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Nord Pas-de-Calais : près d’un habitant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté

Posté par cercletibetverite le 17 novembre 2014

http://france3-regions.francetvinfo.fr/nord-pas-de-calais/2014/11/17/nord-pas-de-calais-pres-d-un-habitant-sur-cinq-vit-sous-le-seuil-de-pauvrete-594014.html

Nord Pas-de-Calais : près d’un habitant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté

Les données traitées par l’INSEE dans son étude sur le niveau de vie des habitants du Nord Pas-de-Calais mettent une nouvelle fois en lumière la pauvreté dans la région.

  • EM
  • Publié le 17/11/2014 | 17:15
Une antenne des Restos du Coeur à Calais. © MAXPPP
© MAXPPP Une antenne des Restos du Coeur à Calais.
19,7% de la population du Nord Pas-de-Calais vit avec un revenu sous le seuil de pauvreté. Ce qui en fait la région la plus pauvre de France. « Avec un taux de pauvreté de 20,7 %, le département du Pas-de-Calais se situe d’ailleurs au 3e rang des départements les plus touchés« , précise l’INSEE. En France, ce taux est de 14,3%.Avec un niveau de vie inférieur à 977 € par mois (définition du seuil de pauvreté), près d’un habitant de la région sur cinq vit sous le seuil de pauvreté, contre un sur sept en France métropolitaine. Selon l’INSEE, ce phénomène touche plus particulièrement les familles monoparentales (41,3%), les jeunes et les ménages vivant en milieu urbain.

La carte du taux de pauvreté (pourcentage de personnes vivant avec un revenu en dessous du seuil de pauvreté) par région est frappante. Elle place le Nord Pas-de-Calais parmi les 3 seules régions en rouge (comme la Corse et le Languedoc Roussillon).

© INSEE
© INSEE

Elément aggravant, entre 2008 et 2011, ce taux de pauvreté a fortement augmenté : +2,1% contre +1,2% en France.

Le niveau de vie médian le plus faible de France

Une autre statistique, une autre façon de regarder la situation de la pauvreté est d’observer le niveau de vie médian, celui qui sépare les 50% les plus « riches » des 50% les plus pauvres. Et là encore, la région est la plus mal lotie.  »En 2011, la moitié des personnes vivant dans un ménage fiscal de la région Nord-Pas-de-Calais dispose de moins de 1 460 € par mois et par unité de consommation (NDLR : ménage), écrit l’INSEE.C’est près de 170 € par mois de moins qu’au niveau national. » 

La région Nord Pas-de-Calais dispose donc du plus faible niveau de vie médian de France métropolitaine, en dessous de la Corse ou du Languedoc-Roussillon, loin derrière le revenu médian français.

Les départements du Pas-de-Calais et du Nord sont respectivement classés au second et onzième rang des départements ayant les plus faibles niveaux de vie médians. De plus, précise l’INSEE, dans notre région, les inégalités de niveau de vie (différence entre les plus hauts et les plus bas) sont également plus fortes qu’ailleurs.

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Cash Investigation : le président de Huawei France menace Élise Lucet de représailles

Posté par cercletibetverite le 7 novembre 2014

http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2014/11/06/01007-20141106ARTFIG00386-cash-investigation-le-patron-de-huawei-france-menace-elise-lucet-de-represailles.php#xtor=AL-155-[Facebook

Cash Investigation : le président de Huawei France menace Élise Lucet de représailles

 

VIDÉO – Le président de la branche française du fabricant chinois promet que la journaliste de France 2 «n’aura plus aucun grand patron en interview». Les autres fabricants alternent entre le silence et les promesses.

Le président du conseil d’administration de Huawei France n’apprécie pas les méthodes de reportage de Cash Investigation. François Quentin, qui assistait mercredi aux Assises de l’industrie organisées par le magazine L’Usine Nouvelle, a déclaré qu’il ferait en sorte de priver la journaliste Élise Lucet d’interviews. «J’ai activé tous mes réseaux et Madame Lucet n’aura plus aucun grand patron en interview, sauf ceux qui veulent des sensations extrêmes ou des cours de Media Training!», promet-il.

Huawei fait partie des sociétés les plus incriminées dans le reportage de près de deux heures diffusé mardi soir. Le journaliste Martin Bourdot a remonté la filière de fabrication des téléphones jusqu’à une usine de fabrication d’écrans du sous-traitant LCE située à Nanchang, en Chine. Il a découvert que des mineurs étaient chargés de vérifier la qualité des écrans produits, parfois de nuit. Et ce en infraction avec les lois chinoises qui interdisent le travail aux enfants de moins de 16 ans. Ces employés vérifiaient notamment la qualité d’écrans Huawei, mais aussi de Tinno, propriétaire de la marque française Wiko.

«Une tolérance zéro»

Alors que le PDG de Wiko a répondu à Cash Investigation, avouant son ignorance et sa «naïveté» sur le sujet, François Quentin s’est défilé. Le reportage de France 2 le montre fuyant les caméras, après qu’Élise Lucet s’est introduite dans un déjeuner de chef d’entreprises au Cercle national des armées auquel il assistait. L’ancien directeur de la division aéronautique de Thales demande à la journaliste de lui fournir une pièce d’identité ou sa carte de presse. «Je pense que c’est ce qui lui a déplu», a-t-il également commenté mercredi.

Pour le reste, le dirigeant de Huawei France affirme que l’entreprise chinoise a «une tolérance zéro» sur la question du travail des enfants. «Nous avons immédiatement cessé toute collaboration avec cette entreprise», a-t-il ajouté. «Les salariés de Huawei devraient recevoir un message censé les rassurer sur les pratiques de leur entreprise», écrit l’Usine Nouvelle.

La plupart des grands fabricants de smartphones ont été éclaboussés par l’enquête de Cash Investigation. Le reportage montre par exemple que des sous-traitants de LG Electronics et de Sony Mobile se fournissent auprès de l’entreprise chinoise Baogang en néodyme, un élément chimique utilisé dans la fabrication d’aimants. Or, le processus de fabrication du néodyme libère des eaux acides et toxiques, qui sont rejetées dans un lac de déchets autour de la mine. En raison de ces déchets chimiques, «la zone est fortement radioactive», selon un document interne de l’Agence internationale de l’énergie atomique cité dans le reportage.

«Des questions complexes qui touchent l’ensemble de notre secteur»

Nokia est de son côté interrogé sur l’usage de tantale, un matériau extrait dans des mines de la République démocratique du Congo et acheté par l’un de ses sous-traitants, dans une zone en conflit armé. L’entreprise, rachetée par Microsoft, a répondu au reportage sur sa page Facebook. «Bien que Microsoft n’extraie pas directement de matières premières minérales telles que l’étain, le tantale, le tungstène ou l’or, la société s’engage à user de pratiques d’approvisionnement responsables sur l’ensemble de sa chaîne logistique», lit-on. «Il s’agit là de questions complexes qui touchent l’ensemble de notre secteur», ajoute Microsoft. BlackBerry et Motorola font aussi appel à ce sous-traitant.

Apple, cité pour avoir recouru à un sous-traitant qui achetait des mines au Congo, China National Non-Ferrous, a cessé de faire appel à cette société entre-temps, mais a refusé de s’exprimer sur ce sujet dans le cadre de ce reportage. Samsung, questionné à de nombreuses reprises par les équipes de Cash Investigation sur l’embauche d’enfants dans ses usines et le grand nombre de plaintes déposées en Chine ou au Brésil contre lui, a répondu par une lettre de six pages où il annonce une quinzaine de nouvelles mesures pour renforcer ses contrôles.

Plus de 3,6 millions de Français ont regardé l’émission Cash Investigation.

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10 années de prison supplémentaires pour avoir mis fin à son calvaire…

Posté par cercletibetverite le 4 novembre 2014

http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/10-annees-de-prison-158879

10 années de prison supplémentaires pour avoir mis fin à son calvaire…

par Circé (son site)
lundi 3 novembre 2014

Une vie brisée…Une vie brisée, quoi qu’il en soit.

C’est il y a un peu plus de deux années maintenant que le calvaire qu’ont vécu une femme et ses enfants explosait au visage de notre société.

Un gros titre : « Abattu », et puis les faits relatés succinctement.

