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Séisme au Népal : l’héritage historique de Katmandou parti en fumée

Posté par cercletibetverite le 26 avril 2015

http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/04/26/seisme-au-nepal-l-heritage-historique-de-katmandou-parti-en-fumee_4622861_3244.html

Séisme au Népal : l’héritage historique de Katmandou parti en fumée

Le Monde.fr avec AFP |    26.04.2015 à 03h06  • Mis à jour le 26.04.2015 à 03h49

L’essentiel

  • Un puissant séisme de magnitude 7,8 a frappé le Népal samedi matin.
  • Le bilan humain de la catastrophe a augmenté tout au long de la journée et devrait continuer à s’alourdir à mesure que les opérations de secours continuent.
  • Les violentes secousses ont ébranlé certaines régions de pays voisins et provoqué des avanlaches meurtrières sur les pentes de l’Everest.

 

image: http://s2.lemde.fr/image/2015/04/26/534×0/4622862_6_bc5a_les-ruines-de-la-tour-de-dharhara-monument_baff2d4344bb82d3350868dab83b436c.jpgLes ruines de la tour de Dharhara, monument népalais du XIXe siècle.

Les ruines de la tour de Dharhara, monument népalais du XIXe siècle. AFP/PRAKASH MATHEMA

Un socle décapité, un nuage de poussière, des corps enfouis sous les décombres : les ruines de la grande tour Dharhara, monument du 19ème siècle, étaient samedi 25 avril à l’image du centre historique de Katmandou, après le très puissant tremblement de terre de magnitude 7,8 qui a secoué le pays et causé la mort d’au moins 1 800 personnes.

Dans l’après-midi, la population et la police creusaient à mains nues la poussière et fouillaient les monticules de briques pour essayer désespérément d’extraire des rescapés coincés sous les décombres. Une équipe de secouristes a été déployée sur le site de Dharhara. Soixante cadavres ont été extraits des ruines selon la police.

Lire : Le séisme et les destructions au Népal, tragiques mais prévisibles

Edifiée pour la première fois en 1832, reconstruite après le tremblement de terre de 1934, le plus violent qu’ait connu le pays jusqu’à maintenant, la tour Dharhara, qui mesure 50 mètres de haut était l’un des monuments majeurs du patrimoine de Katmandou, avec la place Durbar ou de la stupa Swayambunath.

De couleur blanche et surmontée d’un minaret de bronze, Dharhara était particulièrement prisée des étrangers ainsi que des familles népalaises le week-end pour la vue panoramique qu’elle offrait sur la vallée du haut de ses neuf étages. L’édifice abritait un sanctuaire hindou dédié au dieu Shiva en son sommet.

image: http://s1.lemde.fr/image/2015/04/26/534×0/4622864_6_160b_la-place-durbar-classee-au-patrimoine-mondial_0744c3d7cb1adb3abfd9a823b92bdbbb.jpgLa place Durbar, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, détruite par le séisme de samedi au Népal.

La place Durbar, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, détruite par le séisme de samedi au Népal. AFP/PRAKASH MATHEMA

Valeur universelle exceptionnelle

Classée au patrimoine mondial de l’Unesco, la place Durbar, près de la tour, offrait le même spectacle de désolation. Plusieurs bâtiments s’étaient effondrés sur eux-mêmes, déversant un monceau de briques et de planches sur la chaussée.

Erigés par les rois Malla entre les 12ème et 18ème siècles, les édifices de la place Durbar constituent « une symbiose unique de l’hindouisme, du bouddhisme et du tantrisme », explique le site de l’Unesco. Sur Twitter, les internautes népalais exprimaient leur chagrin de voir partir en poussière l’héritage patrimonial du pays.

Voir l'image sur Twitter

Basantapur Durbar Sq (@UNESCO heritage site) photographed by grandfather in 1950s, & I today. Tragic at many levels.

« La place Durbar n’est plus. Probablement emblématique de la tragédie qui frappe le Népal aujourd’hui », a ainsi twitté un internaute avant d’envoyer un second message comparant une photographie de la place avant et après le séisme.

 

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Témoignage sur la situation des droits de l’homme au Vietnam à la Chambre des Députés du Canada

Posté par cercletibetverite le 25 avril 2015

Témoignage sur la situation des droits de l’homme au Vietnam à la Chambre des Députés du Canada

Do Hoang Diem

Le 21 avril 2015 à la Chambre des Députés du Canada, le Président de Viet Tan a  témoigné au sujet de la situation des droits de l’homme au Vietnam devant Sous-comité des Droits de l’homme Internationaux, dépendant du Comité Permanent des Affaires étrangères et du Développement International.


CHAMBRE DES DEPUTESSous-comité des Droits de l’homme Internationaux du Comité Permanent des Affaires étrangères et du Développement International

Situation sur les droits de l’homme au Vietnam

21 avril 2015

Do Hoang Diem Président de Viet Tan

Monsieur Scott Reid, Président du Sous-comité des droits internationaux,

Chers membres du Parlement,

Mesdames, Messieurs,

Je voudrais tout d’abord remercier le Sous-comité des droits de l’homme internationaux d’avoir organisé cette réunion et de me donner l’occasion de parler de la situation des droits de l’homme au Vietnam. A la fin de la guerre du Vietnam en 1975, le Canada a chaleureusement accueilli de nombreux réfugiés vietnamiens et leur a fourni un nouveau foyer. Nous tenons à vous exprimer notre profonde gratitude pour toute votre gentillesse et votre générosité

Cette année, le 30 avril marquera le 40ème anniversaire de la fin de la guerre du Vietnam. Etudions comment 40 ans de régime communiste a pu affecter le peuple vietnamien. Depuis 1975, le Parti Communiste Vietnamien (PCV) a instauré un des régimes les plus répressifs et corrompus de notre histoire. Immédiatement après avoir pris le contrôle du Sud Vietnam, le PCV a envoyé des centaines de milliers de gens dans des camps de prisonniers où des milliers de personnes sont mortes sous la torture, de famine, de maladie et d’épuisement à la tâche. De 1975 jusque dans les années 1990, leur régime de terreur a conduit de nombreuses personnes à fuir le Vietnam en masse. Parmi ceux qui ont tenté de fuir en bateau, beaucoup ont péri en mer ou ont été victimes des pirates, des centaines de femmes et de jeunes filles ont été violées ou enlevées.

Ce qui ressort peut être le plus de ce régime après 40 ans est leur bilan catastrophique en matière de droits de l’homme. Aujourd’hui, je voudrais concentrer ma présentation sur cinq domaines clés.

