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La Chine exécute plus de condamnés que le reste du monde

Posté par cercletibetverite le 1 avril 2015

http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/La-Chine-execute-plus-de-condamnes-que-le-reste-du-monde-2015-04-01-1297871

La Chine exécute plus de condamnés que le reste du monde

Selon Amnesty International, au moins 607 personnes ont été exécutées dans le monde en 2014.

1/4/15 – 15 H 00

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/alswart – Fotolia

Les exécutions ont reculé l’an dernier, mais de plus en plus de condamnation à mort ont été prononcées.

Le nombre d’exécutions dans le monde est en recul, souligne le rapport annuel d’Amnesty International, publié mercredi 1er avril. Au moins 607 personnes ont été exécutées dans le monde en 2014. Elles étaient 778 en 2013.

La Chine exécute plus de condamnés que le reste du monde

Amnesty n’a pas pu prendre en compte les chiffres de la Chine et de la Corée du Nord, car le recensement des exécutions y est classé « secret d’État ». Mais la Chine a exécuté « plus de condamnés que l’ensemble des pays du globe réunis », selon ses estimations.

 

L’ONG estime que plusieurs milliers de personnes auraient subi la peine capitale. « Il faut savoir que 55 délits sont passibles de la peine de mort », du vol à la corruption et jusqu’au crime de sang, rappelle Anne Denis, responsable de la commission Abolition de la peine de mort pour Amnesty International France. Pour prendre en compte symboliquement dans son calcul, la Chine et la Corée du Nord, l’ONG a comptabilisé quatre personnes pour ces deux pays dans son étude.

En Iran, la peine capitale est répandue

Parmi les pays recensés, vingt-deux ont fait usage de la peine capitale. L’Iran arrive largement en tête avec 289 exécutions, suivi de l’Arabie saoudite (90), de l’Irak (61) et des États-Unis (35). « Une source fiable nous a indiqué qu’il y aurait 454 exécutions supplémentaires en Iran qui n’ont pas été comptabilisées dans les chiffres officiels, portant à 743 le nombre de condamnés », prévient Anne Denis.

Plus de condamnations à mort

La peine capitale a cependant été moins appliquée dans le monde en 2014, même si les condamnations ont augmenté de 28%, avec 2 466 peines prononcées. Cette situation s’explique entre autres par les 509 condamnations requises en Égypte à l’encontre de Frères musulmans.

 

Le Nigeria en a réclamé au moins 659. « Le recours à la sentence capitale est une réponse facile des gouvernements face à des situations qu’ils sont incapables de contenir, explique Anne Denis. Ils veulent montrer à l’opinion publique, qui craint pour sa sécurité avec la montée du terrorisme, que les crimes ne restent pas impunis. »

Faire pression par le droit international

Amnesty International craint que 2015 ne soit pas une bonne année, alors que le Pakistan vient de relancer l’application de la peine capitale, après une violente attaque contre une école.

 

La situation montre cependant des signes encourageants. 140 pays ont aboli la peine capitale en droit ou en pratique. La peine de mort a « une mauvaise image sur le plan international », rappelle Anne Denis. La Guinée équatoriale, par exemple, a mis un moratoire sur la peine de mort en février 2014 afin de pouvoir rejoindre cinq mois plus tard, en juillet, la communauté des pays de langue portugaise.

« Dans l’ensemble, l’abolitionnisme fait son chemin », se réjouit la responsable de la commission Abolition de la peine de mort. Fidji est devenu en juillet 2014, le 99e État du monde à abolir dans son droit la peine de mort pour tous les crimes.

Célia Garcia-Montero

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Le gouverment chinois se sert peut-être de votre PC pour faire taire ses dissidents

Posté par cercletibetverite le 31 mars 2015

http://www.01net.com/editorial/650712/le-gouverment-chinois-se-sert-peut-etre-de-votre-pc-pour-faire-taire-ses-dissidents/
Le gouverment chinois se sert peut-être de votre PC pour faire taire ses dissidents

Depuis plusieurs jours, le site GitHub subit des attaques par déni de service. Les attaquants sont des internautes qui se sont infectés à leur insu au travers des services de Baidu, le Google chinois.

Le gouverment chinois se sert peut-être de votre PC pour faire taire ses dissidents dans Chine default
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le 31/03/15 à 16h09
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GitHub commence à peine de sortir la tête de l’eau. Depuis le 26 mars, le site de partage américain se trouvait sous le feu d’attaques par déni de service distribué (DDoS) particulièrement violentes. Ce n’est que depuis hier que les administrateurs ont réussi à juguler l’attaque et à rétablir leurs services. Parallèlement, des chercheurs en sécurité ont mené l’enquête pour connaître l’origine et la raison de cette attaque. Leur conclusion est stupéfiante : il s’agirait en fait d’une attaque DDoS orchestrée par le gouvernement chinois pour stopper la diffusion de deux sites web dissidents : Greatfire.org et The Chinese New York Times. Ces deux sites utilisaient, en effet, GitHub pour contourner la censure chinoise. Mais le plus étonnant dans cette affaire est que l’attaque s’appuie sur des millions d’Internautes qui se sont infectés à leur insu via un Javascript malveillant qui réalisait des connexions vers GitHub en arrière-plan, ni vu ni connu.

Injection de code dans les réseaux chinois

Comment est-ce possible ? L’analyse technique de la société suédoise NetreSec est particulièrement limpide à ce sujet. L’opération s’appuie en réalité sur les services Web de Baidu. Surnommée le « Google chinois », cette société propose, comme son alter ego américain, des services publicitaires ou d’analyse statistique baptisés Baidu Ads et Baidu Analytics. Ceux-ci peuvent être intégrés sur n’importe quel site web, en Chine ou ailleurs.
Lorsqu’un Internaute surfe sur un site qui utilise ces services, une requête est envoyée vers les serveurs de Baidu en Chine. Mais dans certains cas, la réponse est interceptée au niveau des réseaux chinois pour être remplacée par le code Javascript malveillant. Eh hop, l’ordinateur est transformé en PC zombies, à la solde des censeurs chinois. D’après NetreSec, « environ 1 % des requêtes vers Baidu Analytics reçoivent en réponse le Javascript malveillant ». Selon GreatFire.org, plus de 10 millions d’Internautes seraient concernés par ce diabolique stratagème, répartis dans le monde entier.
Autre détail intéressant : seuls les Internautes extérieurs à la Chine sont concernés par cette injection de code. Ce qui fait dire à la plupart des chercheurs que l’auteur de cette attaque ne peut être que le gouvernement chinois, car c’est le seul à avoir la main sur le trafic entrant et sortant. En somme, les autorités chinoises recrutent des millions de PC zombies dans le monde pour faire taire les dissidents.

Bloquer les services Baidu pour se protéger

Que peut faire un Internaute pour éviter de se retrouver dans les griffes du gouvernement chinois ? Le plus simple est encore de bloquer systématiquement les codes Javascript relatifs aux services web de Baidu, comme le suggère un utilisateur du forum Hacker News. La procédure est un peu technique. Sur Chrome, par exemple, il faut aller dans « Paramètres -> Afficher les paramètres avancés -> Confidentialité -> Paramètres de contenu… -> JavaScript -> Gérer les exceptions ». Puis ajouter « [*.]baidu.com » comme domaine à bloquer. Sur Firefox, nous conseillons d’installer l’extension Ghostery, qui permet de bloquer facilement tous les codes JavaScript dans une page (disponible également sur Chrome).

