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7/ -Tibet – La torche humaine des droits de l’Homme

Posté par cercletibetverite le 28 octobre 2013

7/

Tibet

La torche humaine des droits de l’Homme

Ouest-France Dimanche.fr – 27 octobre 2013 -

La Chine, qui a exilé le Dalaï-lama, affirme avoir libéré le Tibet de l’obscurantisme ; mais le Tibet ne goûte guère ce bonheur communiste. Six millions de Tibétains sont asphyxiés par le colonialisme chinois. Ils ne peuvent pas grand-chose face à l’immense puissance de l’occupant. Alors, ils s’enflamment pour leur liberté, au sens propre de la formule. Une vague d’immolations déferle sur le Tibet.

Un mot d’ordre est propagé en secret, raconte la poétesse Tsering Woeser. Elle défie la censure de Pékin dans un livre courageux (1) préfacé par Robert Badinter et donné en exclusivité mondiale à Indigène, qui a révélé et propagé l’indignation de Stéphane Hessel. On ne célèbre plus la fête du Nouvel an pour protester contre les tueries, arrestations, enlèvements, condamnations dont sont victimes les moines comme les gens ordinaires. Le temps s’est arrêté. Le silence du monde lui fait écho. Et les cendres des sacrifiés s’envolent dans l’indifférence.

Depuis 2008, Tsering Woeser tient les tristes comptes et note tout ce qui concerne les nouvelles immolations comme forme de protestation : elle en a compté 125 ! Hommes ou femmes, moines ou nonnes, bouddhistes des différentes écoles tibétaines, nomades ou agriculteurs, collégiennes ou étudiants, ouvriers, peintres, agriculteurs, toutes les strates de la société tibétaine sont touchées par ce phénomène. Elle souligne qu’il ne s’agit pas d’intérêt personnel mais de « générosité et de désintéressement ». Cela nous étonne au point que notre compréhension se heurte à la perplexité. Le Tibet nous apparaît comme une source et un symbole de la non-violence. Alors que comprendre à cette violence contre soi ? « L’immolation est ce que les protestataires isolés peuvent faire de plus percutant tout en respectant les principes de non-violence », répond Tsering Woeser.

Ils ne sont pas kamikazes. Ils ne pratiquent pas l’attentat suicide. Ils n’entraînent pas d’autres vies dans le sillage de leur disparition. Pour nous aider à comprendre leur choix, Robert Badinter évoque « la force morale du sacrifice de soi ». Il salue la lumière des lampes allumées en leur honneur. Lui, grande voix des droits de l’Homme, prend la mesure du refus absolu de l’asservissement. Alors, avec lui, dénonçons « l’éradication des coutumes et de la langue, le génocide culturel dans le silence des États » et ne détournons pas le regard devant « le flambeau qui révèle l’horreur du présent mais éclaire les voies de l’avenir ». La torche humaine des droits de l’Homme brille au Tibet. Cette torche doit s’éteindre et les droits de l’Homme doivent, eux, s’éveiller. C’est le seul feu digne d’embraser les hommes.

Hervé Bertho 

(1) Immolations au Tibet, la honte du monde. Tsering Woeser, Indigène éditions, 48 pages, 5 €.

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1/ -Tibet – Un centre commercial à côté du plus sacré temple bouddhiste

Posté par cercletibetverite le 7 juillet 2013

1/

Tibet

Un centre commercial à côté du plus sacré temple bouddhiste

Le Parisien.fr – avec AFP – 2.07.2013, 17h44

La  La « rénovation » controversée du quartier historique de Lhassa autour du Jokhang, premier temple bouddhiste au Tibet et coeur spirituel de la capitale, est terminée, ont annoncé mardi les médias officiels chinois. - Teh Eng Koon
La « rénovation » controversée du quartier historique de Lhassa autour du Jokhang, premier temple bouddhiste au Tibet et coeur spirituel de la capitale, est terminée, ont annoncé mardi les médias officiels chinois.
Bouclé en sept mois, ce chantier de 1,5 milliard de yuans (187 millions d’euros) était dénoncé par les Tibétains hostiles à l’édification d’un immense centre commercial sur le Barkhor, le quartier aux abords du temple le plus sacré du bouddhisme tibétain, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.
Les travaux dans cet espace de 1,3 km2 ont été « terminés dimanche », selon le Global Times.
Une centaine d’experts du Tibet ont fait parvenir le mois dernier une pétition au président chinois Xi Jinping et à la directrice de l’Unesco, Irina Bokova, dans laquelle ils décrivent l’impact du projet.
Ce qu’ils qualifient de « village touristique artificiel » a « détruit et continue à détruire des structures irremplaçables qui, dans certains cas, se dressaient depuis des siècles ».
Les travaux ont également obligé des Tibétains à quitter leurs maisons et à renoncer à leur pratique religieuse, ajoutent-ils.
Le Barkhor et les abords du Jokhang ont été le lieu de nombreux soulèvements des Tibétains ces dernières années contre la tutelle chinoise.
Le chef de la propagande chinoise à Lhassa, Ma Xinming, a récusé ces critiques, affirmant que le projet respectait strictement la culture tibétaine, selon le Global Times.
L’Académie chinoise de l’aménagement et du design urbains a contribué au projet « pour garantir que l’authenticité et les caractéristiques traditionnelles du lieu soient préservées », selon lui.
Accusée de vouloir mettre les Tibétains au pas par la répression et le repeuplement de la région par les Han, l’ethnie ultra-majoritaire en Chine, Pékin affirme au contraire avoir « libéré pacifiquement » le Tibet en 1951 et amélioré le sort de sa population en finançant le développement économique de cette région pauvre et isolée.
Les ONG étrangères accusent la Chine d’avoir provoqué une vague de plus de 100 auto-immolations de Tibétains depuis 2009.
Les correspondants étrangers basés à Pékin sont interdits d’accès au Tibet.
Selon Human Rights Watch, plus de deux millions de Tibétains en Chine ont été relogés ou déplacés de force ces dernières années.

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2/ -Tibet – 2 millions de Tibétains appauvris par leur réinstallation forcée

Posté par cercletibetverite le 3 juillet 2013

2/

Tibet

Plus de deux millions de Tibétains appauvris en raison de leur réinstallation forcée

 

Sources : HRW et Administration tibétaine en exil, 27 juin 2013, et Tibetan Review, 29 juin  - Tibet-Info.net 2/07, Monique Dorizon

Plus de deux millions de Tibétains ruraux, représentant plus des deux tiers de la population de la « Région Autonome du Tibet », ont été transférés depuis 2006 dans de « nouveaux villages socialistes », en vertu de la « campagne de logement confortable » mise en place par la Chine, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport daté du 27 juin 2013.

