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Matthieu Ricard : »La méditation produit des émotions positives »

Posté par cercletibetverite le 7 avril 2015

http://tempsreel.nouvelobs.com/bien-bien/20150402.OBS6304/la-meditation-produit-des-emotions-positives.html

« La méditation produit des émotions positives »

Colette Mainguy

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Publié le 06-04-2015 à 11h08

Le moine bouddhiste Matthieu Ricard a participé à des expériences scientifiques qui démontrent les nombreux bienfaits de cette pratique sur la santé. Interview.

ur la santé. Interview.

Matthieu Ricard, moine tibétain, docteur en génétique cellulaire et interprète français du dalaï-lama. (Eric Piermont / AFP)
Matthieu Ricard, moine tibétain, docteur en génétique cellulaire et interprète français du dalaï-lama. (Eric Piermont / AFP)

Le bouddhiste n’a jamais occulté le chercheur. Matthieu Ricard, 67 ans, moine tibétain, docteur en génétique cellulaire, interprète français du dalaï-lama, vit au Népal, dans le monastère de Shechen depuis quarante ans. Cela ne l’a pas empêché de souvent prêter son cerveau à la science.

De 1999 à 2011, il a collaboré avec le Mind and Life Institute, une organisation fondée en 1990 par le neurobiologiste Francisco Varela (1946 -2001) et Adam Engle, sous l’impulsion du dalaï-lama pour développer les échanges entre la science et le bouddhisme. Matthieu Ricard y a participé, en tant que chercheur et cobaye, à des expériences visant à mesurer les différentes modifications du cerveau lors de six méditations spécifiques : la concentration sur un seul point, l’amour altruiste combiné à la compassion, la présence ouverte, la visualisation d’images mentales, l’imperturbabilité et la pleine conscience.

Ces recherches, auxquelles prenaient part des « méditants » débutants, ont montré que la méditation en général, et celle sur l’amour altruiste en particulier, entraîne une augmentation considérable des ondes gamma dans le cerveau. Ce qui a pour effet de booster l’activité de cet organe, ces ondes jouant un rôle-clé dans la communication entre les neurones et les différentes aires cérébrales.

« L’Obs » l’avait rencontré à l’occasion de la sortie de son livre, « Plaidoyer pour l’altruisme. La force de la bienveillance », qui fait état de ces découvertes et démontre comment transformer son cerveau par la méditation altruiste. Interview.

Matthieu Ricard  :

L’Obs. Toute votre œuvre témoigne des bienfaits de la méditation, que vous-même pratiquez depuis quarante ans. Quels sont-ils exactement ?

Matthieu Ricard. C’est un entraînement de l’esprit quotidien, un travail auquel le méditant doit s’astreindre avec la même assiduité qu’un sportif ou un musicien. Le but n’est pas d’anesthésier toute sensation en vue d’obtenir une pseudo-béatitude baba cool. Bien au contraire, méditer est une science vieille de 2 500 ans qui rend l’esprit libre, clair et actif, à force d’exercices précis.

A la longue, on se débarrasse de la rumination morbide générée par nos affects les plus négatifs comme le ressentiment, l’auto-dévalorisation, l’envie, la haine de soi et des autres. La méditation, notamment celle sur l’amour altruiste, ne produit que de bonnes émotions dans le cerveau.

Dans votre dernier livre, vous apportez les preuves scientifiques de la modification du cerveau par la méditation, notamment par celle sur l’amour altruiste…

- Avec d’autres pratiquants, femmes et hommes, moines et laïques dont le nombre d’heures de méditation va de 10.000 à 50.000, j’ai participé aux programmes de recherche de nombreux laboratoires de neurosciences, dont celui de l’université de Wisconsin-Madison aux Etats-Unis. Ils étaient menés par Richard Davidson, expert en imagerie des émotions et des effets de la méditation – qu’il pratique lui-même depuis trente ans -, et Antoine Lutz, aujourd’hui chercheur au centre de neurosciences de l’Inserm à Lyon. J’ai aussi beaucoup travaillé avec Tania Singer, directrice du département de neurosciences sociales de l’Institut Max-Planck de Leipzig, et spécialiste mondiale de l’empathie.

Les résultats de leurs recherches sont impressionnants. Ils prouvent, entre autres, que, lorsque l’on médite, plusieurs aires du cerveau liées à la bienveillance, au sentiment d’affiliation avec autrui et à l’empathie, dont l’insula et le cortex cingulaire, sont activées, provoquant des émotions positives, tandis que d’autres, comme l’amygdale, liées notamment à l’agressivité, sont désactivées.

Ces modifications influent-elles sur la santé ?

- Oui. En augmentant les humeurs positives par activation des aires cérébrales liées à la gestion des émotions, elles contribuent, par exemple, à soulager l’anxiété et tout type d’état mental facteur d’isolement comme la dépression. La méditation sur l’altruisme constitue donc un remède à la solitude, elle-même cause de bien des maladies somatiques.

Est-ce valable pour les « méditants » débutants ?

- Oui, heureusement ! Avec un bon guide spirituel, à raison de vingt minutes par jour, au bout de huit semaines, tout un chacun ressent déjà une nette diminution du stress mais aussi des pensées d’auto-dénigrement. S’ensuit alors un processus irrépressible d’ouverture à autrui.

L’équipe de Barbara Fredrickson, professeure émérite de psychologie et chercheuse en émotions positives à l’université de Caroline du Nord à Chapel Hill, a également montré que la méditation sur l’amour altruiste augmente le tonus vagal, ce qui permet de garder son calme en toutes circonstances.

On devrait introduire la méditation dans toutes les écoles, comme cela commence à se faire aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, et favoriser l’apprentissage coopératif au lieu de la compétition.

