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Pétition pour la libération de Tenzin Delek Rinpoché

Posté par cercletibetverite le 26 mars 2015

 

25/03/15 | 20 h 55 min par France Tibet   

Pétition pour la libération de Tenzin Delek Rinpoché

tenzin delek 12 ans

Amis du peuple du Tibet,
Tenzin Delek Rinpoché, un chef religieux tibétain très respecté, est en prison depuis plus de 12 ans; il purge une peine à perpétuité pour un délit qu’il n’a pas commis.
il a été emprisonné à tort. Son seul «crime» a été de consacrer sa vie à aider sa communauté, travaillant sans relâche pour préserver l’identité tibétaine, la culture et l’environnement du Tibet. Il a été persécuté pour son soutien au Dalaï Lama, sa promotion du bouddhisme tibétain et pour son travail de développement culturel et social au Tibet.
Framed portrait of Tenzin Delek Rinpoche

De récentes nouvelles  indiquent que Tenzin Delek Rinpoché est en très mauvaise santé, avec une maladie cardiaque, de l’hypertension artérielle et d’autres problèmes médicaux inquiétants.  Ses douze ans de prison et les maltraitances, en particulier les tortures,  n’y sont pas pour rien.

International Tibetan Network lance une action mondiale pour la libération urgente de Tenzin Delek Rinpoché.
Vous pouvez participer à cette pétition en vous rendant ce lien de Tibetan heroes
http://freetibetanheroes.org/free-tenzin/

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Parcours Nyima Dorjee, du Tibet à Mulhouse

Posté par cercletibetverite le 26 mars 2015

http://www.lalsace.fr/haut-rhin/2015/03/26/nyima-dorjee-du-tibet-a-mulhouse

Parcours Nyima Dorjee, du Tibet à Mulhouse

La ville de Mulhouse compte, dit-on, des représentants de 136 nationalités différentes. Parmi eux, il y a Nyima Dorjee, le seul et unique Tibétain de la Cité du Bollwerk. Réfugié politique, le jeune homme de 25 ans a quitté son pays natal à l’âge de 15 ans pour échapper à la répression chinoise et finir par arriver en Alsace par le plus grand des hasards.

Aujourd’hui 05:00 par Édouard Cousin , actualisé Hier à 23:15 Vu 150 fois
Réfugié politique tibétain désormais installé à Mulhouse, Nyima Dorjee a participé à la commémoration du soulèvement tibétain, samedi 14 mars, devant la mairie.Photo  L’Alsace/
Réfugié politique tibétain désormais installé à Mulhouse, Nyima Dorjee a participé à la commémoration du soulèvement tibétain, samedi 14 mars, devant la mairie.Photo  L’Alsace/

Comment ce jeune Tibétain de 15 ans qui s’était réfugié dans la montagne himalayenne, au-dessus de son village de Zerkar, dans la province de Kham, pour échapper à la police chinoise aurait-il pu imaginer qu’il allait se retrouver, dix ans plus tard, en France, en Alsace, à Mulhouse, pour poser les jalons d’une nouvelle vie ?

La nécessité de fuir, le hasard des rencontres, et les mystères de l’administration française ont décidé, en partie, du tournant que la vie de Nyima Dorjee allait prendre. Avant de découvrir les fleischschnackas en ferme-auberge dans les Vosges, les soirées de concerts à la Filature et au Noumatrouff et les villas du Rebberg, le jeune homme a connu le beurre de yack, les hauts plateaux enneigés et les infortunes de l’occupation chinoise.

Du haut de ses 15 ans, l’adolescent d’alors n’est pas un révolutionnaire, mais il est baigné dans la culture tibétaine qui ne peut se résoudre à accepter l’occupation du puissant voisin. « Les Chinois ont détruit notre culture, notre langue, notre jeunesse, estime-il. Il est encore possible de parler le tibétain dans la rue, mais on ne peut pas l’étudier. À l’école, l’enseignement, les textes, les livres : tout est en chinois. Si l’on possède une photo du dalaï-lama ou si l’on parle de politique, on est considéré comme un criminel. »

Quel acte héroïque a donc forcé Nyima Dorjee à quitter sa terre natale ? Le jeune homme raconte : « Une fête avait été organisée dans mon village pour fêter les 50 ans de l’occupation chinoise – ou de la “libération du pays”, selon les termes employés par notre envahisseur –. Une grande cérémonie devait glorifier la Chine, ses investissements au Tibet, les améliorations apportées à mon pays. Le moment fort de la fête devait être la remise, par les autorités chinoises, de camions à mon village et aux villages voisins. »

Le soir précédant la célébration, le gamin et deux de ses copains s’arment de feuilles de papier et de feutres. Ils écrivent des messages politiques demandant que le Tibet retrouve sa liberté. « Dans la nuit, nous sommes allés coller ces affiches sur les camions, cadeaux de la Chine », relate-t-il.

Au petit matin, évidemment, c’est la catastrophe. On parle d’outrage. L’incident est sur toutes les lèvres. La police lance ses recherches et promet de frapper fort. « Mais, chez nous, la prison, c’est affreux. Les Tibétains sont torturés puis laissés pour mort. » Par crainte de connaître ce triste sort, Nyima Dorjee part, seul, dans la montagne. « J’y suis resté caché pendant trois jours. Puis je suis retourné voir mes parents. Ils m’ont dit que la police me cherchait. Mon père et ma mère m’ont donné de l’argent et m’ont conseillé de partir. Il n’y avait pas de temps à perdre, j’ai dû prendre ma décision très vite. » C’est ainsi que le garçon quitte ses parents. Pour très longtemps peut-être.

Il emporte deux sacs de tsampa, de la farine d’orge grillé, qui constitue l’aliment traditionnel de base au Tibet, et qui sera sa seule source d’alimentation, avec de la neige fondue, pendant plusieurs semaines. Son but : l’Inde.

Il gagne d’abord Lhassa, à pied le plus souvent, et parfois en grimpant dans des camions. Nyima sait que les passeurs qui peuvent le faire sortir du pays se trouvent dans la capitale. Il confie l’argent que ses parents lui avaient donné à un homme qui lui donne rendez-vous, de nuit, dans un cimetière ! Il se retrouve parmi un groupe qui a le même projet que lui et, le soir même, sur le coup des 2 h du matin, la troupe prend la route.

