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L’étudiant hongkongais Joshua Wong demande un soutien international

Posté par cercletibetverite le 7 octobre 2014

http://etudiant.lefigaro.fr/international/actu/detail/article/l-etudiant-hongkongais-joshua-wong-demande-un-soutien-international-9124/

L’étudiant hongkongais Joshua Wong demande un soutien international

  • Par Paul de Coustin
  • Publié le 07/10/2014 à 17:07

L’étudiant hongkongais Joshua Wong demande un soutien international dans Hong Kong PHO90e582da-4e2f-11e4-9459-bc63a715309a-805x453

 

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VIDÉO – Le jeune homme de 17 ans, leader du mouvement de contestation hongkongais «Occupy Central» a lancé une pétition agrémentée d’une vidéo dans laquelle il appelle à la mobilisation internationale.

 

A Hong Kong, la «révolution des parapluies» perd en intensité mais tient bon. Tenace malgré une baisse des effectifs dans les rangs des manifestants, Joshua Wong, jeune leader à 17 ans du mouvement de contestation étudiante se tourne vers le public et les médias internationaux pour faire perdurer sa cause. Avec une pétition et une vidéo (voir ci-dessous), le jeune homme insiste sur le caractère pacifique des manifestants Hongkongais et rappelle leur principale revendication: l’instauration du suffrage universel à Hongkong.

«Nous espérons pouvoir créer un miracle» explique Joshua face à la caméra, sur le lieu des manifestations. Reconnaissable à ses lunettes rectangulaires noires ainsi qu’à sa coupe au bol, le garçon ne s’adresse plus désormais à ses compatriotes, mais bien au monde entier. Pour lui, le miracle serait que Hongkong devienne le «premier pays sous contrôle communiste à obtenir le suffrage universel et des réformes politiques».

Pour cela, tandis que le mouvement de la «révolution des parapluies» semble s’essoufler et que le gouvernement de Pékin joue la montre, Joshua, dont le visage est désormais connu dans le monde entier, demande du soutien à sa cause: «Nous espérons que de plus en plus de gens de différents pays, nous soutiendront. Nous avons besoin d’un soutien international» dit-il en anglais, «pour qu’il (le gouvernement) n’utilise plus la violence, blessant ou tuant les gens sur la route.». Le jeune homme, qui vise 50.000 signatures, en avait collecté mardi après-midi quelque 5100.

 

 

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«Révolution des parapluies» à Hong Kong: retour en images

Posté par cercletibetverite le 7 octobre 2014

http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20141007-revolution-parapluies-hong-kong-retour-images/
Chine
Publié le 07-10-2014 Modifié le 07-10-2014 à 00:53

«Révolution des parapluies» à Hong Kong: retour en images

Par RFI
mediaA Causeway Bay.RFI/Heike Schmidt

Un retour à la normale est prévu à Hong Kong ce mardi 7 octobre. Une grande partie des manifestants pro-démocratie ont levé les camps qu’ils occupaient depuis une semaine. Un grand nombre de Hongkongais a retrouvé le chemin du travail et de nombreuses écoles ont été rouvertes. La détermination des leaders de la contestation reste toutefois intacte. Ils espèrent toujours des pourparlers avec les autorités. Retour en images sur une semaine chaotique.

 

La «révolution des parapluies» en images
  • «Révolution des parapluies» à Hong Kong: retour en images dans Hong Kong Photo-3_0La «révolution des parapluies» à Admirality, Hong Kong, le 4 octobre 2014.
    RFI/Heike Schmidt
  • Photo-5_0 dans Hong KongLa «révolution des parapluies» à Admirality avec, sur une banderole, le refrain de «Imagine» de John Lennon. Hong Kong, le 4 octobre 2014.
    RFI/Heike Schmidt
  • Photo-2_0Des dizaines de milliers de manifestants pro-démocratie se sont massés samedi 4 octobre 2014 dans le centre de Hong Kong pour dénoncer les violences commises à leur encontre.
    RFI/Heike Schmidt
  • Photo-4_0«Paix ! Anti-violence !», scandent les manifestants.
    RFI/Heike Schmidt
  • rue_hongkong_manif20141004clip_image001_0Les étudiants restent mobilisés pour exiger la démission du chef de l’exécutif et la tenue d’élections démocratiques.
    RFI/Heike Schmidt
  • 2jeunesfille_0Les manifestants occupent depuis une semaine plusieurs sites stratégiques dans les quartiers administratifs, financiers et commerçants de Hong Kong.
    RFI/Heike Schmidt
  • gensparterred_0Ils bloquent également des routes et de grandes artères vitales pour cette ville de sept millions d’habitants.
    RFI/Heike Schmidt
  • jeuneregardebarri%C3%A8re_0L’activité économique et le transport sont fortement affectés.
    RFI/Heike Schmidt
  • parapluiegensallong%C3%A9ed_0Les manifestants sont pacifiques.
    RFI/Heike Schmidt
  • sacpersonne_0Les messages de paix fleurissent sur les murs de Hong Kong.
    RFI/Heike Schmidt
  • affiche_hongkong20141004clip_image002_0Dans le quartier de Causeway Bay.
    RFI/Heike Schmidt
  • peacelove_0«Paix», «anti-violence», les messages pacifiques…
    RFI/Heike Schmidt
  • umbrella_0… sont repris en slogans scandés par la foule.
    RFI/Heike Schmidt
  • Photo-1_0Samedi des dizaines de milliers de personnes s’étaient massées à Admiralty pour dénoncer les violences commises à leur encontre.
    RFI/Heike Schmidt
  • causeway20141004clip_image003_0Dans le quartier de Causeway Bay, temple des grands magasins.
    RFI/Heike Schmidt
  • Photo-3_0La «révolution des parapluies» à Admirality, Hong Kong, le 4 octobre 2014.
    RFI/Heike Schmidt
  • Photo-5_0La «révolution des parapluies» à Admirality avec, sur une banderole, le refrain de «Imagine» de John Lennon. Hong Kong, le 4 octobre 2014.
    RFI/Heike Schmidt

 

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Les tribulations de la démocratie en Chine

Posté par cercletibetverite le 6 octobre 2014

http://blogs.mediapart.fr/blog/germinal-pinalie/061014/les-tribulations-de-la-democratie-en-chine

Les tribulations de la démocratie en Chine

06 octobre 2014 |  Par Germinal Pinalie

La politique démocratique demande une intelligence des situations en rupture avec les dogmatismes et les mythologies historiques qui accablent la plupart des idéologies. La situation qui se développe ces jours-ci à Hong Kong est une lutte progressiste pour la démocratie et l’égalité, contre le capitalisme d’État chinois et sa dictature militarisée. Et pour qui se souvient un peu de l’histoire récente, force est de constater que cette lutte s’appuie bien malicieusement sur des réformes démocratiques voulues par le colonialisme britannique finissant.

