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Ils réclament «une vraie démocratie» en Chine

Posté par cercletibetverite le 27 septembre 2014

Manifestation à Hong Kong

27 septembre 2014 19:15; Act: 27.09.2014 19:29 Print

Ils réclament «une vraie démocratie» en Chine

Des dizaines de milliers de personnes se sont massées samedi soir dans le centre de Hong Kong pour réclamer davantage de démocratie.

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27.09 Des dizaines de milliers de personnes se sont massées samedi soir dans le centre de Hong Kong pour réclamer davantage de démocratie.

 

Photo: AFP/Xaume Olleros

La police a évacué samedi une cinquantaine de manifestants qui occupaient le siège du gouvernement de Hong Kong depuis la veille pour protester contre la décision de Pékin de limiter la portée du suffrage universel. La police a indiqué avoir arrêté 61 manifestants, dont des adolescents, lors de l’occupation qui était le point d’orgue d’une semaine de campagne de désobéissance civile dans l’ancienne colonie britannique passée sous tutelle chinoise. Jusqu’à 2 000 manifestants se trouvaient à l’extérieur du complexe où étaient positionnés des policiers équipés de casques et de boucliers antiémeutes.

Désobéissance civile

La Chine, à laquelle Hong Kong a été rétrocédé par Londres en 1997, a annoncé en août que le futur chef de l’exécutif local serait bien élu au suffrage universel dès 2017 mais que seuls deux ou trois candidats sélectionnés par un comité de nomination seraient habilités à se présenter au scrutin. Lancée lundi, la campagne de désobéissance civile avait rassemblé quelque 13 000 étudiants sur un campus du nord de Hong Kong, selon les organisateurs. En juillet un demi-million de manifestants avaient défilé dans les rues pour protester contre l’emprise croissante de Pékin sur la vie de Hong Kong.La foule a hué les policiers qui faisaient sortir, parfois en les tirant sans ménagement, la cinquantaine de manifestants. «La police devraient attraper les voleurs, pas les étudiants», criait la foule, alors que ces derniers sont le fer de lance de la campagne de désobéissance civile à Hong Kong lancée lundi dernier. Des images de télévision ont montré l’arrestation du leader estudiantin Joshua Wong, âgé de seulement 17 ans. Dans un communiqué, les autorités hongkongaises «ont exprimé leur regret» que des protestataires aient pénétré dans les locaux, ajoutant que des manifestants et des policiers avaient été blessés, sans fournir de précisions.

La veille, quelque 150 manifestants étaient parvenus à pénétrer dans le complexe gouvernemental, plusieurs d’entre eux en escaladant une clôture tandis que d’autres criaient «Ouvrez les portes», selon des témoins sur place. La police a fait usage de gaz au poivre pour tenter de disperser les manifestants, qui se protégeaient avec des parapluies, des masques chirurgicaux et des lunettes de motocycliste. Au total, un millier de personnes ont participé à la manifestation dans la nuit de vendredi à samedi. Plus tôt, la foule avait dépassé 2 000 personnes, quand des lycéens avaient rejoint les étudiants. «Ça nous est égal d’être blessés, ça nous est égal d’être arrêtés, ce que nous voulons, c’est obtenir une vraie démocratie», déclarait un manifestant, Wong Kai-keung, au premier rang des protestataires.

(L’essentiel/AFP)

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Pétition pour la démocratie à Hong Kong

Posté par cercletibetverite le 25 septembre 2014

Pétition pour la démocratie à Hong Kong

http://www.tibet.fr/static/actions.html

Category: General
Posté par : RFT
Date : 25/09

we petition the obama administration to: (le site de la pétition appartient à la Maison Blanche, les citoyens américains peuvent ainsi adresser leurs inquiétudes à l’Etat américain)

Support Hong Kong Democracy and Prevent A Second Tiananmen Massacre in Hong Kong

Dear President Obama,

Nous, personnes américaines et autres citoyens du monde, attachées à la démocratie, vous demandons d’exhorter le gouvernement chinois à honorer sa promesse quant à conserver le droit de vote pour les citoyens de Hong Kong.

