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Les mille et une manières de bâillonner la presse

Posté par cercletibetverite le 3 mai 2015

http://www.rfi.fr/culture/20150503-medias-liberte-baillonner-presse-russie-venezuela-chine-france-renseignement/
Publié le 03-05-2015 Modifié le 03-05-2015 à 07:27

Les mille et une manières de bâillonner la presse

Par RFI
mediaManifestation à Hong Kong en faveur de la journaliste Gao Yu, condamnée à sept années de prison.REUTERS/Tyrone Siu

Le 3 mai, c’est la Journée mondiale de la liberté de la presse. Une liberté de la presse parfois bafouée, muselée. Dans certains pays, c’est la sécurité des journalistes et des médias dans leur ensemble qui posent problèmes, dans d’autres pays la pression exercée par le pouvoir en place contre les médias peut se révéler une arme tout aussi efficace que les menaces directes.

Il existe mille et une manières d’étouffer l’information, la plus radicale étant d’éliminer le messager, soi en l’assassinant, soit en le mettant en prison pour longtemps. L’une des plus célèbres journalistes de Chine, Gao Yu, âgée de 71 ans, vient d’être condamnée à sept ans de prison pour divulgation de secret d’Etat. Au Vietnam, les pressions vont jusqu’au harcèlement des familles des journalistes. En Ethiopie, ce sont les blogueurs indépendants qui sont les victimes de l’acharnement judiciaire.

Mais la censure peut s’exercer aussi sous couvert de la religion : des législations destinées à protéger le sentiment des croyants ont été mises en place dans près de la moitié des Etats du globe. Dieu ou le roi : il est difficile voire impossible pour les médias de critiquer le souverain en Thaïlande par exemple. En Russie, rapporte notre correspondante, Muriel Pomponne, la loi contre les offenses aux sentiments des croyants incite les médais à la plus grande prudence : ainsi aucun journal n’a publié les dessins de Charlie Hebdo, seul le site d’une radio s’y est risqué. Les contrevenants risquent jusqu’ à 3 ans de prison.

Museler la presse, c’est encore renforcer la cyber-censure. Ainsi au Pakistan, la loi sur la prévention des crimes électroniques oblige les opérateurs internet à fournir leurs données sur le modèle des mesures adoptées aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. En France enfin, des avocats, des médecins et des journalistes ont également exprimé leur inquiétude sur le projet de loi sur le renseignement. Actuellement examinée par le Parlement, la loi rendrait possible une surveillance massive des citoyens.

En Russie

« Une presse indépendante contribue à la consolidation de l’Etat ». Cette phrase a été prononcée par Vladimir Poutine il y a moins d’une semaine. Dans les faits, en Russie, la presse libre a de plus en plus de difficulté à vivre, explique notre correspondante à Moscou,Muriel Pomponne. Il n’existe pas de censure préalable, mais de nombreuses lois agissent comme des épées de Damocles sur les médias. Ces lois contribuent également à détourner les annonceurs des médias indépendants et à les fragiliser économiquement.

Les médias sont sous la surveillance de Roskomnadzor, l’organisme chargé de veiller au respect des lois. Et les lois restrictives sont de plus en plus nombreuses.

Ainsi le clip de campagne de Hillary Clinton est désormais réservé aux « 18 ans et plus » : c’est la chaîne de télévision indépendante Dojd qui a elle-même appliqué cette restriction, sans y avoir été contrainte. Dojd a pris cette précaution en raison d’une image montrant deux hommes main dans la main. Or une loi interdit toute propagande de l’homosexualité auprès des mineurs. Sans cette mesure préventive, la chaîne risquait une suspension de trois mois.

La loi contre l’extrémisme est un fourre-tout qui permet de suspendre les médias qui évoquent des manifestations non autorisées, ou ceux qui citent des mouvements nationalistes ukrainiens. Elle a été enrichie d’une loi contre les appels au terrorisme, d’une autre contre le séparatisme, d’une contre la propagande nazie.

L’humour est sans doute la prochaine victime de l’auto censure, à cause dune loi qui interdit désormais les parodies qui ne respectent pas la personnalité de la personne parodiée.

Au Venezuela

2014 a été une année noire pour les médias vénézuéliens où les pressions et les menaces sur les journalistes sont fortes.

La presse écrite, sous pression depuis des années, elle pâtit également de la grave crise économique qui touche le Venezuela. Le manque de devise dans un pays où il est de plus en plus difficile d’obtenir des dollars à un prix raisonnable a provoqué des problèmes d’approvisionnement, notamment en papier, ce qui a obligé de nombreux journaux à réduire le nombre de page, ou à ne conserver qu’une version électronique comme Tal Cual, dirigé par l’ancien guerillero Teodoro Petkoff, lauréat du prix Ortega y Gasset pour son travail en faveur du dialogue démocratique. On peut également citer le départ contraint de la caricaturiste Rayma Suprani du quotidien El Universal.

L’audiovisuel est également touché. Mais pour ce type de médias, les techniques sont plus insidieuses puisque ce sont en général des sympathisants du parti au pouvoir qui rachètent des médias d’opposition comme se fut le cas en mai 2013 avec la seule chaîne de télévision d’opposition, Globovision.

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La liberté de la presse perd encore du terrain dans le monde

Posté par cercletibetverite le 3 mai 2015

http://www.rfi.fr/culture/20150502-rsf-liberte-presse-perd-terrain-monde-reporters-sans-frontieres-medias/
FRANCE MÉDIAS DROITS DE L’HOMME UNION EUROPÉENNE
Publié le 03-05-2015 Modifié le 03-05-2015 à 05:48

La liberté de la presse perd encore du terrain dans le monde

mediaAu Honduras, un manifestant lance une pierre sur un journaliste reporter d’images, à Tegucigalpa, le 25 mars 2015.AFP PHOTO/Orlando Sierra

Au moment où Reporters sans frontières marque les 30 ans de sa création, le point annuel qu’il réalise sur l’état de la liberté de la presse dans le monde n’est guère réjouissant. Les indicateurs retenus par RSF sont sans appel : 2014 est l’année d’une régression brutale pour la liberté de l’information.