Les étudiants de Hong Kong, rejoints aujourd’hui par des travailleurs et d’autres secteurs de la population, demandent tout simplement en 2014 le suffrage universel et surtout le droit pour chacun de se porter candidat à l’élection du représentant de leur territoire, alors que le parti unique en place à Pékin, qui dit avoir accepté le principe du suffrage universel, veut choisir les candidats ! Nul ne sait aujourd’hui ce que ce mouvement va obtenir des autorités et de leur représentant local, mais on peut d’ores et déjà dire que ce qui se passe est historique pour Hong Kong, et sans doute pour toute la Chine, ce qui n’est pas anodin.

Au début des années 1990, alors que la Grande-Bretagne s’apprêtait à « rétrocéder » en 1997 sa colonie à la République populaire de Chine, selon un accord signé avec la dynastie Quing en 1898, le gouvernement conservateur de Londres a nommé comme dernier gouverneur Chris Patten. Cet homme politique avait été membre de plusieurs cabinets de Margaret Thatcher, et porteur du projet catastrophique de Poll Tax, qui provoqua des émeutes en 1990 et fut retiré. Défait électoralement en 1992, Patten fut désigné par John Major comme gouverneur de Hong Kong la même année, trois ans après le massacre par le régime de Pékin des étudiants qui occupaient la place Tien An Men pour demander des réformes démocratiques, en juin 1989.

Cette nomination et l’activité de Patten durant ces cinq années ont causé bien du souci au régime chinois. Le nouveau gouverneur a en effet décidé de donner aux résidents de la colonie des droits démocratiques que la couronne britannique leur avait jusque-là refusé. Jusque 1985, le territoire avait été entièrement administré par les gouverneurs nommés par Londres et leur administration coloniale, appuyés par divers relais traditionnels et patronaux. La première élection indirecte d’un conseil législatif a eu lieu à travers des collèges électoraux professionnels. Pour simplifier on peut comparer cela à un suffrage censitaire ou corporatiste, tous les résidents n’étant pas admis à voter, selon des critères économiques.

Avant les réformes électorales de Patten, seule une minorité de résidents de Hong Kong était habilitée à voter à travers ce système compliqué qui favorisait les corps de métiers et les potentats locaux. Une partie des votes n’étaient même pas comptabilisés comme des votes individuels ! En étendant le droit de vote individuel à quasiment toutes les branches économiques de Hong Kong, Patten a pour ainsi dire établi le suffrage universel de tous les résidents de plus de 18 ans pour les élections de 1994, augmentant le corps électoral à 2,7 millions d’électeurs, contre 500 000 en 1985.

La réforme électorale menée par Patten était évidemment en partie une manœuvre destinée à rendre la rétrocession plus compliquée pour le pouvoir dictatorial de Pékin. Et le résultat fut à la hauteur des espérances des Britanniques : la victoire du camp pro-démocratie, qui par ailleurs demandait des réformes démocratiques encore plus avancées, a été nette, avec deux fois plus de votes que pour les pro-Pékin. Ceux-ci avaient fait campagne contre l’extension du suffrage, affirmant qu’il s’agissait d’une provocation, une sorte de coup de pied de l’âne du colonialisme ! Traumatisés par le massacre de Tien An Men, les résidents de Hong Kong ont pu, quelques années avant la rétrocession, affirmer qu’ils n’en voulaient pas, craignant pour leurs droits démocratiques. Si tous les pro-démocratie ne voulaient pas le maintien de la tutelle de Londres, tous s’accordaient pour dire que passer sous la houlette pékinoise était une bien sombre perspective.

Les événements actuels montrent qu’ils avaient raison, et que le maintien dans le Commonwealth avec une souveraineté assise sur le suffrage universel aurait pu représenter une solution alternative désirable à court terme, en termes démocratiques, syndicaux, associatifs, voire confessionnels. Ceux qui, à Hong Kong comme ailleurs, soutenaient par dogmatisme « anticolonialiste » le principe de la rétrocession se sont fait les complices objectifs des criminels de Tien An Men. Le régime de Pékin s’énerve très facilement sur les questions démocratiques à Hong Kong parce qu’elles montrent en fait la terrible situation du milliard de personnes privées de droits individuels fondamentaux dans le reste de la Chine. Le colonialisme britannique a, dans sa phase crépusculaire, planté au cœur du régime dictatorial de Pékin un des germes de démocratie qui grossissent en elle, et celui-ci ne sera pas facilement arraché. Il l’a fait à la fois parce que cela embarrassait la Chine en tant que puissance impériale concurrente, et aussi parce que son propre système de pouvoir à la fin du 20ème siècle ne pouvait plus s’appuyer sur autre chose qu’une démocratie avancée et relativement consensuelle.  Laquelle, comparée à la dictature de Pékin, est infiniment préférable. Et de fait, la situation sociale à Hong Kong a très mal évolué depuis la rétrocession, les inégalités se sont fortement creusées par rapport aux dernières années de pouvoir britannique, et la corruption et la collusion, qui régressaient, ont explosé [1]. Le capitalisme d’État chinois fonctionne au mélange surexploitation violente des travailleurs plus dictature stalinienne sur la société civile, avec un taux ahurissant de corruption et de népotisme.

Les réseaux sociaux et l’Internet, même partiellement bloqués en Chine, laissent passer des messages qui font que ceux qui occupent le centre de Hong Kong ont déjà gagné une bataille. La démocratie en Chine sera sans doute passée par de bien tortueux chemins, mais elle avance aujourd’hui sous nos yeux, quelle que soit l’issue de l’actuelle confrontation. La vraie question est cependant celle de la liaison entre la défense des libertés démocratiques par les citoyens de Hong Kong, et la lutte sociale et environnementale des travailleurs et de la population du reste de la Chine, face à une caste de bureaucrates milliardaires et dynastiques. Là se joue littéralement une partie de l’avenir de notre planète.

 

[1] Comme l’indique le professeur Joseph Cheng dans cet intéressant débat sur Al-Jazeera en anglais : http://m.aljazeera.com/story/201410317442751432

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« C’est comme si Mao revenait parmi nous »

Posté par cercletibetverite le 5 octobre 2014

International  |  5 octobre 2014

http://www.lejdd.fr/International/Asie/C-est-comme-si-Mao-revenait-parmi-nous-691984

« C’est comme si Mao revenait parmi nous »

 

 hong kong
Paru dans leJDD Samedi, à Hong Kong, dans le quartier de Mong Kok, un policier tente de contenir des étudiants qui manifestent pour la démocratie. (Wong Maye-E/AP/SIPA)

 

Dix jours après le début de la « révolution des parapluies », la révolte ne faiblit pas dans l’ancienne colonie britannique. Parmi les manifestants, de nombreux jeunes, qui rejettent le modèle de société à la chinoise.

