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Le dalaï-lama vante le « réalisme » du président chinois Xi Jinping

Posté par cercletibetverite le 17 décembre 2014

http://www.france24.com/fr/20141217-le-dalai-lama-voit-xi-jinping-chine-realiste-contrarie-tenants-une-ligne-dure/

Dernière modification : 17/12/2014

Le dalaï-lama vante le « réalisme » du président chinois Xi Jinping

Le dalaï-lama vante le

© France 24

Le dalaï-lama a accordé un entretien exclusif à France 24. Selon lui, le nouveau pouvoir chinois est plus conciliant avec la cause tibétaine et pourrait prochainement pencher en faveur d’une autonomie de la province.

C’est un dalaï-lama résolument optimiste qui a accordé un entretien à France 24. Le chef spirituel des bouddhistes tibétains a bon espoir que les relations avec la Chine s’améliorent prochainement. Il assure même qu’il pense pouvoir assister de son vivant à « l’autonomie du Tibet ». « C’est un sujet politique, si les dirigeants changent, développent une pensée plus réaliste, ces choses-là peuvent changer en une semaine. »

C’est notamment l’approche « réaliste » du président chinois Xi Jinping qui suscite l’espoir du 14e dalaï-lama. Les relations avec la Chine sont interrompues depuis 2010, mais les récentes sorties du leader chinois vont dans le bon sens, selon lui. « Quand il est venu en France, il a dit que le bouddhisme avait un rôle très important à jouer dans la préservation de la culture chinoise. C’est inhabituel de la part d’un communiste, qui est considéré comme quelqu’un d’athée. Que le dirigeant du parti athée […] fasse des louanges au bouddhisme, c’est nouveau. »

Le récipiendaire du prix Nobel de la paix en 1989 déplore toutefois que « l’establishment chinois » compte encore « beaucoup de tenants de la ligne dure, qui mettent Xi Jinping dans une situation difficile. »

Si les choses s’arrangent dans un futur proche, le dalaï-lama annonce sa volonté de se rendre en Chine. « C’est mon souhait de faire un pèlerinage dans les sites bouddhistes importants de Chine ». Mais là encore, il assure recevoir des « signaux contradictoires » de la part de Pékin.

« De la violence au nom de la foi bouddhiste, c’est insoutenable »

Interrogé sur les violences qui ont eu lieu récemment en Birmanie et qui ont impliqué des moines bouddhistes, il assure qu’il s’agit d’un « sujet grave ». Le pays, à 90 % bouddhiste, voit une recrudescence des attaques contre les musulmans Rohingya par certains moines bouddhistes, qui disent vouloir protéger leur religion de l’islam. Le dalaï-lama tient tout d’abord à rappeler qu’il considère l’islam comme « une religion de paix », avant de condamner fermement ce qu’il considère toujours comme des « actes isolés ». « De la violence au nom de la foi bouddhiste, c’est insoutenable », a insisté le dalaï-lama, qui s’est entretenu à ce sujet avec une autre lauréate du prix Nobel de la paix, Aung Sann Suu Kyi, figure de la lutte pour la démocratie en Birmanie et actuellement députée.

Quant à la récente annulation de son entrevue avec le pape François, le dalaï-lama se dit « un peu déçu ». Il indique voir la main de Pékin dans le fait que plusieurs responsables politiques refusent de le rencontrer, comme ce fut le cas en mai 2014 avec le Premier ministre norvégien. Mais il rappelle qu’il a décidé en 2011 de se désengager totalement de ses responsabilités politiques et qu’il se considère désormais uniquement comme une « personne spirituelle ».

« Les gouvernements eux-mêmes ne peuvent pas faire grand-chose, c’est l’opinion publique qui est importante. Notamment pour la préservation de la culture bouddhiste, de la culture de paix. »

Par FRANCE 24

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Dalaï Lama : 25e anniversaire du prix Nobel dans un contexte de répression au Tibet

Posté par cercletibetverite le 5 décembre 2014

Dalaï Lama : 25e anniversaire du prix Nobel dans un contexte de répression au Tibet dans Dalai Lama dans Dalai Lama

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/dalai-lama-25e-anniversaire-du-160366

Dalaï Lama : 25e anniversaire du prix Nobel dans un contexte de répression au Tibet

par Tibet Libre
vendredi 5 décembre 2014

Dans un contexte de répression de la culture et du peuple tibétain au Tibet, les Tibétains en exil vont commémorer le 25ieme anniversaire du prix Nobel de la Paix attribué au Dalaï Lama en 1989. En France, madame la ministre des Affaires étrangères du gouvernement tibétain en exil Dicki Chhoyang sera reçue à Bordeaux et à Paris.

Dicki_Chhoyang-61952Au Tibet, deux musiciens ont été condamnés à de lourdes peines de prison par la Cour populaire intermédiaire de Chengdu pour des chansons à « connotation politique » selon le tribunal chinois. Ainsi, le producteur de musique Pema Rigdzin, 44 ans, et le chanteur Kelsang Yarphel, 39 ans, ont été condamnés fin novembre 2014 respectivement à deux ans et demi de prison avec une amende de 50 000 yuans (6 500 €) et à quatre ans de prison et à une lourde amende de 200 000 yuans (26 000 € environ).