La récente décision de Pékin quant à annuler l’élection démocratique du « Chef Exécutif » de Hong Kong a inévitablement provoqué des manifestations de grande échelle.
Nous demandons au gouvernement des Etats-Unis de faire comprendre aux autorités chinoise qu’il s’opposera à tout effort de Pékin pour réprimer par la force des manifestations pacifiques et que la Chine s’exposerait ainsi à des mesures punitives.
Créée le 4 septembre 2014

We, the democracy-loving people living in the US and other parts of the world, urge you to press the Chinese Government to honor its promise of democratic elections to the Hong Kong citizenry.

Beijing’s recent decision ruled out a democratic election of the HK Chief Executive, which has made large-scale peaceful protests in Hong Kong inevitable. Given Beijing’s records, we fear a second Tiananmen Massacre will happen in Hong Kong. We believe that the US has the responsibility to prevent such bloody tragedies from happening. We hereby strongly appeal to the U.S. government to make it clear to the Beijing authorities that any effort to crackdown peaceful demonstrations by force will be strongly opposed and severely punished.
Created: Sep 04, 2014
Issues: Civil Rights and Liberties, Foreign Policy, Human Rights
Learn about Petition Thresholds

Pour signer la pétition c’est par ici

https://petitions.whitehouse.gov/petition/support-hong-kong-democracy-and-prevent-second-tiananmen-massacre-hong-kong/dfdCpQZz

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3/ -Hu Jia, prix Sakharov : On n’en parle plus, mais … -17 ans après la rétrocession – Hong Kong, la rebelle

Posté par cercletibetverite le 21 juillet 2014

  • 3/ 

    Médiapart.fr – Edition Tibet – 19 juillet 2014 -  Par Poppie

    Hu Jia, prix Sakharov : On n’en parle plus, mais …

  • Le dissident chinois Hu Jia, tabassé par des policiers en civil.
    Phayul 18 Juillet 2014   http://www.phayul.com/news/article.aspx?id=35108&article=Chinese+activist+Hu+Jia+beaten+up+by+%27plain+clothed+men%27 

  • Photo : CHINE - Le dissident chinois Hu Jia tabassé par des policiers en civil    Phayul 18 Juillet 2014 http://www.phayul.com/news/article.aspx?id=35108&article=Chinese+activist+Hu+Jia+beaten+up+by+%27plain+clothed+men%27    Un dissident chinois de premier plan de la politique de la Chine sur le Tibet a été battu par des policiers en civil  en dehors d'une station de métro à Pékin la soirée du mercredi 16 Juillet 2014 .    A noté militant chinois des droits de l'homme Hu Jia (photo) posté des photos de lui-même avec un nez ensanglanté sur son compte Twitter et a écrit qu'il a été attaqué par trois hommes qui attendaient Hu dans le stationnement.     Sur sa page Twitter, Hu Jia a déclaré avoir  subi une fracture de l' os maxillaire frontal. Il a ajouté sur sa page qu'il avait été battu dans le même endroit où il avait garé sa voiture, et que d'une croix rouge avait été marqué sur une barrière à cet endroit, mais nulle part ailleurs. Hu estime que l'attaque avait été planifiée, et signalé à la police.     «Tout à l'heure, à 20h12 aujourd'hui, le 16 Juillet, j'ai été battu et blessé par des policiers en civil personnel à 100 mètres de la sortie est de la station de métro "Caofang", sur le côté nord de la rue», a écrit Hu Jia sur son compte Twitter.     Hu a écrit que les assaillants qu' ils ont battu sévèrement. ne pouvait pas voir la plaque d'immatriculation de la voiture de ses agresseurs car ses lunettes sont tombées pendant l' agression.     Hu a déclaré sur Radio Free Asia (RFA) qu'il revenait d'une rencontre avec un réalisateur de documentaires espagnol qui faisait un film sur un militant des droits humains Cao Shunli, qui mourut peu de temps après sa libération plus en 2014 après s'être vu refuser des soins médicaux adéquats.     Les assaillants,ont attendu Hu jia,à son retour à sa voiture.     Hu Jia a été condamné à trois ans de prison en 2008,à Pékin l' année ou la capitale chinoise à accueilli les Jeux olympiques. Hu Jia à reçu le Prix Sakharov pour sa campagne pour les droits humains et contre le sida.     À partir de plaidoyer pour les malades du SIDA, Hu Jia a été reconnu comme l'un des plus ardents défenseurs des droits démocratiques en Chine, la défense de la liberté religieuse et de l'autodétermination pour le Tibet.