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Liberté d’expression et d’information

Au Vietnam, l’Etat contrôle tous les medias. La presse et les émissions de télévision étrangères sont censurées avant même que le public vietnamien n’en prenne connaissance. Le gouvernement réduit au silence toute critique par l’intimidation de la police, le harcèlement, les arrestations arbitraires, les condamnations et les lourdes peines de prison. Selon le classement 2015 de Reporters sans Frontières, le Vietnam figure au 175ème rang sur 180 pays dans le Classement mondial de la liberté de la presse.

En septembre 2013, le gouvernement a adopté le Décret 72 donnant tous pouvoirs à l’Etat pour réprimer l’expression sur les blogs Internet et les médias sociaux. En janvier 2014, ils ont adopté le Décret 174 instituant des peines sévères aux médias sociaux et aux internautes aux idées « anti-étatiques » ou « aux idéologies réactionnaires ». Le gouvernement utilise aussi des attaques DDOS pour fermer les sites internet s’opposant au régime, des logiciels espions et des logiciels malveillants pour pirater les ordinateurs des activistes. Selon Freedom House, ils emploient également des milliers de personnes pour façonner l’opinion publique et répandre des jugements favorables en faveur de l’Etat sur internet.

Les deux principales recommandations au Vietnam qui ressortent de l’Examen Périodique Universel de L’ONU en février 2014 étaient :

    • De créer des conditions favorables pour la liberté d’opinion, d’expression, et de réunion ;

 

  • De s’assurer que la liberté d’expression est protégée aussi bien hors ligne qu’en ligne et de permettre l’accès et l’utilisation d’internet sans restriction et de permettre aux blogueurs, aux journalistes et aux autres internautes et ONGs de promouvoir et de protéger les droits de l’homme.

Liberté de réunion et d’association

Le gouvernement vietnamien interdit tous les partis politiques, les syndicats et les organisations des droits de l’homme indépendants du gouvernement ou du Parti Communiste. Les autorités exigent une autorisation officielle pour les réunions publiques et refusent d’accorder des autorisations pour les réunions, les marches, ou les manifestations qu’ils considèrent irrecevables.

Cependant, au cours des dernières années, de nombreuses protestations ont éclaté au sujet des confiscations de terres par des fonctionnaires corrompus, des mauvaises conditions de travail, du Code du travail inadéquat et des conflits territoriaux avec la Chine. En réponse, les forces de sécurité de l’État sévissent régulièrement contre les personnes participant à ces manifestations et de nombreux militants ont été soit arrêtés soit condamnés jusqu’à 7 ans de prison.

Liberté de religion ou de croyance

Bien que la liberté de religion soit protégée par la Constitution vietnamienne ; il reste cependant beaucoup de décrets administratifs qui limitent de manière significative la liberté de religion. Plus récemment, le Décret 92 qui a été adopté en janvier 2013 étend plus encore le contrôle du gouvernement sur les groupes religieux.

Tous les groupes religieux sont tenus d’adhérer à une association de tutelle contrôlée par le Parti appelée le Front de la Patrie Vietnamienne. Ceux qui ne se plient pas à cette exigence sont souvent arrêtés et harcelés. Les groupes religieux les plus souvent ciblés par le gouvernement incluent l’église Cao Dai, l’église Bouddhiste Hoa Hao, l’église Protestante, les Catholiques Rédemptoristes et l’Église Bouddhiste Unifiée du Vietnam. À titre d’exemple, les autorités locales essaient de forcer la délocalisation de la Pagode Lien Tri, une branche de l’Église Bouddhiste Unifiée du Vietnam, alors que ça fait 60 ans qu’elle occupe son emplacement actuel. Les autorités évoquent pour raison principale que la pagode serait une plaque tournante pour les organisations de société civiles non-autorisées, notamment le Conseil Interconfessionnel du Vietnam.

On peut peut-être mieux comprendre la situation actuelle du Vietnam en lisant le Rapport du Rapporteur Spécial de l’ONU sur la liberté de religion ou de croyance après sa visite au Vietnam en juillet 2014. M. Heiner Bielefeldt écrit dans son rapport qu’ “alors que la vie religieuse et la diversité religieuse sont une réalité dans le Vietnam d’aujourd’hui, l’autonomie et les activités des communautés religieuses ou de croyance, soit des communautés non reconnues, demeurent limitées et risquées. Les droits à la liberté de religion ou de croyance de ces communautés sont extrêmement bafoués et font face à une surveillance constante, à l’intimidation, au harcèlement et à la persécution”.

Droits politiques

Le Vietnam est un État à parti unique dans lequel le Parti Communiste Vietnamien (PCV) détient tout le monopole sur le pouvoir politique. Ce monopole garanti par l’Article 4 de la Constitution qui a récemment été modifiée en 2013, stipule que le PCV est la seule force “dirigeante de l’État et de la société”. Comme indiqué précédemment, tous les partis politiques d’opposition sont interdits et sévèrement persécutés. Les membres de l’Assemblée du Vietnam sont élus au suffrage universel ; cependant, tous les candidats sont examinés de près par le PCV lui-même contrôlé par le Front de la Patrie Vietnamienne. Ceci a valu au Vietnam d’être nommé à la 7ème place par Freedom House, 1 étant la meilleure place et 7 étant la pire.

Par conséquent, le PCV contrôle toutes les branches du gouvernement et selon Freedom House, “l’adhésion au Parti est largement considérée comme un moyen de se faire un chemin dans les affaires et dans la société, et la corruption et le népotisme parmi les membres du Parti est un problème constant”. Selon l’indice 2014 de Transparency International, le Vietnam figure au 119ème rang sur 175 pays en ce qui concerne les problèmes de corruption.

Malgré de nombreux obstacles, des défenseurs de droits de l’homme, des activistes pour la démocratie, des intellectuels et, de plus en plus, d’anciens hauts responsables du PCV ont ouvertement appelé à une réforme politique et à un plus grand respect des droits de l’homme. Le gouvernement a répondu par plus d’arrestations, d’harcèlement et d’intimidation ; une répression que beaucoup d’organisations internationales de droits de l’homme ont qualifié comme la pire des 20 dernières années.

Etat de droit

Au lieu de l’État de droit, le gouvernement vietnamien a misé sur “l’autorité par la loi”, une approche qui applique les lois régissant la sécurité nationale pour supprimer les droits fondamentaux. Pour restreindre la liberté d’expression, les activistes sont accusés sur la foi d’articles formulés vaguement dans le Code pénal comme “propagande contre l’Etat » (Article 88), “subversion de l’administration du peuple » (Article 79), ou “abus des libertés démocratiques afin d’attaquer l’intérêt de l’Etat et les droits légitimes et les intérêts des organisations et/ou des citoyens” (Article 258). De plus, le système judiciaire vietnamien est sous le contrôle du PCV. Lors de cas d’affaires politiques, les procès ont souvent été menés à la hâte et manquent régulièrement de la partialité qui est exigée par les lois internationales.