Lire aussi :
La Chine renforce la censure sur Internet en bloquant les VPN, le 30/01/2015

 

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La Chine condamne à la prison un musulman à cause de sa barbe

Posté par cercletibetverite le 31 mars 2015

http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/La-Chine-condamne-a-la-prison-un-musulman-a-cause-de-sa-barbe-2015-03-31-1297231

La Chine condamne à la prison un musulman à cause de sa barbe

Dans la province musulmane du Xinjiang, un homme de 38 ans a été condamné à six ans de prison pour s’être laissé pousser la barbe, tandis que son épouse écopait de deux ans de prison pour avoir porté le voile et une burqa.

31/3/15 – 09 H 32

Une délégation ouïgoure de la province musulmane du Xinjiang en Chine lors d’une rencontre à Péki...

(Andy Wong/AP)

Une délégation ouïgoure de la province musulmane du Xinjiang en Chine lors d’une rencontre à Pékin le 10 mars.

Cette décision relève d’une vaste campagne contre « les idées extrémistes ».

La répression chinoise dans la province autonome musulmane du Xinjiang lancée depuis plusieurs années prend parfois des tournures inattendues. Le tribunal de la ville de Kashgar a condamné un homme de 38 ans à six ans de prison pour avoir « provoqué des troubles » en « se laissant pousser la barbe ». Le même tribunal a condamné dans le même temps son épouse à une peine de deux ans de prison, a rapporté le 29 mars le Quotidien de la jeunesse de Chine.


L’homme « avait commencé à se laisser pousser la barbe depuis 2010, tandis que sa femme portait un voile et une burqa masquant le visage », a indiqué le journal. Le couple a finalement été reconnu coupable d’« avoir attisé des querelles et provoqué des troubles », motif d’accusation imprécis utilisé habituellement par la justice chinoise, qui opère toujours sous l’étroit contrôle du pouvoir politique.

La barbe et le voile associés aux « idées extrémistes »

Les autorités provinciales au Xinjiang mènent depuis plus d’un an une vaste campagne contre la barbe et le port du voile, pratiques associées dans les messages officiels aux « idées extrémistes ».

Sous le nom d’« Objectif Beauté », cette campagne encourage notamment les femmes à se promener tête nue et à abandonner le voile, pratique assez répandue parmi les Ouïgours, des musulmans turcophones constituant la principale ethnie des 22 millions d’habitants du Xinjiang.

Le couple de Kashgar avait été « rappelé à l’ordre à plusieurs reprises » avant d’être interpellé et poursuivi, a souligné le Quotidien de la jeunesse, citant des responsables locaux. Les autorités judiciaires de Kashgar, interrogées par le journal, ont assuré que « tout un groupe de contrevenants aux règlements (contre) le port de la barbe, du voile et de la burqa » avaient été poursuivis et condamnés depuis le début de l’année.

Une politique chinoise répressive à l’égard des Ouïgours

Experts et groupes de défense des droits de l’homme estiment que la politique répressive de Pékin à l’égard de la culture et de la religion des Ouïgours alimente les tensions au Xinjiang, vaste région aux confins de l’Asie centrale.

Les violences s’y sont multipliées l’an dernier, faisant au moins 200 morts lors d’une série d’attentats et d’affrontements meurtriers avec les forces de l’ordre, invariablement imputés par Pékin à des « séparatistes » et « extrémistes religieux ».

Dorian Malovic

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Futures villes chinoises en France : scandale de l’argent public et catastrophe européenne ?

Posté par cercletibetverite le 30 mars 2015

http://www.tibet.fr/actualites/futures-villes-chinoises-en-france-scandale-de-largent-public-et-catastrophe-europeenne/

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28/03/15 | 19 h 18 min par Francis Journot   

Futures villes chinoises en France : scandale de l’argent public et catastrophe européenne ?

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Francis JOURNOT

Bientôt, plusieurs milliers d’entreprises chinoises et à terme plus de 20 000, pourraient s’installer en Indre et en Moselle. Des plateformes commerciales et logistiques de transport et stockage, leur permettraient d’acheminer dans l’Europe entière mais aussi d’exporter dans le monde entier, la production importée d’Asie ou assemblée en France et indûment estampillée « made in France ». Mais le coût final pour le contribuable français pourrait se chiffrer en dizaines de milliards d’euros et des millions d’emplois européens pourraient à terme, être menacés. Les contours d’un scandale financier et d’une catastrophe économique semblent se dessiner.

6 MILLIONS DE MÈTRES CARRES PRÉS DE CHÂTEAUROUX

En juin dernier, trois cent invités dont des élus locaux et des représentants des états français et chinois, assistaient au Château d’Ozans, à l’inauguration d’une plateforme logistique destinée à accueillir des entreprises chinoises souhaitant se développer sur le marché européen.

Le projet, baptisé EuroSity, est developpé par Sino France economic cooperation zone (SFECZ), qui représente en France, Beijing Capital Land (BCL), filiale immobilière du fonds souverain d’investissement chinois Beijing Capital Group (BCG). Mark Bottemine, directeur général de l’aéroport de Châteauroux-Centre, ex-candidat PS pour la mairie de Châteauroux et initiateur du projet, déclarait au journal Le Monde en mai 2010 « Nous sommes finalement revenus avec un projet politique du gouvernement central [de la République populaire de Chine] ».

A terme, l’activité s’étendrait sur une zone de plus de 600 hectares, située aux portes de Châteauroux et s’articulerait autour du tarmac de l’ancienne base militaire de l’OTAN, capable d’accueillir les plus gros avions porteurs en provenance de Chine.
Cette nouvelle cité économique gérée par un fonds d’état chinois, pourrait bénéficier de la classification zone franche de l’ancienne base militaire et offrir aux entreprises, bon nombre d’avantages fiscaux dont une exonération de l’impôt sur les sociétés et des charges sociales pendant cinq ans ainsi qu’une défiscalisation des investissements.

Il n’échappera à personne que le principal but poursuivi, consiste à réaliser sur des produits finis ou semi-finis, une dernière étape mineure sur le territoire français afin de pouvoir ensuite inonder le marché européen et le monde entier de produits manufacturés et high-tech, avec un label made in France qui augmenterait considérablement la valeur ajoutée d’une fabrication pourtant souvent préalablement exécutée dans des conditions de travail proches de l’esclavage.

L’ancien maire de Châteauroux et sénateur UMP de l’Indre Jean-François Mayet, avait, au cours de son mandat municipal, effectué plusieurs déplacements en Chine afin de convaincre des entrepreneurs chinois de venir s’installer dans l’agglomération et s’exprimait en 2010 sur France Info : « Certainement que la Chine est arrivée à un moment où elle a besoin de présenter une image plus vertueuse, et le choix qu’ils font, c’est d’européaniser leur production, de peut-être marquer dessus made in Europe ou made in France ».

Depuis, Gil Averous, son ancien chef de cabinet et nouveau maire, a repris le flambeau et rencontré 900 entrepreneurs chinois en juillet dernier. Il annonçait, à son retour, l’implantation d’une première entreprise en automne mais déclarait ignorer le nombre d’emplois que celle-ci compte créer.

Le concept fait bonne figure en prévoyant également la transformation du château en hôtel quatre étoiles, la construction d’un pôle d’enseignement supérieur international en lien avec l’université française et des départements R&D.