Ils s’attendaient à tout sauf à ça. L’ennemi n’est pas venu du plus haut sommet de l’État mais de la rue. De ceux qu’ils croisent tous les jours, peut-être sans les voir, de ceux qui se lèvent tôt pour gagner leur vie. De ceux qui jusqu’ici n’avaient rien dit. Les rubans bleus contre les rubans jaunes. Les parapluies contre les coups. Un face-à-face imprévu et devant lequel les sympathisants du mouvement Occupy Central, à ­Hong Kong (HK), se sentent pris au dépourvu. Que faire? Se battre, dialoguer, s’insulter, rester, continuer, ou lâcher l’affaire?

« C’est toute la difficulté de ne pas avoir de leader, même si, en même temps, on n’en veut pas, admet, désemparé, Meteor Yaw, 19 ans, étudiant en physique-chimie. Ce qui s’est passé vendredi soir est un tournant parce que la violence s’est installée dans ce mouvement pacifique, et elle n’est pas venue de la police ou de l’État, elle est venue de gens comme nous, des habitants de Hong Kong. On se joint au mouvement de façon individuelle et puis on se rend compte que sans leader on est coincés. Il va pourtant falloir trancher, mais qui va décider si l’on continue ou pas de bloquer les routes? » Intersection de Nathan Road et d’Argyle Street, au cœur du quartier commerçant de Kowloon, face à l’île de Hong Kong. Au lendemain de la fête nationale, les commerçants avaient pour habitude de se frotter les mains. Les Chinois « de là-bas » arrivent par bus entiers dépenser leurs dollars hong-kongais. Mais cette année, les étudiants d’Occupy Central ont contrarié leurs plans. En cette veille de week-end d’ordinaire doré, commerçants et habitants ont vu rouge : la révolution, ça va deux minutes, mais « business is business ».

HK s’est levé, indigné, et s’est rangé derrière les révolutionnaires

Tout avait pourtant à peu près bien commencé. Une décision unilatérale prise par Pékin de ne pas avoir recours au suffrage universel pour les prochaines élections de 2017 et les habitants de HK, les étudiants en tête, entamaient leur printemps arabe. Stupéfaction puis colère. Le pouvoir de Pékin répondait par la force et utilisait des gaz lacrymogènes. HK s’est levé, indigné, et s’est rangé derrière les révolutionnaires. D’autant que ces derniers prônent une révolution pacifique, une « révolution des parapluies ». Certes, ils ont bloqué Admiralty, le quartier des affaires et gouvernemental. Mais ils y mettent de la bonne volonté. Ils nettoient, désinfectent et laissent passer les employés gouvernementaux.

Les jeunes ressemblent à la jeunesse occidentale. Tropisme capillaire et tatouages à gogo, on se croirait à New York ou à Berlin. Prenez la famille Wang, qui a installé une tente et des nattes sur le sol. Keith, 31 ans, ingénieur, Rice, 23 ans, étudiante en business, Mandy, 21 ans, étudiante pour devenir assistante maternelle, pas vraiment des rebelles ou des acharnés de la cause politique. Ils sont là jour et nuit, se relaient, ne veulent pas lâcher. « Nous avons la chance d’avoir été une colonie britannique, on a donc encore une certaine liberté d’expression, mais Pékin n’apprécie pas du tout. Depuis des années, le régime tente de poser son empreinte et les changements sont subtils. Ils échappent au monde occidental, mais nous on les voit : à l’école primaire, par exemple, on enseigne le mandarin et non plus le cantonais. »

Neuman, 28 ans, qui a étudié le tourisme, va plus loin. « Le communisme, c’est un cancer qu’il faut combattre jusqu’à la mort sinon il vous abat. Mes parents ont fui la Chine, et maintenant la Chine revient. C’est comme si Mao revenait parmi nous alors que son nom n’est même plus prononcé tellement il représente le mal. Au début, mes parents n’étaient pas très chauds pour que je me joigne au mouvement, et puis l’attaque de la police dimanche dernier a fait ressurgir les fantômes du passé. Mon cœur battait parce que j’avais peur, maintenant il bat parce que le mot démocratie prend tout son sens. » À quelques mètres de là, une tente abrite une enseignante et ses élèves. « Je suis professeure d’histoire chinoise au lycée, explique Ceci Lai, 36 ans, et mes élèves connaissent tout du communisme en Chine. On ne cache rien, tout est dans les livres, et ça, Pékin ne veut plus en entendre parler! Alors, je suis là avec mes élèves et on se relaie jour et nuit. »

Ce qui se passe ici est très dangereux pour Pékin

Les rubans jaunes, signe d’appartenance au mouvement, dominaient le paysage depuis une semaine. Mais vendredi, les rubans bleus soutenant Pékin et à la police sont apparus. Eux se fichent des parapluies. Eux affirment être hong­kongais Alors les face-à-face s’enchaînent : « Dégagez, rentrez en Chine! crient les uns. Laissez-nous travailler, vous allez tuer les classes moyennes! » Des larmes et du désespoir des deux côtés. Les fractures sont de trois ordres : générationnel (jeunes contre vieux) ; social (pauvres contre aisés) ; géographique (Chinois contre Hong-­kongais). Ces derniers se sentent à part. Il suffit de regarder la tête des vendeuses et vendeurs qui voient déferler chaque jour des hordes de Chinois « de là-bas ». On peut y lire un mélange de dégoût et de résignation. Steven, 29 ans, ingénieur : « Pékin a dit aux Chinois de là-bas de quitter les villes pour les champs, puis d’embrasser le capitalisme. Ils obéissent, ils sont formatés ainsi. Ce qui se passe ici est très dangereux pour Pékin. Cela pourrait donner des idées aux plus fervents démocrates de l’intérieur. » Ce n’est pas la jeunesse de HK qui dira le contraire.

Des jeunes dont les parents, souvent, ont fui la maison mère et ont plongé tête baissée dans le système britannique mis en place jusqu’en 1997. « HK n’est pas vraiment une ville chinoise, souligne Che-Po Chan, professeur de sciences politiques à l’université de Lingnan. Elle a sa propre histoire d’anticommunisme. Les jeunes aujourd’hui le rappellent au régime de Pékin. Ce qu’ils ont appris en classe est devenu une réalité tangible. » Meteor, fan de Pink Floyd et dont l’album préféré est The Wall (« le mur ») souffle : « Justement, nous y sommes, au pied du mur. Il est là devant moi, je ne peux le contourner, et ma liberté n’est pas la leur. Je suis un citoyen de HK, et eux sont Chinois. »

Karen Lajon, envoyée spéciale à Hong Kong (Chine) – Le Journal du Dimanche

 

dimanche 05 octobre 2014

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Hong Kong : Joshua Wong, héros malgré lui de la « révolution des parapluies »

Posté par cercletibetverite le 2 octobre 2014

Hong Kong : Joshua Wong, héros malgré lui de la « révolution des parapluies » dans Hong Kong

http://rue89.nouvelobs.com/2014/10/02/hong-kong-joshua-wong-heros-malgre-revolution-parapluies-255223
Hong Kong 02/10/2014 à 12h08

Hong Kong : Joshua Wong, héros malgré lui de la « révolution des parapluies »

Pierre Haski | Cofondateur Rue89
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Joshua Wong, à droite, le poing levé, lors de la fête nationale chinoise, le 1er octobre 2014 à Hong Kong (EYEPRESS/SIPA)

Il a 17 ans, l’âge de la rétrocession de Hong Kong à la Chine. Joshua Wong, qui n’a donc connu durant sa courte vie que la souveraineté chinoise et pas le passé colonial, est aujourd’hui le leader de la « révolution des parapluies », le défi démocratique lancé à Pékin.