En France, la méditation de pleine conscience connaît un tel succès qu’on peut désormais l’apprendre grâce à des méthodes proposées sur internet. Que pensez-vous de cette pratique ?

- Les sites internet et leurs promesses de nirvana par la pleine conscience, c’est n’importe quoi ! Récemment, je suis tombé sur un site qui prétendait apprendre aux gens à « méditer en 3G, mieux et plus vite ». Il garantissait aussi créativité et liberté pour résoudre tous ses problèmes et briller dans tous les domaines. Et promettait même l’acquisition d’un magnétisme capteur de richesses et de gloire !

Quand on pense que la pratique de la méditation, quelle qu’elle soit, devrait conduire à la libération des préoccupations mondaines, on croit rêver ! Tous ceux qui veulent s’initier à cette pratique doivent s’adresser à des professionnels de la santé ou à des guides spirituels confirmés. Gare aux charlatans !

Colette Mainguy

(Article publié dans « le Nouvel Observateur » du 16 janvier 2014)

 

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Cantines scolaires : Matthieu Ricard suggère une « alternative végétarienne »

Posté par cercletibetverite le 27 mars 2015

http://www.lepoint.fr/societe/cantines-scolaires-matthieu-ricard-suggere-une-alternative-vegetarienne-27-03-2015-1916308_23.php

Cantines scolaires : Matthieu Ricard suggère une « alternative végétarienne »

Le Point – Publié le 27/03/2015 à 08:19

Le moine bouddhiste et écrivain signe dans « Le Monde », avec d’autres personnalités, une tribune proposant l’instauration du « menu le plus laïque de tous ».

Photo d'illustration.
Photo d’illustration. © AMELIE-BENOIST / BSIP
Cantines scolaires : Matthieu Ricard suggère une

Le moine bouddhiste et écrivain Matthieu Ricard et d’autres auteurs et militants de la cause animale signent dans Le Monde daté de vendredi une tribune proposant l’instauration d’un menu alternatif végétarien systématique dans les cantines, le « menu le plus laïque de tous ». La semaine dernière, le maire UMP de Chalon-sur-Saône, Gilles Platret, a annoncé la suppression du menu de substitution dans les cantines scolaires, offrant notamment des alternatives sans porc, prohibé par l’islam et le judaïsme. « Que vient faire la laïcité là-dedans ? » s’interrogent Matthieu Ricard, auteur d’un vibrant « Plaidoyer pour les animaux », et d’autres personnalités connues pour leur engagement en faveur de la cause animale et la nature tels Aymeric Caron, végétarien pratiquant et auteur de No Steak, l’ancienne députée européenne Europe Écologie-Les Verts Sandrine Bélier, Allain Bougrain-Dubourg, les philosophes Florence Burgat et Jean-Baptiste Jeangène Vilmer ainsi que l’éditorialiste Franz-Olivier Giesbert.

« Le repas végétarien convient au plus grand nombre »

« Plutôt que d’utiliser le porc ou la laïcité pour attiser la haine confessionnelle et diviser les Français, nous proposons une solution simple, défendue par ailleurs depuis longtemps par de nombreuses associations : l’instauration dans les cantines scolaires d’une alternative végétarienne systématique, c’est-à-dire à tous les repas, et pas seulement lorsque du porc est proposé », écrivent-ils. « Loin d’être dogmatique, notre proposition est avant tout pragmatique », se défendent-ils : « Le repas végétarien est en effet celui qui convient au plus grand nombre – musulmans, juifs, chrétiens, athées ou autres. »

Ils envisagent « pour être tout à fait juste et efficace » d’étendre cette alternative sans viande et sans poisson jusqu’au lait et aux oeufs selon les principes des végétaliens qui dénoncent les conditions, « déplorables et barbares, dans lesquelles la plupart des poules pondeuses et des vaches laitières sont maintenues, et l’imbrication de l’industrie laitière et de celle de la viande, puisque pour produire du lait une vache doit avoir un veau, destiné à l’abattoir ». « Le repas végétarien réunit tout le monde » et constitue la solution la plus simple pour les responsables de cantines. Il permet en outre de « répondre aux convictions de tous ceux, de plus en plus nombreux, qui refusent de manger des animaux pour des raisons éthiques ».

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Matthieu Ricard et sa soeur, Eve : la maladie de Parkinson, une « ouverture spirituelle

Posté par cercletibetverite le 7 mars 2015

 

Scientifique devenu moine bouddhiste, Matthieu Ricard dit son admiration face au courage avec lequel sa soeur Eve affronte une maladie neurodégénérative incurable. « Je n’aurais pas fait cette ouverture spirituelle si je n’avais pas eu Parkinson », dit-elle.
En savoir plus sur http://videos.lexpress.fr/actualite/societe/video-matthieu-ricard-et-sa-soeur-eve-la-maladie-de-parkinson-une-ouverture-spirituelle_1658554.html#GSZePklBvofdOEiw.99

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Le gavage est une « torture », dit le moine bouddhiste Matthieu Ricard

Posté par cercletibetverite le 27 décembre 2014

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/le-gavage-est-une-torture-dit-le-moine-bouddhiste-matthieu-ricard-7776021052

Le gavage est une « torture », dit le moine bouddhiste Matthieu Ricard

INVITÉ RTL – Le gavage des animaux est un acte de « torture », selon le moine bouddhiste. « Arrêtez de causer de la souffrance ne prend une seconde », ajoute-t-il.

