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L’Inde refuse toujours de regarder en face la violence faite aux femmes

Posté par cercletibetverite le 10 avril 2015

http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/03/12/l-inde-refuse-toujours-de-regarder-en-face-la-violence-faite-aux-femmes_4592300_3232.html

L’Inde refuse toujours de regarder en face la violence faite aux femmes

Le Monde.fr | 12.03.2015 à 11h17 • Mis à jour le 12.03.2015 à 15h06

 image: http://s2.lemde.fr/image/2015/03/12/534×0/4592298_6_39fa_des-femmes-defilent-a-calcutta-pour-denoncer_401e14bed1b1a542c4c5de40ea9d79b0.jpg
Des femmes défilent à Calcutta pour dénoncer un viol, en janvier 2014
Des femmes défilent à Calcutta pour dénoncer un viol, en janvier 2014 AP

Par Radha Kapoor-Sharma

 

A l’approche de la journée internationale de la femme, quand la BBC a entamé sa campagne publicitaire autour du documentaire « India’s Daughter » (Fille de l’Inde), Leslee Udwin, son auteure britannique, a sans doute espéré que l’attention des médias allait se concentrer sur son film ne serait-ce qu’un petit moment. Avant même d’avoir été visionné, le film a rapidement fait la une des journaux. Heureux présage pour la réalisatrice, pourrait-on penser, mais en vérité, la seule annonce du film a créé la polémique.

Les réactions les plus absurdes se sont multipliées autour de ce court-métrage sur le viol collectif, d’une sauvagerie inouïe, d’une étudiante de 23 ans dans un bus, à New Delhi, en décembre 2012. Celle-ci a succombé à ses blessures une dizaine de jours plus tard. L’affaire avait déclenché un raz-de-marée de protestations dans la capitale indienne. Émue et inspirée par cette levée en masse spontanée du peuple indien, Udwin a décidé d’en faire un film dont l’objectif est de mettre en lumière la violence sexuelle contre la femme.

Seulement, le film contient un entretien accordé par l’un des violeurs, Mukesh Singh, depuis la prison où il est enfermé. Il y déclare que la jeune fille est largement responsable du viol comme de sa propre mort car elle n’avait rien à faire dehors le soir avec son ami, et ose ajouter qu’elle n’aurait pas dû résister à ses agresseurs. Quelques phrases extraites de son entretien et utilisées à des fins promotionnelles par les producteurs du documentaire ont suffi à attirer les foudres.

LA RÉALITÉ COMPTE MOINS QUE LES APPARENCES

A commencer par le gouvernement indien qui a discerné dans ce film « un complot international » visant à ternir l’image du pays. Peu importe le fait qu’une femme indienne soit violée toutes les vingt minutes, que 300 plaintes de viols aient été déposées depuis le début de l’année dans la seule ville de Delhi ou que l’Inde soit classée au quatrième rang des pays les plus dangereux pour les femmes. La réalité compte moins que les apparences. Et la porte-parole du BJP, le parti hindouiste qui détient la majorité au parlement, n’hésite pas à déclarer qu’un tel documentaire « aurait certainement un effet négatif sur le tourisme ». Voilà donc un gouvernement qui semble plus soucieux de défendre l’image du pays que ses femmes. Aussi, sous prétexte que les propos tenus par le détenu dans le documentaire, pourraient créer une atmosphère « de peur et de tension », le gouvernement a procédé à l’interdiction de sa diffusion.

Pour beaucoup d’Indiens, la déception est grande. Mais que penser quand certaines féministes, estiment qu’en offrant une tribune au violeur, le film court le risque de faire taire les voix qui s’élèvent contre les violences faites aux femmes et de saper les progrès accomplis ?

D’autres féministes y voient les signes « d’un sauveur blanc ». Eh oui, sachez que si certains Occidentaux portent toujours le fardeau de l’homme blanc, il en reste parmi nous, en Inde, qui ont toujours du mal à se débarrasser de leurs habits d’anciens colonisés. Mais quelle idée !
Il en est d’autres qui interprètent l’insistance du film sur l’extrême pauvreté des violeurs comme un message implicite selon lequel les agresseurs sexuels sont toujours originaires de milieux défavorisés. Or, si le documentaire montre les taudis dont sont issus les violeurs, c’est pour éclairer ce cas précis, sans prétendre y déceler le profil de tous les violeurs. D’autres féministes encore persistent à croire – à tort – que puisque Leslee Udwin laisse s’exprimer la parole archaïque sexiste du violeur, elle semble suggérer que tout viol est réductible à cette seule mentalité.