Cet adolescent étudiant, qui n’a paradoxalement pas encore le droit de vote alors que c’est pour pouvoir élire librement le chef de leur exécutif que protestent les Hongkongais, est devenu le visage et la voix des protestataires, même s’il a l’air encore plus jeune qu’il ne l’est réellement.

Interpelé dimanche lors de la première confrontation entre les activistes de #OccupyCentral et la police, il a été libéré en deux jours grâce à une décision de justice, retrouvant sa place parmi les jeunes qui campent dans les rues.

L’échec de la « greffe » chinoise


Manifestant, en 2012 à Hong Kong : « La révolution pour l’éducation est forte. Le Parti est ton grand-père et ta grand-mère. Tu donnes tout au Parti. Le Parti envoie sa propre progéniture aux Etats-Unis et au Canada. » (Benson Tsang via Global Voices Online)

Son engagement est le signe de l’échec de la « greffe » du pouvoir central chinois sur Hong Kong. Il a rejoint la contestation il y a deux ans, lorsque les lycéens se sont dressés contre un programme de « patriotisme chinois » introduit dans les écoles du territoire, considéré par de nombreux Hongkongais comme un « lavage de cerveau ».

Des dizaines de milliers de Hongkongais avaient manifesté dans les rues du territoire contre ce programme, parmi lesquels Joshua Wong. Ils avaient gagné et Pékin avait renoncé à ce programme éducatif.

Mercredi, lors de la fête nationale chinoise du 1er octobre, anniversaire de la prise du pouvoir par le Parti communiste chinois de Mao Zedong en 1949, Joshua Wong a confié au New York Times :

« Quand j’ai entendu jouer l’hymne national, j’ai moins ressenti de l’émotion que de la colère. L’hymne nous dit “levez-vous, tous ceux qui refusent d’être des esclaves !”, mais en quoi la manière dont on nous traite est-elle différente d’esclaves ? »

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Joshua Wong, au centre, avec ses camarades, le 1er octobre 2014 à Hong Kong (EYEPRESS/SIPA)

Joshua Wong est le contraire de ce que le pouvoir chinois espérait de la nouvelle génération : loin de céder aux sirènes d’un patriotisme chinois largement alimenté par la croissance économique, il met en avant les valeurs de liberté qui sont l’une des marques de fabrique de Hong Kong dans l’ensemble chinois.

Des « enfants gâtés », dit-on de l’autre côté

Et il reste attaché à une identité singulière : il s’exprime en public en cantonais, la langue régionale dominante autrefois, de plus en plus supplantée en faveur du mandarin depuis la rétrocession et l’afflux de Chinois continentaux à Hong Kong.

Au New York Times, Joshua Wong explique aussi qu’il a hérité son engagement en faveur de la justice sociale et de la liberté de ses parents : un couple de protestants hongkongais de la classe moyenne, qui se sont publiquement déclarés « fiers » de l’action de leur fils, destinée selon eux à faire de Hong Kong un « meilleur endroit pour sa génération et pour la nôtre ».

Sans doute faut-il être né dans la prospérité de Hong Kong, un territoire dont le revenu par habitant est près de 50% supérieur à celui de la France (même si les disparités entre individus sont bien plus grandes qu’en Europe), pour opposer une dose d’idéalisme au pragmatisme matérialiste dominant chez les jeunes du même âge que Joshua Wong en Chine continentale.

C’est d’ailleurs un des obstacles à la compréhension du mouvement par les « cousins » de l’autre côté de la frontière : pour les Chinois du reste de la Chine, les Hongkongais sont des « enfants gâtés », gavés de trop de sacs Louis Vuitton, arrogants et ingrats vis-à-vis du reste de la Chine qui est encore en phase de rattrapage de ce niveau de vie.

Poussés à la faute par Pékin

Joshua Wong n’en a cure. Sa génération est celle qui devra vivre après l’expiration du délai de 50 ans pendant lesquels s’applique le principe « Un pays, deux systèmes » et l’autonomie dont jouit le territoire. En 2047, Joshua Wong aura justement 50 ans, et pense que c’est aujourd’hui que se joue le système de l’avenir.

Son activisme est également celui de la génération internet. Lors du mouvement contre le « patriotisme », il y a deux ans, il avait un groupe de jeunes, baptisé Scholarism, dont les prises de position et les performances circulaient de manière virale sur le Web.

Ceux qui le connaissent bien, comme Michael Vidler, un avocat qui s’est occupé de lui lorsqu’il a été interpelé dimanche, le décrivent comme « le fils idéal : filial, poli, accroché à des principes et travaillant dur ». Au Guardian, Vidler ajoute :

« Il est passionné mais a le sens de la mesure au-delà de son âge. »

Il en aura besoin car le pouvoir de Pékin pousse les jeunes activistes à la faute, afin de les discréditer auprès de la masse des Hongkongais. En particulier en cas de violence.

« Ça m’énerve d’entendre des louanges »

Aujourd’hui, Joshua Wong est réticent à jouer ce rôle de superstar du mouvement qu’il est devenu et contre lequel il s’était lui-même prononcé par le passé. Mais les « révolutions » ont sans doute besoin d’un symbole – ici le parapluie –, et d’un visage– celui de Joshua Wong avec ses lunettes carrées et sa fausse fragilité…

Sur sa page Facebook, il assume mal son rôle de héros. A sa sortie de détention, il a écrit que beaucoup de gens l’arrêtaient dans la rue pour le qualifier de « héros » et lui disaient que l’avenir de Hong Kong dépendait de lui…

« Ça me met mal à l’aise et ça m’énerve même d’entendre ce genre de louanges. Quand vous respiriez les gaz lacrymogènes et les grenades au poivre, mais aviez décidé de rester dans la rue malgré la répression du gouvernement, je ne pouvais rien faire d’autre que de fixer les murs blancs de ma pièce de détention, me sentant sans pouvoirs.