Le gavage est une
Le gavage est une « torture pour les canards et les oies », dit un moine bouddhiste Crédit : Bernard Poirette Télécharger
par Marie-Pierre Haddad , Bernard Poirette publié le 27/12/2014 à 11:07

Avec les fêtes de fin d’année, le débat sur le gavage des oies et des canards dans le but d’avoir du foie gras revient sur le devant de la scène. Selon Matthieu Ricard, moine bouddhiste, « le petit paradis gastronomique dans notre assiette est un enfer pour 40 millions de canards et d’oies« .

Un foie normal pèse 80 grammes. « Au bout de dix jours de gavage, il monte à 600 grammes. C’est comme si le foie d’un être humain pesait entre 7 et 10 kilos. On leur injecte l’équivalent pour un homme de 7 kilos de pâte en quelques secondes, et cela est fait deux fois par jour », ajoute-t-il.

120 kilos de viande consommé par un Américain

Cet acte est considéré comme étant une « torture », pour Matthieu Ricard qui estime que « cela veut dire que l’on ne veut pas sacrifier nos papilles gustatives à la souffrance de 40 millions d’oiseaux« .

La solution est simple pour ce moine bouddhiste. « Arrêtez de causer de la souffrance ne prend qu’une seconde et n’empêche pas de vous occuper de ce qu’il y a dans le monde. Un Américain moyen mange 120 kilos de viande par an, un Français 80 et un Africain entre 5 et 10, en Inde 3 kilos ». L’élevage industriel est la deuxième cause d’émissions de gaz à effet de serre.

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Matthieu Ricard: «défendre les animaux, ce n’est pas dédaigner les hommes»

Posté par cercletibetverite le 20 décembre 2014

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/624d8f42-85fe-11e4-9cd5-59e213f8caa2/Matthieu_Ricard_d%C3%A9fendre_les_animaux_ce_nest_pas_d%C3%A9daigner_les_hommes
opinion jeudi 18 décembre 2014

Matthieu Ricard: «défendre les animaux, ce n’est pas dédaigner les hommes»

Matthieu Ricard

 

Matthieu Ricard. (AFP)

Les gens font souvent un mauvais procès aux défenseurs des animaux: ils seraient coupables d’insensibilité envers les hommes qui souffrent de par le monde, de faim, de misère, de par les conflits. Mais à y regarder de près, cet argument est complètement dépourvu de logique, affirme Matthieu Ricard, moine bouddhiste et écrivain français, qui offre une belle leçon de bienveillance

A la suite de la publication du Plaidoyer pour les animaux*, l’un des reproches que j’ai le plus souvent entendu est qu’il est indécent de tourner son attention vers les animaux et de vouloir améliorer leur sort alors que tant de souffrances affligent les hommes en Syrie, en Irak, au Soudan et ailleurs. Le simple fait d’avoir de la considération pour les animaux serait une insulte au genre humain. Asséné avec un élan d’indignation qui a l’air de reposer sur les plus hautes vertus, cet argument peut sembler faire mouche, mais dès qu’on l’examine un peu, on s’aperçoit qu’il est parfaitement dépourvu de logique.

Si le fait de consacrer quelques-unes de nos pensées, de nos paroles et de nos actions à la réduction des souffrances innommables que nous infligeons délibérément aux autres êtres sensibles que sont les animaux constitue une offense aux souffrances humaines, qu’en est-il alors d’écouter France Musique, de faire du sport et d’aller se faire bronzer sur une plage? Ceux qui s’adonnent à ces activités et à bien d’autres deviendraient-ils d’abominables individus du fait qu’ils ne consacrent pas l’intégralité de leur temps à remédier à la famine en Somalie?

Comme le remarque justement Luc Ferry: «J’aimerais bien qu’on m’explique en quoi le fait de torturer viendrait en aide aux humains. Le sort des chrétiens d’Irak est-il amélioré parce qu’on dépèce en Chine des chiens vivants par milliers chaque année avant de les laisser crever pendant des heures, attendu que plus leur douleur est atroce, meilleure est leur chair. Est-ce parce qu’on maltraite ici les canidés qu’on est plus sensible au malheur des Kurdes? […] Chacun d’entre nous peut s’occuper des siens, de sa famille, de son métier et s’engager en plus en politique ou dans la vie associative sans pour autant massacrer des animaux.»

Si quelqu’un consacrait 100% de son temps au travail humanitaire, on ne pourrait que l’encourager à continuer. Il est d’ailleurs à parier qu’une personne douée d’un tel altruisme serait également bienveillante à l’égard des animaux. La bienveillance n’est pas une denrée que l’on doit distribuer avec parcimonie comme un gâteau au chocolat. C’est une manière d’être, une attitude, l’intention de faire le bien de tous ceux qui entrent dans le champ de notre attention et de remédier à leur souffrance.

En aimant aussi les animaux, on n’aime pas moins les hommes, on les aime en fait mieux, car la bienveillance est alors plus vaste et donc de meilleure qualité. Celui qui n’aime qu’une petite partie des êtres sensibles, voire de l’humanité, fait preuve d’une bienveillance partiale et étriquée.

Pour ceux qui n’œuvrent pas jour et nuit à soulager les misères humaines, quel mal y aurait-il à soulager les souffrances des animaux plutôt que de jouer aux cartes? Le sophisme de l’indécence qui consiste à décréter qu’il est immoral de s’intéresser au sort des animaux alors que des millions d’êtres humains meurent de faim n’est le plus souvent qu’une dérobade facile de la part de ceux qui, bien souvent, ne font pas grand-chose ni pour les premiers ni pour les seconds. A quelqu’un qui ironisait sur l’utilité ultime de ses actions caritatives, Sœur Emmanuelle répliqua: «Et vous, monsieur, qu’est-ce que vous faites pour l’humanité?»