Quoi qu’il en soit, le fait est que des militantes des droits des femmes, parmi les plus respectées de l’Inde, ont ajouté leurs voix à celle du gouvernement en réclamant qu’il ne soit pas diffusé, invoquant des arguments légaux sans fondement aucun. Quelle que soit leur intention, ces féministes ont conféré une légitimité à l’interdiction gouvernementale.
Au XXIe siècle, où certains paient très cher, au prix de leur vie parfois, la liberté d’expression, il est bien dommage que le gouvernement indien impose la censure et tente d’étouffer les voix qui s’élèvent contre les violences faites aux femmes. À l’heure qu’il est, « India’s Daughter », documentaire que tout Indien aurait dû voir, reste interdit en Inde et n’est plus disponible en ligne. Au point où on en est arrivés, si le film avait aidé à empêcher ne serait-ce qu’un seul viol en Inde, il aurait rempli sa mission.

 

Radha Kapoor-Sharma est journaliste indépendante et chroniqueuse pour le quotidien The Indian Express.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/03/12/l-inde-refuse-toujours-de-regarder-en-face-la-violence-faite-aux-femmes_4592300_3232.html#KaC54zKIOdI1gxPY.99

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La Chine envisage de construire un tunnel sous le mont Everest

Posté par cercletibetverite le 10 avril 2015

http://www.slate.fr/story/100203/chine-tunnel-mont-everest

La Chine envisage de construire un tunnel sous le mont Everest

Repéré par Bénédicte Le Coz

Monde

10.04.2015 – 14 h 56mis à jour le 10.04.2015 à 14 h 56

&amp;lt;a href=&amp;quot;https://www.flickr.com/photos/joehastings/538538099/in/photolist-PA9BD-KZFwM-KYKy6-aSqQdM-KYqcG-aQiEoD-4Ns87y-4Nserf-2PDUgN-9vDwgE-k2SBS-aCnihY-4NnXyZ-5sXKMB-4Ns9oq-54Dvv6-4NsarA-66ZiD7-dFwSm-4NnWf8-4NsbtY-4PZBGk-PfJe2-7xTb95-aSqNJi-54eZ5W-b5BAJ6-4NnWLX-4ZwsY8-4NnW7a-4Ns8sE-4NnV3g-4PZBmB-KYKam-4NnWdv-4No3jz-4NsaUW-4Nsbeh-4NnXSv-4NnV5c-bEwa7F-L8sC9-29QCz-aAKiVE-aAGz2v-4NnYNe-aAH3MF-4NnZ5F-4NsaCd-4Qgb5V&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&amp;gt;Everest&amp;lt;/a&amp;gt; Joe Hastings via Flickr CC &amp;lt;a href=&amp;quot;https://creativecommons.org/licenses/by/2.0/deed.fr&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&amp;gt;License by&amp;lt;/a&amp;gt;Everest Joe Hastings via Flickr CC License by

La Chine envisage de prolonger la ligne de chemin de fer reliant la province de Qinghai au Tibet pour atteindre le Népal, nous apprend le China Daily dans un article publié jeudi 9 avril. Le projet à l’étude impliquerait la construction d’un tunnel sous la plus haute montagne au monde, l’Everest (8.848 m).

La ligne ferroviaire s’étend déjà à l’heure actuelle sur 1.200 miles (soit approximativement 1.931 kilomètres) et il faut pas moins de 25 heures pour la parcourir telle quelle, relate Business Insider.

Le Népal aurait demandé à la Chine d’étendre cette ligne jusqu’à leur frontière commune, d’après Wang Mengshu, expert ferroviaire interviewé par China Daily. Mais l’Empire du milieu a de plus grandes ambitions, souligne le quotidien:

«Pendant sa visite au Népal en décembre, le ministre des Affaires étrangères Wang Yi a demandé au pays de conduire une étude pour déterminer la faisabilité d’un allongement de la ligne ferroviaire jusqu’à Katmandou, la capitale du Népal, et même au-delà.»

Un tel allongement impliquerait des difficultés techniques, ajoute Wang Mengshu:

«Les dénivelés le long de la voie sont remarquables. Et la ligne devra probablement passer par Qomolangma [le nom du Mont Everest en tibétain, ndlr], de sorte que les ouvriers devront creuser de très longs tunnels.»

