Pour favoriser l’implantation de colons, les incitations financières et les aides en nature sont substantielles : le gouvernement chinois a mis au point une large panoplie d’encouragements 

économiques, sociaux et éducatifs (cf. aussi fiche n° 6). Les grands projets, tout particulièrement, sont de nature à attirer en grand nombre les colons : 

ainsi la construction d’une gigantesque centrale électrique sur le lac Turquoise (Yamdrok Tso) devrait impliquer la venue de 300.000 colons… 

 De l’utilisation de la torture au Tibet fiche n° 10 

La torture n’existe pas au Tibet,
la Chine ayant ratifié la convention des Nations Unies 
contre la torture. Effectivement,
la Chine a adhéré en octobre 1988 à
la Convention des Nations Unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels et dégradants. Sur le plan national déjà, au travers 
de sa Constitution,
la Chine proclame que la « liberté de l’individu » et la « dignité personnelle » de tout citoyen sont inviolables. Plus précis encore, le Code Pénal chinois stipule qu’il est 
« strictement interdit d’extorquer des aveux par la torture ». La torture est pourtant une réalité au Tibet, que l’ensemble des organisations humanitaires 

internationales ont dénoncée : Amnesty International, Asia Watch, Lawasia, etc. Elle est pratiquée fréquemment à l’encontre des détenus pour leur extorquer des « aveux » ou des informations 

concernant le mouvement indépendantiste. Quantité de témoignages, notamment d’anciennes victimes, ont permis de constituer un dossier accablant contre les autorités chinoises. Passages à 

tabac, utilisation de matraques électriques, suspension par les mains ou par les pieds, immersion dans l’eau glacée, injection de liquides toxiques, morsures de chiens sont les tortures les plus 

utilisées. Il en existe d’autres… La plupart des victimes sont des militants indépendantistes. Toutefois, des proches de certains militants (dont des enfants) auraient également été soumis à 

des sévices. Le Gouvernement Tibétain en exil estime à 92.000 le nombre de Tibétains décédés sous la torture 

entre 1949 et 1984. La liste, à l’évidence, s’est alourdie ces dernières années. 

De  la prétendue « Région autonome » du Tibet fiche n° 11 

Il est inutile d’accorder l’indépendance au Tibet puisque ce pays constitue déjà « une Région Autonome » de
la République Populaire de Chine. 
Certes,
la Constitution de
la République Populaire de Chine indique dans son article 4 que 
« l’autonomie régionale est pratiquée dans les territoires où les minorités vivent en communautés importantes ; dans ces territoires des organes de Gouvernement décentralisés sont mis en place pour l’exercice du droit à l’autonomie ». Deux questions se posent quant à « l’autonomie » effective du Tibet : • Les Tibétains sont-ils bien représentés dans les organes de gouvernement décentralisés ? • Que vaut le pouvoir de
la Région face au pouvoir central ? 

A- Conformément à la loi sur l’autonomie des « minorités », le Président de
la Région Autonome du Tibet et les membres du Comité Permanent du Congrès Populaire sont 

Tibétains, et l’on estime que les deux tiers des cadres de Gouvernement sont Tibétains. Toutefois, ces éléments sont trompeurs car, en Chine, le régime de parti unique conduit le 

Parti Communiste à exercer le pouvoir effectif. Or, au Tibet, les postes clés du Parti sont tenus par des Chinois… 

B-
La Constitution reconnaît au Congrès Populaire de
la Région Autonome du Tibet, le pouvoir de décider seulement d’adaptations spécifiques de lois gouvernementales. En revanche, la 

définition de politiques nouvelles, est, à cet échelon territorial, impossible. En outre, le Comité Permanent du Congrès National Populaire détient un pouvoir de veto absolu sur les 

motions prises par
la Région Autonome. 