Fin novembre, on a appris que la Chine a expulsé plus de 100 nonnes tibétaines du couvent de Changlo à Tingri dans la région de Shigatsé. Cette expulsion visait les nonnes vivant dans le couvent sans « permis de résidence », qui furent renvoyées chez elles et contraintes de quitter la robe. Nombre d’entre elles sont amenés à se cacher dans les montagnes. L’association Campagne internationale pour le Tibet a récemment dénoncé dans un rapport une tendance à des peines sévères imposées non seulement sur les individus mais des communautés entières dans le but de contraindre les Tibétains à s’aligner sur les politiques gouvernementales. Ainsi, début novembre, les autorités chinoises ont expulsé 26 nonnes tibétaines qui ne sont pas répertoriés dans les documents du gouvernement chinois du couvent de Jhada à Bhenkar dans le comté de Driru parce qu’elles avaient refusé de dénoncer leur chef spirituel, le Dalaï Lama. Le mois dernier, les Tibétains ont été condamnés à retirer les membres de leur famille inscrits dans les monastères et les couvents du comté de Jomda à Chamdo au Tibet. Les Tibétains sont menacés de se voir privé de toute aide du gouvernement entre autres sanctions s’ils ne parviennent pas à retirer les membres de leur famille des monastères et couvents.

C’est dans ce contexte morose que Dicki Chhoyang, ministre des Affaires étrangères du Gouvernement tibétain en exil à Dharamsala en Inde est reçu en visite en France. Le vendredi 5 décembre, elle donnera une conférence de presse ouverte au public sur la situation au Tibet de 11h 30 à 12 h 30 à la Marie de Bègles. L’après-midi, de 15h – 17h elle animera une conférence débat à l’Université Sciences Po Bordeaux, Amphithéâtre C, Premier Étage, 11 Allée Ausone à Pessac.

Le mercredi 10 décembre 2014, à partir de 17 h, salle Olympe de Gouges, 15 rue Merlin dans le 11ième à Paris est organisé la commémoration du 25ème Anniversaire de la remise du prix Nobel de la Paix décerné au Dalaï Lama. On y trouvera une exposition de photos relatives à la vie du Dalaï Lama. Madame le ministre des Affaires étrangères Dicki Chhoyang donnera une allocution en présence de Monsieur Tseten Samdup Chhoekyapa, représentant officiel du Dalaï Lama à Paris. Plus que jamais, le Tibet à besoin d’une démonstration de solidarité.

 

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ROME et SOMMET DES PRIX NOBEL, pour le 14 décembre 2014 : PETITION POUR LA SECURITE DU DALAI LAMA

Posté par cercletibetverite le 27 novembre 2014

http://www.tibet.fr/site/evenements.php?itemid=23562

ROME et SOMMET DES PRIX NOBEL, pour le 14 décembre 2014 : PETITION POUR LA SECURITE DU DALAI LAMA

Category: General
Posté par : RFT
Date : 25/11
ROME et SOMMET DES PRIX NOBEL, pour le 14 décembre 2014 : PETITION POUR LA SECURITE DU DALAI LAMA dans Dalai Lama 20141125-Rome

ROME et SOMMET DES PRIX NOBEL, pour le 14 décembre 2014 : PETITION POUR LA SECURITE DU DALAI LAMA
Merci de prendre connaissance de ce texte et de signer si vous en êtes d’accord directement sur le site .

[Signature]http://www.tibetnc.org/get-involved/petition-for-security-of-the-dalai-lama/
Dalai_Lama_security_petition_poster

His Holiness the Dalai Lama will attend the relocated 14th World Summit of Nobel Peace Laureates in Rome on December 12-14, 2014.

As we celebrate our collective victory* in defeating the Chinese government’s attempt to bar His Holiness from the Summit, we are also concerned that His Holiness has recently been targeted by well-financed and increasingly extreme protesters.

We ask the authorities of Rome to ensure that any anti-Dalai Lama protesters in Rome be kept at a safe distance from His Holiness. This would ensure free speech as well as protect the personal safety and security of His Holiness, one of the foremost advocates of peace in the world.

We ask you to sign this letter to add your support.

The letter will be delivered to:
Honorable Ignazio Marino, the Mayor of Rome
Mr. Enzo Cursio, Vice President, Permanent Secretariat of Nobel Peace Laureates

*Tibetan National Congress, an independent political party, ran the intense “Boycott and Relocate” campaign for over two months — to cancel the Summit in Cape Town and relocate to Rome, with His Holiness the 14th Dalai Lama respectfully invited.

> Download the petition in PDF format

Petition to ensure any anti-Dalai Lama protesters in Rome be kept at a safe distance from His Holiness
FIRST NAME *

LAST NAME *

EMAIL *

CITY

COUNTRY

I would like to express my deep gratitude to the government and people of Rome for hosting the 14th World Summit of Nobel Laureates, which was relocated from Cape Town after the South African government denied a visa to His Holiness the Dalai Lama of Tibet. I also write to ask your support in ensuring the safety and security of His Holiness when He visits your great city.

Recently during His travels to the West, His Holiness has become the target of protesters. These protesters appear to be well-organized and well-financed, and their rhetoric has become increasingly extremist.

Undoubtedly your city will have heightened sensitivity to security issues with all the visiting dignitaries attending the Nobel Summit. The anti-Dalai Lama protesters have sought media attention, and the eyes of the world will be on Rome. Moreover, in this particular case, the danger is compounded by the Chinese government’s unpredictable reaction to its embarrassing failed attempt to dictate the terms of the Nobel Summit.

Given this situation, I respectfully request you to ensure that any anti-Dalai Lama protesters in Rome be required to exercise their right to free speech at a safe distance from His Holiness the Dalai Lama. This would ensure free speech as well as protect the personal safety of His Holiness, one of the foremost advocates of peace in the world.

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Les nouvelles générations apporteront le changement en Chine (Sa Sainteté le Dalai Lama)

Posté par cercletibetverite le 2 novembre 2014

http://www.tibetan.fr/?Les-nouvelles-generations

Les nouvelles générations apporteront le changement en Chine (Sa Sainteté le Dalai Lama)

The Tibet Post International

Dimanche 2 novembre 2014, par Communauté Tibétaine // Actualités

Publié le 29 octobre 2014 Mercredi / Par Steve Shaw

Birmingham, Alabama : – le chef spirituel du Tibet, le Dalai Lama, a assisté à une série d’événements à Birmingham, Alabama, le 26 octobre. Il a commencé par rencontrer 350 Tibétains qui étaient venus de New York (New Jersey) et du Minnesota pour lui témoigner de leur solidarité.