En bus d’abord jusqu’à la ville de Shigatsé. Puis c’est à pied que le périple continue. « Pendant environ vingt-cinq jours, nous avons marché. Presque tout le temps dans la neige. De nuit uniquement. Pendant les journées nous étions cachés et nous nous reposions. Sur le chemin, nous avons vu des corps sans vie. Des personnes qui tentaient de fuir et qui, malades, blessées ou à bout de forces, avaient été abandonnées là. »

Le groupe qui évolue à haute altitude passe au Népal sans même s’en rendre compte. Il reste encore quinze jours de marche pour atteindre les faubourgs de Katmandou. Là, la diaspora tibétaine est organisée. Nyima Dorjee est rhabillé et il peut enfin manger autre chose que de la farine d’orge grillé. À vol d’oiseau, le réfugié politique n’a fait que quelques centaines de kilomètres ! La route est encore longue avant de voir les sommets vosgiens.

Il est alors encore sous la responsabilité des passeurs qui le font grimper dans un bus qui va lui permettre de rejoindre l’Inde. Celui qui est encore presque un enfant arrive à Dharamsala, au nord de l’Inde, où vit une importante communauté tibétaine et où le dalaï-lama a trouvé refuge. La fougue de l’adolescence et la fréquentation de compatriotes arrachés à leur terre le font replonger dans l’action politique. Il est de toutes les manifestations anti-chinoises. Du coup, il est arrêté plusieurs fois par la police indienne et fait même un court séjour en prison.

La situation ne peut plus durer. La grande sœur de Nyima Dordjee, réfugiée depuis plusieurs années déjà à Dharamsala, le convainc de partir. Elle lui parle de terres prospères : l’Occident. « Je ne connaissais rien ni personne en Europe. Mis à part un ami que je m’étais fait en Inde et qui m’avait dit qu’il voulait aller à Paris. »

C’est de nouveau parti. De nouveaux passeurs l’emmènent en Iran, puis en Turquie, en Italie et enfin en France. Non sans mal, et avec l’aide de personnes de la communauté tibétaine, il retrouve bien son ami. Mais il est à la rue et vit dans le plus grand dénuement. On lui conseille de se rendre à la préfecture, à Versailles, pour entamer les démarches de demande d’asile politique.

Ses premiers mois en France sont rythmés par les appels au 115 (le service d’urgence sociale). On lui communique l’adresse d’endroits où il pourra dormir et manger, au jour le jour. Il contacte ensuite l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) pour obtenir un récépissé qui lui permettra de trouver un toit. Après avoir dormi ici ou là, changé d’endroit toutes les deux semaines, l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) lui annonce un beau jour : « il n’y a plus de place en Cada (Centre d’accueil de demandeurs d’asile) en région parisienne mais il y a une place à Mulhouse ! »

C’est dont parti pour l’Alsace. L’accueil est meilleur mais Nyima continue d’être ballotté entre petits hôtels et chambres en foyers. Il cohabite, parfois non sans mal, avec des réfugiés d’autres pays avant de pouvoir enfin bénéficier officiellement du statut de réfugié politique. C’était le 13 février 2014 et c’est le début d’une nouvelle vie pour le jeune homme.

Il commence par suivre (ce qui est obligatoire) 180 heures de cours de français et passe un examen en vue de décrocher le diplôme initial de la langue française. « Je l’ai réussi ! C’est mon premier diplôme en France », se réjouit le Tibétain, qui se fait plutôt bien à sa ville d’adoption. « Ça me plaît beaucoup. J’ai trouvé les gens très gentils et très polis. Et puis la région est très calme ! »

Son objectif, désormais : gagner sa vie par lui-même. Il recherche une formation, frappe à la porte de Pôle emploi, sans grande réussite. Heureusement, il rencontre aussi des gens qui l’aident, comme l’ancien directeur de l’association Sémaphore qui prend le jeune homme sous son aile. D’autres Mulhousiens l’emmènent à des concerts de rock ou de musique classique, l’invitent à les accompagner en montagne.

Puis, coup de chance, la mission locale lui parle de l’association Épices qui lance une nouvelle formation. Il s’agit d’une période de remise à niveau avant d’intégrer une formation qualifiante dans le monde de l’hôtellerie-restauration. « Grâce à Épices et aux personnes qui m’ont aidé, j’ai trouvé un petit chemin dans la vie et un projet ! Je trouve que Mulhouse est une bonne chance pour moi », conclut le jeune homme qui s’imagine déjà cuisinier dans un restaurant où il pourrait, qui sait, faire découvrir aux Alsaciens les soupes tibétaines ou les momos, autre spécialité de son pays natal.

Il est encore possible de parler le tibétain dans la rue, mais on ne peut pas l’étudier

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PARIS, 14 mars 2015 : Discours de Monsieur Robert BADINTER lors du rassemblement européen pour le Tibet

Posté par cercletibetverite le 25 mars 2015

http://www.tibet.fr/actions/paris-14-mars-2015-discours-de-monsieur-robert-badinter-ancien-ministre-de-la-justice-lors-du-rassemblement-europeen-pour-le-tibet/

24/03/15 | 18 h 59 min par France Tibet   

PARIS, 14 mars 2015 : Discours de Monsieur Robert BADINTER lors du rassemblement européen pour le Tibet

PARIS, 14 mars 2015 : Discours de Monsieur Robert BADINTER lors du rassemblement européen pour le Tibet dans Tibet badinter-paris-2015-e1427284207278