Quatre mois à peine après l’attentat meurtrier contre Charlie Hebdo en France, le rapport annuel de Reporters sans frontières (RSF) vient encore surligner la dégradation de la liberté de la presse dans le monde. Dans sa version 2015, l’association pointe une stabilité dans le classement de tête où on retrouve presque toujours les mêmes, des pays nordiques : la Finlande, première pour la cinquième année consécutive, la Norvège et le Danemark.

La chasse aux journalistes s’intensifie

A l’autre bout de l’échelle, dans un cadre noir, la Chine, la Syrie, le Turkménistan, la Corée du Nord et l’Erythrée occupent la place peu enviable de pays où l’information est sous contrôle absolu. Aucun risque que la situation aille en s’améliorant d’après les indicateurs fournis par le rapport. En effet, les enquêtes menées par RSF montrent que parmi les vingt pays les moins respectueux de la liberté d’expression, « quinze ont fait pire que pour l’édition 2014 ».

A côté du pire, le mieux n’est guère plus encourageant. Les deux tiers des 180 pays figurant au Classement mondial de la liberté de la presse 2015 affichent en effet des performances moins bonnes qu’en 2014. Pour les mesurer, RSF a instauré un barème de points : plus les atteintes à la liberté de la presse sont intenses, plus les points sont élevés. A l’échelle mondiale, le score culmine à 3 719 points en 2015, soit une hausse de 8 % par rapport à 2013 et de près de 10 % depuis 2012.

Parmi les pays qui ont enregistré un net recul, RSF retient le Congo-Brazzaville au 107e rang cette année soit une perte de 25 places après une année « difficile pour les médias indépendants ». Dans ce pays, « le gouvernement a intensifié sa chasse aux journalistes critiques, usant parfois de méthodes extrêmement violentes ».  Mieux lotie au 73e rang, l’Italie n’en perd pas moins 24 places conséquence « des menaces exercées par la mafia et de procédures en diffamation abusives dont le nombre a explosé ».

France et Etats-Unis : pas de quoi pavoiser

En Amérique du Sud, le Venezuela perd 20 places au 137e rang notamment à cause des agissements de « l’armée nationale bolivarienne qui tire sur les journalistes pendant les manifestations ». Les Etats-Unis sont également dans le collimateur de MSF ayant perdu 3 places, ils se classent au 49e rang. Cette régression est due avant tout « à la guerre contre l’information menée par l’administration Obama notamment dans le dossier WikiLeaks ».

Ce score médiocre n’a pas empêché d’ailleurs le président Obama de dénoncer le 1er mai les attaques contre la liberté de la presse à travers le monde. A cette occasion il recevait trois journalistes originaires d’Ethiopie, du Vietnam et de la Russie, des pays qui « limitent sévèrement », a-t-il insisté, cette composante « cruciale » de la démocratie.

Classée à la 38e position, la France progresse d’une place mais connaît toujours « un niveau élevé de conflits d’intérêt ». MSF regrette aussi que le secret des sources soit mal protégé. Il est à noter que les assassinats des journalistes de Charlie Hebdo ne sont pas inclus dans ce rapport ayant été perpétrés après la période prise en compte pour la compilation du Classement mondial 2015.

Madagascar remonte

Quelques pays, peu nombreux remarque Reporters sans frontières, ont connu cette année une amélioration de la liberté de la presse. La progression la plus remarquable a été accomplie par la Mongolie qui à la 54e place remonte de 34 échelons. Madagascar a également réalisé une remontée de 17 places se situant cette année au 64e rang. Pour RSF, « les effets bénéfiques des lois sur l’accès à l’information, en vigueur depuis 2012, et la mise en place de vrais médias de service public ont entraîné une vision positive de l’évolution de l’environnement de la presse ».

En gagnant 15 places, la Côte d’Ivoire au 86e rang « continue de s’extraire d’une crise politique et sociale qui avait plongé le pays en pleine guerre civile en 2010. La situation demeure néanmoins contrastéedans un pays où la libéralisation de l’audiovisuel est attendue pour 2015, non sans quelques craintes qu’elle s’accompagne d’une censure institutionnelle », relativise RSF.  Moindre progression de 7 places pour la Tunisie qui, au 126e rang stagne dans l’absolu du fait notamment « du nombre toujours trop élevé d’agressions commises à l’encontre de journalistes ».

« Agissant souvent au nom de la sécurité nationale », Reporters sans frontières vise  les démocraties qui « prennent des largesses avec leurs valeurs ». « Face à une menace réelle ou fallacieuse, des gouvernements se créent tout un arsenal législatif afin de museler les voix indépendantes. Un phénomène qui touche aussi bien les régimes autoritaires que les démocraties ».

Autre observation intéressante, l’Union européenne qui montre « les limites de son modèle démocratique ». Parmi ses membres, le classement des pays s’étale de la 1ère (Finlande) à  la 106e place (Bulgarie), la preuve pour RSF que l’UE « semble débordée par les velléités de certains Etats membres à transiger avec la liberté de l’information ».

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Les droits de l’homme mal en point au Cambodge

Posté par cercletibetverite le 4 avril 2015

Les droits de l’homme mal en point au Cambodge

Laurence DEFRANOUX 4 avril 2015 à 13:31
Manifestation le 26 janvier à Phnom Penh, devant la Cour d'appel, en faveur de militantes incarcérées pour avoir défendu le droit à la propriété terrienne.