La Chine entretient des liens de plus en plus forts avec le Népal, «au grand dam de l’Inde», relève le quotidien anglophone indien The Hans India. En effet, «le Népal a longtemps été dans la sphère d’influence de l’Inde», souligne Business Insider, qui ajoute:

«Cette prouesse assurerait à la Chine une plus grande influence sur un des pays alliés de l’Inde et sur ses voisins et s’inscrirait directement dans le programme de Pékin d’ouvrir le plateau bouddhiste du Tibet au tourisme et à la culture moderne chinoise.»

La Chine est accoutumée aux projets de grande envergure, rappelle le Guardian. «L’année dernière, le Beijing Times rapportait que la Chine envisageait de construire une ligne à grande vitesse pour rejoindre les Etats-Unis», passant par le détroit de Béring. Une idée également évoquée par la Russie récemment.

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Les Tibétains demandent la libération d’un important Maître bouddhiste, injustement accusé et condamné ….

Posté par cercletibetverite le 10 avril 2015

http://www.tibet.fr/actualites/les-tibetains-demandent-la-liberation-dun-moine-bouddhiste/
08/04/15 | 18 h 51 min   

Les Tibétains demandent la libération d’un important Maître bouddhiste, injustement accusé et condamné ….

petition Tenzin Delek

Lien de la pétition pour la libération de Tenzin Delek Rinpoche

http://e-activist.com/ea-action/action?ea.client.id=1762&ea.campaign.id=37031

 

Phayul

DHARAMSHALA : Les exilés tibétains et leurs sympathisants demandent à la Communauté internationale d’assurer la libération dans les plus brefs délais d’un moine bouddhiste emprisonné par le pouvoir chinois depuis 2002 pour ses liens supposés avec un attentat à la bombe.Les Etudiants pour un Tibet Libre, -SFT- section Inde, et la Communauté au service de Trulku Tenzin Delek, ont débuté une campagne pour demander la libération de Trulku Tenzin Delek, sur motifs médicaux. Ce dernier est âgé de 65 ans, est une figure religieuse d’importance ; il est considéré comme un philanthrope. Sur la photo d’une manifestation en sa faveur, nous pouvons observer, devant une geôle reconstituée, un activiste déguisé en médecin tenant une affiche pour la libération du moine avec une autre activiste assis derrière les barreaux portant le masque du Trulku. Penpa Tsering était invité d’honneur de l’événement en sa qualité de porte-parole  du Parlement Tibétain (en exil, NdT). Il était accompagné par Bawa Kelsang Gyaltsen, membre du Parlement, et d’une nonne, ancienne élève du Trulku.

 

 

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Yunten Lobsang, un ancien élève de Tenzin Delek Rinpoche déclarait : « Cela fait 13 ans que Tenzin Delek Rinpoche est en prison, sa santé est mauvaise avec des problèmes cardiaques et de tension artérielle »

Il ajoutait : « Lors d’une des rares visites en prison, la famille du moine put parler à un docteur soupçonnant une détresse cardiaque chez Tenzin Delek Rinpocheet nécessitant une opération chirurgicale. »

La famille de Tenzin Delek a lancé en 2014 un pétition demandant la libération pour raisons médicales, ce que prévoit la loi chinoise en de tels cas. Les autorités restent muettes face à la pétition et ne délivrent plus d’autorisation de visite à la famille.

Dorjee Tseten, Président de Free Tibet Asia, déclarait : «  Le cas de Tenzin Delek Rinpoche reflète la dramatique situation des Tibétains au Tibet. Sur les 13 dernières années, le Gouvernement chinois a rebouté les milliers de demandes de libération du moine tibétain, innocent leader de sa communauté. Nous demandons aux leaders du monde entier de faire pression sur le Gouvernement chinois pour qu’il consente à la libération pour raisons médicales de Tenzin Delek Rinpoche afin qu’il puisse accéder aux soins médicaux. »
Accusé le 2 décembre 2002 de « terrorisme et d’incitation au séparatisme, » Tenzin Delek avait été condamné à la peine de mort avec deux ans de sursis par la Cour Intermédiaire du Peuple de la Préfecture tibétaine autonome de Kardze. Sa culpabilité se base sur la confession sous torture de Lobsang Dhondup, son neveu et supposé complice, condamné à la peine capitale et exécuté le 26 janvier 2003. En 2005 la peine capitale de Tenzin Delek a été commuée en prison à vie, puis réduite de 20 ans. Lors du procès, aucune preuve autre que la confession de son neveu n’a été présentée et Tenzin Delek n’a cessé de clamer son innocence.