     

    Un dissident chinois de premier plan de la politique de la Chine sur le Tibet a été battu par des policiers en civil aux abords d’une station de métro à Pékin,  dans la soirée du mercredi 16 Juillet 2014 .

    Le militant chinois des droits de l’homme Hu Jia a posté des photos de lui-même, le nez ensanglanté, sur son compte Twitter, et a écrit qu’il a été attaqué par trois hommes qui l’attendaient à l’endroit où il avait garé sa voiture.

    Sur sa page Twitter, Hu Jia a déclaré avoir subi une fracture de l’os maxillaire frontal.  Il a ajouté sur sa page qu’il avait été battu à l’ endroit même où il avait garé sa voiture   -une croix rouge avait été marqué sur une barrière à cet endroit, mais nulle part ailleurs-    Hu estime que l’attaque avait été planifiée,  signalée à la police.

    «Tout à l’heure, à 20h12,  le 16 Juillet, j’ai été battu et blessé par des policiers en civil,  à 100 mètres de la sortie est de la station de métro « Caofang », sur le côté nord de la rue», a écrit Hu Jia sur son compte Twitter.

    Hu a écrit que les assaillants l’ont battu sévèrement,  mais qu’il n’a pas pu voir la plaque d’immatriculation de la voiture de ses agresseurs,  ses lunettes étant tombées pendant l’agression.

    Hu a déclaré sur Radio Free Asia (RFA) qu’il revenait d’une rencontre avec un réalisateur de documentaires espagnol qui faisait un film sur un militant des droits humains Cao Shunli, mort peu de temps après sa libération en 2014, après s’être vu refuser des soins médicaux adéquats.

    Les assaillants ont attendu Hu Jia à son retour à sa voiture.

    Hu Jia avait été condamné à trois ans de prison en 2008 à Pékin, l’année où la capitale chinoise a accueilli les Jeux olympiques.  Hu Jia a reçu le Prix Sakharov pour sa campagne pour les droits humains et contre le sida.

    À partir du plaidoyer pour les malades du SIDA,  Hu Jia a été reconnu comme l’un des plus ardents défenseurs des droits démocratiques en Chine, la défense de la liberté religieuse et de l’autodétermination pour le Tibet.

     
    …………………………
     

    France24.com/fr/ Dernière modification : 18 /07/ 2014

    17 ans après la rétrocession l’’atmosphère a bien changé

    Hong Kong, la rebelle

     

     

     

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Après un siècle et demi de colonisation britannique, Hong Kong a retrouvé en 1997 avec fierté son identité chinoise. Mais depuis, l’atmosphère a radicalement changé. Notre correspondant en Chine, Baptiste Fallevoz, est allé à la rencontre des ces Hongkongais qui défient Pékin.

Il y a dix-sept ans, le 1er juillet 1997, Hong Kong la capitaliste était rétrocédée à la Chine communiste, dans une explosion de feux d’artifice. Après plus de 150 ans de colonisation britannique, la population retrouvait avec fierté son identité chinoise et regardait vers l’avenir avec optimisme. Mais moins de deux décennies plus tard, l’atmosphère n’est plus la même.

Un sentiment de rébellion contre la « mère patrie » gagne la population et il ne se passe plus un mois sans une manifestation contre le gouvernement central de Pékin. Selon un récent sondage, seuls 33 % des Hongkongais se disent aujourd’hui fiers d’être citoyens chinois.

Un mouvement de contestation d’abord généré par la peur d’une reprise en main de la ville par le Parti communiste chinois. Selon les termes de la rétrocession, Hong Kong devait rester un îlot de liberté dans une Chine autoritaire, selon le modèle « un pays, deux systèmes« . Les droits politiques et économiques de la population sont en effet garantis jusqu’en 2047. À Hong Kong, on peut en théorie manifester, critiquer le gouvernement et pratiquer sans entrave sa religion.