Chaque citoyen de Hong Kong est le héros de ce mouvement. »

Bonus  : regardez le portrait que lui consacre le site du New York Times (en anglais).

 

 

 

 

 

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Joshua Wong, par le New York Times

1er octobre 2014, en anglais

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Manifestations à Hong Kong : « On a besoin de la démocratie », racontent des étudiants

Posté par cercletibetverite le 30 septembre 2014

http://www.rtl.fr/actu/international/manifestations-a-hong-kong-on-a-besoin-de-la-democratie-racontent-des-etudiants-7774567340

Manifestations à Hong Kong : « On a besoin de la démocratie », racontent des étudiants

 

TÉMOIGNAGES – Depuis quelques jours, Hong Kong vit une contestation sans précédent. En cause, des autorités chinoises qui cherchent sans cesse à contrôler un peu plus la métropole.

Les affrontements entre manifestants et forces de l'ordre s'aggravent chaque jour
Crédit : Xaume Olleros

Les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre s’aggravent chaque jour

par Paul Guyonnet publié le 30/09/2014 à 11:55

Ils ont entre 20 et 24 ans, sont étudiants ou sortent à peine de l’université et sur Facebook, tous affichent fièrement un ruban jaune en guise de photo de profil. Le symbole choisi par ces trois jeunes hongkongais et depuis une semaine, c’est celui d’une contestation au cœur de laquelle ils se trouvent, une protestation qui enfle au risque de s’attirer l’ire de Pékin.

« Tout a commencé lundi dernier », explique Charlotte, étudiante en deuxième année de licence. En fait, tout a surtout commencé après l’annonce d’une mesure implacable par Pékin : désormais, toutes les candidatures à des élections hongkongaises devront être approuvées par le régime. « Liberticide« , assurent les trois amis.

Manifestations à Hong Kong :
Crédit : Xaume Olleros / AFP

Les manifestants dans les rues de Hong Kong

Depuis une semaine donc, des milliers d’étudiants ont « décidé de boycotter les cours » pour montrer « leur attachement à la démocratie » et assurer un « futur libre » à Hong Kong, comme le dit Kai Tsun, tout juste diplômé. Et Charlotte d’insister : « Nous n’allons pas en classe, mais nous ne montrons aucune agressivité et tout se passe dans le calme. »

L’escalade de la violence

Tout le contraire des forces de l’ordre déployées par les proches du régime et même Pékin directement. « Ça a dérapé vendredi soir ! Le gouvernement nous a interdit l’accès à plusieurs lieux publics dans lesquels nous nous rassemblions, dont nous nous servions pour faire entendre nos voix. »

La première étape avant une escalade terrible : « Le leader de la contestation a pensé que nous devrions reprendre ces lieux, paisiblement encore une fois. » Une décision que les autorités n’ont pas tolérée. « Malheureusement, plusieurs étudiants ont été frappés et arrêtés injustement. »

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Crédit : Xaume Olleros / AFP

Les manifestants se reposent après plusieurs heures passées à déambuler.

Depuis tout s’est enchaîné à une vitesse folle : la population a très majoritairement rejoint le camp des étudiants, au point que la contestation a repris de plus belle. Et avec elle, les violences policières. Charlotte a notamment été surprise par la charge et les grenades lacrymogènes.

Encore choquée, elle raconte : « Je pensais m’être mise à l’abri mais j’ai été touchée par les gaz lacrymogènes. C’était si douloureux pour les yeux, la gorge, le nez. Quand j’ai vu la police arriver, je me suis rendue compte que c’était soudainement devenu très sérieux. J’ai couru. »

Comme Charlotte, des dizaines de jeunes ont témoigné des moyens disproportionnés mis en œuvre par les autorités. Sur les réseaux sociaux notamment, les récits fleurissaient. Jusqu’à ce que Pékin n’interdise l’accès à Instagram notamment. Un signe clair pour les jeunes de la dureté de la réplique.

Chelsea, la troisième étudiante interviewée s’excuse de son côté, de ne pouvoir témoigner davantage. « Je suis sur le lieu d’une manifestation, on peut se reparler plus tard ? » Pour tous, c’est la première manifestation et s’ils ont choisi de descendre dans la rue, c’est qu’ils n’avaient plus le choix.

Jetés en prison pour des idées politiques

« Les autorités défient des principes fondamentaux de la liberté« , affirme Kai Tsun. « La violence employée par la police est excessive. C’est criminel, et les gens qui soutiennent le régime devront être jugés pour cela. »

S’ils avaient commencé à s’impliquer en fabriquant des rubans jaunes – l’autre symbole des manifestants avec le parapluie qui « sert à parer les gaz lacrymogènes » - les trois jeunes sont chaque jour un peu plus concernés. « Jamais dans l’histoire récente les forces pro-Pékin n’ont employé de tels moyens. Ils en viennent à frapper des jeunes sans arme à mains nues, à jeter les gens en prison sur des motifs politiques. »

Ci-dessous, une vidéo prise par AppleDaily, « l’un des médias qui retranscrit la réalité des manifestions », selon Kai Tsun :

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Les rues de Hong Kong, vues par un drone

« Si certains, notamment dans le monde du business et pour des raisons économiques soutiennent le régime, nous, les anti, sommes au moins dix fois plus nombreux. » Une situation de tension extrême donc, qui prend le pas sur la vie quotidienne à Hong Kong, et qui fait craindre le pire aux trois jeunes.

« Le conflit ne peut qu’enfler, et alors, la population civile sera en danger », assure Kai Tsun, virulent comme jamais. Pour ce fervent démocrate, jamais Pékin n’avait autant contesté la notion même de démocratie, au cœur de la vie hongkongaise, la plus occidentale des villes chinoises.

« J’espère que nous n’en arriverons pas jusqu’à avoir l’Armée du Peuple (l’armée chinoise) dans nos rues. Mais si cela doit arriver, nous, les Hongkongais seront prêts à nous battre pour notre avenir », continue-t-il. Avant de laisser Charlotte conclure : « Aujourd’hui, nous nous soulevons parce qu’Hong Kong a besoin de la démocratie, parce qu’Hong Kong refuse de plier devant la Chine. »

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Expliquez-nous … Hong Kong

Posté par cercletibetverite le 30 septembre 2014

http://www.franceinfo.fr/emission/expliquez-nous/2014-2015/expliquez-nous-hong-kong-30-09-2014-07-37

Expliquez-nous … Hong Kong

Expliquez-nous mardi 30 septembre 2014
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Le centre de Hong Kong©MAXPPP

Alors que les troubles secouent Hong Kong, France Info rappelle l’histoire et la spécificité de ce territoire chinois.

Hong Kong est une région administrative spéciale, un territoire qui dispose d’une large autonomie.