Dorjee ajoutait : “Dans le courant de cette année, le Comité des Nations Unies contre la Torture étudiera de nouveau l’application de la convention contre la torture par la Chine. Le niveau de violence à l’égard des prisonniers politiques tibétains est extrême, des Tibétains sortent de leur détention avec de graves séquelles : des amputations, des lésions d’organes, des syndromes post-traumatiques. Des Tibétains qui auraient pu survivre à leurs tortures sont morts du fait du refus à l’accès aux soins médicaux. Cela va à l’encontre des Conventions internationales et de la loi pénale chinoise quant à l’accès aux soins prévus pour les détenus. »

Penpa Tsering inaugura un nouveau livre sur la vie du Trulku publié par l’association formées par ses anciens étudiants.

Il a été présenté une pétition de International Tibet Network, une alliance de 180 ONG appelant les Gouvernements de ce monde à faire pression pour la libération pour motifs médicaux de Tenzin Delek Rinpoche. Les pétitions seront remises le 21 juin, journée internationale des victimes de tortures, aux divers Ministres des Affaires Etrangères.

Traduction France Tibet

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Yeshi Dolma, appelé Yega, s’est immolée par le feu Kham (Tibet oriental)

Posté par cercletibetverite le 10 avril 2015

BREAKING: Wednesday, 8 April 2015 at 9 AM, Yeshi Dolma, called Yega, set herself on fire on the market of Hrehor Kardze in Kham (Eastern Tibet). She was the nun of Chokri Ngangkang nunnery. She was 47 years old and made many approaching practice retreats keeping her pure monastic vows and devotion for Tibet.
Mercredi 8 Avril 2015 au 9 heures, Yeshi Dolma, appelé Yega, s’est immolée par le feu sur le marché de Hrehor Kardze dans le Kham (Tibet oriental). Elle était la nonne de Chokri Ngangkang couvent. Elle avait 47 ans et a fait de nombreuses retraites de pratique d’approche gardant ses vœux monastiques pures et la dévotion pour le Tibet.

Photo d’un utilisateur. Yeshi Dolma, appelé Yega, s'est immolée par le feu   Kham (Tibet oriental) dans Tibet

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En Chine, militer contre le harcèlement sexuel mène en prison

Posté par cercletibetverite le 10 avril 2015

http://www.liberation.fr/monde/2015/04/10/en-chine-militer-contre-le-harcelement-sexuel-mene-en-prison_1237839

En Chine, militer contre le harcèlement sexuel mène en prison

Laurence DEFRANOUX 10 avril 2015 à 09:30
Wu Rongrong avec une pancarte disant : «Les femmes diplômées sont talentueuses, n'embaucher que des hommes est frustrant.»

Wu Rongrong avec une pancarte disant : «Les femmes diplômées sont talentueuses, n’embaucher que des hommes est frustrant.» (Photo non datée. Reuters)

Cinq jeunes femmes sont détenues depuis un mois pour avoir prévu de distribuer des autocollants dans les transports.

«Stop au harcèlement sexuel» disaient leurs autocollants : le 6 mars, de jeunes activistes chinoises ont été arrêtées alors qu’elles préparaient une distribution d’autocollants dans les transports de Pékin et Canton pour la journée internationale des droits des femmes. Cinq d’entre elles sont toujours détenues, accusées d’avoir voulu troubler l’ordre public. Leurs avocats s’inquiètent de cette détention prolongée, qui pourrait déboucher sur un procès et une condamnation à cinq ans de prison.

Ces activistes sont les initiatrices d’un mouvement féministe qui émerge en Chine. Rompues à la communication, elles se battent pour l’égalité des sexes, à travers une agitprop pacifique. Li Tingting (connue aussi sous le pseudonyme «Maizi») s’était déjà fait remarquer en 2012 pour son éphémère campagne «Occupy Men’s Room», qui réclamait un accès équitable aux toilettes publiques, une potacherie pour laquelle elle avait reçu des menaces policières. Moins anecdotique, elle s’est beaucoup investie dans la lutte contre les violences domestiques, un fléau qui toucherait 40% des femmes en Chine, et n’a pas hésité à manifester à Pékin, lors de la Saint-Valentin 2012, vêtue d’une robe de mariée ensanglantée.