Monsieur Robert BADINTER, Ancien Ministre de la Justice,
PARIS
14 mars 2015

« Mes chers amis, je m’interrogeais sur ce qu’à PARIS , vous rassemblés, Français, Tibétains, Citoyens d’autres Nations, je pourrai vous faire entendre et j’ai délibérément décidé parce que nous sommes ici à Paris, dans cette ville qui a vu naître la Déclaration des Droits de l’Homme, j’ai voulu précisément rappeler l’Esprit de tant d’années et de décennies d’entretiens et de discussions avec Sa Sainteté le Dalai Lama de façon à ce qu’il soit à cet instant et par ma voix présent parmi nous et avec nous. Le message que le Dalai Lama Tenzin Gyatso a toujours enseigné, et j’en suis le témoin est un message de spiritualité et d’humanité dans un monde qui est marqué par le matérialisme quand ce n’est pas par la cupidité et par la cruauté quand ce n’est pas la barbarie.
« Par ce qu’à l’orée de sa vie, le Dalai Lama a vu son pays le Tibet, envahi et écrasé par une puissance étrangère il est devenu, au delà de la cause des Tibétains qui nous est si chère, un messager de la paix universelle, cette condition première qui fait le bonheur des peuples.
L’humanité pour le Dalai Lama, elle s’exprime dans le respect constant de la dignité et des droits de l’autre de nos frères humains. Pour Tenzin Gyatso, les Droits de l’Homme sont la charte politique de l’humanité toute entière. Ils sont les droits de TOUS les êtres humains PARTOUT dans le monde, ces droits précieux et fragiles, comme nous le rappelle l’Histoire, ils ne se conçoivent, dans son message, qu’universels et indivisibles. Car, que seraient les Droits de l’Homme s’ils n’appartenaient qu’aux sociétés riches et développées alors que des milliards d’êtres humains vivent dans la misère, la maladie, l’ignorance ?
« Et où… auprès de qui…l’être humain accablé trouvera-t-il refuge ou secours sinon dans la solidarité de ses frères et sœurs ?
« Ce message qui inspire l’enseignement et la vie du Dalai Lama, il prend toute sa dimension par la spiritualité. Face à la violence dans le monde, le Dalai Lama a toujours opposé les seules forces qui vaillent : celle de l’Esprit et celle de la justice.
Si le Dalai Lama, incarnation en exil d’une nation occupée et opprimée a maintenu haut et fort les droits du peuple tibétain, c’est parce qu’il a choisi de faire de la non-violence une arme spirituelle a nulle autre pareille.
« Oui, nous croyons comme le Dalai Lama qu’une cause juste doit pour l’emporter faire appel inlassablement à la conscience humaine parade à la violence mortelle.
« A cet égard le Dalai Lama s’inscrit directement dans la filiation de Gandhi.
« Je me souviens, il y a quelques années de cela, que les dirigeants chinois exaspérés par sa force tranquille, ont dénoncé le Dalai Lama comme « un loup caché sous la robe d’un moine ». C’est d’ailleurs le terme de « simple moine » qu’utilisait le Dalai Lama, lui-même pour se qualifier au moment où il recevait à Oslo le Prix Nobel de la Paix !
« Et si pour ceux qui connaissent le Dalai Lama, nous voyons bien la robe, nous ne distinguons pas les traits du loup….et disons le simplement, les dirigeants chinois nous paraissent peu qualifiés pour jouer le rôle du Petit Chaperon Rouge !
« La vérité est plus sage : Le Dalai Lama Tenzin Gyatso est un HOMME DE PAIX !
Il sait que la résistance spirituelle d’un peuple opprimé à travers le temps, à travers les épreuves, finit toujours par remporter la victoire.
« Le Dalai Lama croit à la force du Droit ; et parce que la cause des Tibétains nous le savons comme lui est juste, elle finira par triompher de ses oppresseurs.
« Ce qu’il demande pour le peuple Tibétain, (il ne demande même pas l’indépendance parfois je le regrette) il ne demande pour le Tibet que :
– La sauvegarde de son identité culturelle si importante dans le concert des civilisations et le respect des droits fondamentaux de tous et donc des Tibétains.
-Mettre un terme à un régime d’oppression et à un génocide culturel
-Instaurer un régime d’auto- gouvernement et construire un état de droits au Tibet.
Il n’y a rien là qui ne menace l’intégrité de la République Chinoise ni sa souveraineté internationale !
« Aussi mes amis, nous continuerons inlassablement à soutenir par les voies du Droit et la force spirituelle de la justice, tous ensemble, sans violence ni provocation, mais avec résolution et constance, la juste cause des Tibétains. »

https://www.facebook.com/mireille.rosenberger/posts/

Le très beau discours de Robert BADINTER, prononcé à Paris le 14 mars, lors de la déclaration du soutien de l’Europe au combat pour la liberté du Tibet et retranscrit par Mireille Rosenberger

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Washington : Hommage à M. Lodi Gyari au Capitole

Posté par cercletibetverite le 24 mars 2015

24/03/15 | 13 h 43 min   

Washington : Hommage à M. Lodi Gyari au Capitole

L’association International Campaign for Tibet a organisé une réception dans l’immeuble Russell au Sénat américain pour rendre hommage à M. Lodi Gyari, qui a pris sa retraite en décembre dernier, en tant que Président du conseil exécutif de l’organisation. Parmi les invités figuraient Nancy Pelosi leader démocrate du Congrès, le sénateur Mark Kirk, Ileana Ros-Lehtinen, membre du Congrès Tom Emmer, Kaydor Aukatsang, Représentant de Sa Sainteté le Dalaï Lama, l’ancien Coordonnateur spécial des États-Unis pour les questions tibétaines Greg Craig; Richard Gere, Président du Conseil d’International Campaign for Tibet,  Mme Annette Lantos, le personnel du département d’Etat, des représentants d’ONG, etc.

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Les orateurs ont tous salué la contribution de M. Gyari au service de Sa Sainteté le Dalaï Lama et du peuple tibétain depuis des décennies à Washington. M. Gyari a eu un apport important dans le soutien pour le Tibet aux États-Unis et a sensibilisé beaucoup de personnes en dehors du gouvernement.

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Arrestation de 7 moines du monastère de Tsenden

Posté par cercletibetverite le 24 mars 2015

http://www.tibet-info.net/www/Arrestation-de-7-moines-du.html#.VRFoYOFBRfB

Arrestation de 7 moines du monastère de Tsenden

mardi 24 mars 2015 par Monique Dorizon , Rédaction

Sept moines tibétains ont été arrêtés dans le Comté de Sog [1], le 14 mars 2015 alors que la police s’en prenait au monastère de Tsenden.
Les moines arrêtés se nomment Namgyal Tsultrim, Lodoe Tenzin, Tsultrim Gojhay, Tsultrim Namgyal, Thabkhay Lhundup, Jigme Tsultrim, et Jigme Drakpa.
La police n’a pas donné de raisons précises à leur arrestation.

Plus de 50 caméras de vidéosurveillance sont installées dans les locaux du monastère afin de contrôler les mouvements et les activités des moines de ce monastère.

Namgyal Tsultrim avait déjà été détenu pendant sept jours en 2011 pour des contacts présumés avec les « forces séparatistes exilées« . Il avait été à nouveau arrêté le 6 octobre 2012, et détenu pendant près de cinq mois dans le Comté de Nagchu et pendant 3 mois 11 jours dans un centre de détention à Toelung, près de Lhassa.

Les moines doivent vivre dans la peur constante, subissant surveillance et contrôles extrêmes. Avec des caméras partout dans le campus du monastère, les moines sont soumis à un harcèlement constant, même la nuit quand ils se déplacent pour utiliser les toilettes.

Les autorités chinoises interdisent aux Tibétains de moins de 18 ans de s’inscrire au monastère. La répression du gouvernement chinois sur les sites de réseaux sociaux et les applications de micro-messages s’est intensifiée dans la région depuis début mars 2015.

Source et photo : Phayul, 18 mars 2015.