Dans mon humble cas, le mauvais argument de l’indécence est d’ailleurs plutôt incongru puisque l’organisation humanitaire que j’ai fondée, Karuna-Shechen, soigne 100 000 patients par an et 25 000 enfants étudient dans les écoles que nous avons construites. Œuvrer pour épargner d’immenses souffrances aux animaux ne diminue pas d’un iota ma détermination à remédier aux misères humaines. La souffrance inutile doit être pourchassée où qu’elle soit, quelle qu’elle soit. Le combat doit être mené sur tous les fronts, et il peut l’être.

Se préoccuper du sort de quelque 1,6 million d’autres espèces qui peuplent la planète n’est ni irréaliste ni indécent car, la plupart du temps, il n’est pas nécessaire de choisir entre le bien-être des humains et celui des animaux. Nous vivons dans un monde essentiellement interdépendant, où le sort de chaque être est intimement lié à celui des autres. Il ne s’agit donc pas de ne s’occuper que des animaux, mais de s’occuper aussi des animaux. En vérité, nous perdrons ou gagnerons tous ensemble, car la surconsommation de viande dans les pays riches à cause de l’élevage industriel entretient la faim dans le monde. Elle constitue aussi la deuxième cause d’émissions de gaz à effet de serre (après les bâtiments et avant les transports) et, cerise sur le gâteau, elle est également nocive pour la santé humaine.

En nous préoccupant du massacre en masse des animaux, nous n’oublions pas le sort des Syriens, nous faisons simplement preuve de bienveillance.

* Son dernier livre paru chez Allary Editions.

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La compassion demande le courage de voir la réalité telle qu’elle est

Posté par cercletibetverite le 3 décembre 2014

http://www.rezozen.com/articles/fiche/102/La-compassion-demande-le-courage-de-voir-la-realite-telle-quelle-est

La compassion demande le courage de voir la réalité telle qu’elle est

La compassion demande le courage de voir la réalité telle qu’elle est dans Matthieu Ricard n102_M_RicardVignette

 

C’était l’événement au Grand Rex à l’occasion de la venue de Matthieu Ricard pour Les Rencontres Perspectives. Une file d’auditeurs, tout comme les journalistes, les médias partenaires, les associations… étaient au rendez-vous, la foule se pressait !

Installés confortablement, dans ce lieu mythique, nous avons vu arriver Matthieu Ricard sur scène. Vraisemblablement très surpris d’une salle aussi remplie et en effervescence, alors que, soyons clairs, il remplirait un stade ! Mais humblement, il nous a confié qu’il n’était pas un artiste, ni un grand poète, ni même un peintre mais qu’il redonnait simplement le message d’une ancienne sagesse.

Mais ce soir, Matthieu Ricard n’est pas que le messager du bouddhisme ou de la pleine conscience bienveillante, il est venu nous alerter de nos dérives et nous dire que « nous sommes devant une transformation individuelle et sociétale ».  Avec toute la bienveillance que l’on lui connaît, l’espoir tient dans une phrase : « Nous sommes à même d’influencer de façon majeure les générations à venir. »


Matthieu Ricard aime profondément la nature humaine.

A force d’exploration intérieure, il sait et il évoque le merveilleux potentiel dont l’être humain dispose mais ce potentiel ou ces qualités peuvent causer autant d’actions bénéfiques que de torts. C’est vrai pour tout outil : l’intelligence, le charme, l’influence… un marteau peut construire et détruire. « Notre esprit peut être notre meilleur ami ou notre pire ennemi. »

« Il faut constamment vérifier notre motivation », est-ce qu’elle vise notre propre promotion ou celle d’autrui ? Est-ce qu’elle sert le plus petit nombre ou le plus grand nombre de personnes ? Dans une durée à court terme ou à long terme ? On l’aura compris, il nous faut entrer assidûment dans une réflexion pour le bien d’autrui, pour le plus grand nombre et le plus long terme. Entrer de plain-pied dans l’altruisme est une nécessité, parce que « l’activité de l’homme détermine maintenant ce que va devenir notre planète ».

 

Aujourd’hui nous n’avons plus le choix

Ne se soucier que de son propre confort et de ses envies parfois compulsives, sans en imaginer un instant les répercussions, relève d’une non responsabilité.Notre consommation effrénée est devenue un déni.
Les conséquences, nous les connaissons depuis longtemps – enfin, nos dirigeants -,  nous avons tant de fois été alertés, mais c’était demain, et demain, c’est aujourd’hui !

Si les changements climatiques ne sont pas spectaculaires au point de nous faire sentir leur urgence, certains chiffres sont parlants.
Dans les années 50, nous commencions l’exploitation des sols, les changements climatiques se faisaient déjà sentir. Le flux d’azote s’élevait tranquillement et notre consommation d’eau douce suivait le pas. Mais les dernières données montrent que nous avons été beaucoup plus loin : les océans sont acidifiés, la biodiversité se restreint (nous perdons chaque année près de 1000 espèces) et la quantité d’azote était déjà de +260% en 2012. Quant au méthane et à l’effet de serre qu’il entraîne, ils sont la conséquence directe de l’élevage intensif, conséquence elle-même plus importante que la pollution par le transport. L’homéostasie n’est plus qu’une idée abstraite, nous avons bel et bien « gagné » nos 2 degrés, il faudra compter 200 millions de réfugiés climatiques dans quelques années.

M_RicardMatriceRocktrom dans Matthieu Ricard

Photo : Olivier Adam - Matrice de Rocktröm

 

Nous élevons intensivement et nous tuons intensivement.