Manifestation le 26 janvier à Phnom Penh, devant la Cour d’appel, en faveur de militantes incarcérées pour avoir défendu le droit à la propriété terrienne. (Photo Tang Chhin Sothy. AFP)
FOCUS

Trois ONG ont présenté un rapport officieux alarmant, à mille lieues du tableau idéalisé dressé par l’organisme d’Etat chargé de faire le bilan des libertés individuelles.

Quatre morts : c’est le bilan de la répression d’une manifestation d’ouvriers du textile, à Phnom Penh, en 2014, détaillé dans le «shadow report» rédigé par trois ONG sur la situation des droits de l’homme au Cambodge. Trente-six ans après le départ des Khmers rouges, la démocratie n’est toujours pas une évidence pour le royaume. Alors que le Comité cambodgien pour les droits de l’homme, émanation du gouvernement, a présenté, avec dix ans de retard, un rapport idyllique aux Nations unies, à Genève, le 18 mars, la Fédération internationale des droits de l’homme et deux ONG cambodgiennes ont remis de leur côté à l’ONU un rapport alternatif aux conclusions lapidaires.

Pourquoi un «shadow report» ?

Le Comité cambodgien pour les droits de l’homme (CHRC), créé en 1998 par le gouvernement, est particulièrement critiqué pour son incapacité à enquêter sur les violations impliquant des personnes riches ou influentes. Son directeur, Om Yentieng, également à la tête de l’unité anticorruption, est un proche conseiller du Premier ministre Hun Sen, au pouvoir depuis trente ans, et un membre important du Parti du Peuple cambodgien.

Que dénonce ce rapport alternatif ?

L’enquête souligne l’état déplorable des droits de l’homme au Cambodge, «la corruption endémique, la violence systématique contre ceux qui critiquent le gouvernement, l’assassinat d’activistes et de journalistes», et un système judiciaire inféodé au gouvernement royal. Le rapport décrit des traitements inhumains en prison, ainsi que de nombreux cas de torture. Selon les ONG, l’Etat continue d’emprisonner les mendiants, les handicapés mentaux, les prostituées, les sans-abri ou les drogués, et de tolérer le travail des enfants. Plus de 500 cas d’esclavage sont aussi rapportés, notamment du fait d’intermédiaires cambodgiens fournissant des domestiques ou des ouvriers à l’Asie du Sud-Est ou envoyant des femmes en Chine pour être fiancées de force.

Des cas précis sont-ils rapportés ?

Par exemple, en novembre 2014, un jeune homme a été tué de trois balles par des policiers alors qu’il s’enfuyait à vélo lors d’une descente dans un cercle de jeu clandestin. Aucune enquête n’a été ouverte. En octobre, un journaliste enquêtant sur l’exploitation forestière illégale a été tué par un soldat et deux policiers. En juillet, un garçon de 19 ans a été abattu par un soldat parce qu’il cultivait un lopin de terre appartenant à un officier.

Comment ont réagi les experts de l’ONU à la présentation du rapport officiel ?

Devant le tableau édulcoré qui leur était brossé par la délégation d’Etat, ils ont réclamé, en vain, des explications sur les multiples cas de violations des droits de l’homme qui leur avaient été rapportés par les ONG. Phnom Penh est invité à présenter la preuve, d’ici un an, que les multiples recommandations onusiennes seront suivies : protection des minorités et des enfants, abolition de la torture, transparence de la justice, liberté d’expression, prévention des violences sexuelles, égalité hommes-femmes, droit de manifester, etc. Prochain rapport en 2019.

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Comment échapper à la cybercensure ? RSF a une idée

Posté par cercletibetverite le 12 mars 2015

http://tempsreel.nouvelobs.com/les-internets/20150311.OBS4388/comment-echapper-a-la-cybercensure-rsf-a-une-idee.html

Comment échapper à la cybercensure ? RSF a une idée

Amandine Schmitt

Publié le 12-03-2015 à 06h18

Reporters sans Frontières lance aujourd’hui une opération de contournement de la censure en ligne, en débloquant dix sites d’information censurés dans 12 pays.

Reporters sans Frontières lance aujourd’hui une opération de contournement de la censure en ligne, en débloquant dix sites d’information censurés dans 12 pays.

RSF a lancé une opération de déblocage de 10 sites d’information censurés dans 12 pays (capture d'écran).
RSF a lancé une opération de déblocage de 10 sites d’information censurés dans 12 pays (capture d’écran).

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« Cette fois, on passe à l’action » : l’équipe de Reporters sans Frontières (RSF) est déterminée. « Toutes les années, nous sortons un rapport sur les ennemis d’internet mais la Chine, le Vietnam ou encore l’Arabie saoudite ne changent pas pour autant », explique Grégoire Pouget, responsable nouveaux médias chez RSF. Alors, pour marquer la Journée mondiale de lutte contre la cybercensure, l’association va débloquer 10 sites d’information censurés dans 12 pays.

Ils seront accessibles depuis les territoires où ils sont actuellement prohibés : Grani.ru bloqué en Russie, Fergananews censuré au Kazakhstan, en Ouzbékistan et au Turkménistan, The Tibet Post et Mingjing News interdits en Chine, Dan Lam Bao bloqué au Vietnam, El Pais et Hablemos Press censurés respectivement en Guinée équatoriale et à Cuba, Gooya News bloqué en Iran ainsi que le Gulf Center for Human Rights censuré aux Emirats arabes unis et en Arabie saoudite et le Bahrain Mirror interdit au Bahreïn et en Arabie saoudite.

Mais comment procède-t-on pour débloquer internet dans des pays qui exercent un contrôle assidu ? « Nous avons déjà mené ce genre d’opération il y a quelques années », raconte Grégoire Pouget. « Nous avions loué un serveur en France, qui faisait une copie des sites tous les soirs. Le problème, c’est que quand les autorités repéraient les sites, c’était très simple pour elles de les bloquer. » L’organisation teste donc une nouvelle méthode cette année, en s’inspirant de GreatFire. Depuis 2013, cette ONG chinoise a créé des miroirs imblocables de la Deutsche Welle, de Google et du China Digital Times.