Le chef spirituel tibétain a dit que le changement viendrait en Chine lorsque le gouvernement actuel, composé de gens qui se souviennent des épreuves de la Révolution culturelle, sera remplacé par une nouvelle génération qui a étudié à l’étranger et fait l’expérience de la liberté et de la démocratie. Il a dit que c’est un voeu pieux de voir ce changement arriver rapidement, comme l’espèrent les activistes pour la démocratie, et que cela pourrait prendre encore 10 à 15 ans.

Soulignant l’importance de l’éducation, il a dit que les jeunes Tibétains au Tibet comme ailleurs ont besoin d’acquérir une bonne éducation afin d’être en mesure de se mobiliser lorsque les opportunités surgiront. Pendant son discours, il a fait référence aux manifestants pro-Shugden dans la rue et dit qu’il exerçaient leur droit à la liberté de parole. Il a aussi parlé des manifestants le 24 octobre en s’adressant à des membres de sa communauté de Vancouver, au Canada, qualifiant les manifestants de « mal informés » et disant qu’il était désolé pour eux. « Je ne suis pas embarrassé, la vérité viendra au grand jour. Certains des manifestants sont Tibétains. Je suis désolé pour eux et je ne leur en tiens pas rigueur. »

Plus tard, à l’Alabama Theatre, Sa Sainteté a rejoint des chefs religieux pour un échange interconfessionnel intitulé « au-delà des croyances ». En réponse à une question sur le niveau de patience ou d’impatience relatif aux droits de l’homme, le lauréat 1989 du prix Nobel a dit que « nous voulons tous vivre une vie heureuse et c’est notre droit fondamental. Mais pour atteindre le bonheur nos efforts doivent être réalistes, s’ils ne le sont pas nous n’obtiendrons pas de résultats satisfaisants. » L’impatience, a t’il dit, « peut être source d’échec. »

Touchant au sujet de la religion, Sa Sainteté est revenu sur le fait de penser à une religion et une vérité. Il a dit que cela nous plaise ou non, il y a différentes traditions religieuses dans le monde. Elles véhiculent toute le même message d’amour, de compassion, de pardon et de tolérance, bien qu’elles diffèrent dans leurs points de vue philosophiques.

Il a conclu sur l’idée qu’une religion et une vérité convient au niveau personnel et individuel, mais au niveau de la société dans son ensemble nous devons penser en termes de plusieurs religions et plusieurs vérités. Le chef spirituel tibétain a également parlé de la négativité envers l’Islam, et dit que toutes les grandes religions portent un message d’amour, « cela comprend l’Islam, qui est l’une des grandes religions du monde. Un ami musulman m’a dit qu’un véritable musulman doit éprouver de l’amour pour toutes les créatures d’Allah et que celui qui fait couler le sang n’est plus un vrai musulman. De plus, la vraie définition du jihad est la lutte que nous menons contre nos propres émotions destructrices. »

La discussion interconfessionnelle faisait partie de la semaine de Birmingham pour les droits de l’homme, qui comprenait aussi le déplacement de Sa Sainteté au Regions Field baseball stadium avec l’Alabama Symphony Orchestra. Il a quitté Birmingham le 28 octobre pour Philadelphia et Princeton.

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Bouddhisme Le dalaï-lama se confie dans un entretien exclusif

Posté par cercletibetverite le 24 octobre 2014

http://www.lemondedesreligions.fr/actualite/le-dalai-lama-se-confie-dans-un-entretien-exclusif-24-10-2014-4331_118.php

Bouddhisme

Le dalaï-lama se confie dans un entretien exclusif

propos recueillis par François Gautier à New Delhi (Inde) – publié le 24/10/2014

Le dalaï-lama ne donne pratiquement plus d’interviews. Exceptionnellement, car nous le connaissons depuis fort longtemps, il a confié au Monde des Religions ses inquiétudes quant au terrorisme de l’Etat islamique, ses craintes sur la Chine et l’avenir du Tibet, sa fatigue du protocole et ses espoirs d’un XXIe siècle de dialogue interreligieux.

© Pascal Pavani / AFP

© Pascal Pavani / AFP

 

Votre Sainteté, vous organisez une remarquable conférence interreligieuse. Mais aujourd’hui, les hommes ne continuent-ils pas de s’entretuer au nom des religions ? Même des bouddhistes massacrent des musulmans du Myanmar !

C’est vrai. J’en suis extrêmement triste et j’ai fait remontrance aux bouddhistes du Myanmar… Je dis d’ailleurs toujours aux gens qu’au lieu de considérer qu’il n’y a qu’une seule vérité et une seule religion, il faudrait accepter qu’il existe plusieurs vérités et de nombreuses religions (silence)… En même temps, je ne veux pas que les gens se convertissent d’une religion à une autre : je suis bouddhiste et pour moi le dharma (chemin spirituel) du Bouddha reste une vérité éternelle et universelle ; vous êtes chrétien et vous devez le rester. Cela pourrait sembler une contradiction, mais les deux vérités se complètent.

Vous êtes prix Nobel de la Paix et votre sincérité est rarement mise en cause – hormis par les Chinois. Croyez-vous qu’il en soit de même pour les autres leaders spirituels ?