Le rapport dit que cette politique endette les Tibétains, déjà parmi les plus pauvres de la République populaire de Chine, sans leur assurer de logement de qualité.
Human Rights Watch affirme que la population tibétaine a été réorganisée sur une échelle « sans précédent dans l’ère post-Mao », alors que les autorités chinoises ont tenté de poursuivre la répression contre le mouvement séparatiste et de renforcer le contrôle sur les communautés rurales.

Le rapport a également indiqué que, depuis 2006, plus de 600 000 éleveurs nomades de la partie orientale du plateau tibétain, telle la province du Qinghai (ancienne région tibétaine de l’Amdo), ont également été forcés de s’installer dans de nouvelles communautés rurales, où ils restent condamnés à vivre dans la misère.

Le rapport indique que de nombreux Tibétains qui délocalisent ou reconstruisent leurs maisons dans le cadre de ces programmes appelés par la Chine : « nouvelle ruralité socialiste » supportent l’essentiel du coût de la construction de leurs nouvelles maisons, ce qui entraîne souvent un endettement que les ménages ont du mal à supporter.

La Chine soutient que ces programmes contribuent à améliorer le niveau de vie des Tibétains. Elle nie que des expulsions forcées aient lieu, en insistant sur le fait que les délocalisations seraient entièrement volontaires et que les Tibétains seraient reconnaissants pour les nouveaux logements.
Le rapport dit aussi que le gouvernement chinois a annoncé des plans visant à favoriser le relogement et le déplacement de plus de 900 000 personnes dans la « Région Autonome du Tibet » d’ici la fin de l’année 2014 et la transformation d’un nombre supplémentaire de 113 000 nomades en habitants sédentaires dans l’est du Tibet (région tibétaine du Kham) d’ici la fin de l’année 2013.

Mais le rapport de 115 pages, intitulé : « « Ils disent que nous devrions être reconnaissants » : Relogement de masse et réinstallation dans les zones tibétaines de la Chine », documente les violations massives des droits allant de l’absence de consultation à celle de fourniture d’une compensation adéquate, toutes deux requises en vertu du droit international pour légitimer des expulsions, a noté l’Administration tibétaine en exil, à Dharamsala, en Inde.

Sources : HRW et Administration tibétaine en exil, 27 juin 2013, et Tibetan Review, 29 juin 2013.

Voir également les articles :
-  »La reconstruction obligatoire des maisons au Tibet« , du 29/12/2006
-  »Mars-avril 2008 : que s’est-il passé au Tibet ? – Analyse de Françoise Robin« , du 25/062008
-  »
Construction de maisons pour 500 000 bergers tibétains« , du 13/10/2008
-  »
En 2008, la Chine a déplacé 300 000 fermiers et bergers Tibétains« , du 31/12/2008
-  »
Disparition du style de vie nomade au Tibet« , du 20/07/2011
-  »
Le gouvernement chinois contraint des Tibétains à quitter leurs maisons« , du 22/08/2011
-  »
Halte à la sédentarisation forcée des nomades tibétains !« , du 29/11/2011
-  »
La Chine prévoit de mettre fin à la vie nomade« , du 07/06/2012

 

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19/ fragments – Un génocide à la fois humain et culturel

Posté par cercletibetverite le 7 mars 2013

19/

fragments – ça ne peut pas faire de mal…

 

Un génocide à la fois humain et culturel

 

<< »Pendant plus de mille ans, la culture bouddhiste s’est épanouie au Tibet, où elle fut le fondement même de la société toute entière. Moines et nonnes représentaient un quart de la population, chiffre probablement sans précédent dans l’histoire humaine. La pratique spirituelle y était incontestablement le but principal de l’existence, et les laïcs eux-mêmes — hommes et femmes, nomades, paysans ou marchands — considéraient que leurs activités quotidiennes, si nécessaires qu’elles fussent, étaient d’importance secondaire par rapport à la vie spirituelle.

Cet engagement si total dans la pratique spirituelle était certainement favorisé par la méthode très pragmatique qu’offre le bouddhisme pour devenir meilleur, en montrant clairement comment on crée soi-même le bonheur ou la souffrance. Il s’est aussi nourri, à n’en pas douter, de la spectaculaire beauté, de l’immensité et de la pureté cristalline des paysages tibétains, qui portaient naturellement l’esprit aux sommets de la vie contemplative. Mais, surtout, le bouddhisme tibétain a produit un certain nombre d’hommes et de femmes remarquables qui, en tant qu’exemples vivants de la perfection, étaient une source d’inspiration constante pour la communauté. [.../...]

Tous ceux qui visitent le Pays des Neiges, ou rencontrent des réfugiés hors du Tibet, sont frappés par cette unique alliance de gaieté, de courage et de confiance profondément enracinée qui caractérise les tibétains.

Malheureusement, à la fin des années cinquante, l’invasion chinoise et son immense vague de malheurs brisèrent mille ans de paix. En 1966 survint la « révolution culturelle ». Au cours des vingt ans qui suivirent, un million d’hommes et de femmes — le sixième de la population — moururent de persécution et de famine. Six mille monastères furent détruits, leurs livres brûlés ou jetés dans les rivières, et les statues fondues pour faire des fusils et des canons. Un génocide à la fois humain et culturel. »>> [.../...]

Matthieu Ricard « L’esprit du Tibet, la vie et le monde de Dilgo Khyentsé maître spirituel« .

Préface du Dalaï-Lama – Octobre 1996. Editions du Seuil, collection Point/Sagesse n° 164 – Introduction, pages 19/20 et 20/21.

 

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Le combat de Tenam, Tibétain sans identité fixe

Posté par cercletibetverite le 13 février 2013

Le combat de Tenam, Tibétain sans identité fixe
 
Créé 13-02-2013 07:33
 
 
Tenam, 38 ans, est co-président de l'association des étudiants pour le Tibet libre.

Tenam, 38 ans, est co-président de l’association des étudiants pour le Tibet libre.

 

Le combat de Tenam, Tibétain sans identité fixe

Tenzin Namgyal a grandi en Inde, et habite maintenant à Paris. Tibétain d’origine, il milite depuis la France pour l’indépendance de son pays, sans pour autant avoir pu y mettre les pieds.