Juste après l’arrestation des militantes, l’ambassadrice des Etats-Unis auprès de l’ONU, Samantha Power, avait appelé à leur libération, déplorant que, en Chine, «dénoncer le harcèlement sexuel dérange». Mardi, c’est Hillary Clinton qui a publié un tweet comminatoire :

En Chine, militer contre le harcèlement sexuel mène en prison dans Chine

Hillary Clinton         @HillaryClinton Suivre

Les organisations LGBT ont lancé des campagnes internationales, deux des jeunes femmes étant lesbiennes. La compagne de Maizi, Xiao La, a ainsi lancé une pétition en ligne qui a déjà recueilli près de 100 000 signatures. Les soutiens se multiplient, venus de l’étranger, comme les Femen, mais aussi de Chine. Des activistes se font photographier à travers le pays avec des masques à l’image des cinq prisonnières.

Voir l'image sur Twitter

Violence domestique, inégalité professionnelle, attouchements dans les transports publics… les combats féministes commencent à peine à émerger, malgré les freins répétés à la liberté d’expression. En juin, l’annulation de la condamnation à mort d’une femme battue qui avait tué son mari a été une victoire pour les militantes. Un projet de loi contre la violence domestique, jusque-là considérée comme du domaine privé, est aussi en discussion depuis novembre. Mais la détention de Wu Rongrong, Wei Tingting, Li Tingting, Wang Man and Zheng Churan montre que le chemin est encore long.

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Le jeune écrivain Tibétain de 31 ans Shokjang arrêté

Posté par cercletibetverite le 9 avril 2015

http://www.tibet.fr/actualites/le-jeune-ecrivain-tibetain-de-31-ans-shokjang-arrete/
09/04/15 | 14 h 24 min   

Le jeune écrivain Tibétain de 31 ans Shokjang arrêté

Tibet-Writer-Shokjang-2015

En plus de la répression que subissent les dissidents tibétains au Tibet, l’écrivain et blogueur tibétain Shokjang et son beau-frère ont été arrêtés par les autorités chinoises dans le comté de Rebkong dans l’Amdo le 18 Mars 2015 pour des écrits prétendument engageant à des activités séparatistes. Bien que les circonstances de son arrestation ne soient pas connus, a déclaré au Tibet Post International Ven Jigme Gyatso, correspondant tibétain en exil.

Selon des sources, c’est la deuxième fois que Shokjang est détenu par les autorités. Il avait déjà été arrêté le 6 Avril 2010, avec son confrère Tashi Rabten (sous le nom de plume de Theurang) lorsqu’ils étaient à la Northwest Nationalities University de Lanzhou, la capitale de la province du Gansu dans le nord-ouest de la Chine.

Theurang a écrit sur les manifestations de 2008 au Tibet dans son livre « écrit dans le sang » (Written in Blood), dont des copies ont ensuite été confisqués par des responsables de gouvernement.

Les responsables chinois avaient annoncé à sa famille qu’il serait libéré peut de temps après. Son beau-frère Tashi Nyima avaient lui été libéré après quelques jours, mais Shokjang est resté en garde à vue sans réel motif d’accusations contre lui, d’après les sources. Il avait été libéré le 8 mai 2010

Shokjang avait terminé ses études de premier cycle à l’Université de Lanzhou. En tant qu’étudiant à l’Université, Shokjang a écrit plusieurs articles sur la situation au Tibet et il avait gagné un grand respect auprès de la communauté tibétaine. Ses écrits, y compris »The Power of the Heart »et« For the Freedom, I Have No Regrets », qui dénoncent l’injustice et la répression dans lesquelles vivent le peuple tibétain. Cependant beaucoup de ses écrits ont été confisqués par les autorités chinoises et ne sont plus disponible.

Avec sa femme, Lhamo Tsering ils ont un enfant de 3 ans, son beau-père Tamding sa mère Lhamo Kyi ne connaissent ni le lieu ni les condition dans lesquelles l’écrivain disparu se trouve.

Après l’arrestation et la disparition de Shokjang, les sources ont déclarés que «beaucoup de ses collègues écrivains ont exprimé leur vive solidarité avec Shokjang et son innocence. Près de 30 articles ont déjà été affichées sur plusieurs sites et réseaux sociaux, y compris l’application de messagerie WeChat. »

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Davantage d’urbanisation et d’immigration dans la « Région Autonome du Tibet »

Posté par cercletibetverite le 9 avril 2015

http://www.tibet-info.net/www/Davantage-d-urbanisation-et-d.html#.VSZ_xpNwthk

Davantage d’urbanisation et d’immigration dans la « Région Autonome du Tibet »

mercredi 8 avril 2015 par Monique Dorizon , Rédaction

Avec seulement 23,72%, le taux d’urbanisation de la « Région Autonome du Tibet » est demeuré en 2013 le plus lent de la République populaire de Chine dont le taux propre était de 53,73%. Mais avec un objectif de croissance du PIB de la région fixé à 12%, ce chiffre inférieur au reste de la Chine ne va pas le demeurer longtemps et le rythme de l’immigration chinoise est susceptible de s’accélérer.
L’urbanisation est directement liée à l’augmentation de la proportion des immigrants chinois dans la population de la région. Ceci est la plus forte des préoccupations pour la survie de l’identité ethnique et culturelle du plateau tibétain et de son fragile environnement [1].