Mais les Hongkongais perçoivent une érosion de leurs droits et s’inquiètent de la mainmise croissante de Pékin sur les affaires du territoire. Un mouvement de désobéissance civile s’organise, et dans son sillage des groupes radicaux apparaissent dans une ville pourtant réputée pour sa discipline et son caractère policé.

Une partie de la jeunesse hongkongaise développe même un sentiment de rejet, à la limite de la xénophobie, envers les « Chinois du continent« . Les touristes continentaux – 40 millions l’an dernier -, et les nouveaux immigrants sont accusés de saturer la ville.

Nous avons suivi plusieurs membres de la société civile hongkongaise – journalistes, patrons de presse, militants pro-démocratie – qui pointent du doigt une liberté d’expression en chute libre, des dirigeants de plus en plus soumis à Pékin, et une présence policière accrue lors des manifestations.

Nous avons également rencontré des militants hongkongais qui n’hésitent pas à venir provoquer les « envahisseurs chinois« , en agitant sous leurs yeux… des drapeaux de l’époque coloniale britannique !

Par Baptiste FALLEVO

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5/ -Hong Kong – Pékin réaffirme sa mainmise sur l’île -Comment être ouïgour en Chine quand on est intégré…

Posté par cercletibetverite le 18 juin 2014

5/

Hong Kong

Pékin réaffirme sa mainmise sur l’île

La Chine a publié le 10 juin un livre blanc sur Hong Kong. Ce texte déclenche un tollé des démocrates et de la société civile hongkongais qui y voient une volonté de contrôle total de l’ancienne colonie britannique. Mais le camp des fidèles de Pékin applaudit aux accents patriotiques du texte.

Courrier International – Agnès Gaudu -13 juin 2014
 
Manifestation contre le &quot;livre blanc&quot; sur Hong Kong, ici imprimé sur du papier toilette, hong Kong 11 juin 2014 (AFP PHOTO / Philippe Lopez) Manifestation contre le « livre blanc » sur Hong Kong, ici imprimé sur du papier toilette, hong Kong 11 juin 2014 (AFP PHOTO / Philippe Lopez) AFP
 
Le gouvernement central chinois détient l’autorité complète sur Hong Kong et est la source de son autonomie : tel est le message principal délivré par Pékin aux Hongkongais, à l’approche du 17e anniversaire de la rétrocession de l’ancienne colonie britannique, rapporte le South China Morning Post. Dans un livre blanc sur Hong Kong, Pékin précise sa vision du futur de l’île : si la Région administrative spéciale pouvait, un jour, choisir son dirigeant par le biais du suffrage universel, cette personne devrait être loyale à la Chine. La sécurité et les intérêts nationaux sont en jeu.La publication de ce texte intervient dix jours avant la date fixée par le mouvement Occupy Central pour un référendum populaire sur l’élection au suffrage universel du chef de l’exécutif, souligne le South China Morning Post. Pékin rappelle ainsi aux Hongkongais que leur ville n’est qu’ « une des régions administratives locales« , et que la gestion de ses affaires relève du gouvernement central. Pour le chef de l’exécutif Leung Chun-ying, le livre blanc est conforme à la Loi fondamentale.

Pékin veut réduire les Hongkongais au silence

Mais l’organisateur d’Occupy Central, Benny Tai Yiu-ting, contredit cette opinion et estime que « Pékin tente de faire peur et de réduire les Hongkongais au silence« , tandis que le dirigeant du Parti citoyen, Alan Leong Kah-kit, accuse Pékin de revenir sur ses promesses. Les premières réactions politiques ont été suivies de celles du monde des affaires, qui semble divisé. Tandis que certains estiment que le livre blanc est le signal fort de stabilité politique dont Hong Kong avait besoin, d’autres s’inquiètent de voir s’envoler le haut degré d’autonomie qui faisait la réussite de Hong Kong.