Les lois vietnamiennes autorisent également “la détention administrative” sans procès, considérant les dissidents pacifiques comme une menace à la sécurité nationale, beaucoup sont assignés à résidence surveillée. Pour éviter toute critique de la part des organisations internationales, les autorités font parfois appel à des accusations apolitiques telles que “la fraude fiscale” pour mettre les activistes en prison. Par exemple, dans son Rapport 2014 sur les Droits de l’homme et la Démocratie, le bureau des affaires étrangères du Royaume-Uni et du Commonwealth avait indiqué que le Vietnam était “un pays difficile” et avait fait la remarque suivante : “il y a un manque de transparence et de responsabilité dans l’ensemble du système juridique. Nous craignons que l’Etat utilise les tribunaux pour punir les dissidents sur des accusations sans fondement. Par exemple, dans le cas de Le Quoc Quan, dont la condamnation à 30 mois de prison pour fraude fiscale a été confirmée en appel en Février 2014, le Royaume-Uni a estimé qu’il avait été emprisonné pour avoir exprimé ses opinions sur la religion, la corruption et la réforme agraire, et que son procès était injuste”.

Recommandations

En conclusion, pour protéger les droits de l’homme et en fin de compte pour soutenir la démocratie au Vietnam, je voudrais faire les recommandations suivantes.

1. Appeler à la libération des prisonniers politiques :

Je demande à ce que le Gouvernement du Canada rejoigne l’Examen Périodique Universel 2014 des Nations Unies en demandant au gouvernement vietnamien “de libérer immédiatement tous les prisonniers politiques détenus et tous les prisonniers détenus pour leur expression pacifique ou leurs croyances religieuses”. On estime qu’il y a actuellement des centaines de prisonniers politiques au Vietnam. La liste des prisonniers les plus en vue inclut notamment l’avocat Le Quoc Quan ; les blogueurs Ta Phong Tan, Nguyen Dinh Ngoc et Nguyen Huu Vinh ; l’activiste des droits fonciers Tran Thi Thuy ; le musicien Viet Khang ; l’activiste Bui Minh Hang, les pasteurs Duong Kim Khai et Nguyen Cong Chinh ; et les défenseurs catholiques pour les droits de l’homme comme Ho Duc Hoa, Dang Xuan Dieu et Nguyen Dang Minh Man.

2. Travailler pour une société civile :

L’Ambassade du Canada au Vietnam devrait rencontrer et soutenir les organisations populaires indépendantes, particulièrement celles qui luttent pour une réforme sociale, une réforme du système juridique et pour les droits de l’homme. Il serait de plus très utile de rencontrer les défenseurs des droits de l’homme en prison ainsi que leurs familles.

3. Insister pour une réforme juridique :

Le Gouvernement du Canada peut insister pour que le Gouvernement vietnamien supprime les Articles 79, 88 et 258 du Code pénal ; ainsi que les Décrets Administratifs 72, 92 et 174. Les représentants de l’Ambassade du Canada devraient demander à assister aux procès politiques et insister pour que le Gouvernement vietnamien respecte les droits de réunion, de liberté d’expression et de création d’organisations civiques.

4. Intégrer les aspects des droits de l’homme dans toutes les relations bilatérales :

Le Gouvernement du Canada peut inclure la réforme juridique et la liberté sur internet dans l’ordre du jour quand il fait la promotion de l’éducation et du commerce avec le Vietnam ; il peut développer une sorte de feuille de route où les améliorations en matière de droits de l’homme seraient connectées à l’économie ou à la sécurité ; il peut soulever les questions touchant les droits de l’homme lors de leurs visites aux organes exécutifs et parlementaires au Vietnam.

#####Pendant longtemps, la communauté internationale, et particulièrement le gouvernement et le peuple canadiens, a soutenu les droits de l’homme au Vietnam. Nous vous remercions de tout ce que vous avez fait. Nous pensons qu’un Vietnam libre et démocratique, où les droits de l’homme sont respectés, est dans le meilleur intérêt pour la Région Asie-Pacifique, et même plus encore. Nous demandons votre soutien pour que notre pays soit libre et que les droits de l’homme soient respectés, pour que le Vietnam puisse devenir un partenaire fiable et solide pour une Asie du Sud-Est sûre et prospère.

Merci encore de m’avoir invité aujourd’hui et j’espère vraiment avoir le plaisir de travailler avec beaucoup d’entre vous dans le futur.

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Discours de M. Do Hoang Diem (pdf)

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Au Népal, «de nouvelles secousses pourraient aggraver la situation»

Posté par cercletibetverite le 25 avril 2015

http://www.lefigaro.fr/international/2015/04/25/01003-20150425ARTFIG00133-au-nepal-de-nouvelles-secousses-pourraient-aggraver-la-situation.php

Au Népal, «de nouvelles secousses pourraient aggraver la situation»

  • Par                              Caroline Piquet
  • Publié                                     le 25/04/2015 à 17:07
Les gens tentent de déblayer un site du patrimoine historique de l'Unesco qui a été sévèrement endommagée par un tremblement de terre le 25 Avril 2015. Il s'agit du Durbar Square, un site qui regroupe de nombreux temples.

Les gens tentent de déblayer un site du patrimoine historique de l’Unesco qui a été sévèrement endommagée par un tremblement de terre le 25 Avril 2015. Il s’agit du Durbar Square, un site qui regroupe de nombreux temples.                                                    Crédits photo : PRAKASH MATHEMA/AFP

INTERVIEW – En contact avec ses équipes au Népal, Mike Penrose, directeur général d’ACF décrit au Figaro.fr la situation sur place. Il craint que d’autres secousses frappent encore le pays.

Un puissant séisme de magnitude 7,9 a fait près des centaines morts au Népal et causé d’importantes destructions à travers le pays, qui compte près de 28 millions d’habitants. Les équipes d’Action contre la Faim (ACF), présentes dans le pays depuis 2011, sont en train de se rendre dans les zones touchées afin d’évaluer l’ampleur des dégâts et des besoins. En contact avec ses équipes au Népal, Mike Penrose, directeur général d’ACF décrit au Figaro la situation sur place.

LE FIGARO – Quel est l’étendu des dégâts matériels et le bilan humain à l’heure où nous parlons (il est 16h en France)?