C’est le point que voulait exposer Matthieu Ricard en nous conviant à cette conférence. Son livre Plaidoyer pour les animaux traite de ce thème sans concession. Il nous a d’ailleurs montré quelques images trash de maltraitances animales, de traditions indéboulonnables et d’abattoirs…  Nous tuons par jour 60 millions d’animaux terrestres et 1000 millions d’animaux marins en pensant qu’ils ont été créés pour nous satisfaire, sans nous soucier de leur souffrance. « Nous agissons avec « l’intelligence » du droit du plus fort alors que nous disposons de facultés merveilleuses pour naviguer sur les étoiles ». Ces images, beaucoup de gens ne veulent pas les voir à cause de la détresse empathique qu’elles suscitent : on est, là encore, dans un déni, celui de la violence. Nous savons et sentons que les animaux sont des êtres sensibles, nous avons tous au moins plongé les yeux dans ceux d’un animal domestique en y trouvant une lueur, alors pourquoi cette compassion connaît-elle des barrières ?

La compassion demande le courage de voir la réalité telle qu’elle est.

Nous apprenons jour après jour et dans divers domaines à nous distancier, des autres ou des situations, dans le but de nous protéger. De cette distanciation, sorte de pare-feu de nos émotions, naît une froideur, c’est celle de la résistance. Oui, on résiste, pas question de se faire toucher intérieurement, cela demanderait ensuite une action, mais laquelle ?

Nous avons tout à perdre à résister : nous guettent l’épuisement en premier lieu, alors que le flux compassionnel est très régénérant, l’isolement ensuite, nous couper de nos ressentis nous prive de liens riches avec les autres et enfin la peur, l’assèchement du cœur…

En revanche nos actions, au regard de la compassion, nous motivent et nous responsabilisent. Elles demandent un engagement de notre part, elles mettent nos qualités au service d’une cause qui résonne juste.

 

Se transformer soi-même pour mieux servir les autres

Ce changement individuel et sociétal appelle à une transformation, de soi en premier lieu : méditer, explorer, écouter ce qui se dit dans le silence, calmer son esprit, faire face à ses ombres pour mieux les libérer et trouver ses propres réponses. La méditation est l’outil par excellence et celle de la pleine conscience bienveillante est facile à appréhender par tous. Loin d’être une idée utopique, la méditation élève le comportement pro-social, elle permet de se relier au vivant en soi, de reconnaître le vivant dans l’autre, quel que soit l’autre. Appelons-la empathie, altruisme, bienveillance ou compassion, la « reliance » fait son chemin et de différentes façons. De plus en plus de gens tendent vers un engagement local, collaboratif, l’économie positive représente aujourd’hui près de 7% de l’économie mondiale. Puis, la coopération est une grande source de joie dans l’existence. On s’aperçoit qu’un niveau progresse par la qualité de ses liens sociaux. Si vous avez un lien social riche et fort, la durée de vie est augmentée, et les risques d’addiction sont diminués.

 

Du sens et de la cohérence

Aujourd’hui, les jeunes qui s’engagent dans un travail ont besoin d’y trouver du sens, sinon à quoi bon ! Pour apporter du sens à notre vie, peut-être pouvons-nous commencer par devenir plus cohérents avec nos choix, car nous le savons, le choix exprime qui nous sommes et nous pouvons commencer par nos choix quotidiens. L’information circule vite, elle est disponible pour qui veut bien la chercher. On ne plus dire : « Je ne savais pas ». Non, car on sait que pour produire 1 kg de viande (protéine animale, qui n’est pas indispensable par ailleurs) il faut 10 kg de protéine végétale, ajoutons à cela l’eau et le coût du transport des céréales pour nourrir l’animal. On sait aussi que durant la période de famine qui touchait l’Afrique, on livrait des céréales en Angleterre pour nourrir les bêtes…

M_Ricard

 

Matthieu Ricard nous dit : « Osons l’altruisme ! » A ces mots, un silence, comme si une question nous avait été posée mais ce n’en est pas une…

 

Pour finir, je reprendrai la citation de Ralph Waldo Emerson

L’idéal de la vie n’est pas l’espoir de devenir parfait. C’est la volonté d’être meilleur.

 

Myriam Morisseau

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Entretien avec Matthieu Ricard : plaidoyer pour les animaux

Posté par cercletibetverite le 30 octobre 2014

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/entretien-avec-matthieu-ricard-158755

 

Entretien avec Matthieu Ricard : plaidoyer pour les animaux

par Daniel Salvatore Schiffer (son site)
jeudi 30 octobre 2014

 

Matthieu Ricard, moine bouddhiste proche du Dalaï Lama, est l’auteur de nombreux best-sellers, dont Plaidoyer pour l’altruisme*. Son nouveau livre, Plaidoyer pour les animaux (Vers une bienveillance pour tous)**, est d’autant plus appréciable qu’il fait écho à l’amendement, voté le 14 avril 2014, du code civil français, pour lequel les animaux sont considérés, non plus comme des « biens meubles », mais comme des « êtres vivants doués de sensibilité ».

 

Daniel Salvatore Schiffer : Vous écrivez, dès l’introduction de votre « Plaidoyer pour les animaux », que « ce livre est une suite logique et nécessaire à « Plaidoyer pour l’altruisme ». Vous y précisez qu’ « il a pour but de mettre en évidence les raisons et l’impératif moral qui justifient d’étendre l’altruisme à tous les êtres sensibles, sans limitation d’ordre quantitatif ni qualitatif. » Pouvez-vous développer cette idée ?