Point de vue renforcé par la déclaration de l’association des juristes de Hong Kong, qui voient l’indépendance de la justice mise à mal par les dispositions prévues par Pékin dans ce livre blanc. Si, ailleurs, les tribunaux « chantent à l’unisson » de leur gouvernement, cela n’est pas le cas à Hong Kong, lance l’association citée par le South China Morning Post.  »La qualification erronée des juges et du personnel judiciaire comme ‘membres de l’administration’ ou l’injonction officielle qui leur serait faite de mettre en œuvre une politique » enverrait un mauvais message aux Hongkongais et à la communauté internationale. Cela impliquerait que les juges ne seraient pas indépendants, affirme l’association.

Des journaux diffusent le message de Pékin

Pourtant, les journaux traditionnellement proches de Pékin approuvent et diffusent le message de Pékin. La politique du gouvernement central vis-à-vis de Hong Kong n’a pas changé, affirme ainsi le vice-président chinois Li Yuanchao, dont des propos sont rapportés par le site du quotidien hongkongais Ta Kung Pao. Le livre blanc exprime la ligne suivie par le gouvernement pour l’application de la Loi fondamentale. L’interprétation patriotique du principe « un pays, deux systèmes » est juste, renchérit le quotidien

Sing Pao.

Si la réaction tranchée des Hongkongais divisés en deux camps – les « constructifs » et les « opposants » – est sans surprise, ceux qui y voient une raison d’inviter les Hongkongais à aller manifester le 1er juillet – 17e anniversaire de la rétrocession – sont par trop critiques. Les partisans du mouvement Occupy Central se donnent trop d’importance. « Le livre blanc fondé sur le principe ‘un pays, deux systèmes’ a un potentiel positif pour le pays et pour Hong Kong« , conclut le journal.

  
Agnès Gaudu13
 
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Culture

Comment être ouïgour en Chine quand on est intégré…

Originaire du Xinjiang, Kurbajan Samat est cameraman à la télévision centrale, à Pékin. Avec la multiplication des attentats attribués aux Ouïgours, il a voulu témoigner de la place de cette minorité dans la société chinoise en racontant l’histoire de sa famille.
 
Courrier International - Fenghuang Zhoukan - Zhang Chi – 12 juin 2014 – EXTRAITS -
 
Préambule
Le Parti communiste chinois mène dans la Région autonome du Xinjiang une politique d’ “intégration” qui, loin d’aplanir les tensions anciennes entre Chinois et Ouïgours (la principale population autochtone), semble les exacerber. Cette politique se décline en matière de population – les Chinois Han sont devenus majoritaires à Urumqi, la capitale ; d’économie – les bénéfices des forts investissements gouvernementaux sont répartis de façon inéquitable ; de religion – l’exercice de la religion musulmane subit des restrictions ;d’éducation – la primauté du chinois est vécue comme attentatoire à la culture locale ; d’emploi – un fort chômage sévit pour les populations locales… Depuis 2001, Pékin affirme avoir affaire au Xinjiang à des groupes terroristes inspirés par les talibans afghans. Des émeutes sanglantes ont eu lieu à Urumqi en 2009. Une escalade s’est produite ces derniers mois avec une série d’attentats meurtriers au Xinjiang, mais aussi à Pékin et à Kunming. Une vaste campagne de sécurité a été lancée, un grand nombre d’arrestations ont eu lieu, plusieurs condamnations à mort ont été prononcées.C’est dans ce contexte qu’un Ouïgour vivant à Pékin, parfaitement intégré dans la société chinoise – et critiqué pour cela par d’autres Ouïgours –, parle de sa vie quotidienne, de son parcours et de celui de sa famille. Selon la journaliste qui a recueilli le témoignage de Kurbajan Samat, le texte a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux chinois. Sa lecture aurait même été conseillée par le président Xi Jinping aux cadres du Xinjiang.—

  

Ces derniers temps, le Xinjiang a été à de nombreuses reprises au centre de l’actualité et cela m’a été très pénible. Ce sentiment est difficile à exprimer par des mots. D’abord, il y a eu l’attentat terroriste de Kunming, le 1er mars [une attaque à l’arme blanche a fait 29 morts dans la gare de la capitale du Yunnan, dans le sud-ouest du pays]. Lorsqu’il a été confirmé qu’il s’agissait du Xinjiang, j’étais très abattu.