Une femme de plus de 60 ans venait de tuer celui qui avait été son mari pendant plus de 40 années, mais plus surement son bourreau et tortionnaire, ainsi que celui de chacun de ses enfants. Elle était couverte de bleus, avait appelé immédiatement tant les pompiers que les forces de police, mais la préméditation semblait d’ores et déjà retenue contre elle.

L’affaire est sordide à souhaits : violences, alcool, viols répétés sur tous les membres de la famille, suicide du fils, souffre-douleur lui-aussi de ce père incestueux, mais surtout : silence !

Et c’est bien ce qui va être reproché à cette femme : son silence, son incapacité à se protéger et par conséquent à protéger ses enfants. Et pourtant…

Notre société n’avait-elle pas le devoir premier de la protéger elle ? De mettre fin depuis longtemps à son calvaire. Et tout le monde savait, et nul n’a porté assistance à cette famille en danger.

Dans notre inconscient de pleutres, c’est trop souvent :  » Cela ne nous regarde pas « , la porte du domicile conjugal refermé, c’est en effet pour nombre une affaire privée, sans compter les jugements à priori qui vous « protègent » de toute intervention et implication :  » Elle le veut bien puisque elle ne part pas, etc… », pour finir par un jugement lapidaire, elle est passive donc complice.

Le pater familias, celui qui a droit de vie ou de mort sur les siens, s’octroyant même l’étrenne sur la virginité de ses filles, les violant sans vergogne, battant, terrorisant toute la maisonnée, les faisant vivre un enfer dont nul ne voyait la sortie et pour cause – qui les a aidés ? – est à l’œuvre. Plus de 40 années de calvaire. Inimaginable. Et comme notre société ne peut, ni ne veut prendre sa part de responsabilité, à l’issue d’un procès surréaliste, la meurtrière et néanmoins victime écope de 10 années de prison supplémentaires.

Lui est finalement reproché plus que toute autre chose, son silence. Et c’est elle qui est rendue responsable du viol de ses enfants, et pour le coup d’une complicité passive.

Mme Sauvage, puisque c’est son nom, a fait appel de cette décision. Un autre procès aura lieu. Espérons que des spécialistes des phénomènes d’emprise et du fonctionnement dominant-dominé, bourreau-victimes seront de la partie et éclaireront d’un autre regard ce qui nous est insupportable.

Diverses réactions, de 2012 à aujourd’hui :

- Réactions au nom du CODF – Collectif Orléanais des Droits des Femmes, en 2012 :https://www.youtube.com/watch?v=Nee3xK_lyRU,

- A la veille du procès sur France Bleu Orléans :

- A la veille du procès : http://www.francebleu.fr/infos/l-invite-de-7h47-de-france-bleu-orleans/invite-7h50-223,

- Communiqué de presse du groupe FDG en Mairie d’Orléans :

«  Tuer un être humain, qu’il soit homme ou femme est sans doute le plus grand crime qui soit. Et qu’il convient bien évidemment de condamner. Pour autant, notre loi reconnaît selon le contexte dans lequel le crime est commis, des circonstances aggravantes ou bien au contraire, atténuantes.

Ainsi quand une victime, après une énième agression de la part de celui qui est son bourreau, son tortionnaire depuis plus de 40 ans, ainsi que celui de ses enfants qu’il a entre autres violentés, finit par le tuer, notre société dans son ensemble doit s’interroger et prendre sa part de responsabilité.

En effet, faire porter uniquement sur la meurtrière et néanmoins victime, le poids du silence et de ses conséquences sur le vécu familial, qui a abouti à un homicide, n’exonère en rien, la responsabilité de toutes celles et ceux qui les ont côtoyés, elle et ses enfants. Car quid des voisins qui pouvaient saisir le procureur de la République ? Quid des enseignants qui n’ont pas pu, ne pas constater, à un moment ou à un autre les violences dont étaient victimes les enfants ? Quid du médecin de famille ou de tout soignant qui les ont approchés ? Sans compter la responsabilité de la proche famille et ou des connaissances ?

Aussi, il nous semble que condamner une femme à 10 années de prison pour cet homicide, dans les circonstances affreuses que l’on sait, est une peine déséquilibrée. En d’autres circonstances, une femme a été acquittée pour un tel crime dans le nord de la France. Entre les deux peines, il y avait toute une palette de condamnations qui pouvaient être prononcées.

Madame Sauvage, puisque c’est d’elle dont il s’agit, a décidé par la voix de son avocat, de faire appel de cette condamnation. Nous, élus du Front de Gauche, déclarons ici, lui apporter soutien et appui, ainsi qu’à ses enfants. Depuis des années nous ne cessons de demander une politique volontariste contre les violences faites aux femmes, et de faire en sorte que tous les moyens soient mis en œuvre pour protéger celles-ci ainsi que leurs enfants. De même pour informer et éduquer tous les professionnels de santé, de la justice à la détection de ces violences, qu’ils en connaissent les conséquences et impacts sur le vécu des victimes, afin de prendre toutes les mesures qui conviennent et éviter que cela finisse en meurtre.

Notre société y gagnerait en dignité, car si elle ne protège pas les femmes victimes de violence en mettant fin à leur calvaire et condamnant les agresseurs dès les premières violences, comment ces femmes pourraient-elles protéger à leur tour leurs enfants ? Et en ce cas, qui est responsable ?

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Les Tibétains de Conflans, par Olivier Favier.

Posté par cercletibetverite le 26 octobre 2014

http://dormirajamais.org/tibetains/

Dormira jamais

 » Tout est près. Les pires conditions matérielles sont excellentes. Les bois sont blancs ou noirs. On ne dormira jamais. » André Breton, Manifeste du surréalisme, 1924.

Les Tibétains de Conflans, par Olivier Favier.

« Les Tibétains, c’est une population qui attire la sympathie », m’avait dit Hugues Fresnau au téléphone, le directeur du « Bateau je sers ». Pas assez toutefois pour que l’état s’en inquiète outre mesure. Dans les Yvelines aussi(1), la préfecture a cessé de prendre en charge les hôtels. Les logements en CADA [Centre d'accueil de demandeurs d'asile] sont insuffisants et les réfugiés qui affluent à la « paroisse des bateliers », en bord de Seine, dépassent amplement désormais les capacités d’accueil de la modeste péniche. Des Tibétains, il en vient ici depuis 3 ans. Une soixantaine est prise en charge par l’association, une quarantaine ailleurs en hébergement d’urgence. Une autre soixantaine dort dans des tentes en plein vent, rangées dans les niches d’un pont voisin destiné aux cyclistes, ou dans les infrastructures du pont routier qui passe juste au-dessus.

Sous le pont, dans l'un des rares endroits où l'on peut tenir debout, un réfugié écoute un membre du groupe interrogé par RFI.  Octobre 2014. Photo: Olivier Favier.

Sous le pont, dans l’un des rares endroits où l’on peut tenir debout, un réfugié écoute un membre du groupe interrogé par RFI. Octobre 2014. Photo: Olivier Favier.

Tseten Wangmo, leur interprète, les a prévenus du passage de journalistes accompagnés par France Terre d’asile. En ce jeudi matin de la mi-octobre, nous avançons sur le pont à leur rencontre et découvrons avec stupeur que près de soixante-dix personnes nous attendent à l’autre bout, en demi-cercle. Lorsque nous nous arrêtons devant eux, un peu gênés, des applaudissements éclatent. Il faut dire qu’à l’exception du passage en juin d’une journaliste du Parisien, et d’une équipe de France 3 Ile-de-France en septembre, la situation dramatique de ces demandeurs d’asile n’a guère attiré l’attention de la presse.

Sans doute sont-il trop près et trop loin de Paris à la fois. Le pont se trouve à 200 mètres de la gare de Conflans-Fin-d’Oise, autrement dit à 30 minutes de Chatelet, sur le RER A. Je fais une photographie du groupe, qui soudain ressemble à une bande d’étudiants en voyage, accompagnés de quelques professeurs. Puis je cherche quelqu’un qui parle anglais. Une jeune femme s’approche. Elle est arrivée depuis 3 jours. Elle m’explique qu’elle a traversé l’Himalaya à pied, qu’elle a appris l’anglais au Népal mais a choisi de venir en France car, dit-elle, « c’est le pays de la liberté ». À Paris, elle a erré un peu avant de savoir que d’autres Tibétains se rassemblaient ici. Elle regarde autour d’elle, des larmes coulent sur son visage. Elle ne pouvait s’attendre à pareil abandon.