« Il faudrait bloquer tout Amazon »

Il faut savoir que chaque site est hébergé sur un serveur que les censeurs bloquent pour empêcher l’accès au contenu. S’appuyant sur les outils en accès libre de GreatFire, RSF a dupliqué et hébergé chaque copie des sites interdits sur des clouds (services d’hébergement informatique) de Amazon, Microsoft ou Google.

Les sites miroir se présentent avec des url curieuses :

Grani.ru devient ainsi https://gr1.global.ssl.fastly.net/,

Fergananews, https://fg1.global.ssl.fastly.net/

ou encore The Tibet Post, https://tp1.global.ssl.fastly.net/

(la liste complète est disponible ici : github.com/RSF-RWB/collateralfreedom).

 Si on veut bloquer l’un de ces sous-domaines, il faut bloquer tout Amazon. On espère que ces dommages collatéraux feront réfléchir un pays avant de bloquer un site susceptible d’être utilisé par des milliers d’entreprises locales, indique Grégoire Pouget.

C’est ce procédé qui donne son nom à l’opération #CollateralFreedom. En outre, les 10 sites miroirs sont accessibles en https uniquement, la version sécurisée du protocole standard utilisé pour naviguer sur le web, http.

Le but est de sensibiliser au blocage de ces sites, de faire connaître le mécanisme des sites miroir et de mettre en avant le travail de ces sites censurés », explique le responsable de RSF.

RSF espère faire durer ces sites miroir « le plus longtemps possible ». « On a acheté de la bande passante, si cette opération est un succès, on devrait arriver à court au bout de plusieurs mois », note Grégoire Pouget.

Les internautes sont encouragés à participer à l’opération, soit en diffusant les adresses, soit en faisant un don :  »On a calculé que le coût de la bande passante était de 10 euros par jour pour nos 10 sites. » Mais le public peut aussi mettre la main à la pâte, en créant également un site miroir et en envoyant l’adresse à 12mars@rsf.org. « Plus les miroirs seront nombreux, plus l’accès à l’information sera facilité », affirme l’organisation.

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Pour Amnesty, « nous traversons la crise la plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale »

Posté par cercletibetverite le 25 février 2015

 http://www.lexpress.fr/actualite/monde/pour-amnesty-nous-traversons-la-crise-la-plus-grave-depuis-la-seconde-guerre-mondiale_1655099.html

Pour Amnesty, « nous traversons la crise la plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale »

Par publié le 25/02/2015 à  07:19

La multiplication des conflits armés a fait 50 millions de déracinés, selon le rapport annuel d’Amnesty international publié ce mercredi. L’affaiblissement de nombreux Etats a creusé le lit d’une multitude de groupes armés responsable d’une recrudescence des violences.

image: http://static.lexpress.fr/medias_10254/w_2048,h_890,c_crop,x_0,y_321/w_605,h_270,c_fill,g_north/displaced-yezidis-fleeing-mount-sinjar_5250269.jpgPour Amnesty, "nous traversons la crise la plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale"
One of a series of photographs taken by Amnesty International Researcher, Donatella Rovera whilst on mission in Iraq

© Amnesty International

L’année 2014 est une année particulièrement noire en matière de droits humains. C’est le constat du que fait Amnesty international à l’occasion de la sortie de son rapport annuel ce mercredi. Il met notamment en relief la montée en puissance des violences exercées par les groupes armés non étatiques, dans au moins 35 pays: Boko Haram, au Nigeria et les Shebab en Somalie, ainsi qu’une multitude de groupes affiliés à Al-Qaïda ou à l’organisation Etat islamique (EI) au Sahel, en Libye, en Irak, en Syrie, dans le Sinaï ou au Yémen.

Au total, la multiplication des conflits armés a fait 50 millions de déracinés, selon l’ONG. « Il s’agit de la crise la plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale », a constaté Geneviève Garrigos à l’occasion de la conférence de presse organisée pour la présentation du rapport 2014 de l’ONG.

Sauvagerie et crimes contre l’humanité

Amnesty a notamment souligné le niveau record de la sauvagerie des groupes armées en Afrique et au Moyen-Orient, qui « infligent des ‘châtiments’ tels que des exécutions publiques, des amputations et des flagellations pour punir ce qu’ils considèrent comme des transgressions de leur version de la loi islamique ». L’EI fait régner la terreur, exécute sommairement des membres de l’armée régulière, des minorités -plusieurs centaines de Yézidis en août), des musulmans chiites (plusieurs centaines de détenus de la prison de Badouch près de Mossoul, en juin) et tous ceux qui s’opposent à lui, tels les 320 membres de la tribu sunnite de Albu Nimr en Irak, en octobre.

Au Nigeria, les massacres de Boko Haram ont pris une ampleur sans précédent en 2014. « Certains de ces actes constituent des crimes contre l’humanité ou des crimes de guerre », selon Amnesty, qui cite les 393 villageois tués à Gamboru Ngala, le 5 mai dernier, ou les près de 600 civils de Gwoza assassinés le 6 aout.

« Ces groupes ont proliféré face à des Etats défaillants », relève Aymeric Elluin, chargé de la campagne Armes et Impunité au sein d’Amnesty international. Pour l’ONG, dont une partie des missions est de documenter les violations des droits humains, de recueillir des témoignages et d’apporter un référentiel juridique à ces abus, la tâche est particulièrement complexe dans les zones de conflit aux mains de ces groupes. L’association renonce souvent à se rendre sur le terrain. Elle recourt au témoignage à distance, ou aux images satellites, comme l’a fait Amnesty à l’occasion du massacre de Baga au Nigeria, en janvier dernier.