 
 

Tenam parle couramment tibétain. Pourtant il n’est jamais allé au Tibet. « Je ne m’y rendrai pas tant que le Dalaï Lama n’y sera pas allé », explique le militant de 38 ans. L’homme a grandi dans un camp de réfugiés à Dharamsala, en Inde, ses parents s’étant enfuis du Tibet après la « colonisation » chinoise. Tenzin Namgyal, de son vrai nom, vît désormais en France.

Marié à une Française, il brandit fièrement sa carte de séjour sur laquelle est estampillé « Nationalité : tibétain ». Un paradoxe, quand on sait que le Tibet n’est plus un Etat libre depuis les années 1950.

Confondu avec un chinois

Cette carte est l’une des seules reconnaissances de son identité qu’il aura pu obtenir. « En Inde, je n’avais pas de papiers officiels. J’avais le droit seulement à un certificat d’identité tibétain. »

Petit, trapu, les cheveux bruns mi-longs et les yeux bridés, on le confond parfois avec un chinois. « Il arrive qu’on me dise “Nihao” (bonjour en chinois, ndlr) dans la rue. Au début ça me choquait, maintenant je m’y suis fait », raconte l’homme. Coprésident de l’association des étudiants pour le Tibet libre, il mène ici en France une lutte quotidienne pour rendre le Tibet à ses habitants. « Je participe à l’organisation de manifestations plusieurs fois par an. Souvent, on revêt l’habit traditionnel tibétain, pour célébrer cette culture », explique-t-il.

Doigt de l’homme pour le Tibet

S’il se bat, c’est pour ses parents, qui ont dû fuir à l’arrivée de l’armée chinoise. « Ma grand-mère m’a raconté qu’ils sont arrivés dans le village pour emprisonner tous les jeunes hommes. Là mon père s’est caché et a dû fuir , explique Tenam.

Mais il lutte aussi pour pouvoir un jour voir son pays, et y amener son fils. « Il n’a que six ans, il ne comprend pas encore tout, mais se sent surement tibétain aussi », raconte Tenzin Namgyal. Avant d’ironiser, avec un léger sourire : « A une manifestation, il m’a demandé, en montrant sa main : ”quand on dit ‘doigts de l’homme’ pour le Tibet, on parle de quel doigt ? »

 

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15/ -Tibet – Un partenariat de solidarité en souscrivant au Blue book

Posté par cercletibetverite le 29 janvier 2013

 

15/

http://www.tibet-info.net/www/Souscrivez-au-Blue-

book.html?lang=fr#.UQF6I5GYPVA

Tibet 

Un partenariat de solidarité en souscrivant au Blue book

Tibet-Info.net – jeudi 24 janvier 2013 par Webmestre

Blue Book

 
L’Administration Centrale Tibétaine (CTA) essaie de résoudre la question du Tibet et de préserver la culture tibétaine et ses traditions bouddhistes uniques sur la base de la politique de la « Voie Médiane » initiée par  le Dalaï Lama, chef spirituel du Tibet. De nombreuses personnes ont fait preuve de solidarité et ont contribué volontairement à la cause tibétaine, ce qui a grandement bénéficié à la cause légitime du Tibet et au soutien de la communauté des réfugiés tibétains en exil.

Le projet de Partenariat de Solidarité pour le Tibet (Blue Book [1]) est calqué sur le Livre Vert du « Mouvement pour la liberté du Tibet » ayant pour but d’enregistrer les contributions généreuses de nombreuses personnes pour résoudre la question du Tibet. Il a été introduit en 1996 avec le but de recueillir le soutien et la solidarité de personnes de tous horizons pour la cause légitime du Tibet.

Nous avons besoin de votre soutien continu à la cause tibétaine et vous pouvez adhérer volontairement à cette alliance de solidarité comme marque de votre soutien. Un Livre Bleu est délivré à tout membre qui désire contribuer à ce projet afin de symboliser leur solidarité. C’est pourquoi il est appelé projet Blue Book.
Votre générosité sera enregistrée année après année en plaçant des timbres colorés qui portent l’image de différents patrimoines tibétains anciens apposés sur le livre pour la valeur de votre don.

Toutes les recettes de la contribution seront utilisées pour soutenir les divers projets du CTA liés à l’éducation des enfants tibétains, l’amélioration des conditions de vie dans les camps de réfugiés tibétains, en fournissant des soins de santé et d’autres services sociaux.

15/   -Tibet - Un partenariat de solidarité en souscrivant au Blue book dans Tibet 130125_33_BlueBook-300x200-2-ad777

 Pour souscrire au Blue Book

 

Imprimer et remplir le document ci-joint et l’envoyer avec votre chèque au Bureau du Tibet à Paris ou à Bruxelles

Bureau du Tibet ou Bureau du Tibet
84, boulevard Adolphe Pinard Avenue des Arts, 24
75014 Paris 1000 Bruxelles
Tél. 01 46 56 54 53 Tél. + 32 2 280 4922

BLUE BOOK : Les questions les plus fréquentes (FAQ)

Pour plus d’informations, merci de contacter : bluebook@tibet.net

Dernière mise-à-jour le 24/01/2013.

…………………………………………

Transmis par Evelyne Marc <evemarc2@gmail.com>

Venue de Khenpo tashi Rinpoché à Paris jusqu’au 15 mars 

Khenpo Tashi Rinpoche yogi de la lignée Drikung Kagyu, sera à Paris du 30 janvier au 15 mars prochains.

Sa venue est rare et précieuse.

Nous vous remercions de bien vouloir faire passer l’information auprès de vos adhérents et amis pour le bien du plus grand nombre.


Si vous souhaitez organiser quelque chose pour votre centre ou association, merci de contacter Bernard Ortega (coordonnées sur l’affiche en PJ).
 
 
 

 

EnseignementsMéditation guidée. Et yogas de pacification.

Lung Ro Salva (élimination des énergies négatives)

Récitation des Stances aux 21 Taras avec explications (ces stances évitent les accidents et développent les vibrations positives)

Explication pour le Yoga du rêve.