Mike Penrose. - Katmandou étant située à quelque 90 km de l’épicentre, beaucoup de vieux bâtiments et de vieux monuments ont été détruits à travers toute la ville. Certains sont restés debout mais ont été fragilisées par les secousses et menacent de s’effondrer. Entre l’épicentre et Katmandou, il y a aussi toute une vallée peuplée qui a été touchée, avec de de nombreux villages ruraux. Certains ont été très touchés, d’autres un peu moins. Concernant le bilan humain, il ne va cesser de s’alourdir. On va très vite dépasser les 900 morts. S’il est trop tôt pour savoir combien de personnes ont été touchées par ce drame, on peut déjà imaginer l’ampleur des dégâts: il y a plus de 6 millions d’habitants dans un rayon de 100 km autour de l’épicentre.

Comment s’organisent les secours?

Le gouvernement, les ONG et les Nations unies se sont déjà réunies il y a quelques heures pour organiser les premiers secours et réaliser une enquête de besoins. Du côté d’Action contre la faim, nous avons une équipe de 20 à 30 personnes déjà sur place. Malgré l’usage d’un téléphone satellite, les télécommunications sont très mauvaises depuis le séisme. Mais nous avons eu quelques contacts avec notre équipe et je dois vous dire que les nouvelles ne sont pas très encourageantes. Nos membres, habitués à ces situations d’urgence, sont actuellement en train d’évaluer les besoins de première nécessité comme la fourniture de repas, d’eau propre, de logement, de sanitaires. Tous les gens sont actuellement dehors, car il est dangereux pour eux de rester à l’intérieur des bâtiments qui pourraient s’effondrer.

Katmandou se situe dans une zone de montagne, la ville était-elle préparée à ce genre de catastrophe?

Non, pas du tout. C’est une zone très active d’un point de vue sismique: ils ont déjà connu un séisme dans les années 1930 ayant fait près de 10.000 morts. À l’époque, Katmandou avait été litteralement rasée. Plus récemment, la ville a été de nouveau touchée à la fin des années 1980. Il y avait eu plusieurs centaines de morts. Il faut imaginer une grande ville, avec des petites allées, beaucoup de bidonvilles, des bâtiments qui ne sont pas du tout aux normes pour résister à de telles secousses. Ce qui est à craindre, ce sont les répliques. Après un premier séisme, il y a toujours une seconde secousse, normalement moins violente, qui se manifeste (une deuxième secousse de magnitude 6,6 aurait été enregistrée après la première, selon un institut météorologique indien. NDLR) . C’est ce qu’on appelle en anglais «l’Aftershock». Ces nouvelles secousses pourraient aggraver la situation, faire tomber les immeubles déjà fragilisés et compliquer la tâche des secours.

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Tashi Rabten, ancien prisonnier, s’exprime sur son passé et sa foi en la poésie

Posté par cercletibetverite le 25 avril 2015

 

    http://www.tibet-info.net/www/Tashi-Rabten-ancien-prisonnier-s.html#.VTu0mTqJgdU

  Tashi Rabten, ancien prisonnier, s’exprime sur son passé et sa foi en la poésie

vendredi 24 avril 2015 par Monique Dorizon , Rédaction

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Tashi Rabten
© T.C.H.R.D.

Tashi Rabten est un écrivain tibétain, poète et rédacteur en chef de la Province tibétaine de l’Amdo, aujourd’hui Province du Sichuan. Il a été libéré en mars 2014 [1] après avoir purgé une peine de quatre ans à la prison de Mianyang [2], dans le Sichuan.  Il était étudiant à l’Université du Nord-Ouest pour les nationalités et a édité le journal en langue tibétaine « Shar Dungri » aujourd’hui interdit. Il a également publié Trag-yig (« Lettres de sang« ), compilation de ses poèmes, notes et écrits sur la situation au Tibet après les manifestations de 2008 [3]. Dans une conversation récente qui circule sur divers sites de réseaux sociaux, Tashi Rabten parle de ses expériences en tant qu’étudiant universitaire et prisonnier politique, et de sa nouvelle foi en la puissance de la poésie.  Voici une traduction de l’interview parue initialement en tibétain sur son blog :

Moyens de subsistance : « Je n’ai aucun ennemi. Je suis ma propre volonté« .

- Mon nom est Tashi Rabten. Theurang est mon nom de plume. Je suis de Dzoege [4]. Qualifiez-moi comme une personne qui a refusé de faire partie du rêve chinois. Il n’y a aucune connexion entre le rêve chinois et moi. Je ne veux pas faire partie d’un gouvernement ou d’une organisation. J’aime la liberté. À l’heure actuelle, je dirige un ja khang (salon de thé) à Ngaba [5]. Il offre une variété de thés tibétains et chinois.  Je crois que l’on doit avoir des moyens de subsistance indépendants. Je suis sûr que les gens à l’intérieur et l’extérieur du pays m’observent. Donc, je ne veux pas entendre dire : « Regardez Theurang. Il ne peut même pas se nourrir« . Aux critiques cyniques, je veux envoyer ce message : « Bien que Theurang ne possède pas de bol de fer, il ne va pas mourir de faim. Il veut avoir une vie indépendante« .

Vous étiez un prisonnier politique du Tibet. Quels sont vos points de vue au sujet des prisonniers politiques ? – « Prisonnier politique » est un terme très connoté. Pour être honnête, je ne comprends pas la politique. J’ai été emprisonné pour avoir composé des œuvres littéraires. En d’autres termes, j’ai été criminalisé pour avoir exprimé mon point de vue. Même lors de mon procès, j’ai dit au juge que les écrivains tibétains devraient avoir un espace ouvert pour s’exprimer. Je maintiens ce point de vue. Que ce soit dans le Tibet ou ailleurs, si quelqu’un me dit d’abandonner ma plume, je n’accepterai jamais cela. Je pourrais tolérer quoi que ce soit, mais je ne pense pas que je puisse tolérer que l’on me demande de couper les liens avec la littérature tibétaine.

Parlez-nous un peu de votre expérience en prison ? Il a été dit que vous lisiez beaucoup de livres. – Oui, j’étais capable de lire de nombreux livres en prison. Appelez-le « Tourner l’adversité en amitié« ,si vous voulez. La plupart des livres que j’ai lus étaient en chinois. Normalement les prisonniers  n’ont pas le temps de s’asseoir et de lire des livres. Tout le monde doit travailler. Si vous avez de nombreuses « étoiles » (système de notation de la prison) pour votre travail, votre peine de prison sera réduite. Mais j’ai continué à écrire aux autorités de la prison, en disant que je n’avais pas commis de crime et que je ne pouvais pas travailler. Heureusement, le directeur de notre prison, par rapport aux chefs d’autres prisons, n’était pas insensible aux Tibétains. C’était un homme raisonnable. Il m’a permis de lire des livres. Quand j’étais en prison, j’ai dit à un de mes amis que je n’avais pas d’ennemis. Le fait que j’ai vécu en prison était dû à un choix que j’ai fait. Depuis que j’ai exercé mon propre choix, je n’ai de haine contre personne. Et je n’ai pas de regrets.