D’autres Tibétains m’invitent à les suivre. J’escalade tant bien que mal le soubassement du pont, fait quelques pas peu assurés sur une canalisation qui court entre deux parapets de béton où sont amoncelées des valises, puis grimpe à une échelle de fortune avant de me glisser de biais entre des parois visqueuses, le long d’un couloir d’un demi-mètre de large. Nous débouchons finalement dans un semblant de pièce qui doit faire tout au plus un mètre cinquante de hauteur. Nous progressons à tâtons, guidé par la lointaine lumière du jour et celle d’une lampe de poche qu’un réfugié prévenant a pointé sur mes pas. À l’autre extrémité, une longue ouverture surplombe le chemin de halage et le fleuve. C’est dans cette intimité toute relative que la journaliste de RFI qui nous accompagne s’est installée pour faire ses entretiens. Assis sur un matelas, j’écoute le récit d’un jeune homme, et je fixe une bougie vacillante qui lutte symboliquement contre l’obscurité. Dans la pénombre, je devine les visages attentifs de l’auditoire, tout au discours de celui qui s’est fait leur porte-parole, durant quelques minutes. J’entends ces mots, traduits par l’interprète, dont je ne sais quoi penser : « Je suis heureux ici. Parce qu’au moins je suis libre. »

Après plusieurs mois passés sous le pont, ce groupe a enfin eu accès à un logement vacant, qui pour l'instant n'a ni chauffage ni serrure. Octobre 2014. Photo: Olivier Favier.

Après plusieurs mois passés sous le pont, une dizaine de Tibétains ont enfin eu accès à un logement vacant, qui pour l’instant n’a ni chauffage ni serrure. Octobre 2014. Photo: Olivier Favier.

Au téléphone, Hugues Fresnau a évoqué le cas d’un couple de Tibétains arrivés en Hongrie. La jeune femme y a fait une fausse couche, elle est arrivée en France avec des côtes brisées. Elle a été battue, torturée. Son mari vient nous parler, leur dossier à la main. Un autre nous dit avoir passé trois mois dans une prison à Budapest. Déjà enregistrés, tout trois relèvent, selon la convention de Dublin 2, de la seule Hongrie pour leur demande d’asile. Ils n’ont aucun droit à rester dans un autre pays européen. Ils peuvent ainsi faire l’objet d’une OQTF [Obligation de quitter le territoire français] pour une destination qui, désormais, ne leur inspire que la terreur. Ici aussi, ils ont trouvé de quoi peser sur le tragique de leur situation. D’une part l’Europe ne parvient pas à harmoniser les politiques des états-membres pour la répartition des nouveaux venus. De l’autre, elle continue d’appliquer un règlement qui peut nuire au rapprochement familial -et donc ôter une chance d’autonomie rapide pour les réfugiés- et les met parfois ouvertement en danger. Malgré cela, chacun fait mine d’ignorer que le respect des droits fondamentaux, déjà bien théorique dans le meilleur des cas, peut être littéralement bafoué dans d’autres.

Le mercredi suivant, je reviens seul. À la cantine de la péniche, je parle avec un Sénégalais qui a vécu en Italie. On m’indique un couple venu du Moyen-Orient -arménien, me dit-on, après quelques hésitations. Je vois encore des isolés, dont deux Françaises qui ont quitté leur domicile le soir-même pour des raisons familiales. Pour le reste, l’écrasante majorité des convives est originaire du Tibet. Le repas s’ouvre sur une prière que tous ont appris par cœur et qui me laisse interdit. À table, les pères assomptionnistes me disent leurs difficultés à établir de véritables liens avec une population trop nombreuse et mouvante pour leurs maigres possibilités. Le déroulé du repas est géré par les migrants. Je reconnais la jeune femme qui parle anglais parmi ceux qui font le service. Le dîner prend fin lorsqu’un des pères fait tinter son couteau contre un verre avant de procéder à une nouvelle distribution des tâches.

Ce soir-là, une maison vient d’être libérée dans la commune voisine d’Andrézy. Nous nous y rendons pour rétablir l’électricité. Une douzaine d’hommes, choisis parmi ceux qui dorment dehors depuis plusieurs mois, viennent de trouver un toit. Même sans chauffage, il fait ici beaucoup moins froid qu’au bord de l’eau. Leur sourire en est la meilleure preuve.

Au retour, je retrouve la jeune femme occupée à sa lessive devant l’unique point d’eau au bord du quai. Un ami se rince les pieds sous le jet d’eau glacé. D’autres jeunes passent qui s’assoient près de nous. Je sens l’humidité transpercer mon gros pull en laine. Certains plaisantent avec moi, usant des quelques mots de français ou d’anglais à leur disposition, puis ils disparaissent dans la nuit, par petits groupes. La lessive achevée, je raccompagne la jeune femme et son ami : il a vingt-six ans, elle vingt-huit. Dans la péniche, me dit-elle, il y a aussi une femme de soixante ans. Nous avançons sur le pont jusqu’à sa tente, lui dort dans les soubassements. Je leur demande un peu bêtement ce qui est le moins inconfortable. « C’est pareil » répond la jeune femme, avec un sourire résigné. Le jeune homme m’indique deux tentes posées sur l’herbe, au bord du fleuve. Ce sont des nouveaux venus. Il n’y avait plus de place ailleurs.

Sur le pont de Conflans, devant les tentes où cette jeune Tibétaine dort depuis une dizaine de jours.  D'autres sont là depuis plusieurs mois. Octobre 2014. Photo: Olivier Favier.

Sur le pont de Conflans, devant les tentes où cette jeune Tibétaine dort depuis une dizaine de jours. L’année dernière, certains ont passé l’hiver sous le pont. Octobre 2014. Photo: Olivier Favier.

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Nouvelles villes chinoises en France : un scandale industriel annoncé ?

Posté par cercletibetverite le 7 octobre 2014

http://www.marianne.net/Nouvelles-villes-chinoises-en-France-un-scandale-industriel-annonce_a241862.html

Ils ne pensent pas (forcément) comme nous

Nouvelles villes chinoises en France : un scandale industriel annoncé ?

Mardi 7 Octobre 2014 à 05:00 | Lu 10730 fois I 7 commentaire(s)
Francis Journot*

Francis Journot, membre des associations « Vêtements made in France » et « Rendez-nous notre industrie » s’alarme de l’implantation prochaine de plusieurs milliers d’entreprises chinoises en Indre et en Moselle. Des « projets pharaoniques » dont le coût final, explique-t-il, pourrait se chiffrer en dizaines de milliards d’euros pour le contribuable et en millions d’emplois européens sacrifiés.


Maquette du projet de Châteauroux en 2010 - MEIGNEUX/SIPA

Maquette du projet de Châteauroux en 2010 – MEIGNEUX/SIPA
En juin dernier, trois cent invités dont des élus locaux et des représentants des Etats français et chinois, assistaient au Château d’Ozans, à l’inauguration d’une plateforme logistique destinée à accueillir des entreprises chinoises souhaitant se développer sur le marché européen. Le projet, baptisé EuroSity, est développé par Sino France economic cooperation zone (SFECZ), qui représente dans l’Hexagone, Beijing capital land (BCL), filiale immobilière du fonds souverain  d’investissement chinois Beijing capital group (BCG). Mark Bottemine, directeur général de l’aéroport de Châteauroux-Centre, ex-candidat PS à la mairie de Châteauroux et initiateur du projet, déclarait au journal le Monde en mai 2010 : « Nous sommes finalement revenus avec un projet politique du gouvernement central [de la République populaire de Chine] ».A terme, l’activité s’étendrait sur une zone de plus de 600 hectares, située aux portes de Châteauroux et s’articulerait autour du tarmac de l’ancienne base militaire de l’OTAN, capable d’accueillir les plus gros avions-porteurs en provenance de Chine. Cette nouvelle cité économique gérée par un fonds d’Etat chinois, pourrait bénéficier de la classification zone franche de l’ancienne base militaire et offrir aux entreprises, bon nombre d’avantages fiscaux dont une exonération de l’impôt sur les sociétés et des charges sociales pendant cinq ans ainsi qu’une défiscalisation des investissements.