Face aux violences des groupes armées, constate le rapport d’Amnesty, « beaucoup de gouvernements ont réagi de manière tout aussi brutale et aveugle, par des arrestations et des placement en détention arbitraires et massifs, ainsi que des exécutions extrajudiciaires ». « Non seulement la réponse des Etats ne résout rien, mais elle concourt le plus souvent à faire monter les tensions, déplore Aymeric Elluin: la répression, souvent disproportionnée et aveugle, et l’absence de tout respect du droit international, l’ajout de plus de violence à la violence. » Dernier exemple, après le meurtre de 21 Coptes par l’EI en Libye, l’Egypte a bombardé un fief du groupe armé, faisant des victimes civiles dont un enfant. « Non seulement ces politiques ne résolvent rien, ne protègent pas les populations, mais elles créent les conditions de la radicalisation des victimes de ces représailles, et favorisent le recrutement des groupes armés. »

« Après la les horreurs de la Seconde Guerre mondiale, on avait dit ‘plus jamais ça », ajoute Aymeric Elluin. Aujourd’hui, les grandes puissances sont témoins de violences massives avec dans leur sillage, une crise sans précédent de réfugiés, mais leur réponse – ne voir qu’une partie des victimes, fermer leurs portes aux réfugiés, soutenir les régimes iniques à l’origine de ces désordres- ne font qu’aggraver ce désordre.

 

 

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RSF :CLASSEMENT MONDIAL DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE 2015 : UNE DÉTÉRIORATION GÉNÉRALE

Posté par cercletibetverite le 12 février 2015

http://fr.rsf.org/classement-mondial-de-la-liberte-12-02-2015,47572.html
Classement mondial de la liberté de la presse 2015 : une détérioration générale

CLASSEMENT MONDIAL DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE 2015 : UNE DÉTÉRIORATION GÉNÉRALE

PUBLIÉ LE JEUDI 12 FÉVRIER 2015.

Le Classement mondial de la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF) permet d’établir la situation relative de 180 pays au regard notamment de leurs performances en matière de pluralisme, d’indépendance des médias, de respect de la sécurité et de la liberté des journalistes.

En tête de l’édition 2015 du Classement mondial de la liberté de la presse figurent, comme souvent, trois pays nordiques, la Finlande, première depuis cinq ans, la Norvège et le Danemark. A l’autre bout du spectre, les situations les pires sont relevées au Turkménistan, en Corée du Nord et enErythrée, 180ème sur 180. La France figure à la 38ème place (+ 1), les Etats-Unis à la 49ème (- 3), le Japon à la 61ème (- 2), le Brésil à la 99ème (+12), la Russie à la 152ème (- 4), l’Iran à la 173ème (stable) et la Chine à la 176ème (- 1).

Le Classement mondial de la liberté de la presse met en évidence une détérioration globale en 2014. Éprouvée par les conflits, la menace accrue d’acteurs non étatiques, les exactions commises lors de manifestations et par la crise économique et financière, la liberté de la presse régresse sur les cinq continents.

Les indicateurs retenus par Reporters sans frontières sont sans appel. 2014 est l’année d’une régression brutale pour la liberté de l’information. Les deux tiers des 180 pays figurant au Classement mondial de la liberté de la presse 2015 affichent de moins bonnes performances, en valeur absolue, que dans l’édition précédente. L’indice annuel exprimant l’intensité des atteintes à la liberté de l’information dans le monde culmine à 3719 points, soit une hausse de 8% par rapport à 2013 et de près de 10% depuis 2012. Un recul qui concerne tous les continents.

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Indices 2015 FR

Si la zone Union européenne – Balkans reste celle dans laquelle la presse est la plus libre, avec un score de 18,6, elle enregistre néanmoins la plus grosse dégradation de l’année. Une tendance inquiétante qui reflète un double phénomène : les dérives de certains pays membres et l’incapacité des mécanismes européens à les endiguer. Dernière en matière de respect de la liberté de l’information, la zone Afrique du Nord – Moyen-Orient a vu cette année encore l’apparition de nouveaux « trous noirs » de l’information. Des régions entières passées sous le contrôle de groupes non-étatiques dans lesquelles l’information indépendante est tout simplement inexistante.

Les évolutions marquantes de l’édition 2015

Les chutes

L’Andorre (32e), plus forte chute, paye le prix d’un manque d’indépendance des médias vis-à-vis des pouvoirs économiques, politiques et religieux. La forte récurrence des conflits d’intérêt et la grande difficulté éprouvée par les journalistes à couvrir les activités des banques andorranes, cumulées à l’absence de textes juridiques protecteurs de la liberté de l’information – notamment sur le secret des sources des journalistes, font perdre au pays 27 places.

En Asie, le Timor-Oriental (103e) accuse une chute de 26 places. La création d’un conseil de la presse et l’adoption d’un code de déontologie fin octobre 2013 ont déçu. En 2014, une loi répressive contre les médias est proposée, qui incite à l’autocensure généralisée.

En Afrique subsaharienne, le Congo-Brazzaville (107e) perd 25 places au terme d’une année difficile pour les médias indépendants. Le gouvernement a intensifié sa chasse aux journalistes critiques, usant parfois de méthodes extrêmement violentes. Les journalistes, s’ils refusent de se taire, sont poussés à l’exil ou expulsés.

L’Europe de l’Ouest voit nombre de ses pays reculer. L’Italie (73e) perd 24 places au terme d’une année difficile pour les journalistes, cibles de menaces notamment de la mafia et de procédures en diffamation abusives exploser. L’Islande (21e, -13) paye le prix d’un durcissement des rapports entre le politique et les médias. Une chute qui sonne comme un avertissement pour une “démocratie modèle”.