Qui est votre plus grande inspiration dans la vie ? – Ma mère. Elle ne sait ni lire ni écrire, mais c’est une femme forte et honorable. Surtout dans les moments d’adversité, elle est très forte. Elle a soutenu toutes les décisions que j’ai prises dans ma vie. Elle ne s’y oppose pas. Elle s’est toujours levée et m’a encouragé. Outre le fait qu’elle aimait son enfant, comme font toutes les mères, comme être humain elle a une vision ouverte. Pour cela, je lui suis très reconnaissant.

Il n’y a rien que vous vouliez faire ? – Je veux voyager dans toutes les régions du Tibet et décrire avec des  mots la joie et la souffrance et le plaisir et la douleur de mes compatriotes. Je veux étudier la tradition tibétaine et la langue anglaise.

Pouvez-vous revenir sur votre vie à l’université ? Quelle a été votre plus grande récompense  en tant qu’étudiant à l’université ? – J’étais étudiant à l’Université du Nord-Ouest pour les nationalités en Amdo. Pendant mon séjour à l’université, j’ai été « transformé » en prisonnier politique. D’étudiant, je suis devenu prisonnier. C’était en quelque sorte ma récompense. En outre, comme étudiant d’université, j’ai eu l’occasion de réfléchir sur tout, émettre des doutes et débattre de toutes sortes d’idées. J’étais heureux d’avoir trouvé un tel environnement académique particulier.

Votre livre Trag Yig (« Lettres de sang« ) est bien reçu par les lecteurs au Tibet. Quelle est votre appréciation de ce travail ? – Trag Yig est mon premier livre. Il a été bien accueilli par les lecteurs. Le livre a raconté l’époque terrible que nous avons eu à traverser. Je crois qu’un écrivain doit être capable de se lever et d’exprimer son point de vue sur ce qu’il vit. J’ai eu à composer Trag Yig à la hâte. J’ai été obligé de l’écrire après avoir assisté à l’effusion de sang des Tibétains des trois provinces ; j’avais à le faire, parce que les voix d’autres écrivains tibétains ont été muselées. Le livre témoigne de la vérité.

Qu’est-ce que la poésie pour vous ? Allez-vous continuer à écrire et à publier ? – Je vais continuer à écrire. Dans le passé, j’ai essayé d’écrire des essais et des poèmes. Maintenant, je veux me concentrer uniquement sur la poésie. Malgré les difficultés de la prison, c’est la poésie qui m’a sauvé. Écrire des poèmes m’a donné le courage et la perception. Les poèmes m’ont apporté soutien et réconfort. Dans le passé, j’aimais la poésie. Maintenant la poésie est ma foi, ma religion. Je ne pourrai jamais renoncer à cette foi. Je peux apparaître comme celui qui poursuit une entreprise commerciale (avec mon salon de thé), mais c’est juste un besoin temporaire. Ce n’est pas ma foi. Il semble qu’un ou deux de mes collègues poètes soient déçus par le fait que j’ai ouvert un salon de thé. C’est parce qu’ils ont placé trop d’espoir sur moi. Je crois que, peu importe quel travail on fasse, on ne devrait pas abandonner sa foi et son rêve. Si j’avais renoncé à la poésie après l’ouverture d’un salon de thé, alors mes amis poètes et lecteurs devraient être déçus. Mais ce n’est pas le cas. J’ai foi dans la poésie. À l’avenir, je vais exprimer mes sentiments en mots et les transformer en textes.

Source : TCHRD, 31 mars 2015

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Séisme au Népal : des lieux historiques détruits, des victimes ensevelies

Posté par cercletibetverite le 25 avril 2015

Séisme au Népal : des lieux historiques détruits, des victimes ensevelies

Europe 1Cécile Bouanchaud avec agencesPublié à 09h44, le 25         avril 2015, Modifié à 11h17, le 25         avril 2015
Séisme au Népal : des lieux historiques détruits, des victimes ensevelies
                                                            Des Népalais tentent d’extraire les corps des victimes ensevelies sous les décombres de la tour de Dharhara, détruite après le séisme au Népal.  © AFP                                                    
europe 1

Par Cécile Bouanchaud avec agences

Le séisme a provoqué la destruction d’habitations à Katmandou, et fait des victimes. Au moins 50 personnes sont piégées sous les décombres de la tour historique de Dharahara.

La terre a tremblé jusqu’à New Delhi. Un puissant séisme de magnitude 7,9 a ébranlé samedi le Népal, selon l’Institut américain de géophysique (USGS). De fortes secousses ont été ressenties dans ce pays himalayen et dans certaines régions de l’Inde. Ce très violent séisme a provoqué la destruction d’habitations à Katmandou et fait de nombreuses victimes, dont au moins deux morts. Au moins 50 personnes sont coincées sous les décombres d’une tour historique de la capitale. Aucun bilan humain précis n’a pu être obtenu dans l’immédiat.

Un séisme d’une profondeur de 15 kilomètres. Le séisme de magnitude 7,9 sur l’échelle de Richter a frappé samedi le centre du Népal, à 68 km à l’est de Pokhara, à mi-chemin entre cette ville et Katmandou, la capitale. Le tremblement de terre est survenu à une profondeur de 15 kilomètres, selon l’institut américain de veille géologique (USGS). Selon les médias locaux, les secousses ont duré entre 30 secondes et deux minutes.

Séisme au Népal : des lieux historiques détruits, des victimes ensevelies dans NÉPAL          Simon Lewis         @lewissv

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Le Népal touché par un séisme de magnitude exceptionnelle. http://bit.ly/1EqZO1N 

Deux jeunes filles meurent dans le tremblement. Une fillette a été tuée par la chute d’une statue dans un parc de Katmandou. Et une adolescente de 15 ans a trouvé la mort en Inde, près de la frontière népalaise, dans l’effondrement de sa maison. Des blessés aux membres fracturés ont été acheminés vers le principal hôpital de Katmandou.

50 personnes sous les décombres d’une tour. Plusieurs immeubles se sont effondrés et des maisons réduites à l’état de ruines. Les photos postées sur les réseaux sociaux montrent des bâtiments détruits, de larges fissures dans les rues et des habitants angoissés assis dehors, certains avec leur bébé dans les bras.