 

Entretien avec Matthieu Ricard : plaidoyer pour les animaux dans Matthieu Ricard matthieu-ricard-photo-raphaele-demandre-53d13

 

Matthieu Ricard : La souffrance humaine, sur terre, est immense. J’ai passé une grande partie de ma vie, et aujourd’hui encore avec l’organisation humanitaire que j’ai fondée, « Karuna-Shechen », au Népal, en Inde et au Tibet, à tenter, pour ma modeste part, de la soulager. Ce type d’humanisme ne doit pas nous empêcher, toutefois, de nous préoccuper aussi du sort des 1,6 million d’autres espèces qui peuplent notre planète. Au nom de quel critère devrions-nous choisir, en les excluant l’un par rapport à l’autre ? Toute souffrance mérite d’être soulagée. Nous vivons dans un monde interdépendant, où le sort de chaque être, quel qu’il soit, est intimement lié à celui des autres. Il ne s’agit donc pas de nous occuper que des animaux bien entendu, mais aussi des animaux, qui méritent notre respect et notre attention.

 

HUMANISME, ALTRUISME ET BIENVEILLANCE POUR TOUS

D.S.S. : D’où cette nuance, capitale pour bien comprendre votre démarche, que vous introduisez, au sein de votre raisonnement, afin d’éviter, animé par une sage prudence, tout anthropomorphisme et, comme tel, aussi réducteur que « dénaturé » lorsqu’il se voit appliqué au règne animal . Ainsi, écrivez-vous dans l’introduction de ce même « Plaidoyer pour les animaux : « Il ne s’agit pas non plus d’humaniser les animaux ou d’animaliser l’homme, mais d’étendre aux deux notre bienveillance » !

M.R. : Exact ! L’extension de cette notion de « bienveillance », éminemment morale, s’avère plus une question d’attitude responsable envers ce qui nous entoure que d’allocation des ressources, par ailleurs limitées, dont nous disposons pour agir sur le monde. Je pense que le temps est enfin venu, et c’est même une urgence aujourd’hui, de considérer les animaux non plus comme des êtres inférieurs, mais comme nos « concitoyens » sur cette terre. Comme disait très justement le poète romantique français Alphonse de Lamartine, « On n’a pas deux cœurs, un pour les animaux et un pour les humains. On a un cœur ou on n’en a pas. » !

D.S.S. : Cette superbe et généreuse pensée de Lamartine, vous l’avez mise en exergue de votre « Plaidoyer pour les animaux », tout comme une autre magnifique phrase du grand dramaturge irlandais George Bernard Shaw, célèbre végétarien : « Les animaux sont mes amis… et je ne mange pas mes amis.  » !

M.R. : Oui ! Nous perpétrons aujourd’hui un massacre d’animaux à une échelle qui, hélas, n’a pas d’égale dans l’histoire de l’humanité. Nous tuons chaque année, pour notre seule consommation, 60 milliards d’animaux terrestres et 1000 milliards d’animaux marins. Cette tuerie, en masse, pose un défi éthique majeur ! Mais il nuit aussi à nos sociétés : cette surconsommation, mauvaise pour notre santé, aggrave, paradoxalement, la faim dans le monde (750 de tonnes de céréales sont exportées des pays pauvres pour l’industrie de la viande dans les pays riches), tout en provoquant, de surcroît, une série de déséquilibres écologiques sans précédent. Je suis donc, moi-même, végétarien, sans que jamais je n’impose pour autant, respectueux de mes semblables, mes vues à autrui : chacun est libre de vivre comme il l’entend !

 

PRISE DE CONSCIENCE

D.S.S. : Vous invitez donc, sans jamais verser toutefois en une quelconque forme de prosélytisme, à une prise de conscience de ce malheureux et dangereux état de fait !

M.R. : Absolument ! La production industrielle de viande et la surpêche des océans constituent, en soi, un grave problème. Mais, plus généralement, le non-respect des animaux, de leur sensibilité et de leur dignité, amène à tuer, et à faire souffrir horriblement, un grand nombre d’entre eux lorsqu’ils se voient utilisés, pour le trafic d’animaux sauvages (l’ivoire des cornes de rhinocéros ou des défenses d’éléphants, le cuir des crocodiles, la chair des ailerons des requins, la peau des félins, la chasse à la baleine, la fourrure des bébés phoques, etc.), pour la corrida, le cirque, le zoo, la pêche sportive et autres formes d’instrumentalisation ou de divertissement. Ces comportements, déjà très répréhensibles en soi, sont en outre induits, le plus souvent, pour de simples et pures raisons « artistiques » ou vénales.

D.S.S. : A cette hécatombe s’ajoutent ses conséquences, non moins dommageables, sur la biosphère !

M.R. L’impact de ce style de vie sur la biosphère est considérable : au rythme actuel, d’ici 2050, 30% de toutes les espèces animales auront disparu, anéanties, de la surface du globe. Cela s’avérera donc également, si nous n’y prêtons pas garde, avec toute l’attention que pareille menace mérite, une catastrophe, y compris sur le plan environnemental, pour l’espèce humaine elle-même .

DS.S. : Vous vous opposez donc résolument là à la très contestable théorie de l’animal-machine, privé de toute sensibilité et conscience, dont se prévalaient, par le passé, certains philosophes et hommes de science, tels Aristote, Descartes, La Mettrie, Malebranche et même Kant !

M.R. : Effectivement ! Cette théorie de l’animal-machine est, de toute évidence, une absurdité. C’est une insulte au bon sens. Il suffit, pour s’en convaincre, d’observer, tout simplement, la vie des animaux, leurs réactions face à la douleur, leurs comportements face à leurs émotions, comme le plaisir, la joie, la tristesse, la peur. Les études qui jalonnent mon livre, Plaidoyer pour les animaux, jettent une nouvelle lumière, je pense, sur la richesse tout autant que la complexité des capacités intellectuelles et affectives d’innombrables espèces animales et sur leurs cultures si différentes des nôtres, trop souvent ignorées par l’homme. Elles mettent également l’accent sur le continuum reliant l’ensemble des espèces animales jusqu’à l’Homo Sapiens, et permettent ainsi de retracer l’histoire évolutive, par une longue série d’étapes et de changement parfois minimes, des espèces qui peuplent notre planète.