Le Conseil Général de l’Indre a investi 15 millions dans des aménagements routiers. L’Agglomération de Châteauroux présidée par Gil Averous, financerait l’achat de terrains et la création de voieries avec un investissement de 91 millions sur 15 ans. La première pierre d’un immeuble de 4 500 m2 a été posée et les premières entreprises devraient s’installer dans un an. Le président de la SFECZ, se refuse à communiquer le nombre d’emplois que la zone pourrait créer mais promet d’investir environ 200 millions d’euros sur 5 à 8 ans dont 20 millions d’euros en 2014.

Cependant, si l’on considère que le coût de construction du pôle universitaire devant accueillir 6 000 à 8 000 étudiants avoisinerait probablement 40 ou 50 millions d’euros et qu’il faudrait ensuite allouer autour de 30 ou 40 millions d’euros de frais annuels de fonctionnement, le budget entier n’y suffirait guère. Et si l’on ajoute l’hôtel 4 étoiles, tous les travaux de la zone, l’édification d’immeubles de bureaux, d’entrepôts et de toutes les infrastructures indispensables, les coûts de fonctionnement de départements R&D, d’un aéroport particulier avec sa piste de 3.5 km, comptant parmi les plus importantes de France et comportant (peut-être ?) une douane dédiée, le budget annuel annoncé de 25 à 40 millions peu laisser dubitatif.

A moins que derrière un habillage médiatique vendant un « hub » de coopération sino-française, ne subsiste finalement du projet global, que la construction de quelques immeubles de bureaux et d’immenses entrepôts. Mais quelle que soit l’option retenue, le principal bénéficiaire de cette opération de capital investissement, serait SFECZ, dont la vente des terrains et des bureaux pourrait rapporter, selon les Échos, 2 milliards d’euros.

20 000 ENTREPRISES IMPORTATRICES CHINOISES PRÉS DE THIONVILLE

Le projet TerraLorraine ou ITEC, défendu par Patrick Weiten (UMP), Président du Conseil Général de Moselle, est développé par COMEX HOLDING, société basée en Chine, fondée par des spécialistes de la finance internationale. Un investissement de 150 millions pour la création d’une plateforme commerciale qui occuperaient 240 000 m2, devrait lors de la première phase, permettre l’accueil de 2 000 à 2 500 entreprises chinoises sur la zone d’Illange. Cependant, les dirigeants de la filiale européenne COMEX EUROS DEVELOPMENTS, basée au Luxembourg, n’ont jamais révélé l’origine des fonds ni le montage financier.

A terme, la surface construite totale de la zone atteindrait 6.5 millions de mètres carrés et devrait accueillir 20 000 entreprises chinoises. Le Conseil Général de Moselle met en avant la création de 3 000 emplois dés l’ouverture du site et à terme 30 000, pour un investissement total qui selon son président, atteindrait 6 milliards d’euros.

La nouvelle ville économique qui pourrait s’étendre sur une longueur de plusieurs kilomètres, s’offrirait une halle d’exposition et s’enorgueillirait d’un hôtel de luxe 5 étoiles de 300 chambres, d’un parking de 280 000 m2, de tours de bureaux et de centaines de résidences. Les entrepôts destinés à recevoir chaque jour les centaines ou milliers de containers arrivés par route ou voie fluviale, devraient s’étaler sur plusieurs millions de mètres carrés.

Le chiffre évoqué de 500 containers journaliers importés dés l’installation des 2 000 premières entreprises, équivaudrait probablement annuellement à environ 2.5 ou 3 millions de tonnes de produits importés et si l’on ose une projection, les 20 000 entreprises attendues pourraient bien importer chaque année, autour de 25 ou 30 millions de tonnes de marchandises vendues aux professionnels et peut être directement aux particuliers.

Pour comparaison, bien que les produits concernés ne soient guère alimentaires, la superficie totale des locaux du marché de Rungis, plus grand marché de produits frais au monde, n’occupe que 230 hectares et les arrivages physiques n’excédent guère 1.5 million de tonnes de marchandises par an pour un chiffre d’affaires de 8.5 milliards d’euros mais desservant 20 millions de consommateurs.

La plateforme mosellane du commerce chinois, permettrait, selon la liste officielle, l’importation et la distribution en France et en Europe, de vêtements et textiles, accessoires de mode, articles de sport et de loisir, cadeaux et fantaisies, mobiliers et équipement de la maison, matériels de construction et de bricolage, composants électriques et électroniques, produits de télécommunication et Informatique, machine et biens d’équipements industriels, matériels de sécurité et télésurveillance, équipements d’énergie nouvelle et d’économie d’énergie et matériaux de construction. Pour exemple, le chiffre de 5 000 containers /jour équivaudrait à une importation annuelle de dizaines de milliards de vêtements et de milliards de Smartphones, ordinateurs portables ou matériels électroménagers qui pourraient être réexpédiés avec le label « made in France » vers les autre pays d’Europe mais aussi vers les autres continents.

QUELLES PERSPECTIVES D’EMPLOI POUR LES MOSELLANS ?

L’activité générée par l’installation de 2 000 puis 20 000 sociétés importatrices de 500 à 5000 containers par jour pourrait effectivement créer de nombreux emplois. Mais qui peut croire que celles-ci choisiront de travailler avec des transporteurs acquittant leurs cotisations sur le sol français.

Il est également à craindre, que les entreprises, installées à proximité d’une zone géographique abondante en main d’œuvre des pays à bas coûts d’Europe, choisissent d’économiser 30 à 40 % sur leurs coûts salariaux (L’Allemagne, distante de 30 kilomètres d’Illange, emploie plus d’un demi-million de salariés détachés et notre pays en rétribue prés de 350 000).

De même, il est peu certain, que bien qu’ayant, dans le cadre de leur installation, des facilités d’obtention de visas pour recruter des personnels chinois, les dirigeants nouvellement installés, accordent leur préférence à des travailleurs mosellans aux exigences salariales plus élevées que leurs compatriotes.

Faible pouvoir d’achat d’employés sous-payés, modèle autarcique, il est peu sûr que nous assistions au formidable essor économique régional et à la création des emplois que le Conseil General promet aux chômeurs mosellans. Il eût été plus efficient de consacrer une part des investissements et de l’énergie déployée par les élus, à la réalisation de vrais projets industriels créateurs d’emplois.

ESPIONNAGE, DUMPING ET CONSÉQUENCES SUR L’EMPLOI

Les effets sur l’emploi dans de nombreux pays d’Europe, pourraient s’avérer désastreux et l’industrie européenne pourrait connaitre une nouvelle hécatombe. Parmi les 20 000 ou 22 000 sociétés qui devraient s’installer, certaines ne comptent que quelques milliers d’employés en Chine mais d’autres en comptent plusieurs dizaines de milliers. Ainsi, le nombre cumulé du personnel de ces entreprises pourrait représenter en Asie, plusieurs millions d’emplois.

Alors nul ne doute que les exigences de croissance de ces entreprises nécessiteraient une politique commerciale agressive fondée sur le dumping et à laquelle les entreprises industrielles européennes ne pourraient guère résister. HUAWEI, géant des technologies de l’information et de la communication qui devrait s’installer bientôt à Châteauroux, emploie 150 000 personnes et réalise 30 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel mais l’Union Européenne l’accuse de dumping de ses produits sur le marché européen et reproche au gouvernement chinois de lui avoir versé des aides illégales.