En Amérique du Sud, le Venezuela (137e) perd plus de 20 places. L’armée nationale bolivarienne y tire sur les journalistes pendant les manifestations, bien qu’ils soient clairement identifiés comme tels. En Équateur (108e, -13), la prometteuse loi organique de communication (LOC) a très rapidement montré ses limites. La rectification d’information forcée est devenue un mode de censure institutionnalisé.

Les journalistes qui exercent en Libye (154e, -17) font l’expérience d’une situation chaotique, trois ans après la chute de Kadhafi depuis laquelle RSF a recensé sept assassinats et 37 enlèvements de journalistes. Face aux violences, plus de quarante professionnels de l’information se sont résolus à fuir leur pays en 2014. Rapporter des informations sur les agissements des milices qui se partagent le paysrelève désormais de l’héroïsme.

Le Soudan du Sud (125e, -6), plongé dans une guerre civile, voit lui aussi la polarisation radicale et la prise à témoin permanente des médias lui coûter des places. La liberté de la presse y est suspendue “pour cause de conflit”, titrait RSF en juillet 2014 à l’occasion du troisième anniversaire du jeune pays.

En Russie (152e, -4), la pression sur les médias indépendants continue de s’intensifier : lois liberticides en cascade, blocage de sites d’information, asphyxie ou reprise en main de titres indépendants… Ce contexte répressif encourage certains potentats locaux à redoubler d’ardeur dans leur chasse aux voix critiques.

Dans le Caucase, l’Azerbaïdjan (162e, -2) présente un bilan désastreux : c’est la plus grosse chute en performance absolue des 25 derniers pays du Classement. Une vague de répression sans précédent s’abat sur les dernières voix critiques. Dans un paysage médiatique déjà verrouillé par une régulation partiale et le contrôle du marché publicitaire, les dernières publications indépendantes croulent sous les amendes astronomiques, quand elles ne sont pas purement et simplement fermées par la police. A force de jeter en prison journalistes et blogueurs, l’Azerbaïdjan devient la première prison du continent européen pour les acteurs de l’information.

Sur le continent américain, les États-Unis (49e, -3) poursuivent leur descente. L’année 2014 aura été marquée par la pression exercée sur James Risen, journaliste du New York Times sommé par l’administration de révéler ses sources. Si elle a reculé sur cette affaire, l’administration Obama poursuit sa guerre contre l’information sur d’autres dossiers, notamment celui de WikiLeaks.

Les hausses

Elles sont peu nombreuses. La Mongolie (54e) signe la plus belle progression au Classement avec 34 places gagnées. Très peu de violations y ont été recensées en 2014, tandis que les bénéfices des lois sur l’accès à l’information commencent à se faire sentir. Des problèmes demeurent, notamment sur le plan législatif, mais la situation est en nette amélioration.

Les Tonga (44e), qui ont connu leurs premières élections démocratiques en 2010, ont vu s’affirmer depuis une presse indépendante qui affirme son rôle de contre-pouvoir. L’Etat polynésien est désormais à une place enviable après cette nouvelle hausse de 19 places.

Madagascar (64e), la longue crise politique s’est éteinte avec l’élection du nouveau président Hery Rajaonarimampianina en janvier 2014, et le départ du ministre de l’information. Une transition démocratique qui a permis l’apaisement d’une situation jusque là très polarisée et qui fait gagner 17 places au pays. Malgré tout, des sujets restent tabous, notamment les monopoles économiques d’acteurs politiques de premier plan.

En Europe, la Géorgie (69e, +15) poursuit sa remontée pour la troisième année consécutive, retrouvant une position voisine de celle qu’elle occupait avant la guerre de 2008. Le pays recueille les fruits de certaines réformes engagées dans la foulée de l’alternance politique, mais reste handicapé par la forte polarisation des médias.

A la 86ème place, la Côte d’Ivoire (+15) continue de s’extraire d’une crise politique et sociale qui avait plongé le pays en pleine guerre civile en 2010. La situation demeure néanmoins contrastée dans un pays où la libéralisation de l’audiovisuel est attendue pour 2015, non sans quelques craintes qu’elle s’accompagne d’une censure institutionnelle.

Le Népal (105e) gagne 15 places grâce à une baisse des violences perpétrées par les forces de l’ordre contre les journalistes, notamment lors des manifestations. Une amélioration qui reste à confirmer sur l’année 2015.

La Tunisie (126e) gagne quant à elle sept places. Cette hausse est toute relative puisqu’en performance absolue, le pays stagne. Il reste qu’une stabilisation de la situation politique en 2014 profite aux activités d’information. En revanche, le nombre d’agressions commises à l’encontre des journalistes est toujours trop élevé et la mise en pratique des dispositions garantissant la liberté de l’information tarde à se mettre en place.

Motif de satisfaction relatif : le Brésil (99e, + 12) qui repasse au-dessus de la barre très symbolique de la 100e position à la faveur d’une année moins violente avec deux journalistes tués contre cinq l’année précédente.

Toujours sur le continent américain, le Mexique (148e) gagne laborieusement quatre places. Le mois de novembre, qui n’est pas pris en compte dans le Classement 2015, a été marqué par des violences contre les journalistes dans des manifestations liées à la disparition de 43 étudiants dans l’État du Guerrero. RSF a recensé trois cas de journalistes tués au Mexique en 2014 en lien direct avec leur profession, contre deux en 2013.

Classement mondial de la liberté de la presse 2015 : Les raisons d’une régression inquiétante

Proche-Orient, Ukraine, Syrie ou Irak… De nombreux conflits ont marqué 2014. Les belligérants se sont livrés à une redoutable guerre de l’information. Propagande ou blackout, les médias, devenus des objectifs stratégiques, ont été pris pour cibles, attaqués, voire réduits au silence.