Au moins cinquante seraient piégées sous les décembres de la tour historique de Dharahara. Une dizaine de corps ont été extraits des ruines de cette tour située dans le centre de la capitale népalaise. Haute de 62 mètres, la tour qui s’est effondrée permettait d’avoir une vue panoramique sur Katmandou et sa vallée.

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« Tout le monde est dans la rue, les gens se précipitent à l’hôpital », raconte un journaliste de Reuters. « Autour de moi, les murs des maisons se sont effondrés dans la rue. Toutes les familles sont dehors dans la cour, blotties les unes contre les autres, les secousses continuent », a également rapporté un journaliste de l’AFP à Katmandou.

Voici une vidéo montrant les dégâts matériels sur l’une des places principales de la capitale :

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Le séisme provoque des avalanches. Selon la chaîne CNN, le tremblement de terre a également provoqué des avalanches dans la région du mont Everest. Sur Twitter, un alpiniste raconte s’être enfuit de sa tente en courant pour y échapper. Un autre dit être bloqué dans un camp de base et demande « de prier pour eux ».

Ressenti jusqu’à New Delhi. A New Delhi « vous pouvez voir des images de nos studios, où les fenêtres ont tremblé et tout a été secoué pendant un très long moment, peut-être une minute ou plus », a déclaré une présentatrice sur la chaîne indienne NDTV. « Nous n’avons pas d’informations sur les victimes, nous sommes submergés d’appels », a dit un policier dans un centre de contrôle de l’Etat voisin de Bihar.

« Nous sommes en train de réunir davantage d’informations et nous nous efforçons de venir en aide à ceux qui ont été touchés, chez nous et au Népal », a tweeté le Premier ministre indien. L’aéroport international de Katmandou a été fermé jusqu’à nouvel ordre, indique la compagnie indienne Jet Airways. Et l’agence humanitaire de l’ONU en Asie s’est dit prête à intervenir.

 

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Maldives: Amnesty International dénonce une dictature tropicale

Posté par cercletibetverite le 24 avril 2015

    Publié le 24-04-2015                                     Modifié le 24-04-2015 à 10:32

Maldives: Amnesty International dénonce une dictature tropicale

                                      Par                   RFI
mediaDes policiers anti-émeutes arrêtent un partisan de l’ancien président des Maldives, Mohamed Nasheed, après l’annonce de la suspension des élections présidentielles de 2013. Mohamed Nasheed avait gagné le premier tour.AFP PHOTO/Ishara S. KODIKARA

L’archipel des Maldives était connu pour ses îles « lune de miel ». Elle l’est désormais pour ses coups de bâtons contre les manifestants pacifiques qui osent critiquer le gouvernement. Dans un rapport publié ce jeudi 23 avril 2015, Amnesty International dénonce un climat de peur et d’intimidations sous les cocotiers.

Quand le paradis touristique tourne à la dictature tropicale… Ce nouveau rapport d’Amnesty International fait 17 pages (voir ci-dessous), 17 pages d’exactions et d’atteintes aux droits humains. Abbas Faiz, l’un des enquêteurs de l’ONG basé à New Delhi résume : « Le gouvernement des Maldives veut faire régner une atmosphère de peur, d’intimidation par la répression. En même temps, nous avons pu constater sur place que la population continue de s’opposer à cette répression et qu’elle a besoin d’un soutien de l’étranger. »

L’ONU avait déjà exprimé ses préoccupations le mois dernier lorsque Mohamed Nasheed, l’ancien président renversé en 2012, a été condamné à 13 ans de prison pour terrorisme. Depuis, l’ex-ministre de la Défense, Mohamed Nazim, a lui aussi été condamné à 11 ans de prison, cette fois pour tentative de coup d’état. Les journalistes qui osent critiquer le gouvernement reçoivent des menacent de morts et toutes les manifestations d’opposition à l’actuel président Abdulla Yameen se terminent par une pluie de coups de bâtons. « Les gens qui sont battus sont des manifestants pacifiques. Soudain venus de nulle part, des groupes armés de toutes sortes d’objets s’en prennent à la foule. Ils ne font pas que battre les manifestants, ils les aspergent d’essence aussi parfois. Et la police ne fait rien, donc aucun d’entre eux n’est traduit en justice », détaille Abbas Faiz.

Et la terreur n’est pas cantonnée aux manifestations : des fêtes religieuses, des concerts reçoivent également la visite de ces bandes armées. Les enquêteurs d’Amnesty international ont passé cinq jours aux Maldives sans être reçus par les autorités. L’organisation de défense des droits de l’homme estime à la fin de son rapport qu’un embargo touristique ne mènerait à rien, ce qu’il faut c’est accroitre les pressions de la communauté internationale.

→ Lire le rapport d’Amnesty International sur les attaques contre les droits civils et politiques aux Maldives

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Programme détaillé de 7ème édition du Salon de la Culture tibétaine 25-26 avril 2015 à Paris

Posté par cercletibetverite le 24 avril 2015

http://www.tibet.fr/agenda/1357/

Le     25 avril 2015         à PARIS / PAGODE DE VINCENNES,      

Programme détaillé de 7ème édition du Salon de la Culture tibétaine

salon

Mardi 21 avril 2015, par Communauté Tibétaine // Salon Culture

Programme détaillé de 7ème édition du Salon de la Culture tibétaine à la Pagode de Vincennes.

Au programme de week-end :

L’accueil du public commencera à partir de 9h30, au samedi 25 avril 2015.

Le samedi 25 avril, 2015

9h30 : Prière de la fumigation ( Sangsol ).

10h15 : Conférence de Vénérable Geshe Dakpa Tsondue consacrée à l’initiation de la Méditation Bouddhiste.

11h00 : Projection du film  » Semshook  » réalisé par Siddharth Annad Kumar. 116 minutes

12h15 : Projection du film  » L’enfant volé, le 11ème Panchen Lama », Ce film a été réalisé par Ludovic Segarra qui dure 52 minutes. Un débat aura lieu après la projection du film.

15h00 : Gen Samten la assurera une séquence de la lecture de la Poésie tibétaine afin de rendre un hommage aux écrivains tibétains, qui consacrent leurs vies pour la sauvegarde de la littérature tibétaine.

15h45 : Spectacle de chants et de danses du Tibet par le groupe artistique de ’la Communauté Tibétaine de France et ses Amis »

17h00 à 19h45 : Korshey, ( Danses traditionnelles et contemporaine du Tibet), tous les visiteurs du salon sont invités à participer aux danses tibétaines.