Par ailleurs, ce groupe né en 1988 au sein de l’armée populaire de libération chinoise a dépensé l’an dernier 3 millions d’euros en lobbying à Bruxelles pour notamment, tenter de faire oublier les accusations d’espionnage qui pèsent sur lui. Le 29 septembre 2014, lors d’un entretien avec Manuel Valls, les promesses d’investissement et de création d’emplois de son fondateur Ren Zhengfei, ont semble t-il, convaincu le Premier ministre, de soutenir l’implantation du géant des télécom.

Mais le gouvernement peut-il ignorer les recommandations du rapport du sénateur Jean Marie Bockel, et décider de faciliter l’implantation d’un groupe suspecté d’espionnage et déjà jugé indésirable par l’UE, les États-Unis et l’Australie.

Des élus locaux, nationaux et membres du gouvernement ont-ils vocation, sans une consultation préalable de l’ensemble des partenaires européens, à décider de l’avenir de l’industrie manufacturière européenne au moment où certains pays comptent 40 % ou 50 % de jeunes chômeurs. Bon nombre de pays membres de l’UE bâtissent une grande part de leur développement avec une industrie manufacturière pouvant représenter jusqu’à 35 % de l’emploi pour certains d’entre-eux. Les pays de l’UE seraient parfaitement fondés à s’opposer à des projets qui modifieraient leurs orientations économiques, feraient bondir leur chômage et lamineraient ce qu’il reste de l’industrie européenne.

QUI PAIERA POUR CES PROJETS PHARAONIQUES ?

On peut se demander comment les mises de base des fonds d’investissement, de 20 millions pour le projet de Châteauroux ou 150 millions d’euros pour celui d’Illange, pourraient permettre d’ériger ces véritables villes. Il convient de comptabiliser toutes les dépenses dont celles générées par la construction des infrastructures publiques indispensables.

Alors comment seront réellement financés ces deux projets pharaoniques ? Quel sera le montant des subventions distribuées aux entreprises ? En cas d’aides jugées non conformes, l’État français sera ensuite tenu de payer des amendes à la commission Européenne mais parviendra t-il à obtenir des entreprises chinoises, la restitution des aides, ordonnée par Bruxelles ?

Combien d’usines françaises fermeront ? La perte de 100 000 ou 200 000 emplois ouvriers, estimation basse, pourrait représenter, si l’on tient compte des emplois indirects et induits, une perte de 300 000 à 800 000 emplois dont le coût annuel en dépenses pour l’emploi (DPE) et dépenses connexes, pourrait atteindre 7.5 à 20 milliards. Par ailleurs, il nous faudra aussi appréhender les effets en cascade. L’aggravation du déficit de la balance commerciale et des comptes publics dont celui des régimes de protection sociale due à la baisse du nombre de cotisants. Et si l’on ajoute les effets d’une accentuation de la désertification dans de nombreux territoires, les préjudices seraient multiples. Aussi, le coût total pour le contribuable français, pourrait à terme, atteindre plusieurs dizaines de milliards d’euros.

Les gaspillages ou scandales de l’argent public sont certes légion, néanmoins, bon nombre de contribuables pourraient juger intolérable que l’État français cofinance des projets émanant du gouvernement central de la République Populaire de Chine, dictature qui continue à exécuter chaque année plusieurs milliers de ses opposants politiques, ou de fonds d’investissement basés dans des paradis fiscaux dont le souci n’est certainement pas la création d’emploi et dont l’opacité des capitaux devrait interpeller.

L’INCOHÉRENCE D’ARNAUD MONTEBOURG ?

Ces projets mortifères pour la fabrication française, sont connus depuis plus de 4 ans, pourtant les ténors des gouvernements n’ont jamais protesté. L’ancien ministre du Redressement Productif connait le porteur du projet d’illange, Régis Passerieux, depuis la fin des années 80. Cet énarque, avocat, et ancien maire PS qui à milité aux cotés de l’actuel ministre du travail François Rebsamen, aurait déclaré en 2013, a la suite d’une entrevue avec Arnaud Montebourg « Bien sur que je lui en ai parlé. Il m’a écouté attentivement et n’a semblé ne rien avoir contre. » Pourtant, qui peut nier que ces concepts sont susceptibles de galvauder définitivement l’image de la fabrication française et de provoquer la fermeture de nombreuses usines sur le territoire français. Alors cela interroge encore : Est-il acceptable que des ministres, pourtant rémunérés pour protéger l’économie et l’emploi, aient fermé les yeux.

Maintenant, notre association, bien que non subventionnée, doit s’ériger pour palier leur manquement et constituer une opposition à ces deux projets éminemment dangereux pour notre pays.

Souhaitons que notre article alerte le premier Président de la Cour des Comptes Didier Migaud et que celui-ci tire la sonnette d’alarme avant un désastre industriel. Le gouvernement pourrait également se raviser avant un scandale qui éclabousserait la classe politique. Il est en effet probable que la justice devra un jour déterminer la responsabilité de chacun des acteurs publics qui auront facilité l’aboutissement de projets engageant sans visibilité et sans limite, l’argent de tous les contribuables français. Pourquoi ne pas créer une commission d’enquête parlementaire. Aujourd’hui, les pouvoirs publics ne semblent pas encore avoir pris toute la mesure de scandales certes, en devenir mais déjà manifestes de l’argent public.

Des députés des 28 pays membres de l’UE pourraient également se révéler soucieux de la sauvegarde de leurs industries manufacturières et décider de faire valoir auprès de la Commission Européenne, une légitime opposition à ces implantations, justifiée, entre autres, par des aides disproportionnées, des accusations d’espionnage et une distorsion accrue de la concurrence, basée notamment sur le dumping.

Francis Journot

Francis Journot est membre des associations citoyennes www.vetements-made-in-france.com, www.international-convention-for-minimum-wage.org , www.rendez-nous-notre-industrie.com

http://www.vetements-made-in-france.com/medias/images/china-flag1-300x…

http://www.legrandsoir.info/futures-villes-chinoises-en-france-scandale-de-l-argent-public-et-catastrophe-europeenne.html

 

Rappel :

http://tempsreel.nouvelobs.com/immobilier/immobilier-d-entreprise/20140613.OBS0401/chateauroux-debut-des-travaux-d-eurosity-le-projet-de-reconversion-de-l-ex-base-de-l-otan.html

Châteauroux : début des travaux d’EuroSity, le projet de reconversion de l’ex-base de l’Otan

 A Châteauroux, l’ancienne base militaire est au cœur d’une vaste zone d’aménagement franco-chinoise, baptisée EuroSity.
A Châteauroux, l'ancienne base militaire est au cœur d'une vaste zone d'aménagement franco-chinoise, baptisée EuroSity.  GUILLAUME SOUVANT / AFP A Châteauroux, l’ancienne base militaire est au cœur d’une vaste zone d’aménagement franco-chinoise, baptisée EuroSity. GUILLAUME SOUVANT / AFP

Les « esprits chagrins qui taxaient le projet de chimère » n’ont pas manqué, rappelle Gil Avérous, maire UMP de Châteauroux et président de son agglomération. Et pourtant : la première pierre a du projet de reconversion de l’ex-base de l’OTAN été posée hier. L’ancienne base militaire est au cœur d’une vaste zone d’aménagement franco-chinoise, baptisée EuroSity, et qui sera consacrée à l’éducation et la formation, à la logistique et à l’industrie. A proximité du tarmac hérité de la base aérienne, qui peut accueillir les plus gros avions porteurs existants, les autorités locales ont imaginé depuis 5 ans de créer un pôle de développement pour attirer les investisseurs chinois. Au côté de zones dédiées à la logistique et à l’industrie, un pôle d’enseignement supérieur international pourra accueillir à terme 6.000 à 8.000 étudiants.