On constate aujourd’hui, il est vrai, qu’un fondamentalisme particulier s’est glissé dans certaines religions. Cependant, toutes ces traditions spirituelles existent depuis des milliers d’années et on ne peut pas les changer. Ça, c’est la réalité. Ainsi, pour cette communauté religieuse ou cette autre, leur Dieu est la seule vérité qui compte. Mais les temps changent et si vous observez l’Église catholique, le pape François est un homme tout à fait remarquable, qui lui-même a initié de nombreux dialogues interreligieux. L’Occident prend donc conscience qu’il existe d’autres traditions spirituelles dans le monde, autrefois considérées « païennes », ce qui est totalement nouveau… (silence)

On pourrait appeler cette nouvelle conscience interreligieuse une « éthique laïque », qui je crois peut apporter une certaine tranquillité d’esprit et même une paix et un bonheur intérieurs, car ces tensions interreligieuses ont provoqué de nombreuses guerres et sévissent encore aujourd’hui. (Le dalaï-lama fait une autre pause)

Prenez par exemple un singe mâle, physiquement très fort et puissant, qui règne sur le groupe et effraie les plus faibles. Ce singe est aussi un animal social et, même s’il a un sens limité de l’altruisme, sa survie dépend du reste de la communauté. De fait, biologiquement, les animaux ont eux aussi un instinct collectif qu’on pourrait presque appeler un certain amour de l’autre. Voilà ce que j’appelle « éthique ».

Chez les humains, ce sens collectif est intelligent ; au lieu de s’étendre seulement au groupe, il peut toucher l’humanité entière, et même inclure les animaux ou la nature. Cette éthique est donc universelle. Je le répète d’ailleurs très souvent : l’amour est une religion universelle – et pas seulement une philosophie. Cet amour et ce respect des autres religions devraient être promus dès le jardin d’enfant grâce à des méthodes logiques et scientifiques. Ainsi, la peur et la haine disparaîtraient-elles graduellement de l’humanité.

Que pensez vous de la décapitation des otages par les djihadistes de l’État islamique (EI) ?

Terrible (silence). C’est le plus grand danger auquel l’humanité fait face aujourd’hui.

 

[...]

 

Bouddhisme Le dalaï-lama se confie dans un entretien exclusif dans BOUDDHISME 4330_mdr68> Retrouvez l’interview exclusive du dalaï-lama en intégralité dans le numéro 68 du Monde des religions, disponible en kiosque ou sur notre boutique en ligne.

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Le dalaï lama, Nobel de la paix depuis un quart de siècle, apparaît isolé

Posté par cercletibetverite le 5 octobre 2014

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20141005.AFP7548/le-dalai-lama-nobel-de-la-paix-depuis-un-quart-de-siecle-apparait-isole.html*

Le dalaï lama, Nobel de la paix depuis un quart de siècle, apparaît isolé

Publié le 05-10-2014 à 15h03Mis à jour à 15h03

Le Dalaï Lama, le 2 octobre 2014, dans le temple Tsuglakhang de McLeod Ganj, en Inde<br /><br /><br />
(c) Afp Le Dalaï Lama, le 2 octobre 2014, dans le temple Tsuglakhang de McLeod Ganj, en Inde (c) Afp

Dharamsala (Inde) (AFP) – Nobélisé il y a un quart de siècle mais éconduit par un nombre croissant de chancelleries occidentales soucieuses de ménager la Chine, le dalaï lama, retiré de la vie politique, apparaît de plus en plus isolé dans son exil indien.

Le chef spirituel des Tibétains a reçu le prix Nobel de la paix en 1989 en dépit des protestations chinoises quelques mois après l’écrasement du soulèvement prodémocratique de Tiananamen en juin de la même année.

La récompense a conféré au charismatique moine bouddhiste un statut d’icône internationale, héraut du combat pour la liberté et l’émancipation des peuples. Dans la décennie qui suivit, il fut courtisé par les présidents américains, se fit l’ami des stars d’Hollywood.

Vingt-cinq ans plus tard, les dirigeants de pays occidentaux qui comptèrent parmi ses premiers soutiens lui tournent le dos, de peur de s’aliéner la Chine, ses investissements, ses consommateurs et sa main d’oeuvre bon marché.

Jeudi, la 14e édition du sommet des prix Nobel de la paix qui devait se tenir du 13 au 15 octobre au Cap en Afrique du Sud a été annulée après le retrait de plusieurs invités en signe de protestation contre le refus du gouvernement sud-africain de lui délivrer un visa.

Furieux, le dalaï lama a accusé le gouvernement sud-africain de « harceler un simple individu » tandis que Desmond Tutu, prix Nobel de la paix 1984, a accusé les successeurs de Nelson Mandela de « cracher au visage » de leur illustre prédécesseur.

« J’ai honte d’avoir à dire que cette bande de lèche-bottes est mon gouvernement », s’est-il indigné. La Chine est le premier partenaire commercial de l’Afrique du Sud.

Cet épisode n’est pas isolé, loin s’en faut.

Même la Norvège, un des pays les plus riches de la planète qui, il y a un quart de siècle, délivrait son prix au dignitaire bouddhiste, l’a snobé lors d’une visite à Oslo cette année pour marquer le 25e anniversaire de son prix.

La chef du gouvernement norvégien, Erna Solberg, avait invoqué « un sacrifice nécessaire pour montrer à la Chine que nous jugeons important d’avoir un dialogue avec elle ».

- La sagesse du Bouddha -

« Compte tenu de la croissance économique de la Chine (…), certains pays, dont des pays européens, hésitent à s’emparer de sujets sensibles comme le Tibet », analyse Lobsang Sangay, Premier ministre tibétain en exil, installé à Dharamsala en Inde, qui a repris le flambeau du dalaï lama depuis sa retraite politique en 2011.

« Toutefois, au niveau des peuples, je crois que l’intérêt pour le Tibet demeure », dit-il.