Le dimanche, 26 avril 2015

10h30 : Projection du film  » Nous ne sommes pas moines  » réalisé par Pema Dhondup, 120 minutes.

12h00 : “Le Tibet intérieur”, un film d’Eva Cirnu, 60 minutes. Pause du déjeuner.

14h00 : Vénérable Geshe Tenzin Khedrup la donnera un enseignement sur les 12 liens d’interdépendances pour introduire à la théorie de la réincarnation selon les préceptes Bouddhistes.

15h30 : Spectacle de chants et de danses du Tibet par le groupe artistique de ’la Communauté Tibétaine de France et ses Amis »

16h45 : Vénérable Tenzin Penpa, présidera la cérémonie de la dissolution du mandala.

17h30 : Korshey.

Veuillez nous aider à faire connaître cet événement dédié à la Culture tibétaine laquelle est menacée sérieusement de disparaître au Tibet.

Merci de nous aider à faire circuler ce programme en le partageant avec vos amis et en parlant autour de vous. Nous vous attendons en nombreux pour ce week-end dédié à la culture tibétaines.

Métro : Paris Métro : Porte Dorée Venez nombreux !!!

Le Tibet intérieur

Un film de Eva Cirnu 60 minutes / 2014

’’Le Tibet intérieur’’ est un documentaire indépendant dédié à la lutte des Tibétains pour la préservation de leur culture et identité en exil.

À travers de magnifiques images et des témoignages émouvants, le documentaire rend hommage au courage des Tibétains et présente leurs efforts pour préserver leur art, langue, et religion, tout en dénnonçant le bafouement des droits humains au Tibet.

Filmé en Inde et au Canada, le documentaire capte le même sens d’urgence, que ce soit dans les grandes communautés en exil (100,000 Tibétains en Inde) ou de plus petites (100 Tibétains vivant à Montréal).

Depuis l’occupation chinoise, en 1949, les Tibétains sont devenus minoritaires dans leur propre pays. Leurs droits humains les plus fondamentaux y sont bafoués, alors qu’ils luttent pour préserver leur langue, culture et identité.

Depuis 2009, 124 Tibétains se sont auto-immolés, dans un geste de protestation ultime. En dehors du Tibet, 150,000 Tibétains vivent en exil. La liberté qu’ils y ont retrouvée leur a permis de continuer leur lutte et de préserver leur culture, mais ils ont dû redoubler leurs efforts et le faire tout en s’adaptant aux différents pays qui les accueillent.

SEMSHOOK :

Un film de Siddharth Anand Kumar / 116 miutes 2011

Un voyage dans les Himalayas, la quête d’un homme pour la vérité. Tenzin est un Tibétain né en Inde, qui désire ardemment explorer sa vraie patrie. Il saute sur sa moto et s’embarque pour une quête personnelle à la recherche de son identité, et pour découvrir la beauté indescriptible et les merveilles de son magnifique pays.

Mais le Tibet est une nation en état de siège, sous un régime répressif. Alors que Tenzin rencontre sur son chemin l’amitié, la camaraderie et même l’amour, il ne peut échapper aux horreurs d’un monde politique dont il ne veut pas faire partie. Pendant son voyage, il décide de franchir l’une des frontières les plus volatiles. Cherchant seulement le chemin de la paix, à la fois en lui et pour le pays qu’il aime, Tenzin doit trouver le courage de chercher la vérité même si cela l’amène à affronter de terribles dangers.

We are no monks, (NE SOMMES PAS MOINES) :

Un film de Pema Dhondup / 120 minutes 2011

Quatre amis à Dharamsala partent en ’mission’ mais leur véritable personnalité est finalement révélée.

Tournée dans les environs de McLeod Ganj, à Dharamshala, et au camp tibétain Delhi, en Inde, c’est une histNoire qui parle des rêves, des aspirations et des désirs de quatre amis qui, en raison des frustrations sociales, politiques et économiques, complotent pour devenir des terroristes.

L’enfant volé, le 11ème Panchen Lama :

un film de Ludovic Segarra / 52 minutes (2006)

Gendun Choekyi Nyima est ainsi le plus jeune prisonnier politique du monde. Il est le onzième panchen-lama, l’un des plus hauts dignitaires du bouddhisme tibétain. Parce que le dalaï-lama l’a reconnu comme la réincarnation de la prestigieuse lignée des panchen-lamas, le gouvernement chinois l’a enlevé avec sa famille en 1995.

Ce film reprend chronologiquement les événements qui ont conduit à cet enlèvement afin de nous faire comprendre les enjeux et l’avenir du Tibet.

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Le Gouvernement tibétain en exil demande la libération du Panchen Lama

Posté par cercletibetverite le 24 avril 2015

http://www.tibet.fr/dossiers_speciaux/quand-la-chine-liberera-t-elle-le-panchen-lama/

 

Quand la Chine libérera-t-elle le Panchen Lama ?

panchen Lama

Le Panchen Lama avant son kidnapping dans les années 90

 

Le Gouvernement tibétain en exil demande la libération du Panchen Lama

By Richard Finney 2015-04-23
Le week-end dernier, le gouvernement tibétain en exil à demander à la Chine qu’elle libère la deuxième plus importante personnalité religieuse du Tibet. Il y a 20 ans, la dictature avait kidnappé l’enfant reconnu par les Tibétains comme la réincarnation du Panchen Lama alors qu’il n’avait que 6 ans. Depuis nous sommes toujours sans aucune nouvelle.
Gedgun Choekyi Nyima, qui devrait fêter ses 26 ans cette année, serait toujours en détention avec sa famille depuis 1995. Pékin, non contente de kidnapper un enfant, substitua un autre jeune homme, Gyaincain Norbu, au rang de Panchen Lama, pour autant les Tibétains ne le reconnaissent pas comme la 11ème réincarnation du Panchen Lama.

Le 21 avril 2015, dans une déclaration officielle, l’Administration Centrale du Tibet, basée en Inde, appelait les supporters du Tibet à travers le monde à s’unir en une action coordonnée prévue en mai pour demander la libération du jeune lama :

“A l’occasion de la Journée Internationale de Solidarité pour le Tibet prévue le 17 mai 2015, nous vous demandons d’étendre votre action au soutien de  la libération du 11ème Panchen Lama et de tous les prisonniers politiques du Tibet ( … ) Cette année, la journée de solidarité pour le Tibet correspond avec les 20 ans de sa disparition.  »

Bien que les comités des Nations Unis contre la Torture ou pour les Droits des Enfants ont appelé la Chine à donner des informations sur le Panchen Lama, cette dernière fait la sourde oreille, refuse toute visite ou appel téléphonique et maintient sa détention.