De la restauration du pouvoir féodal au Tibet fiche n° 12 

Le départ de
la Chine rendrait possible la restauration d’un pouvoir féodal et autocratique 
au Tibet. Pouvoir spirituel et pouvoir temporel ont souvent été confondus au Tibet. En particulier, avec l’instauration du pouvoir des Dalaïs Lamas à partir du milieu du XVIIème siècle, s’est mise en place une véritable théocratie.  Actuellement, le gouvernement tibétain en exil (à Dharamsala) est effectivement dirigé par le XIVème Dalaï Lama, Tenzin Gyatso. Cependant, celui-ci, évoquant l’hypothèse d’un retour à l’indépendance du Tibet, a écarté la possibilité d’une restauration à l’identique du régime théocratique d’avant 1950. 

Bien au contraire, un nouveau système serait mis en place, démocratique et parlementaire ; le Dalaï Lama parlant même d’un Etat laïc et d’une économie mixte. A plus court terme, un 

Gouvernement intérimaire serait nommé dont la tâche serait de préparer une nouvelle constitution et l’élection d’une Assemblée Nationale (la première version de cette Constitution date de 1962, 

et a été complétée depuis). Le Dalaï Lama a plusieurs fois affirmé publiquement que dès qu’une telle structure serait mise en place, il souhaitait se retirer de toute fonction et de tout rôle politique, 

au profit d’une véritable démocratie. Les vues que développent le Dalaï Lama sont même tout à fait progressistes. Il souhaite la 

promotion de la paix, de la non-violence. Il a, au plus haut point, le souci des exigences écologiques, et va jusqu’à préconiser « un Gouvernement confédéral à l’échelle du monde ». 

 Du Tibet d’avant 1950 fiche n° 13 

L’intégration du Tibet dans
la République Populaire de Chine a mis un terme à un régime 
féodal, aux conséquences inhumaines pour la population tibétaine. Les représentants chinois sont particulièrement prolixes et friands de détails, pour dénoncer les prétendues ignominies commises au Tibet par les religieux et les propriétaires terriens à l’encontre des paysans. Il est clair que ces descriptions relèvent largement de la propagande officielle… Non pas que le Tibet d’avant 1950 soit paradisiaque, mais de façon certaine, le discours chinois a outrageusement noirci la situation réelle. On dispose de peu de documents dignes de foi sur cette période du Tibet retraçant les conditions 

de vie des Tibétains. Les témoignages d’Alexandra David-Néel sont, à cet égard, très précieux. Certes, il faut admettre que la riche spiritualité tibétaine s’accompagnait dans les campagnes d’un 

réel obscurantisme entretenu par le clergé, et des pires superstitions. Certains traits négatifs marquent également la société tibétaine traditionnelle : paysans endettés et tenus à la corvée, 

pauvreté, corruption à tous les niveaux, … Alexandra David-Neel, comme de nombreux voyageurs de son époque (Tucci, Harrer, 

Richardson,…), affirme cependant que le Tibet était aussi et avant tout, un pays de rires et de fêtes, de réjouissances et de festins. Un pays de plaisir de vivre où personne ne mourrait de faim 

et où les châtiments sanglants décrits par les Chinois, n’avaient pas cours. A noter aussi que le statut de la femme au Tibet était certainement plus enviable que celui de la 

femme en Chine, en Inde, ou de la femme musulmane. Son rôle dans la société était de tout premier plan, et sa liberté de choix généralement respectée. (Voir à ce propos le livre « La femme 

au temps des Dalaïs Lamas » d’Anne Chayet. Stock, 1993) 

De l’influence britannique sur le Tibet fiche n° 14

 L’annexion du Tibet par
la Chine lui a permis de se soustraire à la colonisation britannique. 
Les Anglais n’intervinrent au Tibet qu’au début du XXème siècle. Auparavant, ils se trouvaient confrontés à la politique tibétaine de fermeture des frontières.  Soucieux de conclure un traité commercial avec le Tibet, les Anglais organisèrent une opération militaire en 1903 (mission Younghusband). Dès 1904, ils se retirèrent : ils avaient obtenu la libre circulation des marchandises venant de l’Inde, et l’autorisation d’ouvrir des comptoirs commerciaux. 

Bien plus, au travers de la conférence de Simla (1914), ils furent favorables de facto à une reconnaissance de l’indépendance du Tibet. 