Il n’échappera à personne que le principal but poursuivi, consiste à réaliser sur des produits finis ou semi-finis, une dernière étape mineure sur le territoire français afin de pouvoir ensuite inonder le marché européen et le monde entier de produits manufacturés et high-tech, avec un label « made in France » qui augmenterait considérablement la valeur ajoutée d’une fabrication pourtant souvent préalablement exécutée dans des conditions de travail proches de l’esclavage.

L’ancien maire de Châteauroux et sénateur UMP de l’Indre Jean-François Mayet, avait, au cours de son  mandat municipal, effectué plusieurs déplacements en Chine afin de convaincre des entrepreneurs chinois de venir s’installer dans l’agglomération et s’exprimait en 2010 sur France info : « Certainement que la Chine est arrivée à un moment où elle a besoin de présenter une image plus vertueuse, et le choix qu’ils font, c’est d’européaniser leur production, de peut-être marquer dessus “made in Europe” ou “made in France” ». Depuis, Gil Avérous, son ancien chef de cabinet et nouveau maire, a repris le flambeau et rencontré 900 entrepreneurs chinois en juillet dernier. Il annonçait, à son retour, l’implantation d’une première entreprise en automne mais déclarait ignorer le nombre d’emplois que celle-ci compte créer.

Le concept fait bonne figure en prévoyant également la transformation du château en hôtel quatre étoiles, la construction d’un pôle d’enseignement supérieur international en lien avec l’université française et des départements « recherche & développement ». Le Conseil général de l’Indre a investi 15 millions dans des aménagements routiers. L’agglomération de Châteauroux présidée par Gil Avérous, financerait l’achat de terrains et la création de voieries avec un investissement de 91 millions sur quinze ans. La première pierre d’un immeuble de 4 500 m2 a été posée et les premières entreprises devraient s’installer dans un an. Le président de la SFECZ, se refuse à communiquer le nombre d’emplois que la zone pourrait créer mais promet d’investir environ 200 millions d’euros sur cinq à huit ans dont 20 millions d’euros en 2014.

Cependant, si l’on considère que le coût de construction du pôle universitaire devant accueillir 6 000 à 8 000 étudiants avoisinerait probablement 40 ou 50 millions d’euros et qu’il faudrait ensuite allouer autour de 30 ou 40 millions d’euros de frais annuels de fonctionnement, le budget entier n’y suffirait guère. Et si l’on ajoute l’hôtel 4 étoiles, tous les travaux de la zone, l’édification d’immeubles de bureaux, d’entrepôts et de toutes les infrastructures indispensables, les coûts de fonctionnement de départements R&D, d’un aéroport particulier avec sa piste de 3,5 km, comptant parmi les plus importants de France et comportant (peut-être ?) une douane dédiée, le budget annuel annoncé de 25 à 40 millions peu laisser dubitatif.

A moins que derrière un habillage médiatique vendant un « hub » de coopération sino-française, ne subsiste finalement du projet global, que la construction de quelques immeubles de bureaux et d’immenses entrepôts. Mais quelle que soit l’option retenue, le principal bénéficiaire de cette opération de capital investissement, serait SFECZ, dont la vente des terrains et des bureaux pourrait rapporter, selon les Échos , 2 milliards d’euros.

Indre et Moselle, même combat 

Le projet Terra lorraine ou ITEC, défendu par Patrick Weiten (UMP), président du Conseil général de Moselle, est développé par Comex Holdings, société basée en Chine, fondée par des spécialistes de la finance internationale. Un investissement de 150 millions pour la création d’une plateforme commerciale qui occuperait 240 000 m2, devrait lors de la première phase permettre l’accueil de 2 000 à 2 500 entreprises chinoises sur la zone d’Illange. Cependant, les dirigeants de la filiale européenne Comex euros developments, basée au Luxembourg, n’ont jamais révélé l’origine des fonds ni le montage financier. A terme,  la surface construite totale de la zone atteindrait 6,5 millions de mètres carrés et devrait accueillir 20 000 entreprises chinoises. Le Conseil général de Moselle met en avant la création de 3 000 emplois dès l’ouverture du site et à terme 30 000, pour un investissement total qui selon son président, atteindrait 6 milliards d’euros.

La nouvelle ville économique qui pourrait s’étendre sur une longueur de plusieurs kilomètres, s’offrirait une halle d’exposition et s’enorgueillirait d’un hôtel de luxe 5 étoiles de 300 chambres, d’un parking de 280 000 m2, de tours de bureaux et de centaines de résidences. Les entrepôts destinés à recevoir chaque jour les centaines ou milliers de containers arrivés par route ou voie fluviale, devraient s’étaler sur plusieurs millions de mètres carrés.

Le chiffre évoqué de 500 containers journaliers importés dès l’installation des 2 000 premières entreprises, équivaudrait probablement annuellement à environ 2,5 ou 3 millions de tonnes de produits importés et, si l’on ose une projection, les 20 000 entreprises attendues pourraient bien importer chaque année, autour de 25 ou 30 millions de tonnes de marchandises vendues aux professionnels et peut-être directement aux particuliers. Pour comparaison, bien que les produits concernés ne soient guère alimentaires, la superficie totale des locaux du marché de Rungis, plus grand marché de produits frais au monde, n’occupe que 230 hectares et les arrivages physiques n’excédent guère 1,5 million de tonnes de marchandises par an pour un chiffre d’affaires de 8,5 milliards d’euros mais desservant 20 millions de consommateurs.

La plateforme mosellane du commerce chinois permettrait, selon la liste officielle, l’importation et la distribution en France et en Europe de vêtements et textiles, accessoires de mode, articles de sport et de loisir, cadeaux et fantaisies, mobiliers et équipement de la maison, matériels de construction et de bricolage, composants électriques et électroniques, produits de télécommunication et informatiques, machines et biens d’équipement industriel, matériels de sécurité et télésurveillance, équipements d’énergie nouvelle et d’économie d’énergie et matériaux de construction. Pour exemple, le chiffre de 5 000 containers par jour équivaudrait à une importation annuelle de dizaines de milliards de vêtements et de milliards de smartphones, ordinateurs portables ou matériels électroménagers qui pourraient être réexpédiés avec le label « made in France » vers les autre pays d’Europe mais aussi vers les autres continents.

Espionnage, dumping et conséquences sur l’emploi

L’activité générée par l’installation de 2 000 puis 20 000 sociétés importatrices de 500 à 5 000 containers par jour pourrait effectivement créer de nombreux emplois. Mais qui peut croire que celles-ci choisiront de travailler avec des transporteurs acquittant leurs cotisations sur le sol français. Il est également à craindre que les entreprises, installées à proximité d’une zone géographique abondante en main d’œuvre des pays à bas coûts d’Europe, choisissent d’économiser 30 à 40 % sur leurs coûts salariaux (l’Allemagne, distante de 30 kilomètres d’Illange, emploie plus d’un demi-million de salariés détachés et notre pays en rétribue près de 350 000).

De même, il est peu certain que, bien qu’ayant dans le cadre de leur installation des facilités d’obtention de visas pour recruter des personnels chinois, les dirigeants nouvellement installés, accordent leur préférence à des travailleurs mosellans aux exigences salariales plus élevées que leurs compatriotes. Faible pouvoir d’achat d’employés sous-payés, modèle autarcique, il est peu certain que nous assistions au formidable essor économique régional et à la création des emplois que le Conseil général promet aux chômeurs mosellans. Il eut été plus efficient de consacrer une part des investissements et de l’énergie déployée par les élus à la réalisation de vrais projets industriels créateurs d’emplois.

Les effets sur l’emploi dans de nombreux pays d’Europe pourraient s’avérer désastreux et l’industrie européenne pourrait connaitre une nouvelle hécatombe. Parmi les 20 000 ou 22 000 sociétés qui devraient s’installer, certaines ne comptent que quelques milliers d’employés en Chine mais d’autres en comptent plusieurs dizaines de milliers. Ainsi, le nombre cumulé du personnel de ces entreprises pourrait représenter en Asie, plusieurs millions d’emplois.

Alors nul ne doute que les exigences de croissance de ces entreprises nécessiteraient une politique commerciale agressive fondée sur le dumping et à laquelle les entreprises industrielles européennes ne pourraient guère résister. Huawei, géant des technologies de l’information et de la communication, qui devrait s’installer bientôt à Châteauroux, emploie 150 000 personnes et réalise 30 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel mais l’Union européenne l’accuse de dumping de ses produits sur le marché européen et reproche au gouvernement chinois de lui avoir versé des aides illégales.