Lire notre analyse : “L’information, redoutable arme de guerre”

Les groupes non étatiques n’obéissent à aucune loi et poursuivent leurs propres intérêts au mépris des droits fondamentaux. De Boko Haram au groupe Etat islamique, en passant par les narcotrafiquants latinos ou la mafia italienne, les motivations varient mais le modus operandi est le même : réduire au silence, par la peur ou les représailles, les journalistes et blogueurs qui osent enquêter sur ces groupes ou qui refusent de s’en faire les porte-voix.

Lire notre analyse : “Le despotisme sans Etat”

Sanctuariser un système politique au nom de la protection du sacré : un moyen extrêmement efficace pour censurer toute critique envers le pouvoir dans des pays où la religion fait loi. Dans près de la moitié des pays du monde, le délit de blasphème est une notion qui met en danger la liberté de l’information. Parfois, lorsque certains “fidèles” estiment que la justice n’assure pas suffisamment le respect de Dieu ou du prophète, ils se chargent eux-mêmes de rappeler aux journalistes et aux blogueurs ce qu’ils ont le droit de dire ou non.

Lire notre analyse : “Blasphème : une utilisation politique de la censure religieuse”

Le journaliste, ennemi commun des manifestants et des forces de l’ordre dans certains rassemblements populaires ? C’est le triste constat que dresse cette année encore Reporters sans frontières. 2014 aura été marquée par une intensification de la violence envers les reporters et les net-citoyens couvrant les manifestations publiques.

Lire notre analyse : “La difficulté croissante de couvrir les manifestations”

Plus important recul entre les éditions 2014 et 2015 du Classement mondial, l’Union européenne montre les limites de son “modèle démocratique” et l’incapacité de ses mécanismes à endiguer cette érosion. Elle semble débordée par les velléités de certains États membres à transiger avec la liberté de l’information. Conséquence directe, les écarts se creusent : les pays membres occupent des positions au Classement allant de la 1ère et la 106ème place. Une amplitude record.

Lire notre analyse : “L’érosion du modèle européen”

C’est d’ailleurs souvent au nom de la sécurité nationale que les démocraties prennent des largesses avec leurs valeurs. Face à la menace réelle ou fallacieuse, des gouvernements se créent, à un rythme chevronné, tout un arsenal législatif afin de museler les voix indépendantes. Un phénomène qui touche aussi bien les régimes autoritaires que les démocraties.

Lire notre analyse : “La sécurité nationale, un prétexte fallacieux”

Ce sont des régimes dictatoriaux d’Europe de l’Est, d’Afrique, d’Asie ou encore du Moyen-Orient. Ils sont pour la plupart dirigés par des caricatures vivantes, qui prêteraient à rire s’ils n’exerçaient pas un contrôle absolu sur leurs populations. En 2014, ils ont encore davantage resserré l’étau qui étouffe depuis des années la presse : parmi les 20 derniers pays du Classement 2015, 15 ont fait pire que lors de l’édition 2014.

Lire notre analyse : “Ces dictatures qui vont toujours plus loin dans le contrôle de l’information”

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Près de 36 millions de personnes réduites en esclavage dans le monde

Posté par cercletibetverite le 17 novembre 2014

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/2123266/2014/11/17/Pres-de-36-millions-de-personnes-reduites-en-esclavage-dans-le-monde.dhtml

Près de 36 millions de personnes réduites en esclavage dans le monde

Par: rédaction
17/11/14 – 15h10  Source: Belga
Près de 36 millions de personnes réduites en esclavage dans le monde dans International media_xll_7283003© thinkstock.
Hommes, femmes ou enfants, près de 36 millions de personnes sont victimes d’esclavage dans le monde, et plus de la moitié le sont dans cinq pays: l’Inde, la Chine, le Pakistan, l’Ouzbekistan et la Russie, révèle lundi une organisation de droits de l’Homme.

Selon une enquête menée par la Fondation australienne Walk Free, « l’esclavage moderne est présent dans l’ensemble des 167 pays » couverts par l’étude: il peut s’agir de traite d’êtres humains, d’exploitation sexuelle, de travail forcé, de servitude pour dette ou de mariage forcé ou arrangé.L’organisation a comptabilisé 35,8 millions de personnes réduites en esclavage, un chiffre en hausse de 23% par rapport à 2013, non pas à cause d’une explosion du nombre de cas, mais en raison d’une meilleure méthodologie.L’Afrique et l’Asie rassemblent une grande partie des pays où les « esclaves » sont les plus nombreux.

566.200 personnes réduites en esclavage en Europe
Cinq pays concentrent à eux seuls 61% des personnes exploitées: l’Inde, où « existent toutes les formes d’esclavage moderne », arrive largement en tête avec 14,3 millions de victimes, devant la Chine (3,2 millions), le Pakistan (2,1), l’Ouzbékistan (1,2) et la Russie (1,1).

Si l’on examine le pourcentage de la population réduite en esclavage, la Mauritanie connaît la plus forte proportion de victimes d’esclavage moderne (4%). L’esclavage est « héréditaire » et « enraciné dans la société mauritanienne », explique le rapport. Elle est suivie par l’Ouzbékistan, Haïti et le Qatar.

En bas du classement, l’Islande et le Luxembourg sont les deux pays les plus exemplaires, avec seulement 100 victimes chacun.

L’Europe dispose de la proportion de personnes exploitées la plus faible (1,6%), mais compte quand même 566.200 personnes réduites en esclavage, souvent victime d’une exploitation sexuelle ou économique.

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Bras croisés, mains levées : à chaque mouvement son signe de protestation

Posté par cercletibetverite le 3 octobre 2014

http://www.lefigaro.fr/international/2014/10/03/01003-20141003ARTFIG00132-bras-croises-mains-levees-a-chaque-mouvement-son-signe-de-protestation.php

Bras croisés, mains levées : à chaque mouvement son signe de protestation

Par Blandine Le Cain

    • Mis à jour le 03/10/2014 à 12:47
    • Publié le 03/10/2014 à 12:40
Des étudiants hongkongais croisent leur bras en signe d'opposition
 

EN IMAGES - Des étudiants de Hongkong aux opposants tunisiens à Ben Ali, en passant par les manifestants de Ferguson aux États-Unis, chaque groupe s’est approprié un geste pour signifier son opposition.