Un peu comme lors des événements de juillet 2009 [des émeutes à Urumqi ont fait près de 200 morts, principalement des Han], mais en pire. Car cette fois, pour les gens, cela se passait tout près. Dès le lendemain de l’attentat de Kunming, le commissariat de mon domicile m’a appelé pour me demander si je comptais rester encore longtemps à Pékin. Je leur ai dit : j’y ai femme et enfant, un appartement, et j’ai l’intention d’y rester. J’ai appelé mes amis. L’une d’eux avait reçu la visite de policiers : ils lui ont expliqué que c’était une question de sécurité. Elle était effrayée. Et puis il y a eu la disparition de l’avion de la Malaysia Airlines [le 8 mars, sur la ligne Kuala Lumpur-Pékin]. Tout le monde disait au départ qu’un homme originaire du Xinjiang était à bord. C’était faux.

Je pense que les Ouïgours ne méritent pas une si mauvaise image. J’aimerais vraiment faire quelque chose pour que le monde extérieur connaisse mieux la Région autonome du Xinjiang et ses habitants. En fait, ce sont des gens comme les autres, qui ne cherchent qu’à vivre tranquillement. Depuis le 3 mars, je m’attache à entrer en contact avec des personnes originaires du Xinjiang qui habitent à Pékin. Elles appartiennent à toutes sortes d’ethnies ; je les prends en photo et je note par écrit leur histoire. J’ai déjà tiré le portrait d’une trentaine de personnes, en train de confectionner des nangs [pain ouïgour en forme de galette], de vendre des brochettes ou de travailler à l’hôpital, dans des unités de recherche ou pour des médias. J’ai aussi rencontré un architecte. J’espère, à travers leurs histoires, permettre au grand public de comprendre à quoi ressemble un Ouïgour ordinaire et quel genre de vie il mène.

Je souhaite aussi raconter l’histoire de ma propre famille et mon itinéraire personnel, en expliquant comment une famille ouïgour de Hotan [sud du Xinjiang] a traversé toutes ces années de réformes et d’ouverture [depuis 1979], et comment certains de ses membres vivent désormais de manière différente dans la Chine intérieure [terme chinois fluctuant, désignant la Chine moins ses régions extrêmes, par conséquent la Chine de population Han].

Hotan, d’où je suis originaire, est une région ouïgour très traditionnelle du Xinjiang, mais notre famille n’est pas comme les autres. Sur les quatre enfants, trois ne vivent désormais plus au Xinjiang. Le troisième a repris l’entreprise familiale et tient à Shenzhen [sud de la Chine] une boutique d’objets en jade ; le quatrième fait de la retouche photo dans un studio spécialisé dans les photos de mariage, à Shenzhen également. Il n’y a que ma petite sœur qui travaille encore à Hotan, comme professeur de chinois.

Dans le Xinjiang méridional, on ne trouve quasiment pas de famille comme la nôtre. Tout cela, c’est grâce à mes parents, surtout à mon père qui, à partir de 1984, peu après le lancement des réformes, a commencé à se rendre souvent en Chine intérieure pour les besoins de son commerce de jade, ce qui a élargi son horizon. A son retour, il nous racontait ce qu’il avait vu et les rencontres qu’il avait faites. Mon père nous disait souvent qu’il voulait absolument que ses trois fils quittent Hotan. Il a atteint son but !

Quand j’étais petit, nous ne manquions de rien à la maison. Mon père n’est jamais allé à l’école, ma mère non plus. A l’origine, ils étaient de vrais paysans. Pourtant mon père a absolument tenu à nous scolariser, mais il a refusé en revanche de nous mettre à l’école coranique, considérant que nous étions encore trop jeunes et que plus tard nous pourrions nous faire un avis par nous-mêmes. Mais ma mère craignait que nous soyons considérés de ce fait comme des “hérétiques” et rejetés par le reste de la société locale.