Dans un entretien à l’AFP réalisé cette semaine, le dalaï-lama, 79 ans, a rendu hommage au président chinois, Xi Jinping, plus « ouvert d’esprit » que ses prédécesseurs, selon lui, et plein de « réalisme » dans sa lutte contre la corruption. Il a confirmé avoir des « contacts informels » avec la Chine afin de faire un pèlerinage historique au Tibet, sur la montagne Wutai Shan, considérée comme un lieu saint par le peuple tibétain.

Lui que Pékin a souvent qualifié de « séparatiste » s’est par ailleurs félicité des récents propos de Xi Jinping sur l’importance du bouddhisme dans la société chinoise. « Le fait qu’un chef du Parti communiste s’exprime sur la spiritualité est quelque chose de tout à fait nouveau ».

Pour Barry Sautman, spécialiste du Tibet à l’université des sciences de Hong Kong, le dalaï lama joue une partition tactique avec la Chine.

« Il avait en son temps dit des choses positives sur (les présidents chinois) Hu Jintao et sur Jiang Zemin », rappelle-t-il. « Si vous voulez un dialogue politique avec quelqu’un, mieux vaut y mettre les formes ».

Les négociations officielles entre le gouvernement tibétain en exil et Pékin ont été rompues en 2010 sans avoir permis de progrès notables. Depuis, les Tibétains font montre d’un optimisme pour le moins mesuré quant à leur reprise.

A Dharamsala, les circonvolutions diplomatiques du dalaï lama ne sont pas forcément du goût de tous. Plaidant l’indépendance contre l’autonomie, certains rejettent tout compromis mais aucun n’aurait l’audace de critiquer le dalaï lama.

« Pour les Tibétains, Sa Sainteté le dalaï lama est le Bouddha (…) et personne n’oserait jamais exprimer son opinion face à la sagesse du Bouddha », explique Tenzin Tsundue, un Tibétain de Dharamsala.

Le dalaï lama, Nobel de la paix depuis un quart de siècle, apparaît isolé dans Dalai Lama

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La page est tournée

Posté par cercletibetverite le 17 septembre 2014

http://blogs.mediapart.fr/edition/tibet/article/160914/la-page-est-tournee

 

Article d’édition
Édition : Tibet

La page est tournée

16 septembre 2014 |  Par poppie

 

Au pays de Nelson Mandela, les droits de l’homme auraient dû reprendre toute leur place, avec la fin de l’apartheid. C’était sans compter avec ce que l’on nomme pudiquement la realpolitic, qui amène les personnes influentes de la plupart des pays du monde -et donc aussi de l’Afrique du sud-  à transiger avec les grands principes, quand de fructueuses affaires sont engagées.   Quand de substanciels bénéfices sont attendus, il devient très facile « d’oublier »que l’on a, il y a peu de temps encore, rendu un vibrant hommage à Madiba.  


14 Nobel de la Paix exigent un visa pour le Dalaï Lama

mardi 16 septembre 2014 par Rédaction

Quatorze Prix Nobel de la Paix ont demandé le 15 septembre à l’Afrique du Sud d’accorder un visa au Dalaï Lama dans une lettre ouverte qui, même si elle n’aboutit pas, fera date, mettant à nu la diplomatie pro-chinoise controversée du président Jacob Zuma.

C’est la troisième fois que le Dalaï Lama est traité en indésirable depuis 2009 et l’accession au pouvoir de M. Zuma. En 2011, le leader spirituel tibétain avait été empêché de participer aux festivités du 80ème anniversaire de Desmond Tutu [1]. Très en colère, l’archevêque noir avait accusé le gouvernement d’être « pire que celui de l’apartheid« .

Cette fois-ci, c’est un sommet des prix Nobel de la paix prévu du 13 au 15 octobre au Cap qui devra selon toute probabilité se tenir sans le Dalaï Lama, lauréat du prix en 1989 [2]. 
« Nous sommes profondément inquiets des dégâts pour l’image internationale de l’Afrique du Sud qu’aura un nouveau refus – ou impossibilité- de lui accorder un visa« , ont argué ses collègues dans leur lettre. 
« Nous comprenons les susceptibilités en jeu mais nous voudrions souligner que sa Sainteté le Dalaï Lama n’a plus aucune fonction politique [3] et devrait participer au sommet uniquement en sa capacité de leader spirituel mondialement respecté« , ont-ils ajouté.

Cette démonstration de solidarité a toute chance de rester lettre morte. Comment imaginer que Pretoria change d’avis après que Pékin a chaleureusement remercié l’Afrique du Sud pour la « justesse de sa position » début septembre ? [4]

Liens idéologiques et historiques 
En outre, dans les allées du pouvoir et de l’ANC, le parti dirigeant, on ne se cache pas de pratiquer une diplomatie d’abord au service des intérêts économiques nationaux. 
« Cela peut paraître injuste, lâche et même dénué de principes mais la conduite d’une politique étrangère n’a jamais eu à voir avec la morale« , exposait ainsi sans ambages un récent éditorial du quotidien progouvernemental The New Age. 
« Si l’on compare sa visite au besoin de l’Afrique du Sud de créer des emplois, d’exporter et de garder sa place au sein des BRICS [5], il est facile de voir que le Dalaï Lama a très peu de chances de remettre jamais les pieds par ici« , ajoutait-il. 
« Maintenant la question centrale qui se pose dans les arènes diplomatiques de l’Afrique du Sud, c’est : qu’est-ce qu’on y gagne ?« , confirme David Zounmenou, chercheur à l’Institut des Etudes de Sécurité (ISS, Pretoria).