Par ailleurs, ce groupe né en 1988 au sein de l’armée populaire de libération chinoise a dépensé l’an dernier 3 millions d’euros en lobbying à Bruxelles pour notamment, tenter de faire oublier les accusations d’espionnage qui pèsent sur lui. Le 29 septembre 2014, lors d’un entretien avec Manuel Valls, les promesses d’investissement et de création d’emplois de son fondateur, Ren Zhengfei, ont semble t-il, convaincu le Premier ministre, de soutenir l’implantation du géant des télécom. Mais le gouvernement peut-il ignorer les recommandations du rapport du sénateur Jean-Marie Bockel et décider de faciliter l’implantation d’un  groupe suspecté d’espionnage et déjà jugé indésirable par l’Union européenne, les Etats-Unis et l’Australie.

Des élus locaux, nationaux et des membres du gouvernement ont-ils vocation, sans une consultation préalable de l’ensemble des partenaires européens, à décider de l’avenir de l’industrie manufacturière européenne au moment où certains pays comptent 40 % ou 50 % de jeunes chômeurs. Bon nombre de pays membres de l’Union européenne bâtissent une grande part de leur développement avec une industrie manufacturière pouvant représenter jusqu’à 35 % de l’emploi pour certains d’entre-eux. Les pays de l’UE seraient parfaitement fondés à s’opposer à des projets qui modifieraient leurs orientations économiques, ferait bondir leur chômage et laminerait ce qu’il reste de l’industrie européenne.

Qui paiera pour ces projets pharaoniques ?

On peut se demander comment les mises de base des fonds d’investissement (de 20 millions pour le projet de Châteauroux ou 150 millions d’euros pour celui d’Illange) pourraient permettre d’ériger ces véritables villes. Il convient de comptabiliser toutes les dépenses dont celles générées par la construction des infrastructures publiques indispensables. Alors comment seront réellement financés ces deux projets pharaoniques ? Quel sera le montant des subventions distribuées aux entreprises ? En cas d’aides jugées non conformes, l’État français sera ensuite tenu de payer des amendes à la Commission européenne mais parviendra-t-il à obtenir des entreprises chinoises la restitution des aides ordonnée par Bruxelles ?

Combien d’usines françaises fermeront ? La perte de 100 000 ou 200 000 emplois ouvriers, estimation basse, pourrait représenter, si l’on tient compte des emplois indirects et induits, une perte de 300 000 à 800 000 emplois dont le coût annuel en dépenses pour l’emploi (DPE) et dépenses connexes, pourrait atteindre 7,5 à 20 milliards. Par ailleurs, il nous faudra aussi appréhender les effets en cascade. L’aggravation du déficit de la balance commerciale et des comptes publics dont celui des régimes de protection sociale due à la baisse du nombre de cotisants. Et si l’on ajoute les effets d’une accentuation de la désertification dans de nombreux territoires, les préjudices seraient multiples. Aussi, le coût total pour le contribuable français, pourrait à terme atteindre plusieurs dizaines de milliards d’euros.

Les gaspillages ou scandales de l’argent public sont certes légion. Néanmoins, bon nombre de contribuables pourraient juger intolérable que l’État français cofinance des projets émanant du gouvernement central de la République populaire de Chine, dictature qui continue à exécuter chaque année plusieurs milliers de ses opposants politiques ou de fonds d’investissement basés dans des paradis fiscaux dont le souci n’est certainement pas la création d’emplois et dont l’opacité des capitaux devrait interpeller.

Des ministres bienveillants ?

Ces projets mortifères pour la fabrication française, sont connus depuis plus de quatre ans. Pourtant, les ténors des gouvernements n’ont jamais protesté. L’ancien ministre du Redressement productif connaît le porteur du projet d’illange, Régis Passerieux, depuis la fin des années 1980. Cet énarque, avocat et ancien maire PS qui a milité aux cotés de l’actuel ministre du Travail François Rebsamen, aurait déclaré en 2013, a la suite d’une entrevue avec Arnaud Montebourg : « Bien sur que je lui en ai parlé. Il m’a écouté attentivement et n’a semblé ne rien avoir contre. » Cependant, qui peut nier que ces concepts sont susceptibles de galvauder définitivement l’image de la fabrication française et de provoquer la fermeture de nombreuses usines sur notre territoire. Alors cela interroge encore : est-il acceptable que des ministres qui ont pour mission de protéger l’économie et l’emploi, aient fermé les yeux.

Maintenant, notre association, bien que non subventionnée, doit s’ériger pour palier leur manquement et constituer une opposition à ces deux projets éminemment dangereux pour notre pays. Souhaitons que notre article alerte le premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud, et que celui-ci tire la sonnette d’alarme avant un désastre industriel. Le gouvernement pourrait également se raviser avant un scandale qui éclabousserait la classe politique. Il est en effet probable que la justice devra un jour déterminer la responsabilité de chacun des acteurs publics qui auront facilité l’aboutissement de projets engageant sans visibilité et sans limite, l’argent de tous les contribuables français. Pourquoi ne pas créer une commission d’enquête parlementaire. Aujourd’hui, les pouvoirs publics ne semblent pas encore avoir pris toute la mesure de scandales certes, en devenir mais déjà manifestes de l’argent public.

Des députés des 28 pays membres de l’Union européenne pourraient également se révéler soucieux de la sauvegarde de leurs industries manufacturières et décider de faire valoir auprès de la Commission européenne une légitime opposition à ces implantations, justifiée, entre autres, par des aides disproportionnées, des accusations d’espionnage et une distorsion accrue de la concurrence, basée notamment sur le dumping.

* Francis Journot est membre des associations citoyennes www.vetements-made-in-france.com,www.international-convention-for-minimum-wage.org,www.rendez-nous-notre-industrie.com

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Logement social : les dérives des bailleurs pointées du doigt

Posté par cercletibetverite le 17 septembre 2014

Logement social : les dérives des bailleurs pointées du doigt

A.P. | Publié le 17.09.2014, 09h39 | Mise à jour : 10h13

Une résidence HLM de la RIVP, à Aubervilliers (Hauts-de-Seine). La régie parisienne est épinglée dans un rapport pour ne pas remettre en concurrence des marchés d'entretien courant de ses bâtiments qui représentent en tout un budget de 25 millions d'euros par an.

Une résidence HLM de la RIVP, à Aubervilliers (Hauts-de-Seine). La régie parisienne est épinglée dans un rapport pour ne pas remettre en concurrence des marchés d’entretien courant de ses bâtiments qui représentent en tout un budget de 25 millions d’euros par an. | LP / Elodie Soulié

Conflits d’intérêt, dirigeants aux rémunérations non contrôlées, contrats signés sans mise en concurrence, emprunts toxiques contractés sur les marchés financiers : la gestion de certains bailleurs sociaux est épinglée dans des rapports rendus publics mercredi par une association de consommateurs.La CLCV (Consommation, Logement, Cadre de Vie), qui compte plus de 400 administrateurs locataires au sein des organismes HLM, a tiré un bilan édifiant de 51 rapports signés par la Mission interministérielle d’inspection du logement social (Miilos), chargée du contrôle des bailleurs sociaux, datant de 2013, non publiés, mais dont elle a pu obtenir communication.

Pour la première fois, elle a aussi mis en ligne l’intégralité des rapports d’inspection de 67 bailleurs sociaux.

«Rémunérations disproportionnées». Les conseils d’administration «et ainsi les représentants des locataires à ce conseil, ne sont pas suffisamment informés et associés aux décisions», relève l’association. Un manque de transparence qui masque des pratiques irrégulières comme «des rémunérations de dirigeants déplafonnées sans contrôles (…) et parfois disproportionnés», souligne la Miilos. Et cela ne va pas en s’arrangeant : le nombre d’irrégularités relevées dans le mode de fonctionnement de ces organes (près de 60 en 2013) a quasiment doublé depuis 2010. Quatre dossiers ont d’ailleurs été transmis à la justice qui a donné une suite judiciaire à trois d’entre eux en 2013.

Conflits d’intérêts. Parmi les dérives ou irrégularités relevées en matière de fonctionnement, le cumul des mandats sociaux assumés par ces dirigeants, au sein de filiales ayant des activités transversales, et qui génèrent des conflits d’intérêt. Dix bailleurs sociaux sont particulièrement visés, dont «le groupe Batigère (Ndlr: plus de 100.000 logements en France), où certains administrateurs cumulent jusqu’à 27 mandats».