Pour valoriser les 460 hectares d’EuroSity à Ozans (commune d’Etrechet), l’agglomération de Châteauroux a déjà investi 11 millions d’euros et prévoit d’apporter 90 millions au total. Le Conseil général de l’Indre a mis la main à la poche pour 15 millions d’euros. Les autorités locales escomptent récupérer leur mise, sur 15 ans, à hauteur de 80 à 85 millions d’euros grâce à la vente de terrains à l’opérateur SFECZ, filiale sur place du groupe de promotion immobilière Beijing Capital Land (du fonds d’investissement de la municipalité de la capitale chinoise, Beijing Capital Group).

Les partenaires du projet ont choisi le 11 juin, jour du 50ème anniversaire de la reconnaissance par la France de la République populaire de Chine pour poser la première pierre d’EuroSity. Le premier bâtiment de 4.500 mètres carrés de bureaux doit commencer à sortir de terre en juillet pour être mis en service en janvier 2016. Quant aux premiers étudiants, ils pourront être accueillis à Châteauroux dès la fin de cette année. Eurosity veut en effet se développer autour de trois secteurs dédiés à la formation et l’éducation, à la logistique grâce à l’aéroport de Châteauroux, à sa position centrale et à sa proximité de Paris, et à l’industrie notamment pour l’électronique, les équipements de télécommunications et les énergies nouvelles.

EuroSity « ambitionne d’être l’un des principaux catalyseurs de la coopération entre les entreprises chinoises, françaises et européennes », a indiqué Gil Avérous qui en attend une « relance économique » dans une région sinistrée. Les employés de la future plateforme sino-européenne devraient être recrutés localement à 80 %, a-t-il souligné. « Notre longue marche est loin d’être terminée », a cependant averti le maire de Châteauroux.

La Sino-France economic cooperation zones (SFECZ) a déboursé d’ores et déjà 3,3 millions d’euros pour acquérir deux parcelles de la zone. L’opérateur prévoit d’investir 20 millions d’euros pour 2014, et environ 200 millions « sur 5 à 8 ans », a indiqué à la presse son président, M. Wang Shouyu.

Dans la corbeille, les Chinois ont apporté un accord avec le groupe de télécommunications Huawei, qui assurera dans un premier temps la fourniture de services à la plateforme avant d’y installer un centre de formation pour l’Europe, une plateforme logistique et un centre de recherche et développement. Le groupe chinois Sanei (ascenseurs) a de son côté choisi Châteauroux pour y implanter son « show-room » européen, et projette d’y installer à terme un centre de formation/recherche et développement et une plateforme logistique pour pièces détachées.

Le groupe de formation Aformac a également décidé de se joindre à l’aventure pour mettre en oeuvre des échanges d’étudiants et de professionnels, et mettre en place des cursus communs chinois, français et européens. EuroSity doit permettre aux entreprises chinoises de rapprocher leurs lieux de production et leurs services après-vente du marché européen, et de développer des partenariats, selon SFECZ. Elle doit aussi faciliter les partenariats commerciaux et en recherche et développement et renforcer leurs capacités d’exportation vers la Chine, espère l’opérateur chinois.

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Quand ses seniors dansent dans la rue, la Chine voit rouge

Posté par cercletibetverite le 26 mars 2015

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1504/Insolite/article/detail/2265565/2015/03/26/Quand-ses-seniors-dansent-dans-la-rue-la-Chine-voit-rouge.dhtml

Quand ses seniors dansent dans la rue, la Chine voit rouge

Par: rédaction
26/03/15 – 11h40 Quand ses seniors dansent dans la rue, la Chine voit rouge dans Chine media_xll_7589076 © thinkstock.

vidéo Une petite envie de faire bouger votre boule ou de remuer les bras en cadence? Quand le démon de la danse s’empare de vous, difficile de résister et même le gouvernement chinois finit par s’avouer vaincu (enfin… pour le moment).

On vous explique. Depuis plusieurs années, des millions de femmes âgées ont pris l’habitude d’aller effectuer quelques pas de danse sur les places publiques chinoises au crépuscule ou à l’aube tandis qu’à côté d’elles, d’autres pratiquent le tai chi. L’occasion de faire un peu d’exercice, mais aussi de papoter et de rencontrer des amis et d’autres personnes âgées. Rien de bien méchant. Cette pratique, devenue très populaire, a même battu un record du monde en 2014, lorsque plus de 25.000 danseurs se sont réunis à Hangzhou.

Mais le gouvernement chinois voit tout cela d’un très mauvais oeil. Mardi, l’Administration générale du sport et le ministère de la Culture ont présenté une nouvelle politique en matière de danse en rue, affirmant que ces rassemblements créaient trop de problèmes. Selon le New York Times, des voisins mécontents laisseraient exprès les défécations de leurs chiens sur les places fréquentées par les danseuses afin de les dissuader de venir se donner en spectacle.

Le nouveau règlement autorise donc 12 mouvements de danse et précise également les heures où ces pratiques peuvent avoir lieu et à quel niveau sonore. Sauf que l’inattendu est arrivé: les Chinoises ont élevé la voix et refusé d’accepter ce règlement, jugé absurde, et les personnes âgées comptent bien continuer à danser comme bon leur semble.

Le gouvernement a fait en quelque sorte marche arrière, précisant que la politique avait été modifiée et que celle-ci suggère désormais simplement des alternatives aux routines personnelles de ces mamies dansantes, plutôt que de les imposer comme normes nationales. Vas-y, monte le volume, mamy!

 

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L’Italie résignée face à la vente de Pirelli à un groupe chinois

Posté par cercletibetverite le 23 mars 2015

http://www.lepoint.fr/automobile/actualites/l-italie-resignee-face-a-la-vente-de-pirelli-a-un-groupe-chinois-23-03-2015-1915173_683.php

L’Italie résignée face à la vente de Pirelli à un groupe chinois

 

Le Point – Publié le 23/03/2015 à 19:40

Le passage d’un fleuron industriel et sportif sous pavillon chinois affecte la péninsule qui n’a pas trouvé d’alternative valable à l’offre de ChemChina.

Manufacturier du sport automobile et de la moto, Pirelli va faire rouler les F1 en pneus chinois.

Manufacturier du sport automobile et de la moto, Pirelli va faire rouler les F1 en pneus chinois. © DR
AFP

Le passage annoncé dimanche sous pavillon chinois du groupe milanais Pirelli, fleuron industriel de l’Italie, est accueilli fraîchement, mais aussi avec une certaine résignation dans la péninsule, où l’on admet à demi-mot qu’il n’y avait pas vraiment d’alternative. Selon les termes de l’accord dévoilé dimanche soir par le principal actionnaire de Pirelli, la holding Camfin, le groupe chinois ChemChina va entrer via un montage complexe au capital du fabricant de pneus, qui devrait être retiré de la Bourse de Milan où il était coté depuis 1922.