Les émotions perturbatrices et remèdes

Introduction à l’Astrologie Tibétaine

 

 

Initiations Tara verte (éliminine les 16 peurs principales)

Vajra Pani le protecteur des protecteurs. (Surtout pour les poisons-pollution, épidémies, agressions collectives)

Soins sur Rendez-Vous

 

Les Mardi, Mercredi et Jeudi à 19h30….WE en Seine et Marne. Rnseignements 06 85 89 66 69 // 06 12 46 31 15 -  


 

Evelyne MARC 18 rue des Reculettes 75013 PARIS

« La pleine conscience est la pratique qui consiste à ramener le corps et l’esprit vers le moment présent, et chaque fois que l’on pratique cela, on redevient vivant. » Thich Nhat Han

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13/ -Tibet – Texte de la Déclaration d’indépendance du Tibet du 14 février 1913.

Posté par cercletibetverite le 24 janvier 2013

13/
 
13ème Dalaï-Lama

Texte de la Déclaration d’indépendance du Tibet, 14 février 1913.

<< »Moi, le Dalaï Lama, le plus omniscient détenteur de la foi bouddhiste, dont le titre fut conféré selon les ordres du seigneur Bouddha de la glorieuse terre de l’Inde, je vous parle ainsi :
Je m’adresse à toute la population tibétaine. Le seigneur Bouddha, du glorieux pays de l’Inde, a prophétisé que les réincarnations d’Avalokiteshvara, à travers une succession de dirigeants à partir des premiers rois de la religion jusqu’à aujourd’hui, veilleraient au bien-être du Tibet. Du temps de Gengis Khan et d’Altan Khan, des Mongols, de la dynastie Ming des Chinois et de la dynastie Qing des Mandchous, le Tibet et la Chine ont coopéré sur la base de la relation prêtre et protecteur.
Il y a quelques années, les autorités chinoises au Sichuan et au Yunnan se sont efforcées de coloniser notre pays. Elles amenèrent un grand nombre de troupes à l’intérieur du Tibet sous le prétexte d’assurer la police du commerce.
Par conséquent, j’ai quitté Lhassa avec mes ministres pour la frontière indo-tibétaine, dans l’espoir de clarifier à l’empereur mandchou par télégraphe que la relation existant entre le Tibet et la Chine avait été celle de prêtre et protecteur, qu’elle n’avait pas été fondée sur la subordination de l’un à l’autre. Il n’y avait d’autre choix pour moi que de franchir la frontière, car les troupes chinoises me suivaient avec l’intention de me prendre mort ou vif.
A mon arrivée en Inde, j’ai envoyé plusieurs télégrammes à l’empereur mais sa réponse à mes demandes fut retardée par des fonctionnaires corrompus à Pékin. Pendant ce temps, l’empire mandchou s’est effondré. Les Tibétains furent encouragés à expulser les Chinois du Tibet central. De même, je revenais sans dommage vers mon pays légitime et sacré, et maintenant je suis en train de chasser les restes des troupes chinoises du Do Kham au Tibet Oriental.
Maintenant, l’intention chinoise de coloniser le Tibet, grâce à la relation prêtre et protecteur, s’est évanouie comme un arc-en-ciel dans l’espace. Ayant une fois encore pour nous une période de bonheur et de paix, j’assigne dorénavant à chacun d’entre vous les devoirs suivants à accomplir sans la moindre négligence :
  1. La paix et le bonheur dans le monde ne peuvent être maintenus qu’en sauvegardant le bouddhisme. Ainsi, il est essentiel de sauvegarder toutes les institutions bouddhiques du Tibet, tels les sanctuaires de Jokhang et de Ramoché, Samyé et Tradoug au Tibet méridional …
  2. Les différentes écoles bouddhistes au Tibet doivent être gardées dans leurs formes pures et distinctes. Il faut enseigner, apprendre et méditer le bouddhisme de façon adéquate. A l’exception de certaines personnes désignées, l’administration des monastères est interdite de commerce, de prêts d’argent, de toute affaire liée au cheptel et/ou à l’assujettissement de sujets d’autrui.
  3. Lors de la perception d’impôts ou lorsqu’ils traitent avec les citoyens, les fonctionnaires civils et militaires du gouvernement tibétain doivent accomplir leurs devoirs de manière équitable et honnête, pour le bénéficie du gouvernement, sans nuire aux intérêts des sujets-citoyens. Quelques-uns des officiels du gouvernement en poste au Ngari Korsoum au Tibet occidental, et au Do Kham au Tibet oriental, contraignent leurs sujets-citoyens à acheter les marchandises à un prix élevé et ont imposé des droits de transport excédant la limite autorisée par le gouvernement. Des maisons, des propriétés et des terres appartenant à leurs sujets-citoyens ont été confisquées sous le prétexte d’entorses mineures faites à la loi. Divers châtiments physiques sont bannis : ainsi, l’amputation de membres était pratiquée en guise de punition.
    Dorénavant, des traitements aussi sévères sont interdits.
  4. Le Tibet est un pays riche en ressources naturelles, mais n’est pas aussi avancé scientifiquement que d’autres pays. Nous sommes une petite nation religieuse et indépendante. Pour demeurer dans la course, il nous faut défendre notre pays. En regard des invasions étrangères passées, notre peuple peut avoir à faire face à certaines difficultés dont il ne doit pas faire cas. Afin de sauvegarder et de maintenir l’indépendance de notre pays, tout un chacun doit travailler dur. Nos sujets-citoyens résidant à proximité des frontières doivent être en alerte et tenir le gouvernement informé de tout développement suspect par des messagers spéciaux. Nos sujets ne doivent pas créer d’affrontements majeurs à cause d’incidents mineurs.
  5. Bien que faiblement peuplé, le Tibet est un grand pays (en superficie).
    Certains fonctionnaires et propriétaires fonciers font jalousement obstruction à d’autres désireux de développer des terres vacantes, même si eux n’en font pas autant. Ceux qui manifestent pareilles intentions sont les ennemis de l’État et de notre progrès. À partir de maintenant, nul n’a le droit de faire obstacle à quiconque souhaite cultiver des terres vacantes. Les impôts fonciers ne seront pas collectés avant que trois ans auront passé, après quoi le cultivateur terrien aura à payer des impôts au gouvernement et au seigneur tenancier tous les ans, en proportion du fermage. La terre appartiendra au cultivateur. Vos devoirs vis-à-vis du gouvernement et du peuple auront été accomplis quand vous aurez exécuté tout ce que j’ai dit ici. Cette missive doit être affichée et proclamée dans chaque district du Tibet, et une copie doit-être gardée dans les registres des bureaux de chaque district.
    Palais du Potala,
    Sceau du Dalaï Lama « >>

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L’écrivain en exil Liao Yiwu dans l’enfer des prisons chinoises

Posté par cercletibetverite le 16 janvier 2013

 

 

Ce témoignage exceptionnel de 660 pages, à la fois effrayant, violent, lyrique, rempli de compassion et même d'humour, publié chez François Bourin éditeur (collection Les moutons noirs), a bien failli ne jamais voir le jour.Ce témoignage exceptionnel de 660 pages, à la fois effrayant, violent, lyrique, rempli de compassion et même d’humour, publié chez François Bourin éditeur (collection Les moutons noirs), a bien failli ne jamais voir le jour.
 