N’en déplaise aux chancelleries occidentales dont la montre s’est arrêtée à l’heure de Nelson Mandela et qui continuent de voir en l’Afrique du Sud la patrie africaine des Droits de l’Homme, l’axe diplomatique a changé depuis 2009. 
« Sous Mandela et sous son successeur Thabo Mbeki également, les questions de moralité et de gouvernance étaient essentielles. Avec Zuma, on ne fait plus vraiment mention des questions de Droits de l’Homme« , souligne M. Zounmenou. Dans sa relation à la Chine, l’Afrique du Sud n’est pas directement gagnante économiquement. La Chine est certes son premier partenaire commercial après l’Union européenne, mais cela profite pour l’instant surtout aux usines chinoises, qui prennent aussi des parts de marché aux Sud-Africains sur le reste du continent. 
Pèsent en fait d’autres liens de nature historique et idéologique. « L’ANC attache beaucoup de prix au soutien reçu de la Chine pendant la lutte de libération« , souligne le chercheur, et gouverne avec le parti communiste. 
« M. Zuma a voulu faire du regroupement Sud-Sud un des piliers centraux de sa gouvernance, et se mettre à la disposition des BRICS pour faire un pied de nez aux Occidentaux« , observe-t-il. Et plus prosaïquement, ajoute-t-il, « pour l’élection de Jacob Zuma (à la tête de l’ANC), la Chine était le bailleur numéro un, même si les chiffres ne sont pas officiels« .

Source : AFP, 15 septembre 2014

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Le dernier des dalaï-lamas ?

Posté par cercletibetverite le 15 septembre 2014

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/09/15/le-dernier-des-dalai-lamas_4487922_4355770.html

Le dernier des dalaï-lamas ?

Le Monde.fr | 15.09.2014 à 19h24 • Mis à jour le 15.09.2014 à 19h35 | Par Delphine Roucaute

Le quatorzième et actuel dalaï-lama a annoncé qu'il pouvait très bien être le dernier des dalaï-lamas. Une manière de court-circuiter les tentatives de Pékin pour lui désigner un successeur.

Stupéfaction dans la communauté bouddhiste : le quatorzième et actuel dalaï-lama – Tenzin Gyatso, de son nom tibétain – a annoncé le 7 septembre dans un entretien à Welt am Sonntag qu’il pouvait très bien être le dernier des dalaï-lamas, c’est-à-dire le chef spirituel de la branche tibétaine du bouddhisme, non reconnu par les autres écoles chinoise, indienne, etc.

Aussi détesté par Pékin qu’il est adoré par la communauté bouddhiste, le dalaï-lama a une aura très particulière. Poussé à l’exil exil depuis 1959, l’homme de 79 ans, prix Nobel de la paix en 1979, est en effet devenu une icône mondiale et a participé plus que tout autre à la diffusion du combat pour la libération du Tibet.

Une telle annonce a eu un écho retentissant dans la province autonome du Tibet et auprès de sa diaspora.

Ces déclarations relèvent toutefois d’une habile stratégie vis-à-vis de la République populaire de Chine, qui a d’ores et déjà revendiqué le droit de nommer la personne qui devra succéder au quatorzième dalaï-lama.

En annonçant que « si un quinzième dalaï-lama venait et faisait honte à la fonction, l’institution serait ridiculisée », Tenzin Gyatso essaye clairement de jeter le discrédit sur l’éventuel prétendant chinois qui lui succéderait.

La volonté de démocratiser les institutions tibétaines pour leur donner plus de poids sur la scène internationale n’est pas entièrement neuve. Le dalaï-lama avait déjà évoqué la possibilité d’une fin de son cycle de réincarnation au terme de son règne actuel. Mais c’est la première fois qu’il s’exprime aussi clairement sur le sujet.

  • Quel est le statut du dalaï-lama ?

Historiquement, le dalaï-lama jouit d’un double statut, politique et religieux. Dans la religion bouddhiste, il est en effet considéré comme la réincarnation du bodhisattva (l’équivalent d’un saint dans le bouddhisme) de la compassion, et représente, à ce titre, la plus haute autorité spirituelle de cette religion.

Depuis le XVIIe siècle, il est également le chef temporel du Tibet ; c’est le cinquième dalaï-lama qui instaura sa capitale à Lhassa. Ironie de l’histoire, c’est le pouvoir chinois (certes pas le même) qui créa l’institution du dalaï-lama en 1578, quand le souverain mongol Altan Khan décida de réunifier les tribus mongoles sous l’égide d’une autorité religieuse bouddhique.

Mais depuis trois ans, le dalaï-lama ne jouit plus que de l’autorité spirituelle, puisqu’il a décidé, le 10 mars 2011, son retrait de la fonction de chef du gouvernement tibétain en exil qu’il occupait depuis 1959, après l’échec d’un soulèvement contre l’administration de Pékin. Il déclarait alors :

« Dès les années 1960, je n’ai eu de cesse de répéter que les Tibétains avaient besoin d’un dirigeant, élu librement par le peuple tibétain, à qui je pourrai transmettre le pouvoir. Aujourd’hui, j’ai clairement atteint le moment pour mettre ceci en application. »

Depuis lors, le dalaï-lama a principalement eu une fonction d’ambassadeur du Tibet, reçu par différents chefs d’Etat, comme le président américain, Barack Obama, en février 2014, et ce malgré les mises en garde de la Chine.

  • Qui devrait être son successeur selon la tradition ?

Depuis le XVIIe siècle, à la mort d’un dalaï-lama, un conseil de tulkus (c’est-à-dire des maîtres réincarnés) se réunit pour désigner, parmi plusieurs dizaines de jeunes enfants, la réincarnation de leur chef spirituel.

Le film Little Buddha, sorti en 1993, montre les rituels complexes et collectifs qui prévalent au choix du successeur. L’enfant est ensuite emmené au Potala, résidence du dalaï-lama et siège de son gouvernement, pour y recevoir les enseignements du bouddhisme.