En 2014, la Chine a attribué le statut de villes aux Préfectures de Chamdo [2] et Shigatsé [3] de la « Région Autonome du Tibet« , les engageant vers une plus forte urbanisation et un développement rapide, entraînant davantage d’immigration chinoise.

Sonam Dorje, membre de la Conférence consultative politique du peuple chinois, qui conseille le Parlement de la Chine, et directeur de la Commission des Ressources économiques-démographiques et de l’Environnement de la « Région Autonome du Tibet« , a déclaré que l’urbanisation était une étape essentielle de la modernisation du Tibet et de l’accès à une société à la prospérité modérée. Cela a été l’objectif principal de la série des cinq forums sur le développement du Tibet menés par les hauts dirigeants de la Chine depuis février 1980. [4]

Alors que la Chine elle-même a réduit sa prévision de croissance de son PIB à la « nouvelle normalité« , en dessous d’une croissance à deux chiffres, à 7% pour cette année, la plupart de ses provinces lui emboîtant le pas, les prévisions de croissance pour la « Région Autonome du Tibet » ont été maintenues à 12%, comme pour les deux dernières décennies ou avant.
Justifiant la nécessité d’une semblable et même peut-être plus rapide urbanisation, Sonam Dorje a poursuivi : « En termes de densité urbaine, il existe plus de 200 villes et villages par km2 [5] dans la zone côtière (en Chine proprement dite), et plus de 20 en moyenne à l’échelle nationale. Mais il n’y a que deux villes et villages au Tibet, ce qui est assez disséminé« . Il a appelé à davantage de routes, chemins de fer et compagnies aériennes pour l’urbanisation de la « Région Autonome du Tibet« . Il a ajouté que l’un des critères pour l’urbanisation de la région est la construction de villes vivables composées d’habitants ayant des niveaux élevés d’éducation et de compétences professionnelles.

Sonam Dorje a suggéré, cependant, que le Gouvernement régional devait être pragmatique et ne pas viser trop haut dans sa vision de l’urbanisation, l’invitant à apprendre des expériences passées et du processus d’urbanisation d’autres villes en Chine.

Source : Tibetan Review, 17 mars 2015.

China aims for more urbanization, immigrants in Tibet

March 18, 2015 12:06 am0 commentsViews: 485

Lhasa, capital city of Tibet.

Lhasa, capital city of Tibet.

(TibetanReview.net, Mar17, 2015) – At just 23.72 percent, the rate of urbanization of Tibet Autonomous Region (TAR) in 2013 remained the slowest in the People’s Republic of China whose own rate was 53.73 percent, reported China’s online Tibet news service eng.tibet.cn Mar 16, citing the Blue Book on the Competitiveness of China’s Provinces and Autonomous Regions for 2015 issued recently by the official China Academy of Social Sciences. But with the GDP growth target for the region set at 12 percent against much lower figure for the rest of the People’s Republic of China, this many not remain for long and pace of Chinese immigration appears likely to increase.

Urbanization is directly linked to raising the share of Chinese immigrants in the region’s population. This is seen as the biggest concern for the survival of the ethnic and cultural identity of the Tibetan Plateau and its fragile environment. In 2014, China upgraded the Chamdo and Shigatse prefectures of TAR to the status of cities, setting them on the path of more rapid urbanization and development, entailing more Chinese immigration.

Sonam Dorje, CPPCC (Chinese people’s Political Consultative Conference, which advices China’s parliament) member and director of Economic-Demographic Resources and Environment Commission of the Tibet Autonomous Region, has said urbanization is an essential step for Tibet to achieve modernization and become a society of moderate prosperity. And this has been the main objective of the series of four Tibet development forums held by China’s top leadership since Feb 1980.

Whereas China itself has lowered its GDP growth forecast to the “new normal”, below double-digit growth, for this year at 7 percent, with most of its provinces following suit, growth forecast for the TAR has been kept at 12 percent, as in the past couple of decades or so.