 

7 monks arrested in Sog County
[Wednesday, March 18, 2015 11:47]
Namgyal Tsuiltrim/photo-N Tharpa

Namgyal Tsuiltrim/photo-N Tharpa

DHARAMSHALA March 18: Seven Tibetan monks have been arrested in Sog County on March 14 as Chinese police clamped down on Sog Tsenden monastery, Ngawang Tharpa, a Tibetan living here said.

Tharpa said the monks arrested were Namgyal Tsultrim, Lodoe Tenzin, Tsultrim Gojhay, Tsultrim Namgyal, Thabkhay Lhundup, Jigme Tsultrim, and Jigme Drakpa.

Tharpa added that the police did not give any specific reasons for their arrests. He said there are over 50 CCTV cameras installed in the monastery premises to monitor the movement and activities of the monks of Tsenden Monastery.

Tharpa said Namgyal Tsultrim had already been detained for seven days in 2011 for alleged contacts with the “exiled separatist forces”. He was arrested again on October 6, 2012, and had been detained for almost 5 months in Nagchu County and for 3 months 11 days in a detention centre in Toelung near Lhasa.

Tharpa expressed concerns that the monks have to live in constant fear amid heavy surveillance and monitoring. “With cameras all over the monastery campus, monks are subject to constant harassment even at night when they move around to use the restrooms,” said Tharpa.

He also said the Chinese authorities are prohibiting Tibetans below 18 years of age to enroll into the monastery.

Tharpa also recalled his sources reporting about Chinese government’s crackdown on social networking sites and mircomessaging applications in the region since the start of this month.

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Lobsang Kalsang a manifesté seul dans les rues de Ngaba avant d’être arrêté par la police

Posté par cercletibetverite le 23 mars 2015

http://www.tibet-info.net/www/Lobsang-Kalsang-a-manifeste-seul.html#.VRBQ3OFBRfA

Lobsang Kalsang a manifesté seul dans les rues de Ngaba avant d’être arrêté par la police

lundi 23 mars 2015 par Monique Dorizon , Rédaction

Lobsang Kalsang, jeune moine de 19 ans du monastère de Kirti, Comté de Ngaba [1], a été arrêté le 17 mars 2015 vers 15h40 (heure locale) à la suite d’une manifestation dans Ngaba.
Seul, pendant quelques minutes, il a arpenté les rues en criant des slogans tels que « Liberté pour le Tibet !« . Il tenait un portrait du Dalaï Lama dans sa main gauche et lançait des lungtas [2] de l’autre.
Peu de temps après sont arrivées les forces de police qui l’ont emmené vers un lieu inconnu.

Lobsang Kalsang est originaire du village de Chukle Gupma, Charuwa Yultso, Comté de Ngaba. Il est entré très jeune au monastère de Kirti pour y suivre des études bouddhiques.

Sources : The Tibet Post International et Radio Free Asia, 17 mars 2015.

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[1] Ngaba est à la fois une Préfecture (Aba ou 阿坝藏族羌族自治州 en chinois) de la région tibétaine de l’Amdo (actuelle province chinoise du Sichuan) et un district de cette Préfecture (Ngawa ou Ngaba, རྔ་བ་རྫོང་ , en tibétain, Aba ou 阿坝县en chinois)
Localiser Ngaba (« Aba ») au centre de cette carte.
Le monastère de Kirti est situé au nord-ouest de Ngaba, sur la carte ci-dessous.

[2] Lungta ou »chevaux de vent », drapeau coloré imprimé de mantras ou de prières que le vent propage.
Lungtas, les "chevaux du vent"

 

 

Monk protesting for a “free Tibet” arrested and abducted in Ngaba

Tuesday, 17 March 2015 20:10 Oliver Arnoldi, Tibet Post International
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Tibet-Lobsangkalsang-2015Undated photo of Lobsang Kalsang. Photo: TPI

Dharamshala – Chinese authorities in Ngaba County in north-eastern Tibet detained a Tibetan Buddhist monk earlier today for staging a peaceful solo protest while shouting slogans including: « free Tibet ». »Lobsang Kalsang – a 19-year-old monk from Kirti Monastery – was arrested while staging a solo protest in the streets of Ngaba shouting slogans protesting against Chinese rule in Tibet, » Ven Kanyak and Lobsang Yeshi – from Kirti Monastery in Dharamsala – told the Tibet Post International (TPI) this afternoon.

« Kalsang walked around for several minutes [at approximately 3.40pm local time] while carrying a portrait of His Holiness the Dalai Lama in his left hand and distributing windhorse prayer flags, » Kanyak and Yeshi added, citing contacts in Tibet.

« Chinese security personnel arrived at the site of the protest shortly after, » they said, adding that « his current condition and whereabouts remain unknown. »

Kalsang is a native of Chukle Gupma village, Charuwa Yultso, Ngaba County in the Amdho region of north-eastern Tibet (Ch: Aba County, Ngawa Tibetan and Qiang Autonomous Prefecture in the north-west of Sichuan province). He joined Kirti Monastery at a young age to become a monk where he trained in Buddhist studies.

His father’s name is Tsering and his mother’s name is Dechen. They have three children; Kalsang is the middle child.

The disappearance of Kalsang follows the abduction of Gedhun Phuntsok – another monk from Kirti Monastery – on March 8.

A large number of armed Chinese security forces and police have been deployed in the streets of Ngaga and the surrounding area during the past few weeks. Sources say that the Chinese government has imposed tighter control over the movement of local Tibetans, including monks at Kirti Monastery.

The heightened security presence appeared to be aimed at preventing protests on Tibetan National Uprising Day on March 10, which commemorated the 1959 Tibetan revolt against Chinese rule.

The Chinese regime has also recently imposed severe restrictions on internet and phone connections throughout Tibet in a greater attempt to prevent information reaching the outside world.

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Retour sur le conflit entre tibétains en exil lors de la commémoration du 10 mars à New-York

Posté par cercletibetverite le 23 mars 2015

23/03/15 | 15 h 45 min   

Retour sur le conflit entre tibétains en exil lors de la commémoration du 10 mars à New-York

Capture d’écran 2015-03-23 à 13.56.21

source : huffingtonpost 

Traduction France-Tibet

Chaque année le 10 mars les Tibétains en exil commémorent le soulèvement du peuple tibétain de 1959 contre l’occupation brutale et illégale par les communistes chinois. L’échec de la rébellion armée a finalement abouti à une répression violente des Tibétains, et la fuite du Dalaï Lama en exil. Après plus de six décennies sous occupation, sans aucun signe d’un changement dans les relations diplomatique avec le Chine, de nombreux exilés tibétains et des groupes de soutient occidentaux se sont réunis à New-York le 10 mars dernier pour montrer leur solidarité avec les Tibétains au Tibet.