Tenzin Gyatso a, lui, été trouvé en 1937 à Taktser, dans la province d’Amdo, à l’âge de 2 ans, puis intronisé dalaï-lama en 1950, quelques mois après l’intervention chinoise au Tibet. Neuf ans plus tard, il a été contraint à l’exil, d’où il a constitué son gouvernement jusqu’en 2011.

Une femme ?

Avant même d’envisager d’interrompre son cycle de réincarnation, le dalaï-lama avait émis la possibilité que son successeur soit une femme, ou trouvé en dehors du Tibet, voire même que ça soit un conclave de moines qui endosse son autorité spirituelle.

Sofia Stril-Rever, qui a recueilli « l’autobiographie spirituelle » du dalaï-lama, rapporte d’ailleurs que le dalaï-lama a dit souhaiter se réincarner « dans une femme, car elles ont plus d’influence sur la société ». Il a également annoncé qu’il pouvait se réincarner sous plusieurs apparences en même temps.

Des propos ayant avant tout pour but d’échapper au contrôle que la Chine entend jouer sur la désignation du futur dalaï-lama. Il faudra encore attendre quelques années avant de savoir précisément ce que le dalaï-lama fera de cette institution.

En 2011, à l’âge de 76 ans, il déclarait déjà : « A l’âge de 90 ans, je consulterai les plus hautes instances bouddhistes tibétaines et les Tibétains, afin de réévaluer la pertinence de l’institution du dalaï-lama. »

Pour ce qui est de sa réincarnation, il faudra dans tous les cas attendre au moins vingt ans, puisque ses médecins affirment qu’il vivra au moins jusqu’à 100 ans. Le dalaï-lama a, quant à lui, rêvé qu’il vivrait jusqu’à 113 ans…

  • Quelle démocratisation du bouddhisme tibétain ?

Dès son exil en 1959, le dalaï-lama a entamé tout un processus de sécularisation de l’institution bouddhique, notamment avec la création du Parlement tibétain en exil en 1960, et la promulgation d’une Constitution basée sur la Déclaration universelle des droits de l’homme.

L’interprète français du dalaï-lama, Matthieu Ricard, expliquait d’ailleurs en 2008 que « le dalaï-lama a maintes fois répété que son projet d’autonomie s’inscrivait dans un cadre démocratique et laïque ».

Suffrage universel

En 2011, après avoir renoncé à son rôle politique, il a en effet organisé l’élection de son successeur politique, un premier ministre de l’administration centrale tibétaine, élu au suffrage universel par les membres de la communauté en exil.

C’est l’universitaire et juriste indien Lobsang Sangay qui a remporté l’élection et été investi, le 8 août 2012 à 9 heures, 9 minutes, 9 secondes, deux chiffres de bon augure dans la tradition bouddhiste.

Un symbole très fort que le sinologue Alain Wang expliquait alors sur La Croix : le dalaï-lama « avait alors jugé déjà que l’institution du dalaï-lama était vieillotte et devait évoluer. Une critique implicite du système communiste chinois, particulièrement rigide ».

Ce coup d’éclat lui sert d’ailleurs aujourd’hui d’argument pour justifier une éventuelle disparition du dalaï-lama : « l’institution du dalaï-lama était importante, principalement en raison de son pouvoir politique. J’ai complètement renoncé au pouvoir en 2011 quand j’ai pris ma retraite », déclare-t-il au journal allemand.

  • Quelle stratégie face à Pékin ?

Si l’annonce du 7 septembre s’inscrit dans un long processus de sécularisation du gouvernement tibétain, elle intervient surtout comme un coup politique dans le bras de fer qui se joue avec la Chine depuis son départ en exil.

En effet, Pékin tente depuis des années de court-circuiter le système de désignation traditionnel pour mettre en place ses propres autorités fantoches. Déclarer la fin de son cycle de réincarnations vise à empêcher la Chine de désigner de son côté un imposteur.

Rééducation

En 1995, trois jours après été désigné panchen-lama – le deuxième plus haut chef spirituel après le dalaï-lama dans la hiérarchie bouddhique –, Gedhun Choekyi Nyima fut enlevé par le gouvernement chinois pour être « rééduqué ». A sa place, Pékin nomma Gyancain Norbu après un tirage au sort dans une urne d’or.

Une polémique similaire a éclaté en 1992 avec la désignation du dix-septième karmapa (dirigeant de l’école Karma Kagyu, numéro trois dans la hiérarchie religieuse tibétaine).

Si le gouvernement chinois l’a reconnu, il a tout fait pour l’empêcher d’accéder à une éducation religieuse, le poussant à partir en exil pour rejoindre le dalaï-lama. Depuis, Pékin a désigné son propre karmapa.

L’annonce du dalaï-lama intervient par ailleurs au moment où la Chine a réussi à peser diplomatiquement pour empêcher l’Afrique du Sud de délivrer un visa au dalaï-lama, invité à un sommet des Prix Nobel en octobre.

 Delphine Roucaute
Journaliste au Monde.fr

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Dernier Dalaï Lama ? le temps de la responsabilité

Posté par cercletibetverite le 12 septembre 2014

http://www.tibet-info.net/www/Dernier-Dalai-Lama-le-temps-de-la.html#.VBKBQVfypag

Décryptage

Dernier Dalaï Lama ? le temps de la responsabilité

vendredi 12 septembre 2014 par Rédaction , Jean-Paul Ribes

Essayons de comprendre toute la portée de la nouvelle déclaration du Dalaï Lama concernant sa succession [1] et de la riposte de la Chine [2], laissant entendre que le  »pouvoir central » est seul juge de la renaissance du maître Tibétain.
Cette riposte est bien la preuve que la Chine est tombée dans le piège, pacifique, tendu par le saint homme.
En effet si elle venait à nommer « son » propre Dalaï Lama, elle mettrait fin illico aux yeux des Tibétains à la lignée légitime.
Or pourquoi le Dalaï Lama, ayant bien précisé dans son interview  »Pour ceux qui ont une vision politique des choses« , veut-il mettre un terme à l’institution ? Précisément car elle est obsolète, et que d’une certaine manière elle n’encourage pas ses compatriotes à prendre assez clairement en main leurs propres affaires.