En prison, « j’ai vécu le pire des enfers », dit à l’AFP l’écrivain chinois en exil Liao Yiwu, qui raconte ses années d’enfermement dans un livre poignant, « L’Empire des ténèbres », dont Pékin a tout fait pour empêcher la parution.

Né en 1958, Liao Yiwu, qui vit depuis 2011 à Berlin, a été jeté en prison en 1990 pour avoir écrit « Massacre », un long poème sur le drame de la place Tiananmen. Il a passé quatre années terribles dans les geôles chinoises aux côtés d’autres victimes de la répression, mais aussi de truands.

Sans cesse humilié, roué de coups, témoin de tortures et de viols, « j’avais l’impression de perdre toute dignité, un sentiment dont il est très dur de s’extraire », reconnaît l’écrivain, de passage à Paris.

Autre blessure: beaucoup de ses proches, dont son épouse, l’ont laissé tomber après son incarcération.

« A peine sorti de prison, j’ai commencé à écrire. J’étais marginalisé, oublié de tous. C’est pourquoi j’ai voulu garder trace de ce que j’avais vécu », confie le dissident que le prix Nobel Liu Xibao considère comme le plus grand écrivain chinois contemporain.

Ce témoignage exceptionnel de 660 pages, à la fois effrayant, violent, lyrique, rempli de compassion et même d’humour, publié chez François Bourin éditeur (collection Les moutons noirs), a bien failli ne jamais voir le jour.

« Le 4 avril 1995, j’avais rédigé plus de 300.000 caractères quand des policiers ont débarqué chez moi pour confisquer mon manuscrit. Ils ont tout pillé, tout filmé. Puis j’ai été placé en rétention pendant 20 jours. J’étais désespéré! », se souvient Liao Yiwu avec émotion.

« Il m’a fallu un mois pour sortir du désespoir et me décider à tout réécrire, terrorisé par la peur d’oublier. J’avais terminé le deuxième manuscrit, toujours à la main, quand, l’hiver 1996, la police est revenue le voler. J’avais pourtant caché les pages, écrites en tout petits caractères. Cela m’a d’ailleurs bousillé les yeux », s’exclame-t-il.

Mafia

Cette nouvelle tragédie n’entame pas sa détermination. En dépit du harcèlement policier, Yiwu réécrit son témoignage pour la troisième fois.

« Quelqu’un l’a tapé sur ordinateur. Je ne savais pas m’en servir à l’époque », sourit Liao Yiwu, avouant être aujourd’hui « jour et nuit sur internet, le seul moyen de déjouer un peu la censure » de Pékin.

Ce manuscrit final est visible dans une exposition à Berlin, précise le lauréat en 2012 du prestigieux Prix pour la paix des libraires allemands.

Mais « la police surveillait mes mails. Quand ils ont su que le livre allait être édité à l’étranger, ils m’ont menacé: +si tu le publie, on te mettra en prison pendant dix ans+ ».

« Alors, j’ai menti, démenti être engagé avec des éditeurs taïwanais et allemands… Ces derniers, inquiets pour ma sécurité, ont reculé la sortie du livre. Et, pour le publier, j’ai décidé de m’enfuir de Chine« .

« Je suis passé par la mafia. C’était le seul moyen. Pour une fois, la corruption m’a été utile ! », plaisante-t-il. « J’ai signé un contrat pour un roman sur ma fuite. Il doit sortir en 2015″, indique l’écrivain qui a cessé pour l’instant d’écrire de la poésie. « J’ai une autre échappatoire, la musique. Elle sert à me laver l’âme… ».

« Les intellectuels chinois ont un sentiment de solitude de plus en plus grand. Beaucoup sont en prison, comme l’écrivain Li Bifeng, condamné en novembre à 12 ans de détention, et ils ne sont plus soutenus par l’Occident », estime-t-il.

Pour le moment, « je ne vois aucun frémissement de changement avec le nouveau régime. La société va de mal en pis. Le problème, ce ne sont pas les réformes annoncées, comme celle des camps, mais la fin de la dictature ».

« Et si on construit plein de gratte-ciel en Chine, c’est aussi la plus grande poubelle du monde… »

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2/ -Tibet – Immolations : « Ils offrent leur corps en offrande »Tibet – Mourir pour que sa langue vive

Posté par cercletibetverite le 15 janvier 2013

2/

Tibet

Immolations : « Ils offrent leur corps en offrande »

Rappel de l’article du Nouvel Observateur par Sarah Halifa-Legrand du 29/ 08/ 12 – Mis à jour le 9/ 11/ 12 –
 

Depuis mars 2011, près de 70 Tibétains se sont immolés par le feu. Pourquoi ces sacrifices ? Interview de Katia Buffetrille, ethnologue et tibétologue à l’École pratique des hautes études.

Immolation au Sichuan d'une nonne, en novembre 2011 (Students for a Free Tibet / AFP)

 

  
Immolation au Sichuan d’une nonne, en novembre 2011 (Students for a Free Tibet / AFP)
  

Les immolations font l’actualité au Tibet depuis des mois. Et notamment ces derniers jours. Katia Buffetrille, ethnologue et tibétologue à l’École pratique des hautes études, explique ces gestes à répétition.

Pas un mois ne passe désormais sans qu’un Tibétain ne s’immole par le feu. Depuis mars 2011, ils sont 51 à avoir fait ce geste. Comment l’expliquer ?

- Après les manifestations de 2008 auxquelles avaient participé de très nombreux Tibétains de tout le Plateau, moines et laïcs, les habitants ont inventé différents moyens de contestation pacifiques : poèmes codés postés sur les blogs ; le « Mercredi blanc » (« lhakar ») – tous les mercredis, ils mangent tibétain, parlent un tibétain pur, s’habillent en vêtements traditionnels – pour montrer leur fierté d’être tibétain, le végétarisme, le refus de faire les récoltes, le boycott des commerçants chinois au profit des tibétains, l’abandon des monastères par les moines et les nonnes qui refusent les nouvelles règles de contrôle, les manifestations en faveur de la préservation de la langue, et, enfin, les immolations… C’est la forme la plus extrême de ces contestations pacifiques.