Malheureusement, les tensions entre les tibétains militant ont conduit à un accrochage publique, qui a été filmé et posté sur les médias sociaux. La vidéo montre les militants Rangzen (pour l’indépendance) et les partisans de la Middle-Way (voie du milieu) en conflit verbal à propos de marcher ensemble et du libellé présent sur les bannières qu’ils tenaient. Un policier américain est intervenu pour faire la médiation et préciser que chacun avait le droit à la liberté d’expression en vertu du Premier Amendement.

 

Image de prévisualisation YouTube

Cet incident révèle les divergences qu’il y a entre les militants tibétains, les uns accusant d’immobilisme du gouvernement tibétain en exil et les autre d’une approche trop agressive et radicale.

Certains militants tibétains de longues date ont été rempli de tristesse en regardant ce triste incident qui sera considéré comme «se tirer une balle dans le pied». Heureusement ces débordements n’ont pas été répété dans la marche européenne organisé quelques jours après à Paris le 14 mars, au cours de laquelle des milliers de personnes, dont le chef tibétain en exil, le Premier Ministre Lobsang Sangay ont assisté.

D’un certain point du vue, un tel conflit pourrait être considéré comme politique, d’un autre, il est symptomatique d’une tension sous-jacente entre la jeunesse exilé « éduqués » (qui on suivit de grandes études, droit international, politique…) et la vieille génération des Tibétains. En particulier ceux qui se sont installés en Amérique du Nord. Tsering Shakya a récemment écrit à propos de cet écart entre ces deux générations ‘Twice Removed « .

Depuis une trentaine d’années afin de lutter contre les inégalités racial, une grande partie des américains issue du milieu universitaire, est tombé à la merci d’une idéologie de gauche politiquement correct qui divise les gens au nom du post-colonialisme et du relativisme culturel. Par conséquence, beaucoup de tibétains et pro-tibétains aux États-Unis deviennent partisans d’un mouvement pseudo-intellectualiste, Occidentalise et marqué par un hyper-nationalisme et une politique identitaire forte. Souvent prétendant comprendre et parler au nom des Tibétains du Tibet (même si pour la plupart ils n’ont jamais été sur place) et suggérant indirectement que les Tibétains au Tibet sont en désaccord avec la politique de la Middle-Way du Dalaï Lama et de leurs dirigeants démocratiquement élus.

Il est d’ailleurs assez ironique de constater que certains des militants tibétains les plus engagés sur les droits humains et la liberté d’expression ont supprimé des commentaires sur certains réseaux sociaux ou ont répondu avec sexisme et une violence gratuite quand les gens étaient en désaccord avec eux…

Cette tendance à l’hyper-nationalisme culturel dans les mouvement tibétain en exil, pousse une minorité de tibétain a rejeter le soutient des « sauveurs blanc ». Ces petits groupes de Tibétains – dont la plupart ne parlent pas un mot de tibétain et ont passé la majeure partie, sinon la totalité de leur vie en Amérique du Nord ou en Europe – tentent maintenant de convaincre les Tibétains au Tibet et ceux en exil que la source de leurs problèmes n’est pas le partie communiste chinois, mais bien les blanc, les Occidentaux. Ce qui arrange bien le gouvernement chinois qui se frotte les mains de tout cela.

Cependant ce que cette minorité, qui développe une forme de racisme du blanc, oubli c’est que la majorité des fonds de l’étranger, les passeports, les visas, et le soutien pour les Tibétains en exil, les écoles, les projets d’éducation et ainsi de suite proviennent toujours de l’Europe, de l’Amérique du Nord et de l’Australie. À l’exception de l’Inde, qui est la terre d’accueil des tibétains, les riches pays asiatiques tels que le Japon, la Malaisie, Singapour et les Philippines n’ont pas fournit les mêmes niveaux de soutien politique, moral et financier. L’expression «ne pas mordre la main qui vous nourrit» toute désagréable à entendre est néanmoins pertinente ici. L’ironie de l’incident à New York, en dehors de l’évidence qu’un groupe essayait apparemment de restreindre la liberté d’expression d’un autre, est que les tibétains de l’exil s’empressent à obtenir des passeports américains et de l’éducation et c’est peut être la chose même qui divise et ternit le mouvement.

D’une part, certains Tibétains , comme Samdup Tenzin, ont fait valoir qu’un tel conflit est un symbole des tibétains de l’exil conservateur qui par leur mode d’opération cherchent à museler ces braves Tibétains qui parlent contre le statu quo et l’homogénéité politique. D’autre part, certains prétendent que le mouvement Rangzen (pour l’indépendance) manque de vision à long terme et qu’il menace même de mettre en péril la pérennité de la liberté pour les Tibétains au Tibet. L’ancien leader tibétain en exil, Samdhong Rinpoche a déclaré que ces Tibétains sont même plus dangereux pour le Tibet que les Shougdèn et les Chinois. Des mots forts, mais non sans raison. Si l’on passe au delà des émotions et des injures, il y a des choses malgrés toute intéressante dans les deux mouvements qui s’affronte actuellement

Retour sur le conflit entre tibétains en exil lors de la commémoration du 10 mars à New-York dans Tibet

 

 

 

Ces désaccords ne justifient ni la censure, ni la liberté d’expression, ni la diffamation et la calomnie de quiconque. Mais c’est aussi une liberté de parole que d’exprimer son souhait de ne pas être associé avec des gens qui ont une idéologie différente. Tout comme durant le mouvement des droits civique des noirs-américains au États unis tous n’étaient pas rangé derrière Malcom X. Une seule personne de couleur ne peut pas prétendre parler au nom de toutes et c’est leur droit fondamental que de se distancer de ceux qui n’ont pas les mêmes opinion. Pour la majorité des tibétains exilés , il n’y a pas de doute que le point de vue du Dalaï Lama sur cette question est la plus sage, beaucoup plus que celle de tout bien intentionnés que ce soit étudiant américain ou aspirant intellectuelle. Comme le dit le chercheur, Robbie Barnett :

Pendant ce temps, la jeunesse tibétaine en exil est face à un défi urgent: L’écart qui se creuse entre eux et les 97 % des Tibétains qui restent à l’intérieur du pays. Il est probable que l’avenir de la question tibétaine sera décidé par les Tibétains de l’intérieur – estimé à 6 millions de personnes. Ils lisent et écrivent dans leur langue maternelle avec plus d’aisance que leurs homologues en exil. Beaucoup d’entre eux parlent aussi couramment le chinois, la langue dominante du commerce, du gouvernement et de l’éducation au Tibet …. Après le décès du Dalaï Lama, ceux qui sont au Tibet risque de voir venir la génération en exil comme ayant des intérêts différents des leurs ou comme manquant de compétences et de connaissances nécessaires pour diriger l’effort de régler le différend avec la Chine.