Du rôle du Panchen Lama au Tibet fiche n° 15 

Si le Dalaï Lama n’a jamais été favorable à l’annexion chinoise, en revanche, le Panchen Lama, la deuxième autorité spirituelle tibétaine, a toujours soutenu l’action de Pékin au Tibet. Au Tibet, le Panchen Lama est le numéro deux de la hiérarchie religieuse, après le Dalaï Lama. Son monastère est le célèbre Tashilunpo, à Shigatsé. Le Xème Panchen Lama est né en 1938. A trois ans, il est reconnu comme étant la réincarnation du Premier Panchen Lama qui régnait au XVème siècle. Les autorités chinoises ont toujours prétendu que le Panchen Lama avait, sans discontinuité, assuré de son soutien leur politique à l’égard du Tibet : ceci est tout à fait faux. Ils citent, en premier lieu, un message de félicitation à Mao Tsé Toung, le jour de la proclamation 

la République Populaire de Chine, dans lequel le Panchen Lama exprimerait « son impatience de voir le succès de l’unification de la patrie et de la libération du Tibet au plus tôt. » Soutien 

précoce aux communistes chinois, c’est le moins que l’on puisse dire : le Panchen Lama n’a en effet que onze ans en 1949. 

En réalité, dès 1961, au travers de certaines prises de position, le Panchen Lama se montre très critique à l’encontre de la politique de Mao. En 1964, il réitère à Lhassa, où, lors d’un discours 

public, il réclame l’indépendance du Tibet et affirme son soutien au Dalaï Lama. Immédiatement après cet « incident », il est placé en résidence surveillée, jugé et condamné à une peine 

d’emprisonnement. Il passera quinze ans en prison ou en résidence surveillée à Pékin, pendant toute la révolution culturelle. Il prononce alors une autocritique humiliante et figure ensuite comme 

un allié précieux des communistes chinois. Toutefois, dans les derniers moments de sa vie, le Panchen Lama devait, de nouveau, dénoncer 

très vivement la politique chinoise : « Le Tibet a payé un prix plus fort que les gains qu’il a enregistrés pour son développement au cours des trente dernières années » dira-t-il dans cette déclaration prononcée dans « sa » ville de Shigatsé. Il devait mourir quelques jours après cette déclaration, officiellement d’un infarctus du myocarde 

Dossier élaboré par le C.S.P.T. Nord-Pas-de-Calais, sept. 1993

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CERCLE TIBET VERITE

Posté par cercletibetverite le 6 avril 2008

Un cercle Tibet Vérité afin de rétablir sur la question tibétaine les éléments historiques, de contrer la propagande du « national communisme »chinois,tout particulièrement à l’approche des J.O de Pékin, de rappeler les faits réels et la tragédie que vit le peuple tibétain depuis 60 ans.

Le Tibet est un état souverain sous occupation étrangère depuis le lancement de la conquête militaire par les puissantes troupe de Mao à partir de la fin de l’année 1949.

Le peuple tibétain a connu depuis plus d’un demi-siècle avec notamment 1.2 millions de morts et 6000 monastères et temples détruits,une conquête militaire d’une sauvagerie extrême, avec annexion, accaparement et démembrement de son territoire, transformé en colonie d’explotation et colonie de peuplement et supporte dans la plus cynique indifférence des démocraties toute la paranoïa d’un ETAT TOTALITAIRE.

Devenu minoritaire sur son propre sol, le peuple tibétain tente depuis près de 60 ans de s’opposer par la seule non-violence à la volonté aveugle de la RPC de le faire disparaître en tant que nation, d’éradiquer définitivement son histoire, sa religion, sa langue, sa culture ainsi que les valeurs de tolérance et de non-violence dont il est porteur depuis plus d’un millénaire et dont le monde actuel aurait tant besoin.

Seule clef pour libérer le peuple Tibétain de cette prison à ciel ouvert ( la plus grande du monde ) qu’est devenu leur pays sous la botte du « national-communisme » chinois et pour la survie du Tibet : Faire connaître LA VERITE

( Association  » Autodétermination -Tibet 09/31″ Liberté pour le peuple tibétain ) Jean Verneuil La Place 09400 Rabat Les Trois Seigneurs  verneuil.jean@orange.fr

Collectif « Chulan Liu , pour la défense des droits humains.

 

 

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