Comment interpréter qu’en plus des moines, des laïcs s’immolent désormais ?

- Les laïcs ont le même désir que les moines de voir le dalaï-lama revenir au Tibet et de préserver leur culture, leur mode de vie et leur religion. Ils défendent de plus en plus leur identité tibétaine car ils la sentent menacée. Certains de ceux qui se sont immolés ont laissé des testaments dans lesquels ils expliquent qu’ils offrent leur corps en offrande pour le Tibet. Rikyo, une jeune nomade, mère de trois enfants, qui s’est immolée en mai, a laissé une note dans laquelle elle demande aux Tibétains de ne pas se battre pour elle si elle tombe entre les mains de la police chinoise. Elle appelle les Tibétains à rester unis, à préserver leur culture en l’étudiant, à parler tibétain, et à œuvrer pour le retour du dalaï-lama au Tibet.

La pression exercée sur les Tibétains atteint-elle un niveau rarement égalé dans l’histoire de la région ?

- Certains Tibétains comparent la situation actuelle à la révolution culturelle. Lhassa est devenue une vaste prison. La police est partout, en groupe de 10, portant armes, bâtons et extincteurs. Des scanners corporels sont installés à de nombreux points de contrôle dans la ville, particulièrement vers le Barkhor, le chemin de pèlerinage qui entoure le temple le plus sacré du Tibet.

Autre pression : les déplacements des Tibétains entre les zones tibétophones du Kham et de l’Amdo et la Région autonome du Tibet requièrent la possession de quatre documents d’identité depuis mars 2012. En revanche, les Chinois han peuvent voyager librement et s’y installer. Cela n’empêche pas Lhassa d’avoir été classée pour la 5e année consécutive la ville où les résidents sont les plus heureux de toutes les villes « chinoises », à la suite d’un sondage (mais on ignore qui furent les personnes interrogées) !

Ajoutons à cela la poursuite de la sédentarisation forcée des nomades, les contrôles de plus en plus stricts dans les monastères, les peines de prison très lourdes pour toute personne accusée de faire passer des informations à l’extérieur… La liste est longue.

La plupart des immolations ont lieu dans des régions tibétophones du Kham et de l’Amdo (intégrées aux provinces chinoises du Sichuan, du Qinghai, du Gansu et du Yunnan) et non dans le Tibet central. Pourquoi ?

- Probablement parce que les politiques ayant longtemps été moins répressives dans ces deux régions qu’au Tibet central, les Tibétains avaient l’habitude de pouvoir s’y exprimer plus librement. A partir du milieu des années 1990, les politiques discriminantes et restrictives que connaissait le Tibet central ont commencé à être appliquées dans ces régions. Depuis les manifestations de 2008 surtout, la répression est très dure, particulièrement dans la région de Ngawa où il y a le monastère de Kirti. Les moines de ce monastère ont défendu leur droit à la liberté religieuse en 2008 et plusieurs ont été tués. Depuis, le monastère et la région sont totalement fermés et seuls un ou deux journalistes ont réussi à y pénétrer (dont Ursula Gauthier du « Nouvel Observateur« ). Les deux dernières immolations qui ont eu lieu lundi sont le fait d’un jeune moine de Kirti et d’un ex-moine du même monastère. Le plus grand nombre de personnes qui se sont immolées viennent d’ailleurs de ce monastère et de la région de Ngawa.

Face à ces immolations, les autorités chinoises continuent de répondre par la répression ?

- Pour dissuader les Tibétains de s’immoler, les Chinois arrêtent à chaque immolation des personnes de l’entourage, des moines, des membres de la famille en les accusant de complicité ou même de « non assistance à personne en danger ». Ryiko aurait demandé aux moines qui tentaient de l’aider de la frapper avec une pierre afin qu’elle ne tombe pas vivante entre les mains de la police chinoise. Cela donne une idée des traitements que subissent les prisonniers. Rikyo est décédée sur le lieu même de son immolation.

Qu’en dit le Dalaï-lama ?

- Son attitude a évolué sur cette question. Il a d’abord condamné les immolations, ainsi d’ailleurs que les grèves de la faim : après le premier cas d’immolation, en 1998, d’un Tibétain en exil en Inde, le dalaï-lama a dit son désaccord au nom de la non-violence. En 2011, face à la vague des immolations au Tibet, il a contesté l’efficacité de tels gestes, ne les condamnant pas, ne les encourageant pas. Dernièrement, dans un entretien au quotidien indien « The Hindu », il a confié qu’il ne voulait plus en parler, jugeant le sujet trop sensible et craignant que, « s’il dit quelque chose de positif, les autorités chinoises le blâmeront et que s’il dit quelque chose de négatif, les familles des personnes qui se sont immolées seront très tristes car ces dernières ont sacrifié leur vie » pour le Tibet.

Y a-t-il un consensus au sein des Tibétains sur l’immolation ?

- Très difficile de répondre. Nous avons un accès difficile au Tibet et il n’est pas question de téléphoner à nos amis pour parler de ce sujet. Mais en lisant les blogs, la presse, on voit que certains Tibétains ne sont pas d’accord avec ces actes. Ils ne considèrent pas ces Tibétains comme des héros (en tibétain, « pawo »). Mais ils semblent bien minoritaires et des milliers de Tibétains se rendent aux funérailles de ceux qui se sont immolés afin de leur rendre hommage, en dépit des risques.

Peut-on s’attendre à un passage à l’action violente ?

- En exil, un certain nombre de Tibétains remettent en question la politique de la « voie du milieu » prônée par le dalaï-lama, néanmoins ils continuent à défendre la non-violence. Au Tibet, on le voit, la contestation reste non violente. Il faut rappeler aussi que le rapport de force est très inégal : il y a 6 millions de Tibétains et 1.300.000.000 Chinois. Mais que se passera-t-il le jour où le dalaï-lama disparaîtra si la question tibétaine n’a pas été réglée ? On ne peut qu’appréhender ce moment.

………………………..