La démocratie politique à venir doit pouvoir se passer du personnage du  »chef charismatique » pour être une affaire de tous les instants.
On n’est pas responsable à mi-temps ! La démocratie, ce n‘est pas de se battre  »pour le Dalaï Lama » mais pour l’ensemble de la communauté humaine, à commencer évidemment par ses propres concitoyens.

Cette leçon d’exemplarité qu’il demande aux Tibétains d’offrir à la Chine, au prix de ce qu’ils ont de plus cher, risque d’être difficile à passer. Mais le gouvernement chinois facilite les choses en promettant pour sa part un fantoche au Potala !

Pour ce qui est de la tendresse affectueuse et respectueuse que les Tibétains éprouvent pour le bodhisattva, je crois que l’on peut affirmer qu’il sera toujours là, toujours prêt à entendre leurs prières, animé de ce quatrain de Shantideva ou il exprime ses vœux, et qu’il n’a pas cessé de réciter :  

Tant que durera l’espace
et tant que dureront les êtres
Puissé-je moi aussi demeurer
Pour soulager les souffrances du monde.

Ce ne sont pas des mots en l’air, mais, comme le faisait remarquer un maître cher lors d’un enseignement,  »c’est aussi de vous qu’il s’agit« .

Jean-Paul Ribes

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Le dalaï-lama et la réincarnation de la discorde en quatre mots

Posté par cercletibetverite le 11 septembre 2014

http://www.lapresse.ca/international/asie-oceanie/201409/11/01-4799154-le-dalai-lama-et-la-reincarnation-de-la-discorde-en-quatre-mots.php

Publié le 11 septembre 2014 à 08h34 | Mis à jour à 08h34

Le dalaï-lama et la réincarnation de la discorde en quatre mots

Le dalaï-lama peut-il unilatéralement décider de ne pas... (PHOTO CHARLES DHARAPAK, ARCHIVES AP)

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Le dalaï-lama peut-il unilatéralement décider de ne pas se réincarner en son successeur?

PHOTO CHARLES DHARAPAK, ARCHIVES AP

Mathieu Perreault

Le dalaï-lama peut-il unilatéralement décider de ne pas se réincarner en son successeur? C’est la question qui se pose cette semaine, le prélat tibétain ayant récemment annoncé qu’il serait le dernier chef spirituel du pays. La Chine, hier, a nié qu’il avait le droit de prendre cette décision. Nos explications.

Succession

Ce n’est pas la première fois que le dalaï-lama avance qu’il sera le dernier de sa lignée. Mais ces dernières années, il avait aussi évoqué l’idée que le prochain dalaï-lama pourrait être une femme et se trouver à l’extérieur des frontières du Tibet. En 2011, il a pris sa retraite politique, une première pour un dalaï-lama depuis le XVIIIe siècle, quand le cinquième dalaï-lama a unifié le Tibet. Il avait nommé chef du gouvernement tibétain en exil Lobsang Sangay, qui avait été élu par la diaspora tibétaine établie à Dharmsala, en Inde. Chaque fois, la Chine a revendiqué son droit d’identifier la personne qui deviendra le 15e dalaï-lama quand le dalaï-lama actuel mourra et se réincarnera. Au moment de sa retraite politique, en 2011, le dalaï-lama avait affirmé qu’en 2015, quand il aurait 90 ans, il statuerait définitivement sur la question après consultation avec les leaders tibétains en exil.

Tradition

Après la mort d’un dalaï-lama, des prêtres et des représentants du gouvernement tibétain se mettent à la recherche de son successeur, de la personne en qui il s’est réincarné. Le dalaï-lama actuel avait deux ans en 1937 quand il a été identifié comme le successeur du 13e dalaï-lama, mort en 1933. Évidemment, le contrôle du gouvernement chinois restreindrait les activités de recherche du XVe dalaï-lama, ce qui explique la récente déclaration du dalaï-lama actuel, publiée par le magazine allemand Die Welt. La Chine a accusé hier le dalaï-lama de «chercher à pervertir l’histoire». Seul le troisième dalaï-lama, au 15e siècle, avait été trouvé à l’extérieur du Tibet – en Mongolie.

Panchen-lama

Un bras de fer avait opposé Pékin et le dalaï-lama au milieu des années 90 au sujet de la nomination du panchen-lama, le numéro deux de la hiérarchie tibétaine. Six ans après la mort du 10e panchen-lama, en 1989, le dalaï-lama avait décrété qu’il s’était réincarné en un petit garçon du nord du Tibet, qui a été immédiatement fait prisonnier par le gouvernement chinois. Un autre 11e panchen-lama a été désigné par Pékin.

Visa

La controverse sur la fin d’un demi-millénaire de réincarnations du dalaï-lama suit une victoire diplomatique de la Chine la semaine dernière. Le dalaï-lama devait participer à une réunion des Prix Nobel de la paix en Afrique du Sud, à la mi-octobre. Il a dû y renoncer face aux réticences sud-africaines à lui accorder un visa. Plusieurs observateurs ont jugé que la Chine, qui est maintenant le principal investisseur étranger en Afrique avec des échanges deux fois plus importants que les États-Unis, avait fait pression sur Pretoria pour qu’un visa soit refusé au chef spirituel tibétain.

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