 

DROITS DE L’ANIMAL ET DEVOIRS DE L’HOMME

D.S.S. : Vous parlez également, dans ce « Plaidoyer » et en accord avec le récent amendement (voté le 14 avril 2014) du code civil français, selon lequel les animaux sont considérés désormais comme des « êtres vivants doués de sensibilité » et non plus comme des « biens meubles », des « droits de l’animal » et des « devoirs de l’homme » ! Qu’est-ce à dire ?

M.R. : Cet amendement au code civil français, voté le 14 avril dernier, a été précédé, deux mois auparavant, en février 2014, d’un colloque, à Paris, au Sénat, auquel j’ai moi-même participé avec d’autres, afin de favoriser cet important vote, qui est un progrès notoire, même si encore insuffisant (car encore faudrait-il l’appliquer de manière plus large). Mon dernier livre, Plaidoyer pour les animaux, est une exhortation à changer notre rapport aux animaux. Elle ne se veut pas, toutefois, faire figure de blâme ou de diktat. Qui suis-je, d’ailleurs, pour prétendre à pareille prérogative ? Non, les enseignements de mon livre se fondent, tout d’abord, sur les travaux et recherches d’évolutionnistes, d’éthologues, de penseurs et de spécialistes de l’environnement mondialement reconnus, respectés dans leur domaine cognitif et sphère de compétence. Je suis convaincu – l’expérience quotidienne le démontre sans ambages – que les animaux sont capables de jugement. Ils sont dotés, chacun à leur niveau et selon leur espèce, de sensibilité et d’intelligence. Il y a un continuum, dans la chaîne de la vie, entre le règne animal et les humains. Les animaux ont donc des droits naturels, celui de rester en vie pour commencer, comme nous avons envers eux le devoir de ne pas leur infliger des souffrances inutiles.

D.S.S. : Quel est, selon vous, le point le plus essentiel, au sein de ce continuum, entre l’homme et l’animal ?

M.R. : Le point commun le plus frappant entre l’homme et l’animal est la capacité de ressentir la souffrance. Nous ne pouvons plus fermer les yeux sur cette réalité. La plus grande partie des souffrances, incommensurables, que nous leur infligeons ne sont ni nécessaires ni inévitables. Il n’y a aucune justification morale au fait d’imposer la souffrance et la mort à qui que ce soit. Mon Plaidoyer pour les animaux se présente donc aussi comme une invitation à agrandir le cercle de notre bienveillance et à y inclure les animaux. Restreindre notre bienveillance à nos semblables, c’est déjà la dégrader. En aimant ces autres êtres sensibles que sont les animaux, nous n’aimons pas moins les humains ; au contraire, nous les aimerons mieux, car notre bienveillance y gagnera en qualité et en profondeur !

 

*Publié chez Nil.

**Allary Éditions.

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VIDÉO – Dans l’enfer d’un élevage de lapin

Posté par cercletibetverite le 10 octobre 2014

VIDÉO – Dans l’enfer d’un élevage de lapin

  • Home ECONOMIE Flash Eco
    • Par lefigaro.fr
    • Mis à jour le 09/10/2014 à 11:24
    • Publié le 09/10/2014 à 11:21
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Après les élevages de poules élevées hors sol, l’organisation de défense des animaux L214 dévoile une vidéo sur les conditions de vie des lapins élevés en cage.

Dans une vidéo commentée par Matthieu Ricard, docteur en génétique cellulaire et moine bouddhiste dont le livre Plaidoyer pour les animaux sort aujourd’hui, l’association dénonce l’exploitation intensive des lapins élevés en cages. « Les images sont dures, [...] ma seule requête, c’est de ne pas détourner le regard face à une réalité cachée mais qui est pourtant celle de ces animaux, jour après jour, année après année».

 

 

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12/ -Matthieu Ricard : « Les sages ne sont plus des modèles » -Lieux de silence – La méditation rend les gens adultes

Posté par cercletibetverite le 23 juillet 2014

12/


Matthieu Ricard : « Les sages ne sont plus des modèles »

 
 
FranceInfo.fr – Emission tout et son contraire par Philippe Vandel – mardi 22 juillet 2014 - 
 

Mathieu Ricard en 2008.
Mathieu Ricard en 2008. © DOMINIQUE LEROY/WORLDPICTURES/MAXPPP
 
 

En 1972, Matthieu Ricard a décidé de devenir moine bouddhiste et de méditer. Mais il continue à écrire. Il a publié en septembre dernier son œuvre la plus importante : « Plaidoyer pour l’altruisme – La force de la bienveillance » (éditions Nil). Un pavé de plus de 900 pages, pour montrer le pouvoir de transformation positive qu’une attitude altruiste peut avoir sur les autres, et sur nous-mêmes.

 

 Interprète pour le Dalaï-lama, Matthieu Ricard dénonce l’individualisme grandissant de la société. Où chacun se croit supérieur. Et unique. Cela commence avec la mentalité de « l’Enfant roi ». Il raconte qu’aux États-Unis, un vêtement sur dix porte quelque part la mention « princesse ». Cela va jusqu’en classe où les professeurs américains sur-notent leurs élèves et leur laissent ainsi croire qu’ils sont les meilleurs du monde. Même si toutes les études comparatives montrent l’inverse.