Un moyen de sortir de la fracture est, comme l’a fait savoir à Londres Tsamtruk Passang, d’unifier les force autour d’une obtention à l’autodétermination du Tibet. Jusque-là, pour les Tibétains au Tibet, un tel conflit n’aide personne mais au contraire profite au gouvernement chinois et peut être un signe que les jeunes Tibétains en exil deviennent de plus en plus hors sujet. C’est une véritable tragédie qui ne sera pas facilement à résoudre sans, la discussion, un respect mutuel et une démarche plus ouverte.

Le parlement tibétain qui tenait le 17 mars sa 9 ème session à condamné ce « triste incident » de New York, appelant publiquement à un maintient de l’unité et faire respecter les principes démocratique. L’événement de New York met pour la première fois au jour les désaccord dans l’idéologie et la mis en oeuvre entre les différentes associations et ONG pro-tibétaines.

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Tibet : péril, exil et asile

Posté par cercletibetverite le 23 mars 2015

http://bondyblog.liberation.fr/201503230001/tibet-peril-exil-asile/#.VQ-qdeFBRfA

Tibet : péril, exil et asile

AMBIANCE lundi 23 mars 2015

Par Louis Gohin

Tibet : péril, exil et asile dans Tibet IMG_20141101_154808-640x320

À Conflans-Sainte-Honorine (78), des dizaines d’exilés politiques tibétains subsistent grâce aux habitants et aux associations. Mais la levée de la trêve hivernale approche : accueillis provisoirement par des structures publiques, ils recherchent dans l’urgence une solution d’hébergement pour les prochains mois. 

«Nous savons bien qu’en dormant ici, il y a le risque de se noyer. Nous sommes suspendus au-dessus de l’eau.» Conflans-fin-d’Oise, confluent inattendu. En novembre dernier, des tentes étaient encore encore perchées sur les balcons d’une passerelle pour piétons enjambant la Seine. D’autres, plantées sur la rive, étaient occupées par un groupe de femmes. Et à quelques mètres, un campement masculin était installé sur le béton, sous la nationale 184, juste au-dessus de la bretelle.

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Depuis quatre ans, des exilés politiques d’origine tibétaine sont accueillis par l’association catholique “La Pierre Blanche”, installée sur la péniche “Je Sers” à Conflans-Sainte-Honorine (78). Les quelques membres actifs, en lien avec des habitants et avec d’autres associations, suppléent tant bien que mal aux besoins élémentaires de ces réfugiés.

« Nous arrivons ici et nous sommes secourus, dit un homme arrivé depuis quelques mois. J’ai un toit, de la nourriture et des vêtements. Et nous avons une visibilité vis-à-vis des autres associations, qui nous aident pour tous les autres besoins. Nous pouvons nous exprimer, nous former et aller de l’avant ». Ancien berger, il risquait la mort chez lui parce qu’il acceptait de donner du lait à des fugitifs dans les montagnes.

Plusieurs exilés m’expliquent qu’ils sont venus parce que la France a la réputation de respecter les Droits de l’Homme. Une femme, qui a dû abandonner ses six enfants pour fuir, explique que les Tibétains viennent en France parce qu’ils espèrent pouvoir y vivre tranquillement, pratiquer leur langue et leur religion sans être inquiétés (voire abattus). Ils sont en nombre relativement faible, comparés à d’autres populations de demandeurs d’asile. À Conflans, ils sont une soixantaine, et une trentaine ont été accueillis à Andrésy (95).

« Nous sommes vraiment reconnaissants envers le gouvernement français», entend-on à plusieurs reprises. «En fait, ils mettent sur le compte de l’État jusqu’à l’aide qu’ils reçoivent des associations », explique une médiatrice bénévole. «Et en réalité, s’ils semblent enthousiastes, c’est parce que culturellement les Tibétains ne se plaignent pas.» La situation reste en effet très précaire. Tous n’ont pas trouvé d’hébergement. Cet automne encore, le froid, la vermine, la pollution sonore de la route, l’isolement de groupes de femmes alors vécu comme une insécurité extrême, annonçaient un hiver particulièrement éprouvant.

«Ne restez pas sous le pont»

«Les forces de police sont venues deux ou trois fois, raconte un homme. Ils nous ont dit “Ne restez pas sous le pont”. Dans ce cas c’est très difficile, où devons-nous aller ?» La mobilisation de solidarité a finalement porté ses fruits : les Tibétains ont pu se réfugier avant les grands froids dans une salle mise à disposition par la mairie, ou bien chez l’habitant. Les femmes ont pour la plupart été accueillies par l’hôpital des Mureaux.

Malgré ces solutions de court terme, beaucoup peinent à se loger. Un homme, arrivé il y a un an et demi, dort de temps en temps dans le logement Adoma d’un compatriote. Mais lui, n’a pas encore le sien. « C’est très difficile et ça prend beaucoup de temps. » Et lorsqu’il n’était pas accueilli, il partageait le pont avec ceux qui n’avaient pas sa chance. Comme eux, il arrivait parfois à se loger grâce au numéro 115. Lorsqu’il y avait de la place. IMG_20141101_114655

Encore faut-il franchir la barrière de la langue pour prendre son téléphone, acquis grâce aux aides sociales. Certains parlent anglais ; beaucoup essayent d’apprendre le français sur la péniche ou avec l’aide de Maisons de quartiers, comme à Sartrouville (78). Le RER n’est pas loin. «Je viens du Tibet, et toi, de quelle zone Navigo ?»

À l’heure actuelle, le printemps approche et la trêve hivernale touche à sa fin. Les associations s’activent dans l’urgence pour trouver une solution. Le petit mouvement d’opinion accompagnant la manifestation de solidarité pour le Tibet du 14 mars dernier peut aussi aider la mobilisation de Conflans. La nécessité est pressante, de trouver des hébergements sur le long terme. « Le 115 va réduire la voilure, s’inquiète le directeur de l’association “La Pierre Blanche”. Les hébergements d’urgence vont fermer au début du mois d’avril.»

Il y a deux ans, une initiative collective a été lancée : des habitants ont hébergé des réfugiés quelques semaines. Et la plupart ont accepté de prolonger l’expérience sur plusieurs mois. «Des liens forts se sont créés », raconte la membre d’une autre association. «L’expérience a été reconduite les années suivantes.»