Mise en concurrence insuffisante.  Pour n’avoir «pas respecté les règles de mise en concurrence ou de transparence des contrats», 17 organismes ont été épinglés en 2013 par la Miilos. Elle reproche notamment à la RIVP (Régie immobilière de la Ville de Paris, dotée de plus de 50.000 logements en Ile-de-France) de «ne pas observer pas les règles de la commande publique pour de nombreuses prestations». Ainsi la régie parisienne «ne remet pas en concurrence les marchés d’entretien courant» qui se montent tout de même à 25 millions d’euros par an.

Financement à risques. Enfin, pour gérer leur dette, des bailleurs en «nombre substantiel» (dont la SA HLM Batigère Nord Est en Lorraine, Neolia dans le Doubs, OPH Lyon Habitat) ont eu recours à des «emprunts toxiques», souscrits auprès de Dexia ou de la Caisse d’Epargne. Ils ne concernent qu’une «faible part» de la dette de ces organismes HLM mais devraient malgré tout se traduire par des pertes conséquentes affirme la CLCV. Au-delà des critiques, l’association demande qu’une «disposition règlementaire prohibe la gestion active de la dette dans le champ du logement social». Car les HLM ont déjà accès, pour leur financement, aux fonds déposés sur le livret A, à des taux très bas argumente l’association de consommateurs.

Dérives sur les loyers. Tout en soulignant qu’elles sont «minoritaires», la CLCV relève des pratiques qui ont des conséquences négatives directes pour les locataires. Dérives parfaitement identifiées pour lesquelles l’association de consommateurs n’hésite pas à épingler nommément les offices mis en cause. Sont ainsi cités l’OPH de l’Eure qui ne respecte pas les plafonds de loyer ou celui de Malakoff (Hauts-de-Seine) qui prend des libertés avec les niveaux d’augmentation de loyer.

Des logements pas aux normes. Si les pratiques sur les loyers s’affranchissent parfois des règles, ce n’est pas forcément pour améliorer l’habitat social. Ainsi plusieurs offices sont accusés de louer des logements qui ne sont pas aux normes. Par exemple dans les logements de Clichy Habitat, à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), des défaillances en matière de sécurité ont été relevées. L’OPH de Seine-Saint-Denis lui est «très en retard sur l’éradication de l’amiante».

 

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Des réfugiés tibétains dorment sous le pont

Posté par cercletibetverite le 31 août 2014

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Des réfugiés tibétains dorment sous le pont

Plusieurs dizaines de demandeurs d’asile vivent depuis quatre mois dans un campement de fortune sous la N 184.

Maxime Courché | 23 juin 2014, 07h00

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Conflans-Sainte-Honorine, le 14 juin. En attendant la décision de l’Office de protection des réfugiés, ces exilés tibétains ont décidé d’installer leur campement de fortune sous ce pont. (M.C.)
 
 

Les habitants de la rive gauche de Conflans-Sainte-Honorine ont pu le constater : depuis quatre mois, plusieurs réfugiés tibétains dorment sous le pont de la N 184. Ces hommes, âgés de 25 à 43 ans, demandent l’asile politique en France. Les nouvelles de Chine le rappellent souvent : « Au Tibet, on ne respecte pas les Droits de l’homme comme en Europe, affirme dans un bon anglais Ngawang Kalsang, 26 ans. Notre culture tibétaine et notre langue sont bafouées par les autorités chinoises. Nous ne pouvons pas exprimer nos opinions, comme celle de voir le dalaï-lama revenir au Tibet, sous peine d’aller en prison. »

Ce bouddhiste pratiquant a décidé de quitter son pays après avoir été pris en chasse par la police chinoise. Guide touristique au Tibet, il s’épanchait trop librement auprès des étrangers sur les conditions de vie des Tibétains en Chine. Arrivé à Paris en provenance du Népal il y a un mois, ce jeune homme affirme avoir payé un passeport et un billet d’avion pour près de 3 000 $. Ngawang ne savait pas où se diriger pour retrouver des compatriotes en exil. Après son atterrissage à Roissy, il a passé quelques nuits le long des routes avant d’arriver au pont de Conflans. Aujourd’hui, il attend la décision de l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra). Une instance qui pourrait lui délivrer sa demande d’asile.

Mais ses compagnons d’infortune ne peuvent pas tous être pris en charge par un centre d’accueil des demandeurs d’asiles. Conséquence : ceux qui ont élu refuge sous le pont de Conflans doivent dormir à deux sur des matelas une personne, dans un environnement très bruyant fait de vibrations de poids lourds incessantes. « Au moins, maintenant c’est l’été et il fait moins froid la nuit », se contente Pema Iashi, 26 ans.

Avant de quitter leur pays, la plupart d’entre eux avaient déjà entendu parler de l’association la Pierre blanche, à Conflans. Cette structure les accueille le jour mais aussi la nuit, pour ceux qui sont hébergés sur le bateau « Je Sers ». « Avant qu’ils dorment sous le pont, la commune était depuis longtemps une destination connue des demandeurs d’asile tibétains, affirme Philippe Court, sous-préfet de Saint-Germain-en-Laye. On peut dire qu’il y a des habitudes dans les flux d’asile et que le bouche-à-oreille fonctionne. Il faut également souligner que c’est une population très paisible, avec qui on ne rencontre aucune difficulté à communiquer. » A la Pierre blanche, les avis sont les mêmes : « Je suis très admiratif de leur comportement, affirme Christian Souchon, président de l’association. Ils vivent tous des moments extrêmement durs. Ils sont loin de leur famille, ont traversé le monde pour fuir une situation très difficile et ils ne se plaignent pas. » Sans oublier qu’ils participent à l’intendance de l’association : « Ils cultivent des légumes dans nos champs et ces aliments servent ensuite pour les repas que l’on sert à nos hôtes », ajoute Christian Souchon.

Malgré la rudesse de ses conditions de vie, Pema Iashi affiche sa satisfaction : « Ici, on peut au moins se rassembler et parler notre langue. Par contre, certains d’entre nous ne maîtrisent pas très bien l’anglais. Et c’est frustrant car nous voudrions parler du Tibet aux habitants de la ville, aux Français, leur parler de la souffrance de notre peuple. » Cette volonté se traduit par l’accueil chaleureux que quiconque cherchant à communiquer avec ces demandeurs d’asile reçoit s’il se rend sous le pont de Conflans-Sainte-Honorine.

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Les mineurs doivent être épargnés de la violence des corridas

Posté par cercletibetverite le 15 août 2014

 

Les mineurs doivent être épargnés de la violence des corridas

15 août 2014 |  Par Jean-Paul Richier

 

Le Comité des Droits de l’Enfant, organe de l’ONU, dans le cadre de son rapport sur le Portugal en février dernier, a recommandé de protéger les mineurs de la violence des corridas. En cette période estivale de férias, des professionnels de la psychologie et du droit interpellent le gouvernement français sur les mesures qu’il compte prendre.

 

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 En France, les corridas sont interdites sur les neuf-dixièmes du territoire français dans le cadre des « sévices graves et actes de cruauté » sur animaux (article 521-1 du code pénal), mais sont tolérées dans une soixantaine de municipalités situées dans onze départements du Sud, au titre de la « tradition ».

A l’échelon international, les courses de taureaux sanglantes se pratiquent encore dans 8 pays, dont 3 en Europe : l’Espagne, le Portugal et la France.

Au Portugal, des lances et des banderilles sont plantées par un cavalier dans le taureau, puis celui-ci est achevé hors la vue du public.

Les 7 autres pays (dont la France) pratiquent essentiellement des corridas espagnoles : des piques et des banderilles sont plantées dans le taureau, puis celui-ci est mis à mort en public.

Depuis ces dernières décennies, les corridas font l’objet d’une contestation croissante dans les 8 pays où elles sont pratiquées. Elles symbolisent en effet des conceptions devenues négatives à la lumière des avancées éthiques et scientifiques : le goût de la violence et de la souffrance, le mépris de la sensibilité des animaux, et la domination impérative de l’homme sur la nature.