Si tout se déroule comme prévu, l’actionnariat de Pirelli sera à l’avenir composé de ChemChina, majoritaire, et d’actionnaires italiens (essentiellement l’actuel PDG de Pirelli Marco Tronchetti Provera) et russe (le géant pétrolier public Rosneft), une alliance inédite en Italie. La transaction totale s’élèverait à 7,4 milliards d’euros, selon la presse italienne. ChemChina s’est engagé à laisser pour le moment les rênes du groupe à M. Tronchetti et à maintenir son siège et son centre de recherche en Italie. À terme, Pirelli sera cependant scindé en un groupe de pneus haut de gamme, qui pourra être réintroduit en bourse, et un autre dédié aux pneus industriels, qui devrait être allié à une filiale chinoise.

Il s’agit d’un « parcours de croissance qui prendra du temps, mais auquel je crois fortement et dans lequel je m’engagerai comme dirigeant et comme actionnaire », a écrit M. Tronchetti lundi matin dans un courrier interne aux employés du groupe. L’arrivée de ChemChina « nous permettra de faire avancer avec plus de vigueur notre stratégie de croissance », a-t-il assuré. Malgré ces promesses, l’accueil réservé à l’annonce italo-chinoise a été pour le moins réservée en Italie : « Hier, une des rares grandes entreprises italiennes a changé de patron », a grincé lundi matin l’ancien dirigeant de la gauche et ex-chef du gouvernement Romano Prodi.

« Aujourd’hui, la politique industrielle se fait à Pékin, et nous en sommes quand même satisfaits, car, avant, même les Chinois ne venaient pas » investir dans le pays, a-t-il souligné en appelant à « retrouver une politique industrielle ».

Pouvait-on faire autrement ?

Pour l’Italie, depuis des années en panne de croissance, cette nouvelle pilule amère arrive à peine quelques semaines après l’annonce de la cession à 100 % d’un prestigieux quartier de gratte-ciel milanais au Qatar. Et Pirelli fait depuis toujours partie du paysage industriel milanais. Fondé en 1872 dans la capitale lombarde, le groupe a commencé par fabriquer des pneus pour vélo avant de s’engager dans le secteur automobile naissant, y compris en compétition. Le groupe est actuellement fournisseur des pneus de Formule 1, mais aussi du Championnat du monde des rallyes WRC, dont il a été le manufacturier unique de 2008 à 2010, et en moto dans le Championnat du monde de superbike.

Seul membre du gouvernement italien à réagir dans l’immédiat à cette annonce politiquement délicate, le ministre de l’Emploi Giuliano Poletti s’est montré moins sévère que M. Prodi. « Il faut faire preuve de dynamisme et il faut le faire en ayant une idée : il me semble que c’est ce que Pirelli a fait, en maintenant son siège dans le pays, ainsi qu’une forte présence nationale. (…) Notre pays a besoin d’investissements internationaux », a-t-il lancé.

D’autres se sont voulus pragmatiques, comme Gian Maria Gros Pietro, président du conseil de gestion de la banque Intesa Sanpaolo, elle-même actionnaire indirecte de Pirelli via Camfin : l’accord conclu avec ChemChina « n’est pas idéal, mais où allons-nous trouver en Italie quelqu’un qui voudra disputer cette acquisition aux Chinois ? » Le quotidien La Repubblica va dans le même sens : l’opération est « le résultat de la mondialisation et de l’impossibilité pour une famille, les Tronchetti Provera, de maintenir le contrôle sur un groupe valant plus de 7 milliards d’euros malgré le soutien des principales banques du pays », note-t-il dans un éditorial lundi. « Pouvait-on faire autrement ? Il est difficile d’imaginer qu’un dirigeant arrivé au seuil des 70 ans puisse faire plus », relève le journal.

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Comment la Chine tisse sa toile en France

Posté par cercletibetverite le 23 mars 2015

http://www.latribune.fr/economie/international/comment-la-chine-tisse-sa-toile-en-france-463132.html

Comment la Chine tisse sa toile en France

Investissement Les Chinois ont racheté au moins 75 vignobles dans le bordelais depuis cinq ans.

Les Chinois ont racheté au moins 75 vignobles dans le bordelais depuis cinq ans. (Crédits : Reuters)
latribune.fr  |  23/03/2015, 16:44  -  1001  mots
Le futur partenariat entre Total et la Chine en Russie illustre la participation de plus en plus fréquente de Pékin dans le fonctionnement des entreprises françaises. Tour d’horizon des principaux investissements chinois en France.
La France est-elle devenue dépendante de la Chine ? On en est encore loin. Selon un récent rapport sur l’attractivité française, la Chine est le 8e investisseur étranger sur le territoire. La France n’attire « que » 3,7% des projets émanant du pays. Mais ce dont on peut être sûr, c’est que les partenariats en France et à l’étranger entre les deux pays sont de plus en plus nombreux. Et dans des secteurs de plus en plus variés.Dernière annonce en date : l’annonce par Total de la probable signature courant 2015 d’un accord sur un projet gazier en Russie. La France cherche à lever 10 à 15 milliards de dollars de Pékin pour le cofinancer. Le projet ne se déroulera pas sur un site français mais il souligne à nouveau la proximité entre les deux économies. Une proximité marquée notamment par des prises de participation de plus en plus fréquentes de la Chine dans les entreprises françaises. Revue de détail.

  • Dailymotion bientôt franco-chinois ?

Le Wall Street Journal affirmait lundi 16 mars que le groupe chinois PCCW était entré en négociations exclusives avec Orange en vue de racheter 49% du site internet français le plus consulté au monde. Le gouvernement français semble donc voir d’un meilleur oeil les discussions avec la Chine plutôt qu’avec les Etats-Unis. A l’époque ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg avait refusé un rapprochement de Dailymotion avec Yahoo!. A noter : le patron de PCCW Richard Li n’est autre que le fils de Li Ka-Shing… qui a racheté le groupe français Marionnaud pour 950 millions d’euros en 2005.

  • Fosun rachète le Club Med

Le conglomérat chinois Fosun et un groupe d’investisseurs français et brésiliens ont remporté en janvier dernier une offre publique d’achat amicale sur le Club Méditerranée. Fosun était actionnaire du groupe de vacances depuis 2010. Après dix-huit mois de bataille boursière, les Chinois ont proposé 24,6 euros par action (939 millions d’euros) et sont devenus propriétaires de la célèbre enseigne de loisirs. Un rachat qui a visiblement donné des idées aux Chinois dans le secteur du tourisme. Le 6 mars dernier, Fosun annonçait avoir racheté 5% (127,1 millions d’euros) du plus ancien groupe de tourisme au monde, Thomas Cook. Espérant doubler sa mise rapidement.

  • Deux Chinois et un canadien s’offrent 49,9% de l’Aéroport Toulouse-Blagnac

Deux investisseurs chinois ainsi que le fonds canadien SNC Lavalin ont racheté près de la totalité des parts de l’État dans l’aéroport de Toulouse-Blagnac en décembre dernier. Cette opération a signé l’échec de la campagne de crowdfunding lancée pour lutter contre la privatisation de l’aéroport en novembre. En un mois, la plateforme de financement participatif Wiseed avait pourtant récolté un montant record de 14,3 millions d’euros destinés au rachat des parts de l’État. Le gouvernement français s’est toutefois empressé de rassurer les Français : les pistes et les murs de l’aéroport resteront bien français.