Petit territoire très peuplé

Hong-Kong n’est pas seulement une ville, c’est un territoire au sud-est de la Chine dont la superficie est de 1.100 km2. La ville de Hong-Kong est située sur une ile. Le territoire est aussi constitué de 200 autres petites iles et une partie de Hong Kong est continentale. Le nombre d’habitants du territoire est de 7,2 millions. La densité de population y est 54 fois supérieure à celle de la France.

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Colonie britannique

Si le territoire de Hong Kong est spécial, c’est surtout en raison de son histoire. En 1842, l’ile de Hong Kong est cédée aux britanniques par le traité de Nankin. Et en 1898, Chinois et britanniques se mettent d’accord sur un bail de 99 ans. Pendant cette période, Hong-Kong est une colonie britannique dont la population se développe rapidement.

Quand les communistes prennent le pouvoir en Chine en 1949, Hong Kong est un territoire capitaliste entouré de terres communistes. De nombreux réfugiés chinois y affluent. Dans les années 60, l’économie de Hong Kong est en plein essor. La finance prend une grande place. C’est un paradis fiscal.

1997

Cette année-là, Hong Kong est rétrocédée à la Chine. Mais avant cette date cruciale, la Grande-Bretagne a négocié avec Pékin un régime spécial pour Hong Kong, avec ce principe énoncé par Deng Xiaoping, « un pays, deux système ». Un pays, la Chine et  deux systèmes, communiste pour la majorité des chinois, capitaliste et démocratique pour Hong Kong. Voilà pourquoi Hong Kong est une région administrative spéciale. Son autonomie est garantie jusqu’en 2047.

Puissance économique

Hong Kong est la région la plus riche de Chine. L’économie y est très libérale. Hong Kong possède sa monnaie, le dollar de Hong Kong. C’est la 10ème puissance commerciale mondiale et la 6ème place financière. Le PIB par habitants est le second d’Asie derrière Singapour. Le capitalisme de Hong Kong s’est étendu à d’autres territoires, très poches comme Shenzen, que l’on appelle les zones économiques spéciales, encouragées par Pékin.

En revanche, Hong Kong n’est pas libre. La politique extérieure et la défense du territoire est décidée par Pékin. De plus, la Chine  n’accepte pas que les habitants de Hong Kong choisissent librement leurs candidats pour la prochaine élection du dirigeant du territoire en 2017. C’est en grande partie ce qui alimente les manifestations aujourd’hui.

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Hong Kong a soif de liberté et de prospérité

Posté par cercletibetverite le 29 septembre 2014

http://www.dw.de/hong-kong-a-soif-de-libert%C3%A9-et-de-prosp%C3%A9rit%C3%A9/a-17962515

Revue de presse

Hong Kong a soif de liberté et de prospérité

Les journaux reviennent sur la contestation qui agite Hong Kong depuis plusieurs semaines. Des dizaines de milliers de manifestants réclament plus de démocratie dans l’ancienne colonie britannique sous tutelle chinoise.

Les manifestants sont déterminés et se protègent avec les moyens du bord face à la police anti-émeute Les manifestants sont déterminés et se protègent avec les moyens du bord face à la police anti-émeute

À Hong Kong, la ville des gratte-ciel, la densité est d’environ 6.000 habitants par kilomètre carré, écrit Die Welt. Malgré le peu de place, les habitants de cette zone administrative spéciale bénéficient de plus de libertés personnelles que dans le reste de la Chine. Aujourd’hui, ils sont des dizaines de milliers à protester contre la pré-sélection de candidats pour l’élection du chef exécutif local, qu’ils considèrent comme une restriction de leur droit de vote. À raison, selon Die Welt qui rappelle la promesse d’élections libres faite lors de la rétrocession de l’île à la Chine en 1997.

Les policiers font barrage pour protéger le quartier financier Les policiers font barrage pour protéger le quartier financier

Hong Kong n’a-t-il pas profité jusqu’ici de sa demi-liberté ? demande la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le statut particulier de l’ancienne colonie britannique garantit à sa population le droit de réunion, une presse libre, une justice indépendante ainsi qu’une administration autonome des affaires locales. L’économie est florissante, et rapporté au nombre d’habitants, elle occupe le 25ème rang mondial loin devant la Chine. La ville est accessible librement, la monnaie convertible… Pourquoi mettre tout cela en péril ? Les contestataires risquent gros, prévient le journal. Personne ne sait jusqu’où Pékin peut aller pour briser les velléités de liberté.

Pour la Süddeutsche Zeitung, ce n’est pas l’amour abstrait de la démocratie qui entraîne des milliers de manifestants dans les rues. C’est l’expérience bien concrète de la mauvaise gouvernance. Pékin installe à Hong Kong des marionnettes qui ne sont redevables qu’au parti communiste et non à la population. Le népotisme et la corruption se sont généralisés et les inégalités sociales se sont creusées.

La plupart des manifestants sont des étudiants, munis de simples parapluies pour résister aux gaz lacrymogènes La plupart des manifestants sont des étudiants, munis de simples parapluies pour résister aux gaz lacrymogènes

Pour die tageszeitung, c’est justement la détresse économique qui pousse les gens à manifester en masse. Les prix de l’immobilier ont atteint des sommets inexplorés, l’industrie s’est délocalisée en Chine. Seuls les employés du secteur financier ou au service des millions de touristes chinois qui envahissent la ville chaque week-end ont une chance de s’en sortir. Tandis que les super-riches de Hong Kong continuent de s’enrichir, la classe moyenne fond à vue d’œil et menace de s’apauvrir. Le pouvoir central de Pékin, quoique officiellement communiste, n’a pas su reconnaître cette évolution désastreuse. Doit-on y voir un signe prémonitoire pour le reste de la Chine? s’interroge la taz avant de conclure : oui, car là aussi le pouvoir ferme les yeux sur les inégalités sociales.

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Agitation à Hong Kong

Les manifestations enclenchées le weekend dernier à Hong Kong se poursuivent. Des dizaines de milliers de personnes ont bravé à nouveau le pouvoir ce lundi pour exiger de Pékin plus de libertés publiques (29.09.2014)

  • Date 29.09.2014
  • Auteur Anne Le Touzé

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HONG KONG Cette fois, l’histoire ne se répétera sans doute pas

Posté par cercletibetverite le 29 septembre 2014

HONG KONG Cette fois, l’histoire ne se répétera sans doute pas

http://www.courrierinternational.com/article/2014/09/29/cette-fois-l-histoire-ne-se-repetera-sans-doute-pas