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Bras croisés, mains levées : à chaque mouvement son signe de protestation dans International LeFigaro_Babbel_Anglais_98x98L’anglais ?Apprenez l’anglais avec Babbel et LeFigaroDémarrer

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La révolte est affaire de symboles. Les étudiants de Hongkong en ont plusieurs: les parapluies, auxquels ils doivent leur nom, mais aussi le ruban jaune, accroché à leurs t-shirts, leurs poignets et aux grilles protégeant les bâtiments gouvernementaux, et leurs gestes. Mercredi, le leader du mouvement, le jeune Joshua Wong, est apparu sur les photos au milieu d’autres manifestants en croisant les bras au-dessus de sa tête lors d’une cérémonie du drapeau pour la fête nationale. Le lendemain, la posture était reprise par des centaines de New Yorkais rassemblés sur Times Square pour apporter leur soutien aux étudiants hongkongais.

Le «crossed arms» (bras croisés), déjà utilisé dans certains mouvements étudiants précédents à Hongkong, pourrait bien devenir l’autre emblème de cette «révolution des parapluies». Un journaliste du Washignton Post rappelle ainsi comment, au fil des manifestations, les mouvements nés dans plusieurs pays et pour des luttes aux buts très variés se sont approprié un geste, devenu symbole de leur mécontentement. Retour en images sur les plus emblématiques.

Ferguson, 2014

Des manifestants lèvent leurs mains en scandant «Hands up, Don't shoot» («Mains en l'air, ne tirez pas»). Ils adressent leur soutien aux proches de Michael Brown, jeune noir-Américain atteint de six balles tirées par la police, et dénoncent les violences policières.
 

9 août 2014. Michael Brown, 18 ans, est tué par un policier dans des circonstances floues. Il est atteint de six balles. Cette nouvelle affaire de noir-Américain tué par un policier blanc ravive les tensions autour du racisme dans une ville à majorité noire. Au cours des manifestations, qui durent plusieurs semaines, les participants adoptent le slogan «Hands up, Don’t shoot» («Mains en l’air, ne tirez pas»), en signe de mobilisation pacifique et pour protester contre les violences policières. Ils joignent le geste à la parole et dressent leur main en l’air.

» Ferguson: Michael Brown atteint de six balles, la garde nationale appelée en renfort

Ukraine, 2014

Le premier ministre de la Crimée célèbre la victoire du oui au référendum proposant le rattachement de la région à la Russie.
 

La «Révolution orange» signe l’apogée d’un tiraillement de longue date entre Ukrainiens pro et anti-Russes. Les indépendantistes, particulièrement présents en Crimée, ont pris pour habitude de symboliser leur mouvance en brandissant un poing dressé légèrement tourné vers eux-même. Brandir le point peut sembler classique, dans le cas de manifestations. Cette façon particulière de le lever lors de plusieurs célébrations, comme lors de la victoire du «oui» au référendum sur le rattachement de la Crimée à la Russie par le premier ministre de cette région, montre toutefois qu’il est en partie revendiqué comme un symbole.

» Face-à-face tendu entre Ukrainiens et prorusses dans l’est du pays

Égypte, 2013

Des supporters du président déchu Mohamed Morsi manifestent en août 2013.
 

Deux ans après l’embrasement des pays arabes contre leurs dirigeants, les islamistes égyptiens partisans du leader déchu Mohamed Morsi sont redescendus dans la rue. Leur signe de ralliement: le Rabaa, un geste montrant la paume de la main avec quatre doigts levés. Il tire son nom de la place Rabaa, au Caire, où plus de 700 personnes ont été tuées lors de la répression d’un rassemblement pro-Morsi, le 14 août 2013.

» Nouveaux affrontements violents entre policiers et pro-Morsi au Caire

Thaïlande, 2014

Un manifestant thaïlandais fait le signe de la liberté inspiré de la série cinématographique <i>Hunger Games</i>, lors d'une manifestation à Bangkok le 1er juin 2014.
 

Sur fond de crise politique, les manifestants thaïlandais ont trouvé une inspiration dans la saga à succès Hunger Games. Après avoir fait chuter le gouvernement, les protestataires ont poursuivi leur mobilisation contre le coup d’État du 22 mai avec une main aux trois doigts levés, symbole de liberté et de fraternité dans la fiction cinématographique.

» Hunger Games et George Orwell symboles de résistance en Thaïlande

Printemps arabe, 2011

Un jeune garçon arbore les couleurs égyptiennes sur son visage et ses mains faisant le signe «V» de la victoire, en novembre 2011.
 
Des manifestants à Bahrein, en novembre 2011.
 

Tunise, Égypte, Algérie, Bahrein, autant de pays où les peuples se sont dressés contre leur gouvernement en 2011. Au fil des manifestations, un geste se dessine: celui du «V» de la victoire, souvent assorti d’une pancarte «Dégage». Sans être l’apanage des pays arabes, il est devenu le symbole du rejet des dirigeants par ces populations et de leur mise à l’écart.

» Retour à Sidi Bouzid, berceau du printemps arabe

Des influences mutuelles

Un manifestant grec fait le signe de la victoire, un étudiant Honkongais lève les deux mains en l'air et un manifestant tunisien croise ses bras en signe de protestation.
 

Ces gestes sont fréquents dans les mouvements de rébellion. On les retrouve bien sûr en-dehors des événements dont ils sont devenus le symbole, comme ici en Grèce, à Hongkong ou en Tunisie.

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