  • Dongfeng entre au capital de PSA Peugeot Citroën

L’entrée du constructeur chinois Dongfeng au capital de PSA en janvier 2014 a signé la première alliance entre un grand groupe automobile français et un investisseur chinois. Dongfeng a investi 800 millions d’euros dans le groupe automobile, le même montant que l’Etat français, lui aussi entré au capital à ce moment-là. Dongfeng détient alors 14% de PSA.

  • GDF Suez

En 2011, la China Investment Corporation (CIC) a racheté 30% des parts de la branche exploration-production de GDF Suez pour 3,2 milliards de dollars (2,47 milliards d’euros).

  • Les Chinois s’intéressent au lait infantile

Début février, une nouvelle usine de production de lait infantile a vu le jour à Isigny (Calvados). L’investissement total a été de 62 millions d’euros, majoritairement réalisé par la coopérative Isigny Sainte-Mère. L’actionnaire chinois Biostime – une entreprise de nutrition et de soins pour enfants en Chine - a investi le tiers de cette somme. À Carhaix (Finistère), c’est le producteur laitier chinois Synutra qui s’est engagé à son tour dans la construction d’une usine de poudre de lait. Il a investi 90 millions d’euros.

  • Taihai échoue sur son implantation dans Manoir Industries

Les branches « Petrochem & Nuclear » et « Specialties » de Manoir Industries ont été acquises en juin 2013 par l’équipementier nucléaire Yantai Taihai. A l’époque, le montant n’a pas été communiqué. Les difficultés sont cependant arrivées très vite pour le fondeur chinois. En février, la Forge de Custines se déclarait en cessation de paiements après avoir accumulé 6 millions d’euros de pertes. Une période d’observation de six mois a été ouverte.

  • Au moins 75 vignobles du bordelais rachetés

Fin novembre 2012, un industriel chinois s’est offert le château de Bellefont-Belcier dans le vignoble bordelais. C’est la première fois qu’un ressortissant de ce pays s’offrait un grand cru classé de Saint-Emilion. Les Chinois sont devenus férus de vignobles français. Selon Challenges, au moins 75 propriétés ont été rachetées en cinq ans.

  • Kai Yuan Holdings rachète l’hôtel Marriot

Le fonds d’investissement de Hong Kong a déboursé 344,5 millions d’euros en juin dernier pour s’offrir l’hôtel de luxe sité sur les Champs-Elysées à Paris. Le but : transformer ce palace parisien de 18.000 mètres carrés en référence pour les touristes chinois fortunés.

  • Chaussures de luxe et prêt à porter

Le fond chinois Fung Capital a acquis 90% de la marque de chaussure de luxe Robert Clergerie pour environ environ 10 millions d’euros en 2011. L’année suivante, c’est la griffe Sonia Rykiel qui passait sous l’escarcelle de Fung Capital. La holding a racheté 80% des parts de la marque, encore indépendante, à la famille fondatrice.

  • Bientôt une ville franco-chinoise

Un énorme projet devrait voir le jour fin 2016 à Illange, petit village de 2.000 habitants en Moselle. La construction d’un méga centre d’affaires franco-chinois qui devrait accueillir 2.500 petites et moyennes entreprises chinoises. Lancé en 2012, le projet semblait s’enliser, notamment sous des contraintes juridiques. Mais il vient d’être relancé.

 

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Blessures, asphyxie, risques chimiques: des centaines de produits « Made in China » sont retirés des rayons des magasins chaque année

Posté par cercletibetverite le 23 mars 2015

http://www.rtl.be/info/monde/international/blessures-asphyxie-risques-chimiques-des-centaines-de-produits-made-in-china-sont-retires-des-rayons-des-magasins-chaque-annee-710340.aspx

Blessures, asphyxie, risques chimiques: des centaines de produits « Made in China » sont retirés des rayons des magasins chaque année

Publié le 23 mars 2015 à 18h22
Blessures, asphyxie, risques chimiques: des centaines de produits

Près de 2.500 produits dangereux ont été retiré du marché en Europe en 2014. La Chine reste le pays d’origine de la plupart des produits dangereux.

Des matières allergènes dans les chaussures aux jouets dont les pièces peuvent être ingérées: près de 2.500 produits dangereux ont été retirés du marché l’an dernier en Europe. C’est ce qui ressort lundi du rapport annuel de Rapex, le système européen rapide d’échange d’informations. Deux produits dangereux sur trois venaient de Chine.

Produits interceptés puis retirés des rayons

Les autorités des 28 Etats membres, de la Norvège, de l’Islande et du Liechtenstein se tiennent informées, via Rapex, des produits dangereux qu’elles ont interceptés à leurs frontières ou qu’elles ont retiré des rayons. On peut ainsi prendre immédiatement des actions dans toute l’Europe contre les biens concernés.
Principalement des jouets

En 2014, Rapex a reçu 2.435 signalements, une augmentation de trois pour cent par rapport à 2013. Les jouets (28%), les vêtements et articles de mode (23%), les appareils électriques (9%) et les voitures (8%) sont les catégories de produits ayant subi le plus de signalements. Les risques les plus souvent signalés sont les blessures, les risques chimiques et le risque d’asphyxie. Malgré une coopération en matière de sécurité des produits, la Chine reste le pays d’origine de la plupart des produits dangereux. Plus de 64% des signalements concernaient l’an dernier des produits de Chine. La plupart des signalements ont été émis en Hongrie (12%), Allemagne (11%) et Espagne (11%).

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La Chine officialise l’existence de son armée de hackers

Posté par cercletibetverite le 21 mars 2015

http://www.tibet.fr/actualites/la-chine-officialise-lexistence-de-son-armee-de-hackers/
21/03/15 | 17 h 27 min par France Tibet   

La Chine officialise l’existence de son armée de hackers

La Chine reconnaît enfin l’existence de ses hackers

Non, nous n’avons pas de… Ah si 36
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Securité

La Chine est suspectée depuis longtemps de disposer d’une vaste armée professionnalisée dans le domaine de la cyberguerre. Le pays a cependant toujours nié l’existence de hackers dans ses rangs, condamnant même les puissances qui y recouraient. Pourtant, dans un rapport officiel récent,  l’APL (Armée Populaire de Libération) reconnait clairement l’existence de trois sections spécialisées.

La reconnaissance officielle de forces d’attaque et de défense dans le domaine réseau

L’Armée Populaire de Libération (anciennement Armée rouge) est le nom de l’armée chinoise. Elle publie parfois, par l’intermédiaire de son institut de recherche, un rapport baptisé « La Science de la Stratégie Militaire ». Un document qui n’est pas fait pour les autres puissances mondiales, mais qu’il n’est pas complexe de se procurer. La précédente édition, sortie en 1999, est même disponible sous la forme d’un document PDF sur le site officiel américain de la Défense (Pentagone).

Aussi, quand une nouvelle édition survient, beaucoup se penchent sur ses détails. Et d’autant plus que la nouvelle version contient une information cruciale : l’APL aborde pour la toute première fois ses sections spécialisées dans tout ce qui se rapport aux cybermenaces. Mieux, puisque la Chine reconnait officiellement disposer de forces d’attaques et de défense, aussi bien dans son armée que dans le monde civil, en l’occurrence des agences équivalentes à la CIA et au FBI.

L’armée, des agences civiles et des « entités externes »

Ce qui n’a rien d’une surprise dans la pratique. Edward Snowden a souvent répété que tous les pays disposaient d’une force de renseignement et d’espionnage. Il aurait paru extraordinaire que l’APL, la plus grande armée au monde (la Chine étant elle-même le premier complexe militaro-industriel), ne soit pas dotée d’au moins une équipe spécialisée dans les communications, les réseaux, les cybermenaces et autres.