Par le passé, des manifestations de masse à Hong Kong ont eu raison de décisions prises par le gouvernement local, note un chroniqueur. Aujourd’hui, c’est une décision de Pékin qui est en cause. Or, en Chine, le pouvoir central ne recule jamais.
  • 29 Septembre 2014
Des militants pro-démocratie rassemblés devant le siège du gouvernement à Hong Kong, le 29 septembre -AFP/Anthony Wallace Des militants pro-démocratie rassemblés devant le siège du gouvernement à Hong Kong, le 29 septembre -AFP/Anthony Wallace
Nous l’avons déjà fait en 2003. Puis de nouveau en 2012. Nous pouvons le refaire aujourd’hui.
Tel était le sentiment qui semblait animer les plus réfléchis des milliers d’étudiants réunis à l’université Chinoise de Hong Kong lorsqu’ils ont entamé [le 22 septembre] une semaine de boycott des cours pour exiger le respect de pratiques pleinement démocratiques. Les étudiants auxquels j’ai parlé s’inspirent d’événements de l’histoire récente et espèrent qu’ils se répéteront. Ils en tirent peut-être une leçon erronée en s’appuyant sur une fausse analogie.En 2003, près d’un demi-million de Hongkongais étaient descendus dans la rue pour dénoncer le projet d’adoption d’une loi antisubversion dite Article 23. Leur mobilisation avait conduit à la démission de la ministre de la Sécurité de l’époque, Regina Ip Lau Suk-yee, puis à celle du chef de l’exécutif, Tung Chee-hwa. En 2012, les habitants de la Région administrative spéciale avaient fait barrage contre l’introduction de programmes obligatoires d’éducation morale et patriotique. Le gouvernement de Leung Chun-ying avait été contraint à faire marche arrière, puis à abandonner ce projet, alors même que celui-ci avait passé l’étape des consultations publiques et s’était vu attribuer un budget par le Conseil législatif.Le combat pour la démocratie

Les manifestations de 2003 avaient révélé la faiblesse, les dysfonctionnements et le caractère presque illégitime du gouvernement de Hong Kong. Celles de 2012 avaient été encore plus loin, mobilisant les jeunes non seulement des universités mais aussi de l’enseignement secondaire. Elles avaient permis l’apparition du groupe [de militants étudiants] Scholarism et d’un nouveau mouvement dans la jeunesse. Aujourd’hui, les étudiants pensent que le combat pour la démocratie sera plus long et plus difficile, mais qu’il est à leur portée.

Sauf que la situation actuelle présente une différence majeure : en 2003 et en 2012, les manifestants dénonçaient des décisions domestiques qui ne concernaient que Hong Kong. Cette fois, le gouvernement central est l’un des principaux acteurs. Les rapports de pouvoir en Chine permettent que des mandarins de préfectures, de villes et même de provinces fassent marche arrière, recherchent des compromis, voire cèdent devant des manifestations d’opposition. C’est ce que le gouvernement de Hong Kong a fait en 2003 et en 2012, même s’il ne fait aucun doute qu’il avait reçu l’approbation tacite de Pékin. Mais l’empereur, lui, ne recule jamais.

Le gouvernement central soutient de toute son autorité la décision du Comité permanent de l’Assemblée nationale du peuple (ANP) [définissant un mode de scrutin pour la future élection du chef de l’exécutif de Hong Kong jugé antidémocratique]. Le centre ne peut pas accepter de compromis. Ce serait pire que de perdre la face. Son prestige et donc sa capacité à maintenir son contrôle sont en jeu. Contrairement aux bras de fer précédents, l’opposition démocratique de Hong Kong est aujourd’hui un défi direct à l’autorité du gouvernement central. Hong Kong et Pékin semblent se diriger droit vers une confrontation dont il est difficile d’imaginer qu’elle puisse bien se terminer.

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Le pouvoir de Pékin face au défi démocratique des Hongkongais

Posté par cercletibetverite le 28 septembre 2014

http://rue89.nouvelobs.com/2014/09/28/pouvoir-pekin-face-defi-democratique-hongkongais-255136

Le pouvoir de Pékin face au défi démocratique des Hongkongais

Pierre Haski | Cofondateur Rue89
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  • ImprimerLe pouvoir de Pékin face au défi démocratique des Hongkongais dans Chine hongkong

Des dizaines de milliers de manifestants pro-démocratie bloquent les rues principales de Hong Kong, le 28 septembre 2014 (Vincent Yu/AP/SIPA)

Le pouvoir chinois est confronté depuis samedi au défi démocratique lancé par une partie de la société civile de Hong Kong. Des dizaines de milliers de Hongkongais, réclamant le droit d’élire leurs dirigeants, occupent le centre administratif et d’affaires du territoire.

Des affrontements ont eu lieu avec les forces de police hongkongaises, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et de grenades « au poivre ». Mais les jeunes manifestants s’y étaient préparés, avec masques, lunettes et produits pour se rincer.

manif dans Hong Kong
Manifestant aux yeux brûlés par les grenades « au poivre », à Hong Kong le 28 septembre 2014 (Wally Santana/AP/SIPA)

Cela fait des semaines que la crise couvait, et que les activistes avaient lancé le slogan #OccupyCentral, appliquant au quartier de Central, le centre névralgique de Hong Kong, la tactique partie de Wall Street et qui a essaimé.

Les manifestants contestent le refus de Pékin de permettre l’élection au suffrage universel, avec liberté de candidature, du Chef de l’exécutif de Hong Kong, lors de la prochaine échéance en 2017.

Ce défi lancé à Pékin est le plus important depuis le retour de l’ancienne colonie britannique dans le giron de la Chine en 1997. Explicateur.

1

Le statut de Hong Kong

 

En 1984, à la surprise générale, le premier ministre britannique Margaret Thatcher et le numéro un chinois Deng Xiaoping tombaient d’accord pour que la colonie britannique de Hong Kong retourne dans le giron de la Chine. L’accord prévoyait une rétrocession en 1997, après 155 ans de colonialisme britannique, avec un statut d’autonomie pour le territoire.

Le pragmatique Deng, le « Petit Timonier » qui avait succédé à Mao Zedong, avait accepté une innovation politique considérable baptisée « Un pays, deux systèmes ». Ce qui signifie que Hong Kong redevient effectivement chinoise, mais en conservant pendant cinquante ans un système politique et économique original. Le même principe s’appliquera ensuite à l’ancienne colonie portugaise de Macao, redevenue chinoise en 1999.

Le « Chief Executive »

« Un pays, deux systèmes », cela signifie en clair que Hong Kong reste capitaliste, conserve ses libertés publiques fondamentales, et est géré par les Hongkongais. Pékin assure pour sa part la défense du territoire, et tous les attributs de la souveraineté internationale.

Le problème est qu’au moment de la rétrocession, en 1997, Hong Kong bénéficiait de très larges libertés – d’association, de la presse, syndicale, religieuse, etc. –, mais pas du droit de choisir ses dirigeants. A l’époque coloniale, il y avait un gouverneur britannique – Chris Patten fut le dernier –, et un parlement local, le Legco, partiellement élu et aux pouvoirs largement consultatifs.