Tibet

Mourir pour que sa langue vive

Rappel de l’article du journal LE MONDE CULTURE ET IDEES - 27.12.2012 – Mis à jour le 30.12.2012 -

 Par François Bougon

  

Au début, des moines ont montré la voie. Ils ont été suivis par des laïques, souvent jeunes, nomades et bergers. Une centaine de Tibétains – 28 pour le mois de novembre 2012 – ont choisi de s’immoler par le feu pour protester contre une répression chinoise croissante. Certains ont pu être sauvés, mais la plupart sont morts. En Chine, les autorités tentent d’endiguer la vague suicidaire en menaçant ceux qui veulent s’immoler d’une comparution en justice pour homicide et trouble à l’ordre public. Les médias officiels minimisent leurs actes en les rapprochant des membres des sectes apocalyptiques américaines, le rôle du « méchant » étant tenu par le dalaï-lama, le chef spirituel des Tibétains exilé en Inde depuis 1959, qui a officiellement abandonné toute fonction politique en 2011.

 

L’histoire récente de l’humanité recèle de nombreux cas de cette forme de protestation extrême qui a, parfois, permis de fairebasculer le destin d’un pays, voire d’une région. Le 17 décembre 2010, en se sacrifiant sur un marché de la ville de Sidi Bouzid, en Tunisie, le jeune vendeur ambulant Mohamed Bouazizi marquait ainsi le début de ce qui allait devenir les « printemps arabes ».

 

La première immolation d’un Tibétain remonte à 1998, en Inde. Mais il faut attendre 2009 – un an après les manifestations de Lhassa, la capitale de la région autonome du Tibet, qui s’étaient propagées aux régions tibétaines situées dans les provinces chinoises limitrophes – pour que ce phénomène se produise à l’intérieur des frontières chinoises. Certains des immolés ont laissé des testaments, qui ont été publiés sur le blog de l’écrivaine et blogueuse tibétaine Tsering Woeser. Ces derniers mots prennent parfois la forme d’un poème, comme celui laissé par Ani Sangay Dolma, morte à 16 ans, le 25 novembre 2012, et intitulé « Il est de retour » en référence au Dalaï-lama.

 

« Levez les yeux, amis tibétains,

Contemplez au-dessus de vos têtes le crépuscule bleu,

Telle une voûte céleste de montagne blanche, mon lama est de retour.

Levez les yeux, amis tibétains, (…)

Contemplez les montagnes enneigées.

C’est une nouvelle ère, l’ère du pays des neiges. Et le Tibet est libre et indépendant. »

 

Selon Lama Jabb, un Tibétain en exil qui étudie la littérature tibétaine contemporaine à l’université d’Oxford, « le répertoire des images et la versification sont typiques de la tradition tibétaine ». « Il est écrit comme si elle vivait dans un Tibet indépendant. »

 

Si des thèmes comme le retour du dalaï-lama, les valeurs du bouddhisme tibétain, en particulier la compassion, le joug chinois et l’unité des Tibétains reviennent souvent, beaucoup de ces textes défendent la langue tibétaine, un aspect relativement nouveau dans la résistance face à la domination chinoise. « Je souhaite que les six millions de Tibétains apprennent leur langue maternelle, portent les habits tibétains et soient unis », écrit ainsi Nyingkar Tashi, âgé de 24 ans, avant de s’immoler le 12 novembre. « Nous réclamons la liberté d’expression religieuse et la préservation de notre culture. Nous réclamons le droit d’utiliser notre langue. Nous réclamons les mêmes droits que tous les autres êtres humains », affirme pour sa part Jamyang Yeshi, 26 ans, qui vivait en exil à New Delhi depuis 2006 et qui s’est sacrifié pour protester contre la visite du président chinois Hu Jintao en Inde, en mars 2012.

 

La langue tibétaine, qui appartient à la famille tibéto-birmane, est parlée par plusieurs millions de personnes. Elle est devenue l’un des derniers remparts de la résistance de ces peuples qui vivent sur un plateau de 2 500 000 km2, soit un quart de la superficie de la Chine. Au début du XXe siècle, face aux missionnaires occidentaux, les Tibétains ont cherché à protéger leur religion, qui constitue le cœur de leur identité : un bouddhisme tibétain qui a rayonné bien au-delà, influençant les peuples voisins, comme les Mongols et les dynasties étrangères qui ont gouverné la Chine (Yuan et Qing).

 

Ensuite, face aux troupes chinoises communistes, d’abord durant la Longue Marche, puis à partir de 1949, les Tibétains ont lutté pour leur terre, en particulier dans l’Amdo (nord-est du Tibet). « A cette époque, quand les Chinois sont entrés au Tibet, l’inquiétude immédiate des gens a été de protéger leur terre, leur peuple et la religion, le dharma. Il n’y avait pas de mention de la langue. C’est après la Révolution culturelle, période pendant laquelle l’enseignement du tibétain a été interdit, que cela a commencé », explique lama Jabb.

 

Dans l’Amdo, cette région du Tibet répartie sur les provinces chinoises du Qinghai, du Gansu et du Sichuan, les dix ans qui ont précédé le départ du dalaï-lama de Lhassa, dans le centre du Tibet, ont été marqués par des massacres qui ont entraîné énormément de morts, de disparitions ou de suicides. Pour le centre du Tibet, 1959 est la date marquante, mais pour cette région la répression a atteint un point culminant en 1958. « C’est la grande année du traumatisme pour l’Amdo », souligne la tibétologue Françoise Robin. Ce n’est sûrement pas un hasard si 80 % des immolations s’y sont produites.

 

Cette résistance, qui a pris des formes extrêmes avec les suicides par le feu, se manifeste également par un véritable foisonnement culturel. La mémoire refoulée des années 1950, 1960 et 1970 – présente de manière orale dans les familles mais niée à l’école et par l’histoire officielle – ressurgit depuis quelques années dans la littérature et dans les chansons. En 2005 est ainsi paru sous le manteau Joies et malheurs de l’enfant de Naktsang, l’autobiographie d’un Tibétain de l’Amdo, Naktsang Nulo.

 

Né en 1948, cet ancien juge y raconte ses jeunes années mais aussi 1958 – la répression de la rébellion anticommuniste et la tragique famine du Grand Bond en avant. « Ce livre a eu un succès phénoménal, surtout dans l’Amdo, car il a été écrit dans le dialecte de la région, ce qui était nouveau », explique Françoise Robin. La Tempête rouge, de Tsering Dondrup, un roman qui aborde cette mémoire taboue, a été publié en 2009. « Au travers de ces « pratiques mémorielles » culturelles, des artistes, intellectuels et écrivains tibétains exercent une résistance culturelle et historique en contestant la vision chinoise univoque de l’histoire récente des relations sino-tibétaines », souligne Françoise Robin dans un article publié en septembre 2011.