Mais le mouvement demande à être amplifié. Les tentes s’alignent encore sous le pont une bonne partie de l’année et de nouveaux exilés continuent d’arriver. Les rapports avec les immigrés tibétains se passent au mieux, selon cette bénévole. Ils sont d’autant plus appréciés que la discrétion est profondément ancrée dans leur culture. «Ils ne posent pas de problème. Il n’y a pas eu d’événements ennuyeux, de n’importe quel type, impliquant des Tibétains».

«Ils sont capables de vivre à plusieurs sans créer de heurts.» Plusieurs s’impliquent même dans les associations (contribution à la cuisine, à l’entretien des lieux), sans parler de ceux qui ont trouvé du travail. «Ils sont capables de s’impliquer dans une vie collective. Les réfugiés ont vraiment besoin d’un hébergement. » À bon entendeur, salut.

 

 

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Des initiatives existent également pour permettre aux exilés de se procurer du travail. Un membre de l’association « La Pierre Blanche » lance ainsi un appel aux entreprises qui accepteraient de former des Tibétains dans les domaines de la vente, de l’accueil et des services à la personne. Un lycée des Yvelines les recevra en apprentissage dès la rentrée 2015, s’ils trouvent un employeur potentiel.

La plupart des exilés, confrontés à des problèmes de survie (hygiène, alimentation, hébergement, langue, travail), semblent moins immédiatement préoccupés au quotidien par l’asile politique. Or, c’est à titre de réfugiés qu’ils peuvent obtenir un permis de séjour. Et pour certains, l’obtention est longue et incertaine. La précarité est d’autant plus pesante lorsque la menace d’une expulsion se précise au fil des mois.

Aujourd’hui, sur le pont de la péniche, un homme et une femme attendent. Depuis sept mois.

Je me revois un jour de novembre traverser la passerelle sur la Seine. De l’autre côté, des exilés vont et viennent sur le quai. On s’affaire à l’entrée de la péniche. On fait entrer des caisses d’objets et de vivres, on échange avec des habitants venus prêter assistance. À l’intérieur, une salle haute de plafond où l’on prépare des tables pour le déjeuner. Je suis présenté à un homme qui accepte de m’accompagner avec sa femme. Comme tous les autres, ils ont traversé des milliers de kilomètres au péril de leur vie. Dans chaque regard fuyant se reflète la tragédie d’une odyssée sans retour.

Au fond de la péniche, une chapelle que nous traversons. Tout au bout, nous entrons dans la sacristie, servant aussi de bureau. Là, se règle la charité faite aux naufragés de la terre, tout au fond de cette coque de fer flottant au confluent de la misère et de l’espoir. Dans ce recueillement commence le récit des horribles malheurs d’un couple en exil.

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Avant même que commence l’échange, la femme fond en pleurs. Elle est pâle, tousse souvent et souffre des côtes. Le mari prend la parole. Lui, opposant politique, a fui la Chine à pied. Il rencontre sa femme au Népal. Ils parviennent jusqu’en Hongrie avec l’aide d’un passeur. « Capturés par la police », leurs empreintes digitales sont «prélevées de force». « Obligés » à entamer une démarche d’asile, ils ne reçoivent pourtant aucun document. La police hongroise refuse de leur restituer les pièces du dossier prouvant leur identité, apportées du Tibet.

Le récit du mari est ponctué par les pleurs de sa femme. Dans l’intimité de la petite cabine, les murs de bois amortissent le son feutré de leur voix. Il évoque les douloureux attouchements qu’elle a subis. Comment, battue, elle eut une côté cassée. Comment elle fit une fausse couche le premier soir. Sans assistance médicale.

Il dit que la visite à un médecin accordée à sa femme le lendemain, qu’il n’a pu accompagner, n’a produit aucune amélioration de santé. Que les quatre jours passés en camp d’accueil ont aggravé ses problèmes respiratoires. Il décrit les conditions d’internement comme sales, surpeuplées et indignes. Il explique qu’il est finalement parvenu à s’échapper avec sa femme et à se réfugier en France, où elle a pu être prise en charge à l’hôpital grâce aux associations. Ils sont d’anciens agriculteurs, et ils aimeraient travailler. Or, contrairement à beaucoup de leurs semblables, ils n’ont toujours pas réussi à obtenir l’asile, ni une autorisation provisoire de séjour. Puisqu’ils n’ont même pas pu entamer leur procédure. À cause, précisément, de leur passage en Hongrie.

Droit d’asile

La législation française, reprenant un règlement européen dit «procédure de Dublin III», prévoit quel État européen doit prendre en charge chaque demande d’asile. Il s’agit, en principe, du premier pays de l’Union par lequel passent les exilés. Le couple n’a pas pu solliciter l’asile à leur arrivée en France parce qu’une demande avait déjà été enregistrée auparavant, en Hongrie.

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Puis, les autorités ont décidé de les renvoyer en Hongrie (arrêté de la préfecture). Sans l’aide juridique et logistique des bénévoles, ils y seraient peut-être déjà. Aidés par deux avocates françaises et par l’association «La Pierre blanche», l’homme et la femme ont déposé un recours devant le tribunal administratif assorti d’un référé (demande en urgence) contre cette décision. Le référé n’a pas été rejeté. Le juge a sursis à statuer : on doit attendre que le tribunal administratif examine le dossier.

En effet, il est théoriquement impossible, même dans le cadre de l’application du règlement de Dublin III, de renvoyer les gens dans un autre pays européen s’ils risquent d’y être traités de manière inhumaine. C’est ce que le Conseil d’État a clairement dit dans un arrêt de 2013, dans un cas similaire : « compte tenu des conditions dans lesquelles le requérant avait été traité au cours de son incarcération en Hongrie, (…) le refus d’admettre le requérant au séjour en France au titre de l’asile devait être regardé comme portant une atteinte grave et manifestement illégale à son droit de solliciter le statut de réfugié. »

Il faut espérer que le tribunal administratif, statuant au fond, fera application de cette jurisprudence, et que le couple admis sur le territoire pourra présenter une demande d’asile. Ce qui ne signifie pas que l’Office français des réfugiés et apatrides (OFPRA) l’acceptera. Ni qu’en cas de rejet par l’OFPRA, la Commission nationale du Droit d’asile (CNDA) fera mieux. Car chacune de ces épreuves est très aléatoire.

Ce couple a eu la chance d’être accompagné dans ses démarches. Mais beaucoup de demandeurs se trouvent démunis pour toutes sortes de raisons face au système administratif, et en premier lieu à la barrière de la langue. Ce qui est la faute des autorités, car elles ne fournissent pas aux demandeurs d’asile le concours d’un interprète, pour préparer leur dossier et dialoguer avec un avocat.