Et dans tous ces pays, depuis une dizaine d’années, s’est ajoutée une logique de protection de la jeunesse. Dans le sud de la France, non seulement les mineurs ont librement accès aux corridas, mais ils bénéficient souvent de la gratuité. De plus, il existe dans les municipalités de Nîmes (30), d’Arles (13), de Béziers (34) et de Cauna (40), des écoles taurines, associations bénéficiant le plus souvent de subventions publiques, dont l’objet est d’entraîner les enfants, dès 10 ans, à planter des banderilles et des épées dans des veaux.

Des scientifiques et des juristes se sont inquiétés des effets de la corrida sur les mineurs, notamment les effets traumatiques et l’accoutumance à la violence.

Cette année, une étape capitale a été franchie en ce sens à l’échelon international. En février 2014, le Comité des Droits de l’Enfant, organe de l’ONU chargé de veiller à l’application de la Convention relative aux droits de l’enfant, a fait part de ses préoccupations concernant l’impact des corridas sur les mineurs (dans le cadre de cette Convention, le terme « enfant » siginifie mineur de 18 ans).

En effet, dans son rapport du 5 février 2014 sur les droits de l’enfant au Portugal, le Comité s’est déclaré préoccupé par l’impact de la violence des corridas sur les enfants, et a explicitement exhorté l’État, d’une part à prendre des mesures visant à protéger les enfants des corridas, d’autre part à mener des campagnes de sensibilisation sur l’impact envers les enfants de la violence physique et mentale liée aux corridas.

Plusieurs professionnels français de la psychologie et du droit (*), au nom de leurs confrères qui partagent cette préoccupation, ont donc adressé une LETTRE OUVERTE au président Hollande et aux ministres concernés pour leur demander quelles mesures ils comptaient mettre en œuvre. D’autant que le Comité des Droits de l’Enfant doit rendre son rapport sur la France en octobre 2015.

Ils demandent notamment au gouvernement quel âge minimum il entend imposer pour l’assistance, la participation, et l’entraînement aux spectacles tauromachiques sanglants, et quelle est sa position vis-à-vis des écoles taurines dédiées à la corrida espagnole.

Chaque relais de cette lettre auprès du Président et du Premier ministre sera le bienvenu !

Bien entendu, les signataires ont parfaitement conscience des autres formes de violences auxquelles sont soumis les mineurs, en France comme à l’étranger. A commencer par les dramatiques violences dont ceux-ci sont actuellement victimes dans plusieurs régions du Proche-Orient, et auxquelles personne ne peut rester indifférent. Mais le pire, fût-il extrême, ne saurait justifier le « moins pire », sauf à relever des sophismes que dénonçait le philosophe Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, spécialiste de l’éthique comme du droit international, justement à propos de la corrida comme telle.

 

Les signataires sont :

Pr Laurent BÈGUE, Professeur de Psychologie sociale à l’Université de Grenoble, directeur de la MSH-Alpes, membre honoraire de l’IUF, membre du Comité scientifique de la délégation ministérielle contre les violences en milieu scolaire.

Pr Jacques LEROY, Professeur de Droit à l’Université d’Orléans, Doyen honoraire.

Pr Jean-Pierre MARGUÉNAUD, Professeur de Droit à la Faculté de Droit et des Sciences Économiques de Limoges, Chercheur à l’Institut de Droit Européen des droits de l’Homme de l’Université de Montpellier I.

Pr Hubert MONTAGNER, Docteur ès Sciences, Professeur des Universités en retraite, ancien Directeur de recherche et ancien Directeur de l’Unité « Enfance inadaptée » à l’INSERM

Dr Jean-Paul RICHIER, psychiatre, praticien hospitalier, coordinateur du collectif PROTEC (http://www.collectif-protec.fr)

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Diplomatie économique France-Chine : trop c’est trop !

Posté par cercletibetverite le 4 août 2014

Diplomatie économique France-Chine : trop c’est trop !

 

André Gattolin et Noël Mamère, Sénateur et Député écologistes

http://rue89.nouvelobs.com/2014/08/04/diplomatie-economique-france-chine-trop-cest-trop-254054

Tribune

Depuis un an, nos dirigeants déroulent le tapis rouge à la République populaire de Chine, au point de flirter avec les limites de l’indécence politique.

Les rencontres officielles se multiplient jusqu’à conduire notre ministre des affaires étrangères à s’éclipser discrètement en février dernier au plus fort de la crise ukrainienne, pour aller honorer un rendez-vous pris à Pékin !

Notre diplomatie toute entière étant mise au service du renflouement de notre déficit du commerce extérieur, la Chine est devenue l’objectif numéro un du Quai d’Orsay… Pour des résultats qui restent pourtant sujets à caution.

Diplomatie économique France-Chine : trop c’est trop ! dans Chine xi_jinping_hollande
Le président chinois, son épouse et François Hollande à l’Elysée, le 26 mars 2014 (WITT/ REVELLI BEAUMONT/SIPA)

Lors de la venue récente du président Xi Jinping à Paris, on a mis les petits plats dans les grands et vanté les contrats commerciaux signés avec l’Empire du Milieu. Le chiffre de dix-huit milliards d’euros fut alors lâché en pâture à la presse, en omettant de signaler qu’il ne s’agissait pour l’essentiel que de la confirmation partielle de contrats déjà signés et annoncés.

En réalité, ces accords reposent en grande part sur l’aéronautique et le nucléaire civil, deux domaines où la Chine s’apprête à développer massivement ses propres filières.

Nous aurons d’ici peu un concurrent chinois d’Airbus pour les moyens et longs courriers : de quoi faire réfléchir quant à l’intérêt pour la France de tels partenariats ! Concernant l’annonce d’un possible contrat de mille hélicoptères Airbus sur les vingt ans à venir, celle-ci laisse plus que perplexe les spécialistes vu la capacité de Pékin à renégocier ou à remettre en cause un accord au bout de quelques mois.

Comment « vendre français en Chine »

La volonté du gouvernement de « vendre français en Chine » peut évidemment se comprendre : nous importons depuis ce pays près de trois fois plus que nous exportons vers lui. Reste que la manière d’y parvenir est d’importance et qu’en l’occurrence elle pêche par au moins deux aspects.

  • D’abord, parce qu’elle semble contradictoire avec certaines de nos stratégies industrielles de moyen et long terme.
  • Ensuite et surtout, parce qu’il ne faudrait pas nous asseoir sur nos valeurs politiques et principes démocratiques au nom de cette realpolitik économique ; dérive hélas aujourd’hui bien réelle !

En se rendant à Paris et dans d’autres capitales européennes en mars dernier, le nouveau président chinois avait, bien loin des contrats annoncés, d’autres objectifs pour le moins singuliers.

Il est, premièrement, venu plaider en faveur de l’ouverture rapide de négociations pour un traité de libre-échange entre l’Union européenne et la Chine, un peu sur le modèle de celui qui fait actuellement l’objet de discussions sulfureuses entre l’Europe et les Etats-Unis. On imagine déjà ce qu’un tel traité pourrait avoir comme conséquences en Europe en matière d’emploi !

Xi Jinping est également venu chez nous pour réclamer les mêmes clauses de partenariat privilégié que celles dont jouit à présent le Japon. Inquiet de la montée en puissance de Pékin et de ses revendications de plus en plus appuyées en Mer de Chine, le très nationaliste Premier Ministre japonais, Shinzo Abe, a fait voter l’an passé l’élargissement à la France, à l’Allemagne et au Royaume-Uni du partenariat stratégique qui jusque-là liait exclusivement son pays et les Etats-Unis en matière de coopération technologique à des fins de défense.

Ce qui est déjà problématique avec un état démocratique devient franchement impossible avec un régime autoritaire… Pourtant en l’état des discussions entre la France et la Chine, il paraît bien peu probable de rééquilibrer sérieusement nos échanges commerciaux sans céder sur au moins l’un des deux pré-requis énoncés précédemment.

Des limites à ne pas franchir

Là où nos grandes entreprises et nos responsables du commerce extérieur semblent tentés d’être conciliants face à ces exigences, nos experts stratégiques disent heureusement qu’il existe encore des limites à ne pas franchir.

Espérant accéder rapidement au rang de première puissance mondiale la Chine entend ne jamais voir la nature autoritaire de son pouvoir discutée dans les instances internationales et dans les relations bilatérales qu’elle développe avec certains États occidentaux.