La recherche des réincarnations des lamas tibétains sur le territoire chinois est désormais soumis à l’approbation de Pékin et de ses hauts dignitaires religieux qu’elle considère patriotiques et qui ont donc cure de la liberté des Tibétains.

Toutefois les autorités chinoises ont de grandes difficultés à faire accepter leur candidat Gyaincain (Gyaltsen en Tibétain) Norbu qui est souvent décrié comme le « Panchen chinois ». En Août dernier, les monastères traditionnellement loyaux au Dalaï Lama ont été peu enclin à recevoir l’officiel Panchen du Parti Communiste lors de sa tournée, ce qui leur a valu des menaces de la part des autorités chinoises.

 

________________________________________

Vous comprendrez ainsi la stratégie centralisatrice du Parti Communiste Chinois qui rêve déjà d’un  » Dalaï Chinois  » et son courroux quand le Dalaï Lama déclare ne pas vouloir se réincarner, la propagande chinoise s’appuyant, aussi paradoxal soit-il, sur la reconnaissance des réincarnations.

France Tibet

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Des villageois tibétains bloquent les travaux d’une autoroute

Posté par cercletibetverite le 24 avril 2015

http://www.tibet.fr/actualites/des-villageois-tibetains-bloquent-les-travaux-dune-autoroute/

23/04/15 | 9 h 49 min    

Des villageois tibétains bloquent les travaux d’une autoroute

Les Tibétains bloquent les travaux d'autoroutes à Sangchu

Les Tibétains bloquent les travaux d’autoroutes à Sangchu

Les villageois tibétains dans la province de Gansu (Amdo) protestent actuellement contre le projet d’extension d’une autoroute chinoise à travers une zone de pâturage nomade, bloquant l’avancement des travaux avec leur corps et exigeant l’arrêt immédiat du chantier, selon les sources.

Cette protestation qui a débuté le 10 avril dernier comprend des habitants de plusieurs villages dont ceux de la municipalité de Gengya du canton de Kanlho (Gannan) dans la préfecture autonome tibétaine, à précisé la source locale au service tibétain de Radio Free Asia.

Le nombre de tibétains qui seraient impliqués par ces futurs travaux n’était pas immédiatement clair, mais « la construction de cette autoroute pourrait affecter environ 689 tibétains et leurs moyens de subsistance, » à ajouté la source, préférant garder l’anonymat.

« Ils se sont assis et proteste depuis près de 10 jours maintenant, »

Jusqu’à présent, les autorités n’ont fait aucune promesse de compensation financière pour ceux qui sont susceptibles d’être affectés par les travaux.

« Au lieu de cela, ils ont convoqué quelques anciens du village pour des interrogatoires et les ont directement menacés. »

« Si les autorités procèdent à la construction, en dépit de nos protestations, ils doivent fournir une compensation pour la terre, »

Les prairies « coupées en morceaux »

Séparément, une deuxième source a confirmé la manifestation, citant les préoccupations sur d’éventuels dommages que les travaux causeraient à une source d’eau qui est utilisée toute l’année par les éleveurs à un endroit appelé Demey Natak.

« Nous sommes sérieusement blessé lorsque notre prairie, partie intégrante de nos vies, est coupée en morceaux pour la commodité des transports chinois, » at-il dit.

« Dix jours se sont écoulés depuis que nous avons commencé cette protestation et que nous utilisons nos petits moyens afin que notre prairies ne soit pas meurtrie. »

L’an dernier, plus d’une centaine de résidents tibétains d’un autre canton de Sangchu avaient protesté contre la saisie de terres agricoles pour la construction de routes liées à l’exploitation minière de l’or et des opérations industrielles.

Le 2 Avril, 2014 des manifestations de tibétains de la ville de Hortsang étaient intervenues deux semaines après d’autres manifestations locales contre des saisies de terres tibétaine par le gouvernement, et avaient rapidement attiré la police sur le lieu de protestation.

Rapporté par Lhuboom pour RFA service tibétain. Traduit en anglais par Karma Dorjee. Rédigé par Richard Finney et traduit en français par France-Tibet.

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NGABA ( TIBET), 21 avril 2O15 : JO JAYANG, 27 ans, écrivain tibétain, arrêté sans explications précises …

Posté par cercletibetverite le 24 avril 2015

http://www.tibet.fr/actualites/china-arrests-tibetan-writer-ngaba/

21/04/15 | 21 h 24 min par Phuntsok Yangchen    

NGABA ( TIBET), 21 avril 2O15 : JO JAYANG, 27 ans, écrivain tibétain, arrêté sans explications précises …

China Arrests Tibetan Writer from Ngaba (photo:tibettimes.com)

China Arrests Tibetan Writer from Ngaba (photo:tibettimes.com)

Le coup de filet sur les écrivains de la région de Ngaba continu…

Les autorités chinoises ont arrêté un écrivain tibétain du canton de Ngaba la semaine dernière, connu depuis plusieurs années par les tibétains pour ses protestations contre le gouvernement chinois, nous précise Meo Kungam un ancien prisonnier politique qui réside maintenant en Australie.

Jo Jayang 27 ans plus connu sous le nom de Lomig, a été arrêté vendredi dernier autour de 23h30 heure locale pour des raisons inconnues.

Lomig, moine au monastère de Kirti était connu pour ses écrits critique et audacieux à l’égard du gouvernement chinois.

Kungam note que de nombreux écrivains ont indiqué qu’il avait écrits à propos du soulèvement de mars 2008 au Tibet, sur les immolations, sur la destruction de l’environnement, le déni de la liberté de parole et d’expression. Ce sont sans doute l’ensemble de ses écrits qui doivent avoir conduit à son arrestation.

Comme les autres cas évoqué régulièrement, le sort actuel de Lomig reste, à l’heure actuelle, inconnue.

Lomig est originaire de Meruma dans le canton de Ngaba dans l’Amdo et il est le fils de Dorkho et Zamkar.

Lomig a organisé un certain nombre de discussions et débats avec d’autres écrivains tibétains Gosher, Sengdor, Gurung Pundrol et Shokjang.

L’écrivain tibétain Shokjang a été arrêté le mois dernier avec son beau-frère par la police chinoise pour avoir écrit un article sur son blog décrivant la situation tendue et la forte présence militaire à l’approche du 10 mars (anniversaire du Soulèvement du Peuple Tibétain).

Chanteurs tibétains, écrivains, et artistes qui effectuent la promotion de l’identité nationale tibétaine et de la culture sont la cible des répressions en cours orchestré par Pékin sur les intellectuels, ces répressions se sont surtout intensifié après les Jeux olympiques de Beijing en 2008.

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