Mais il existe une grande différence entre deviner et savoir, et la Chine ne dispose pas d’une section spécialisée, mais de trois. On trouve d’abord la force d’attaque et de défense interne à l’armée, qui peut donc conduire des opérations orientées vers une stratégie ou l’autre. Suivent les versions chinoises de la CIA et du FBI, respectivement les ministères de la Sécurité de l’État et de la Sécurité publique, dont les représentants peuvent être amenés à diriger des opérations militaires.

Le troisième groupe est le plus intéressant, car le plus nébuleux : les entités externes. Il s’agit dans les grandes lignes de toutes les personnes ou groupes de personnes qui ne sont pas directement affiliées à des émanations du gouvernement ou de l’armée. En d’autres termes, d’éventuels « cyber-mercenaires » prêts à être embauchés en cas de nécessité.

« Les Chinois ont laissé tomber la feuille de vigne de la dénégation plausible »

Interrogé par The Daily Beast, Joe McReynolds, chercheur à la société CIRA (Center for Intelligence Research and Analysis) insiste sur l’importance du document et de la reconnaissance officielle d’une telle armée au sein de la Chine. Il pointe par exemple les répercussions de cette reconnaissance avec d’autres puissances, notamment les États-Unis. En outre, « cela signifie que les Chinois ont laissé tomber la feuille de vigne de la dénégation plausible » et qu’ils ne pourront plus nier une opération sur la seule base qu’ils ne disposent pas d’un groupe de personnes compétentes. Même son de cloche chez un autre chercheur, James Lewis (Center for Strategic Studies), pour qui l’information est comparable au test par la Chine, en 2007, d’un missile antisatellite, après des années à nier la construction d’un arsenal spatial.

Comme le rappelle The Hacker News de son côté, la reconnaissance de ces forces par la Chine braque à nouveau les projecteurs sur des groupes de pirates connus depuis des années, tels que l’Unit 61398. Il s’en était pris à certaines instances américaines ainsi que des entreprises dont les bases de données recelaient de précieuses informations sur les infrastructures énergétiques du pays notamment.

Publiée le 20/03/2015 à 16:30

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Comment la propagande chinoise s’insinue dans des documentaires

Posté par cercletibetverite le 21 mars 2015

http://bfmbusiness.bfmtv.com/monde/comment-la-propagande-chinoise-s-insinue-dans-des-documentaires-870455.html

Comment la propagande chinoise s’insinue dans des documentaires

21/03/2015 à 16h17
Avec la série

Pour redorer son image, la Chine produit une série documentaire sur Discovery Channel. Ce film véhicule les messages clefs inspirés par les autorités de Pékin.

Un architecte américain s’agrippe à l’échafaudage de bambou pour contempler à ses pieds les gratte-ciel de Shanghai : c’est un plan spectaculaire du nouveau documentaire télé de Discovery Channel… coproduit par le gouvernement chinois.

« Je filme et je mène des interviews dans des endroits rarement accessibles aux étrangers, j’enquête sur les aspirations d’une classe moyenne en rapide croissance », lance Danny Forster, face caméra, aux téléspectateurs.

Ce que cet habitué des émissions télévisées à grand spectacle ne dit pas, c’est que ce tournage est subventionné par les autorités chinoises.

Les coproductions avec Hollywood ont été un échec

Alors qu’il maintient une censure drastique en Chine même, Pékin cherche désespérément une martingale pour accroître son influence culturelle dans le monde et redorer son image.

Les coproductions cinématographiques avec des studios hollywoodiens, aux scénarios contrôlés par Pékin, sont souvent boudées du public. Échaudé par ces résultats mitigés, le régime a adopté une stratégie plus subtile.

Son idée : investir massivement dans des « documentaires » sur la Chine, présentés par des personnalités étrangères, diffusés par des chaînes de télévision internationales et reconnues… mais réalisés sous les auspices du Parti communiste pour en répercuter les messages clefs.

Le département de la propagande est à la manoeuvre

C’est le State Council Information Office (SCIO), département de la  propagande du gouvernement chinois, qui est à la manoeuvre. Il présentait avec fierté, mercredi 18 mars 2015, à Pékin la première de « How China Works », série documentaire en trois épisodes qui sera diffusée par la chaîne américaine Discovery.

« Pour assurer une bonne narration, nous ne pouvons plus nous reposer sur nos seuls médias », a reconnu durant cette fastueuse cérémonie, Cui Yuying, directeur adjoint du SCIO. « Nous sommes impatients de voir un média aussi puissant et influent que Discovery Channel proposer ce récit spectaculaire sur la Chine ! », s’est-il réjoui.

Un contrat de 3 ans entre Discovery Channel et la Chine

Le programme, conçu « avec le soutien et les conseils » du SCIO, s’inscrit dans le cadre d’un contrat de trois ans entre la Chine et Discovery. Celui-ci s’est engagé à diffuser chaque semaine une heure de programmes « à thème chinois » approuvés par Pékin, pour ses 90 millions de téléspectateurs dans 37 pays.

Les responsables de Discovery ont refusé de préciser les conditions financières de l’accord, surnommé en interne « China Hour » (« L’Heure chinoise »).

Les premières coopérations entre Discovery et le gouvernement chinois remontent à 2004. Depuis, la chaîne a produit 65 heures d’émissions dédiées à la Chine.

Le « rêve chinois », slogan repris à l’envi

Ce mercredi 18 mars, à Pékin, des dirigeants de Discovery prenaient la pose aux côtés des officiels chinois en s’extasiant ouvertement de leur collaboration avec le SCIO. « La Chine de demain sera centrée sur l’innovation. Ce programme raconte la nouvelle Chine qui émerge, le rêve chinois ! », s’est enflammé Vikram Chna, vice-président de production pour Discovery Networks Asie-Pacifique.

« Rêve chinois » ? C’est précisément le mot-clé de l’idéologie communiste sous le président Xi Jinping. Selon Enrique Martinez, président de la chaîne pour l’Asie-Pacifique, les documentaires dont l’objet d’un brain storming avec le SCIO, mais Discovery en garderait le contrôle éditorial.

Tout en reconnaissant, « l’obligation de passer par certains filtres éditoriaux au sein du groupe et au crible des régulateurs pour la diffusion dans différents pays ».

Discovery Channel s’aveugle t-il sur les intentions de Pékin ?

Mais la chaîne ne devient-elle pas ainsi un outil de promotion du régime chinois ? « Regardez les émissions ! Elles sont incroyables, instructives avec des analyses en profondeur » a répliqué M. Martinez.

Pour certains experts de politique chinoise, il s’agit pourtant bien d’une tactique d’influence de Pékin. « Ils agissent de façon plus sophistiquée. Gageons que le téléspectateur moyen ne sera pas conscient  des enjeux politiques » observait Merriden Varral, du Lowy Institue for International Policy à Sydney.

« La mission du SCIO est de présenter le point de vue gouvernemental » renchérissait Jeremy Goldkorn, du cabinet Danwei, spécialiste de l’Internet chinois. « Le plus amusant, c’est que Discovery parle de documentaire », ajoutait-il. « S’ils s’imaginent que cela n’a rien à voir avec de la politique, ils s’illusionnent en beauté » conclut-il.

Par F.B avec AFP

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