Le Parti communiste chinois, aujourd’hui largement délégitimé sur le plan politique auprès de sa population, ne trouve plus grâce à ses yeux qu’à travers sa capacité à générer un taux très élevé de croissance économique. Mais cet impressionnant rythme de développement n’est pas éternel et il s’opère au prix d’une coercition sans cesse plus intense.

Pour garder un semblant de cohésion à cet immense empire, les dirigeants chinois sont à présent tentés de jouer sur la fibre nationaliste en faisant le bras de fer avec leurs voisins asiatiques et en usant du rapport de force permanent avec leurs partenaires occidentaux.

La Chine siège désormais dans presque toutes les grandes instances internationales, y compris au sein du Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies où elle n’a pas manqué en mars dernier de manifester son refus de voir discuter un accablant rapport sur sa politique intérieure ultra-répressive.

Le message est clair : si la France veut améliorer sa balance commerciale avec la Chine, elle doit – a minima – taire toute critique politique à l’endroit de celle-ci !

Interdit de parler des Tibétains, des Ouïgours…

Interdit donc de s’exprimer publiquement sur la situation des Tibétains, des Ouïgours, des Mongols ou des démocrates chinois. Interdit aussi de recevoir le Dalaï Lama en visite officielle.

En la matière, notons que François Hollande est un élève bien plus docile que Nicolas Sarkozy, lequel avait osé rencontrer – certes à l’étranger – le Prix Nobel de la Paix 1989 lorsqu’il était président !

Pire, le gouvernement actuel a l’an passé fait ratifier par le Sénat un très inquiétant traité d’extradition entre la Chine et notre pays, signé en 2007 par Jacques Chirac, et qui avait longtemps été mis au placard tant il était vilipendé par les défenseurs des droits de l’Homme.

Très récemment et dans le but officiel d’accroître le nombre de touristes chinois à Paris, le gouvernement français s’est ouvert à l’idée d’autoriser des policiers chinois à accompagner chez nous leurs ressortissants afin officiellement de les protéger dans la très dangereuse capitale des Gaules.

Ceci est proprement incroyable. Ce qui jusque-là n’était possible que pour quelques Etats de l’Union européenne signataire de la convention de Prüm, risque d’être accordé à un pays dont le régime autoritaire est indéniable ! Une élégante manière de permettre à la police chinoise de se livrer au contrôle des opposants qui résident sur notre territoire…

Et si, devant la levée de bouclier provoquée, les ministres des affaires étrangères et de l’intérieur ont finalement fait marche arrière, ce sinistre projet semble toujours à l’étude pour les années à venir.

« Nous le disons haut et fort : trop c’est trop ! »

Alors, nous le disons haut et fort : trop c’est trop ! Pendant que nous commémorons cette année, à renfort d’événements, le 50ème anniversaire de la reconnaissance de la Chine communiste par le Général de Gaulle, nous taisons honteusement le 25ème anniversaire des massacres des étudiants démocrates de la place de Tiananmen, et plus encore les centaines de milliers de victimes de la répression, de la torture et d’assassinat politique depuis cette date.

Il est urgent que François Hollande fasse rapidement cesser ces pantalonnades qui ridiculisent l’image de notre pays.

Nous lui demandons instamment de prendre une initiative à l’échelle européenne pour établir les bases d’un véritable dialogue entre Pékin et ses minorités opprimés.

Nous lui demandons aussi de profiter de la tenue de la 7ème Convention mondiale des parlementaires sur le Tibet l’an prochain en France, pour recevoir officiellement le Dalaï Lama… Et redonner ainsi un peu de lustre au pays de la déclaration des droits de l’Homme.

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11/ -Interdits depuis 1941 – Les herboristes en quête d’un statut

Posté par cercletibetverite le 23 mai 2014

11/

 Interdits d’exercer depuis 1941 et le régime pétainiste

Les herboristes en quête d’un statut officiel

Rfi.fr - 19-05-2014 à 22:30 - FloreFranceIndustrie Santé et Médecine

Officiellement interdits d’exercer depuis une loi datant de 1941, les herboristes français tentent de faire reconnaître leur profession. Lors de leur dernier congrès, ils ont créé une Fédération des écoles d’herboristerie, la première étape, espèrent-ils, vers la création d’un diplôme qui réhabiliterait leur spécialité.

Communément acceptée et pratiquée sur d’autres continents (Afrique, Asie), la médecine par les plantes n’a pas pignon sur rue en Europe et particulièrement en France où elle est très strictement encadrée et réglementée. Il en va de même pour le métier d’herboriste, lequel n’a plus cours légalement depuis précisément le 11 septembre 1941, date à laquelle le gouvernement de Vichy supprima cette profession dans sa Loi sur l’exercice de la médecine pour ne plus accorder qu’aux seuls pharmaciens le monopole de la vente et du conseil en matière de plantes médicinales.

Le monopole des pharmaciens

Le 5 mai 1945, le Conseil national de la résistance a créé l’Ordre national des pharmaciens, lesquels n’ont pas, depuis, abandonné leurs prérogatives en la matière, un monopole qui écarte les herboristes. « En France, les pharmaciens veulent garder un monopole dont ils ne se servent pas », résume dans un entretien accordé à l’Agence France-Presse, Augustin de Livois, le président de l’Institut pour la protection de la santé naturelle (IPSN), un organisme créé en 2011 pour protester contre une directive européenne restreignant la liberté de commercialisation des plantes médicinales.

Le 1er septembre 1945, une ordonnance a bien autorisé les herboristes diplômés avant 1941 à exercer de nouveau mais, au fil du temps, ils se sont évidemment raréfiés pour finalement disparaître. La situation paraît aujourd’hui paradoxale : à l’heure où de plus en plus de Français se tournent vers les médecines naturelles, il leur est souvent difficile de trouver les produits qu’ils recherchent et qui leur feraient du bien. « Le problème, c’est le monopole des pharmaciens. C’est comme l’Ordre des médecins avec nous », relève Michel Girou, naturopathe en région parisienne, une profession autorisée en France mais dont les consultations, par exemple, ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale et seulement par un nombre restreint de mutuelles de santé.  « Dans les pharmacies, reprend-il, c’est vrai que les clients ont accès en libre-service à tout un rayon de produits naturels ou phytothérapeutiques. Mais les pharmaciens, eux, en prescrivent rarement, car ils ont une marge beaucoup plus intéressante sur les médicaments ». Les chiffres, sur ce point, sont édifiants : la France détient en effet le record de consommation de médicaments en Europe (plus de  3 milliards de boîtes de médicaments vendues chaque année). En outre, la formation des pharmaciens à la phytothérapie est très limitée : seulement 30 heures de cours dans un cycle d’études long de six ans minimum. 

Vide législatif

Face à la demande croissante du public, les herboristes ont décidé de s’organiser. Lors de leur dernier congrès qui s’est tenu à Lyon, ils ont fondé la Fédération française des écoles d’herboristerie qui regroupe les six principaux établissements du territoire. Objectif : la création et l’homologation d’un diplôme, comme c’est le cas en Belgique depuis 1978. En juillet 2011, le sénateur du Finistère Jean-Luc Fichet avait bien déposé un projet de loi qui rétablissait le diplôme et obligeait la profession à suivre des règles de sécurité draconiennes en matière d’approvisionnement. Son projet est néanmoins resté lettre morte, du moins pour l’instant.

Pour l’heure, c’est donc encore le flou total. Sur Paris intra-muros par exemple, il y a bien six herboristeries répertoriées. Elles sont tenues par des diplômés en pharmacie qui se sont passionnés pour la discipline. Mais leur diplôme ne suffit pas toujours au regard de la loi, ni aux yeux du Conseil de l’Ordre des pharmaciens. Ainsi, en avril 2013, Michel Pierre, qui exerce à l’herboristerie du Palais-Royal dans le 1er arrondissement, a été condamné à verser 2 000 euros de frais d’avocat par la cour d’appel de Paris pour exercice illégal de la profession de pharmacien. Reconnaissant que la législation était à l’heure actuelle inadaptée, le tribunal n’avait pas eu la main trop lourde… 

Reste que c’est toujours un décret datant d’août 2008 qui régit le commerce des plantes médicinales en herboristerie. Ce décret n’autorise la vente que de 148 plantes, toutes jugées non nocives, « par des personnes autres que des pharmaciens », un éventail bien trop limité pour donner satisfaction aux herboristes.

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