Matthieu Ricard explique que cela se fait au détriment de tous les repères et donc de la vie en groupe. Il cite ainsi un sondage qui en dit long sur les valeurs de notre société : « On a demandé aux gens, aux Etats-Unis, quelle personne ils admiraient le plus, le Dalaï-lama ou Tom Cruise. 80% ont répondu le Dalaï-lama. On leur a ensuite demandé qui ils voudraient être. 70% ont choisi Tom Cruise. Ca veut dire qu’ils se disent qu’il vaut mieux être beau, riche et influent comme Tom Cruise.«  

La violence en baisse

Dans son livre, Matthieu Ricard montre également que la violence n’a cessé de baisser depuis des siècles. Par exemple, le nombre d’homicides en Angleterre pour 100.000 habitants était de 110 en 1350, de 10 au XXVIe siècle et désormais de un. « En Europe, on a entre cinquante et cent fois moins de chances d’être tué« , assure le moine bouddhiste, qui rappelle que « c’était un spectacle d’aller voir les pendus au Moyen-Âge. A tel point qu’un village français a loué un condamné à mort à une autre ville parce que les gens se plaignaient qu’il n’y avait pas eu d’exécution publique depuis longtemps. »

 

…………………………

 
Lieux de silence
 
« La méditation rend les gens adultes »
 
 
Le Républicain Lorrain.fr – 20/ 07/ 2014 – Propos recueillis par Alain MORVAN.
 
 

– Pourquoi un tel attrait pour la méditation et les retraites spirituelles aujourd’hui ?

 

Fabrice Midal, : « Une grande avancée tient au fait que la méditation est devenue laïque. Qu’il n’est plus nécessaire de se rendre dans un temple bouddhiste ou un monastère chrétien pour pratiquer et apprendre des rituels parfois étranges. Plusieurs spécialistes de la méditation ont importé leurs expériences et les ont enseignées en les dépouillant de leurs aspects à la fois religieux et surtout culturels. Ce qui est fondamental : au lieu d’enseigner une doctrine, ils ont fait partager une expérience

 

– Loin du mysticisme, non ?

 

« Oui, cette transmission s’est faite en dialogue avec la science, pour que les gens comprennent ce qui se passait et notamment l’impact de la méditation sur la santé psychique et même physique. Comment cela agit sur certaines aires du cerveau, par exemple. Enfin, elle est rentrée en dialogue avec les grandes disciplines occidentales, avec la philosophie, avec l’art, par exemple. »

 

– La méditation est-elle accessible à tous ?

 

« Oui, bien sûr. Aujourd’hui, elle est pratiquée à l’école, dans les hôpitaux, les prisons. Avec des effets évidents. »

 

– Cet intérêt répond-il à la frénésie générale de nos vies ?

 

« Oui, c’est cela. L’idée est de développer un temps d’attention délibéré, sans jugement préconçu sur ce qui est, un temps de présence. C’est assez proche de ce que faisaient nos grands-parents autour du feu ou lorsqu’ils regardaient le soleil se coucher. Nous, nous vivons de plus en plus dans une tension intense. Les enquêtes le montrent, combien de fois par heure, nous répondons au téléphone, à nos mails… Les enseignants perçoivent le même phénomène quand ils pointent le déficit d’attention des enfants. Les gens se tournent vers la méditation parce qu’ils n’en peuvent plus. »

 

– On peut donc même méditer chez soi, non ?

 

« Oui, tout simplement, avec un CD. Car rester en silence quinze minutes, on n’a pas l’habitude, c’est dur, au début. On peut y trouver un grand soulagement. Sans avoir besoin d’un rapport avec un gourou ou que sais-je… Méditer, cela rend adulte. Sans avoir à se soumettre à quelqu’un. »

 

– Justement, avec le boom des nouveaux coaches, de quoi faut-il se méfier ?

 

« Vraiment, il faut commencer par CD, avant d’aller où que ce soit. Les deux dangers : ceux qui enseignent en surfant sur la vague du marketing new wave sans avoir d’expérience eux-mêmes de la méditation. Je prends l’exemple des professeurs de méditation chez Google, comme Chade-Meng Tan : il faut qu’ils aient 2 000 heures de pratique de la méditation avant de le faire. J’ai le même critère dans l’École de méditation occidentale que j’ai fondée. »

 

– Faut-il craindre les sectes ?

 

« Oui et non. Selon moi, il n’y a pas de vrai problème de secte autour de la méditation, car c’est un autre processus. Il ne faut pas confondre méditation avec folklore religieux ou exotique. Le danger, ce serait une sorte de méditation light, qui perde son sens. En même temps, je précise que je n’ai rien contre le fait qu’on adapte la méditation aux enfants, aux malades, en entreprise. Méditer n’est pas une forme de relaxation, ce sera la grande conclusion de notre entretien »

 

.  .  .  . 

 

Une représentation de Buddha, dit l’Eveillé, en Alsace.

 

Né en 1967, Fabrice Midal est un philosophe français, spécialiste du bouddhisme et écrivain. Il étudie auprès de nombreux maîtres de la tradition tibétaine : Khandro Rinpoché, Thrangu Rinpoché, Khenpo Tsultrim Gyamtso Rinpoché, le Lopön Tenzin Namdak… Mais la rencontre décisive, il la fait à vingt ans, avec Chögyam Trungpa. En 1999, il obtient, à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, une thèse de doctorat en philosophie. Il devient directeur de la collection « Evolution » chez Pocket et de la collection « Esprit d’Ouverture » chez Belfond. En 2007, il fonde l’association Prajna & Philia. A lire : Pratique de la Méditation (2012, Livre de poche) et Frappe le ciel, écoute le bruit (Ed. Du Grand-Est, 2014).

Alain MORVAN.

 

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