Justifying the need for further and perhaps more rapid urbanization of Tibet, Sonam Dorje has said, “In terms of city density, there are over 200 cities and towns in the coastal area per square kilometers (in China proper), and over 20 on average nationally. But there are only two cities and towns in Tibet, which is quite spread out.” He has called for more public roads, railways and airlines for the TAR urbanization. He has added that one criterion for the region’s urbanization is the building of livable cities composed of residents with high levels of education and professional skills.

Sonam Dorje has suggested, however, that the regional government should be practical and not aim too high in its urbanization drive, calling on it to learn from past experiences and the urbanization process of other cities in China.

 

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Sur les sentiers de la rencontre – Digression tibétaine

Posté par cercletibetverite le 9 avril 2015

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Ajoutée le 8 mars 2015

Après 2000 km à pied en Inde et au Népal qui ont donné naissance au premier documentaire, Sur les sentiers de la rencontre ( http://youtu.be/xzZMgVC06j8 ), une digression sur le toit du monde voisin s’imposait. J’ai d’abord voulu intégrer cette partie de 12 minutes dans le documentaire complet et puis la problématique tibétaine m’est apparue trop particulière pour s’y intégrer.
Il lui fallait une liberté, une musique et un ton différent.

Je ne prétends pas ici faire le tour de la question en si peu de temps ni apporter des réponses toutes faites. Je voulais simplement poser quelques questions.
Craquer une allumette et allumer une bougie.

Un jour, j’aimerais pouvoir dire à mes enfants :

« Il n’y a encore pas si longtemps, les caméras se multipliaient pour contrôler les populations, jusqu’au jour où, pris de panique par la course folle que quelques hommes avaient donné au monde, se fut les populations qui multiplièrent les caméras pour dénoncer, s’indigner, résister, s’organiser, partager et créer ensemble. »

Alors aujourd’hui devenez acteur du changement, participez à la création du Réseau Libre Mondial : https://lite5.framapad.org/p/Ffa8fpaetF

Pour toute demande de projection/débat (avec le documentaire complet et une présentation d’un patchwork d’alternatives au modèle actuel), veuillez nous écrire à scope.cooperative@gmail.com

BIENTÔT DISPONIBLE :
Une clé USB de 4go (avec les deux documentaires en HD, la bande originale, les textes et sources, etc.) en carton recyclé et garanti sans métaux lourds afin de proposer un produit éco-responsable et 100% réutilisable à contrario des DVD qui finissent toujours par prendre la poussière ! Et pour les 100 premiers, une carte postale faite à partir des images du documentaire offerte !

Grâce à votre soutien, nous pourrons continuer notre travail d’information pour un « éveil des consciences » et faire entendre la voix citoyenne un peu plus loin encore.

Un documentaire Scope Media, la voix citoyenne. Et suivez nos autres projets ici : https://www.facebook.com/scope.cooper…

Solidairement,
Anton

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Chine : Renforcement de son emprise idéologique sur le Tibet

Posté par cercletibetverite le 9 avril 2015

http://geotribune.com/10015-chine-renforcement-de-son-emprise-ideologique-sur-le-tibet.html

Chine : Renforcement de son emprise idéologique sur le Tibet

9 avril 2015 11:59

écrit par Georges Fitzpatrick

Chen-Quanguo1

Le chef du PCC (Parti Communiste Chinois) au Tibet Chen Quanguo a annoncé mercredi dans le Quotidien du Peuple, journal porte-parole du PCC, une série de mesures pour mettre sur la bonne voie idéologique les monastères de cette région instable.

Ces mesures sont nombreuses et diverses. Des « opérations de contrôle » vont être menées dans le but de garantir des « monastères modèles et harmonieux », ainsi que des « moines et nonnes patriotiques, respectueux de la loi ». Des cours de « patriotisme » leur seront dispensés et ce patriotisme devra être évalué. Le drapeau chinois sera également déployé au-dessus des monastères qui seront « tous équipés de télévisions, radios, connexions téléphoniques, de journaux et de salles de lecture ».

L’objectif de cette ouverture à la communication est de faciliter clairement la compréhension par les moines et les nonnes du Parti. Le PCC est également en train de construire de nouvelles routes pour relier des lieux de culte isolés pour faciliter la reprise en main de l’ensemble des monastères du Tibet.