Mon père ne suivait pas de près nos résultats scolaires, mais il a sans cesse déménagé pour nous donner le meilleur environnement éducatif possible. Finalement, on s’est fixés dans un endroit où nos résultats se sont améliorés car nous étions entourés d’enfants qui allaient également à l’école. A l’époque, mon chinois n’était pas encore très bon. En restant à Hotan (où la population est ouïgour à plus de 96 %), il est vraiment difficile de bien apprendre cette langue.

Le fait que nous ne soyons pas allés à l’école coranique a coupé ma mère (qui a près de 60 ans) de ses frères et sœurs. Et quand par hasard ceux-ci la rencontrent, ils lui lancent des piques : “Tu te rends compte : il nous faut maintenant un interprète pour parler avec vos enfants !” Sous-entendu : tes enfants sont des Chinois Han… En fait, nous parlons tous très bien ouïgour. Nous sommes aussi rejetés par le reste de la famille. Du côté de ma mère, nous avons une trentaine de cousins, mais aucun n’a jamais joué avec nous ; ils disent que nous sommes des “kafirs” [mot arabe exprimé phonétiquement en chinois : des infidèles]. Ma mère en souffre beaucoup, mon père aussi. En fait, mes parents sont des musulmans pieux, qui prient cinq fois par jour, jeûnent durant le ramadan et font tout leur possible pour venir en aide à leur entourage. Le vœu le plus cher de ma mère est d’aller en pèlerinage à La Mecque. Cela fait quatre ans déjà qu’elle a déposé une demande, mais les dirigeants du village lui ont finalement fait comprendre qu’elle ne pourrait sans doute pas y aller car le quota annuel de pèlerins alloué par l’Arabie Saoudite à la Chine est limité, et nombreux sont ceux, au Xinjiang, et tout particulièrement à Hotan, qui demandent à y aller. L’an dernier, elle s’est fait griller sa place par quelqu’un d’autre, faute d’avoir payé un bakchich. A ma demande d’explications, voici ce qu’on a répondu : “Votre mère ne pourra pas partir parce qu’il y a un fonctionnaire dans votre famille et parce qu’elle a plus de 60 ans” [des restrictions à la pratique religieuse pèsent sur les fonctionnaires et les cadres du Parti]. La fonctionnaire en question, c’était ma sœur, enseignante en collège. [.../...]

A Shenyang, au moment des festivités pour le 60e anniversaire de la fondation de la République populaire [1er octobre 2009], j’ai eu un problème car l’hôtel que j’avais réservé refusait de m’accepter. Finalement, un agent de police est arrivé ; je lui ai expliqué la situation, et au bout de plus de deux heures de palabres, j’ai finalement pu aller dormir — à 3 heures du matin bien sonnées. Le lendemain, je voulais aller sur Internet. Quand j’ai présenté ma carte d’identité à l’entrée du cybercafé, l’employé m’a dit sans même lever la tête pour me regarder : “Désolé, mais les gens de votre minorité nationale n’ont pas le droit de surfer sur Internet !”

Aujourd’hui, au Xinjiang, beaucoup de gens ont une compréhension et une interprétation de la religion bien différente de celle qui est donnée dans le Coran. Ils en proposent une variante qui est terrifiante et de plus en plus étroite. Cette année, pour le nouvel an chinois, nous [la télévision centrale de Chine] avons invité des stars turques pour un concert, mais tout un groupe d’Ouïgours nous ont pris à partie en des termes particulièrement désagréables sous prétexte que c’était contraire à l’islam de chanter et de danser. “Je n’aurais jamais pensé que quelqu’un que j’admirais, comme toi, deviendrait le parfait bon toutou de la Turquie, toujours derrière elle pour quémander un bout de pain !”

Ces gens-là n’ont plus aucun respect, même pour la Turquie ; c’est vraiment terrible ! Il faut savoir que les jeunes aimaient jusque-là beaucoup ce pays dont ils se sentaient très proches. Mais en quelques années seulement, on a assisté à un rétrécissement des mentalités et les gens ne supportent même plus la culture laïque turque. Ils veulent entraîner le Xinjiang sur la même route que l’Afghanistan!
—Propos recueillis par Zhang Chi
Publié le 7 mai 2014 dans Fenghuang Zhoukan (extraits) Hong Kong

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