 

Pour les couches de la population tibétaine moins éduquées, comme les paysans, c’est surtout la chanson, diffusée en CD et par Internet, qui permet à l’identité tibétaine de s’exprimer. Depuis le début des années 1980, un genre est particulièrement apprécié : le dranyen dunglen, qui signifie « gratter et chanter » – le chanteur s’accompagne d’une mandoline. Comme pour la littérature, les allusions codées du début ont fait place à l’évocation plus explicite d’un passé glorieux ou des défaites face aux Chinois, battant en brèche la vision sinocentrée officielle.

 

Les chanteurs populaires paient leur audace par des séjours en prison. Ce fut le cas du chanteur de l’Amdo Tashi Dondrup, dont le disque Torture sans trace a été très populaire avant d’être interdit. L’une de ses chansons s’appelle « 1958-2008″ :  » Eh ! L’année 1958 est celle où l’ennemi noir est entré au Tibet, les lamas ont été mis en prison, cette époque était terrifiante. Eh ! L’année 1958 est celle où les héros tibétains ont été mis en prison, où des Tibétains innocents ont été mis en prison, cette époque était terrifiante. »

 

Un autre chanteur de l’Amdo, Phuljung, a été arrêté en août, peu après la sortie de son cinquième album. L’une des chansons, « Bon lama », évoque le dalaï-lama Lobsang Sangay, élu en 2011 premier ministre du gouvernement tibétain en exil, et le peuple tibétain, des « gens bons » : « Ce sont des gens au caractère sincère, c’est le peuple tibétain, il parle la pure langue maternelle. » Ces chansons permettent à l’identité tibétaine réprimée de se renforcer, souligne lama Jabb dans un article publié en octobre 2011 dans la Revue d’études tibétaines. Elles évoquent « les images d’une histoire, d’une culture et d’un territoire communs, tout en déplorant la situation critique des Tibétains et en exprimant les aspirations à une destinée collective ».

 

Ces derniers mois, après la décision des autorités de promouvoir le mandarin comme langue principale et langue d’enseignement, de nombreuses manifestations de collégiens ou de lycéens ont eu lieu dans la province de Qinghai. Dans une lettre publiée par le Centre tibétain pour les droits de l’homme et la démocratie, un moine exprime son inquiétude à l’assemblée de délégués de la communauté tibétaine en exil, qui s’est réunie à Dharamsala (Inde) en septembre : « Le Tibétain ne jouit d’aucune autonomie, même dans les écoles tibétaines établies dans les zones autonomes tibétaines. De telles conditions pathétiques ont rendu notre vie insupportable, il est donc extrêmement important que l’Administration centrale tibétaine [le gouvernement en exil] et tout le peuple tibétain soient conscients de ces problèmes. »

 

Malgré la censure et la répression, des initiatives de plus en plus nombreuses émergent dans les régions tibétaines en faveur de la langue. L’emploi de mots chinois est traqué, des posters sont diffusés pour populariser les néologismes tibétains. Dans certaines régions tibétaines de l’Amdo, relève la tibétologue Katia Buffetrille, il n’est pas rare de voir sur les magasins des pancartes où il est inscrit : « Il est criminel de ne pas parler un pur tibétain ».

 

Le mouvement du « Lakhar » (le « mercredi blanc ») s’est également propagé, non seulement au Tibet mais en exil : tous les mercredis, de très nombreux Tibétains parlent un tibétain exempt de mots chinois (ou d’anglais et d’hindi pour les exilés), s’habillent avec des vêtements tibétains et mangent tibétain – généralement en refusant toute nourriture carnée. « Toute une frange éduquée de la jeunesse regarde le bouddhisme d’un peu loin : elle a une aspiration à la modernité qui fait que le bouddhisme est réservé à la sphère privée. Cette nouvelle jeunesse tibétaine est politisée autant que cela est possible en Chine. Cela passe par différents canaux, et la conscience linguistique en est un », conclut Françoise Robin.

 

François Bougon

  

« TIBET : CRÉER POUR RÉSISTER »

no 31 de la revue « Monde chinois, nouvelle Asie » (142 p., 20 €).

 « LA LONGUE MARCHE DU DALAï-LAMA »

Rencontres avec Philippe Flandrin (Ed. du Rocher, 318 p., 20 €).

 

« NEIGE »

de Pema Tseden (Philippe Picquier, 174 p., 17,50 €, à paraître le 4 janvier 2013).

SUR LE WEB

 

Les actes du colloque international « Tibet is burning. Self-immolations : ritual or political protest ? », qui s’est tenu au Collège de France les 14 et 15 mai, ont été publiés dans la « Revue d’études tibétaines », no 24, décembre 2012, et sont disponibles à l’adresse : www.digitalhimalaya.com/collections/journals/ret

 

http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/12/27/mourir-pour-que-sa-langue-vive_1810911_3246.html

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3/ -Tibet – Une journaliste canadienne réussit à tourner une vidéo au Tibet

Posté par cercletibetverite le 4 janvier 2013

3/

 

Tibet

 

Malgré la sécurité renforcée, une journaliste canadienne réussit à tourner une vidéo au Tibet

 

Source : The Tibet Post International, 24 décembre 2012 – 3/ 01/ 13 Site Tibet-Info.net Monique Dorizon -

 

Une journaliste canadienne a été en mesure d’accéder au Tibet alors que la vague d’auto-immolations a conduit à une sécurité renforcée pour empêcher de nouvelles manifestations et la transmission de nouvelles.

La journaliste de la chaîne « Canadian Broadcasting Channel« , Catherine Mercier, et son équipe ont rassemblé des images précieuses et des entretiens [2] avec les Tibétains locaux, diffusés le 21 décembre 2012.
Pendant le rapportage, une Tibétaine anonyme, dont le visage était brouillé par crainte de représailles, a déclaré : « Nous serons heureux si le Dalaï lama revient« .

« Ce n’est pas une histoire facile à raconter« , a déclaré Catherine Mercier dans son reportage.
« La police chinoise est présente ici et nous avons dû nous cacher la plupart du temps. Les gens sont réticents à nous parler car le châtiment est terrible« .
« Au monastère de Labrang, les gens ne sont pas prêts à parler devant la caméra, mais hors caméra, ils nous ont dit qu’ils continueront à manifester« .
« Habitués à des difficultés extrêmes, ils sont prêts à tout sacrifier, y compris leur vie« , a-t-elle conclu.

Source : The Tibet Post International, 24 décembre 2012.

 

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