Ces mesures du PCC au Tibet ont immédiatement été condamnées par les organisations de défense des droits de l’Homme et les Tibétains en exil qui accusent le Parti de piétiner les traditions culturelles et religieuses des Tibétains. Le Tibet compte quelque 1 700 temples et 46 000 moines et nonnes. Plusieurs de ces monastères ont été le théâtre de manifestations qui ont accompagné les violentes émeutes de 2008 à Lhassa, ce qui a conduit à un durcissement par le régime communiste de son contrôle sur le Tibet.

Par ces mesures, Pékin tente notamment d’empêcher les Tibétains d’accéder aux informations sur le dalaï lama, leur chef spirituel en exil, qu’il accuse de vouloir obtenir l’indépendance du l’autonomie Tibet par la violence alors que ce dernier soutient vouloir simplement « une autonomie réelle » pour sa région. Les vives tensions dans la région ont poussé près de 140 Tibétains à s’immoler par le feu depuis 2008 pour faire entendre leurs voix.

Ecrit par : Fitzpatrick le 9 avril 2015.
Mis à jour par : gtribune

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La Chine veut transformer les monastères bouddhistes du Tibet en centres de propagande du Parti communiste

Posté par cercletibetverite le 8 avril 2015

http://uk.businessinsider.com/china-wants-to-turn-tibets-buddhist-monasteries-into-communist-party-propaganda-centers-2015-4?r=US

 

 

PEKIN (Reuters)

Les temples bouddhistes et les monastères au Tibet doivent devenir des centres de propagande pour le Parti communiste au pouvoir, dans lesquels les moines et les nonnes apprennent à « vénérer » la science et à apprécier l’amour du parti, a déclaré le plus haut officier Chinois nommé dans la région, où la situation est tendue.

 

Les groupes de défense des droits de l’homme et les exilés rapportent que le parti, officiellement athée, piétine les traditions religieuses et culturelles des Tibétains, et cherchent à coopter pour leurs propres fins les personnalités religieuses.

 

La Chine, qui a « libéré pacifiquement » le Tibet en 1950, dit qu’elle garantit la liberté de religion et que ses lois ont aboli la servitude et amené le développement dans une région arriérée et marquée par la pauvreté.

 

Dans son article pour Qiushi, le magasine bimensuel du Parti, le chef du Parti Communiste du Tibet Chen Quanguo a écrit que le gouvernement devait considérer les plus de 1700 temples et monastères et 46 000 moines et nonnes comme des amis.

 

« Laissez les moines et les nonnes dans les temples et les monastères se faire leurs impressions personnelles du parti et de l’attention et de la chaleur du gouvernement ; qu’ils ressentent la bienveillance du parti,  écoutent les paroles du parti et suivent la voie du parti », a encore écrit Chen dans Qiushi, qui signifie « chercher la vérité ».

 

Il a appelé à ce que les temples et les monastères de la région soient équipés de radios et de postes de télévision, de même que de salles de lectures et de journaux.

 

« Les moines et les nonnes ne devraient pas avoir à quitter leurs temples ou monastères pour comprendre les politiques du parti et du gouvernement et les progrès sociaux, ou la paix, la stabilité et la chance du Tibet. De cette façon ils seraient guidés dans la voie qui les mènera à vénérer la culture scientifique. »

 

Les abonnés ont reçu le dernier numéro du magasine vendredi.

 

Chen exprimait déjà une opinion similaire en écrivant fin 2013 que les officiels Chinois du Tibet doivent bâtir une « défense impénétrable » face au séparatisme et se lier d’amitié avec les moines et les nonnes, qui sont généralement vénérés dévotement par les bouddhistes tibétains.

 

Le gouvernement a tenté, avec divers degrés de succès, d’empêcher les Tibétains d’accéder aux informations sur internet ou par la télévision satellitaire concernant le leader spirituel en exil, le Dalaï-Lama, et le gouvernement en exil.

 

Mais beaucoup de Tibétains parviennent encore à obtenir ces informations, soit par la télévision satellitaire illégale, soit en contournant les restrictions chinoises sur l’internet.

 

Pékin dit du lauréat du Prix Nobel de la Paix qu’il s’agit d’« un loup déguisé en agneau » cherchant à employer des méthodes violentes pour instaurer un Tibet indépendant.

 

Le Dalaï-Lama, qui a fui en Inde après l’échec du soulèvement de 1959, déclare qu’il veut simplement une autonomie réelle pour le Tibet, et nie adhérer à la violence.

 

(Rapporté par Ben Blanchard, édité par Clarence Fernandez et traduit de l’anglais par Laure Dartiguepeyron)

Tibetan monks

 

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