S’agissant de la «procédure Dublin», les autorités doivent faire en sorte que les demandeurs d’asile aient bien les moyens de comprendre ce qui se dit et ce qui se fait à leur propos, et de savoir comment sont utilisées les informations qui les concernent. Ce qui implique, entre autres, de mettre à leur disposition un traducteur approprié. Concernant notre couple, c’est un ami tibétain qui les a accompagnés dans leurs démarches. En d’autres termes, non seulement les procédures sont trop compliquées, mais leur mise en application ne respecte pas, en pratique, le droit à l’information.

«Il faut faire connaître à la communauté européenne le fait que beaucoup de réfugiés sont très mal accueillis», dit un religieux. Le problème est que le règlement Dublin a pour origine une initiative de l’Union européenne. Il est heureux que, dans son rapport pour le Conseil de l’Europe, Niels Muiznieks ait préconisé de «ne pas procéder à l’adoption ou à la mise en œuvre de mesures législatives ou autres visant à accélérer encore plus les procédures d’asile avant la résolution des problèmes structurels des instances nationales d’asile». Le Conseil de l’Europe précise : «Le durcissement et la complexification des règles en matière d’asile et d’immigration posent de sérieuses questions de compatibilité avec les engagements internationaux de la France» (lire directement le rapport).

Le temps a passé depuis l’automne, et l’homme et la femme attendent encore, taraudés par la peur de retrouver leurs geôliers. La Seine coule toujours avec la même lenteur sous leurs yeux. Ils savent que cette eau va se mêler aux larmes et au sang que déversent d’autres fleuves dans les abysses de l’histoire, bien loin, de l’autre côté de la terre.

Louis Gohin

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Monastère de LabrangTashikhyl (Tibet) – un moine arrêté pour une raison inconnue

Posté par cercletibetverite le 22 mars 2015

Monastère de LabrangTashikhyl (Tibet) – un moine arrêté pour une raison inconnue

https://www.facebook.com/France.Tibet?fref=ts

 

Monastère de LabrangTashikhyl (Tibet) - un moine arrêté pour une raison inconnue</p><br /><br />
<p>Phayul 21 Mars 2015 http://www.phayul.com/news/article.aspx?id=35889&article=Labrang+monk+arrested%2c+whereabouts+unknown&t=1&c=1</p><br /><br />
<p> Un moine tibétain d monastère de Labrang Tashikhyil (photo) situé dans le canton de Sangchu à été arrêté, a rapporté la radio Voice Of TIbet (VOT).</p><br /><br />
<p>Jamyang Jinpa, 43 ans , a été emmené par la police chinoise dans la nuit du 13 Mars 2015  La police, cependant, ne précise pas le motif de son arrestation, a déclaré Jigme Golok, ancien moine de Labrang Tashikhyil qui vit maintenant en exil en Suisse.</p><br /><br />
<p>La famille de Jamyang Jinpa et ses amis restent préoccupés dont le sort demeure inconnu depuis son arrestation.</p><br /><br />
<p>Jamyang Jinpa était parmi les 140 moines de son monastère qui ont été arrêtés le 7 mai 2008. par la police chinoise après un raid. La majorité des moines ont été libéré mais JamyangJinpa a été détenu pendant plus d'une quarantaine de jours pendant lesquels il a subit des torture immenses, Golok Jigme qui a dit qu'il a été aussi emprisonné dans le même centre de détention que Jamyang Jinpa.

Monastère de LabrangTashikhyl (Tibet) – un moine arrêté pour une raison inconnue

Phayul 21 Mars 2015 http://www.phayul.com/news/article.aspx…

Un moine tibétain d monastère de Labrang Tashikhyil (photo) situé dans le canton de Sangchu à été arrêté, a rapporté la radio Voice Of TIbet (VOT).

Jamyang Jinpa, 43 ans , a été emmené par la police chinoise dans la nuit du 13 Mars 2015 La police, cependant, ne précise pas le motif de son arrestation, a déclaré Jigme Golok, ancien moine de Labrang Tashikhyil qui vit maintenant en exil en Suisse.

La famille de Jamyang Jinpa et ses amis restent préoccupés dont le sort demeure inconnu depuis son arrestation.

Jamyang Jinpa était parmi les 140 moines de son monastère qui ont été arrêtés le 7 mai 2008. par la police chinoise après un raid. La majorité des moines ont été libéré mais JamyangJinpa a été détenu pendant plus d’une quarantaine de jours pendant lesquels il a subit des torture immenses, Golok Jigme qui a dit qu’il a été aussi emprisonné dans le même centre de détention que Jamyang Jinpa.

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Sog (Tibet) – Un moine tibétain libéré après 15 ans de prison

Posté par cercletibetverite le 22 mars 2015

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Sog (Tibet) - Un moine tibétain libéré après 15 ans de prison dans Tibet

Sog (Tibet) – Un moine tibétain libéré après 15 ans de prison

Phayul 21 Mars 2015 http://www.phayul.com/news/article.aspx…

Un prisonnier politique tibétain a été libéré après avoir purgé une peine d’emprisonnement de quinze années dans le canton de Sog (Tibet) vendredi 20 Mars 2015 , selon Ngawang Tharpa, un tibétain en exil qui à contacts dans la région de l’ ex détenu .

Ngawang Gyurmey (photo), un moine du monastère de Tsenden à Sog a été arrêté le 17 Mars 2000, avec d’autres moines Khedup, Yeshi Tenzin, Tsering Lhagon, Tenzin Choewang et un laïc Thagru Yeshi.

En 2000, la cour intermédiaire de justice chinoise de Sog à condamnés Tsering et Ngawang Lhagon Gyurmey à 15 années d’ emprisonnement, Khedup d’ emprisonnement à perpétuité , Yeshi Tenzin à 10 ans, Thagru Yeshi à 7 ans de prison pour « trouble à la stabilité sociale ».

Ils ont été arrêtés pour avoir prétendument distribuer et coller des tracts avec les inscriptions « Que sa Sainteté le Dalai Lama vivre longtemps, » « Le Tibet est indépendant» et «chinois hors du Tibet ».

Ngawang Tharpa à déclaré que : » la famille et les proches de Ngawang craignent que son état de santé pourrait le faire mourrir suites à ses blessures subit lors de scéances de tortures en prison. Il a ajouté que Tenzin Choewang et Yeshi Tenzin étaient morts peu de temps après qu’ils soient sortis de prison. Les dates exactes de leur libération ne sont pas connues.

Ngawang Gyurmey avait rejoint monastère Sog Tsenden à l’âge de 20 ans, . Il a été envoyé auparavant à Drapchi, une des prisons les plus célèbres du Tibet, et plus tard à la prison Chushul.

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