 

la rétrocession de 1997

Via l’INA

Le gouverneur colonial a été remplacé par un Chef de l’exécutif, nommé par un collège électoral totalement sous l’emprise du gouvernement central à Pékin.

Et si le Legco a vu sa part de membres élus au suffrage universel direct augmenter, il ne fonctionne pas selon les principes d’un parlement démocratique, avec une part de ses membres désignés sans aucune transparence par les corporations professionnelles.

2

Pékin-Hong Kong : je t’aime, moi non plus

 

En 1997, au moment de la rétrocession, tous les Hongkongais qui en avaient les moyens avaient acquis une « assurance-vie » en allant chercher un passeport canadien au prix d’un investissement de quelques millions de dollars. Puis ils revenaient vivre à Hong Kong, prêts à partir si ça tournait mal.

Ils n’ont pas eu à partir. Hong Kong reste une société prospère, vivante, bénéficiant de libertés individuelles et collectives impensables de l’autre côté de ce qui reste une vraie frontière avec la Chine continentale.

Pourtant, les relations entre les Hongkongais et la mère patrie se sont gâtées. L’euphorie de 1997, qui avait surpris tous ceux qui redoutaient la rétrocession, a cédé la place progressivement à des irritations, puis un ressentiment, et enfin à des revendications.

La guerre du pipi

Au début, ce fut même la lune de miel, car peu après la rétrocession, Hong Kong fut victime de la crise financière asiatique, et ne dut son salut qu’au soutien de Pékin qui permit aux touristes chinois d’aller dépenser leur nouvelle fortune dans les boutiques de luxe et de gadgets de Central et de Kowloon.

Mais par la suite, les frictions se sont multipliées. L’épidémie de Sras de 2003 fut importée de la province voisine du Guangdong à Hong Kong, menaçant de mettre le territoire à genoux ; puis les Hongkongais se sont mis à détester la présence massive de continentaux moins sophistiqués que la prétentieuse ancienne colonie british, leurs razzias sur le lait en poudre du territoire lorsque les scandales alimentaires ont provoqué une psychose dans la classe moyenne chinoise, ou encore leur complexe de supériorité vis-à-vis de ces Chinois de fraîche date…

Un exemple : la « guerre du pipi », au printemps dernier, après une altercation, filmée et publiée sur YouTube, entre un couple de Chinois du continent qui faisait faire pipi dans la rue à leur enfant, et des Hongkongais choqués de cette pratique « non civilisée »…

 

 

 

Image de prévisualisation YouTube
La « guerre du pipi » à Hong Kong

Avril 2014

Les Hongkongais ont commencé, aussi, à guetter les signes de détérioration de leur système, la montée de l’autocensure dans la presse, les entorses à la liberté de la justice, la moins grande efficacité des garde-fous anticorruption…

Ce changement d’humeur ne pouvait pas rester sans conséquences politiques.

3

La question démocratique

 

Depuis 1997, les Hongkongais cultivent leur différence politique. Hong Kong est ainsi le seul endroit sous souveraineté chinoise où l’on commémore chaque année l’anniversaire du massacre de Tiananmen, le 4 juin 1989, défiant la loi du silence en vigueur partout ailleurs en Chine.

Le 1er juillet de chaque année, également, une grande manifestation pour la démocratie est organisée à Hong Kong – le jour où le Parti communiste chinois célèbre sa naissance en 1921.

La question de la désignation des dirigeants du territoire est posée depuis plusieurs années, mais est véritablement sur la table cette année, dans la perspective du prochain renouvellement du Chef de l’exécutif, en 2017.

Une partie de la société civile et de l’opposition démocratique hongkongaise réclament l’élection du « Chief Executive » au suffrage universel, avec liberté de se présenter pour tous les Hongkongais.

Le choix entre deux ou trois candidats

La douche froide est venue fin août, lorsque le gouvernement central, à Pékin, a refusé tout net. Le principal blocage porte sur la possibilité de se présenter : Pékin accepte de laisser le choix aux Hongkongais, mais seulement parmi deux ou trois candidats approuvés par la Chine, qui auront montré leur « amour pour leur pays »…

Depuis, c’est la montée de la tension. La société civile hongkongaise a lancé le mouvement #OccupyCentral afin de paralyser le fonctionnement du quartier administratif et d’affaires du territoire. Tandis que le gouvernement central sonnait la mobilisation de ses relais à Hong Kong, en premier lieu la communauté d’affaires.

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Le président chinois Xi Jinping reçoit, le 22 septembre 2014 à Pékin, une délégation de businessmen de Hong Kong, conduits par Tung Chee-hwa, premier Chief Executive du territoire et tycoon hongkongais (Rao Aimin/AP/SIPA)

Ces efforts pour désamorcer la crise de confiance n’ont pas suffi, et ce sont les étudiants qui ont donné le coup d’envoi de #OccupyCentral, un défi lancé à Pékin dans son arrière-cour.

4

La crainte de la contagion

 

De toute évidence, le pouvoir chinois n’a aucune intention de permettre à Hong Kong ce qu’il refuse au reste de la République populaire. Surtout à un moment où il doit faire face à la montée des périls sur les « marches » de l’empire, au Tibet et surtout au Xinjiang, où il refuse le minimum d’autonomie qui est pourtant accordé à Hong Kong et à Macao.

Accorder le suffrage universel à Hong Kong, c’est courir le risque de susciter la même demande au sein de la population chinoise, parfaitement informée, grâce aux réseaux sociaux et à Internet, de ce qui se déroule dans l’ancienne colonie britannique.

Seul Taïwan, dans le monde chinois, fonctionne aujourd’hui selon des règles démocratiques, sans doute imparfaites, mais qui ont déjà permis deux alternances politiques pacifiques par le biais des urnes. Taïwan, que Pékin verrait bien un jour revenir dans le giron de la mère patrie, mais qui a refusé, une nouvelle fois, le principe « un pays, deux systèmes », qui montre aujourd’hui ses limites à Hong Kong.

Le président Xi Jinping est donc confronté à un test politique à Hong Kong qui a des répercussions dans l’ensemble de la Chine, et même au-delà.

Le spectre de Tiananmen

Si les autorités de Hong Kong ne parviennent pas à « réduire » la campagne de désobéissance civile lancée par les partisans de la démocratie, et si celle-ci parvient à gagner le soutien d’une large partie des 7,5 millions d’habitants du territoire, Pékin devra trancher.

Certains opposants font planer le spectre de Tiananmen, et donc d’une intervention de l’armée chinoise stationnée à Hong Kong. Mais 2014 n’est pas 1989 et Hong Kong n’est pas le centre symbolique du pouvoir chinois comme l’est la place Tiananmen à Pékin.

Tous les yeux chinois sont donc fixés sur Hong Kong, ce territoire à l’improbable profil de rebelle, avec ses tours arrogantes et sa place financière conquérante.

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