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Une momie retrouvée dans une statue bouddhique

Posté par cercletibetverite le 24 février 2015

http://www.lepoint.fr/insolite/une-momie-retrouvee-dans-une-statue-bouddhique-24-02-2015-1907481_48.php?google_editors_picks=true

Une momie retrouvée dans une statue bouddhique

Le Point – Publié le 24/02/2015 à 12:39 – Modifié le 24/02/2015 à 13:00

Des universitaires néerlandais ont découvert sous le vernis doré d’une statue bouddhique du XI ou XIIe siècle les restes d’un moine chinois.

Des chercheurs néerlandais ont découvert des restes humains dans une statue bouddhique ancienne de plus de mille ans.

Des chercheurs néerlandais ont découvert des restes humains dans une statue bouddhique ancienne de plus de mille ans. © DRENTS MUSEUM
Par

L’analyse d’une statue bouddhique remontant aux XI-XIIe siècles vient de révéler un secret jusqu’alors bien gardé : la présence d’une momie. Pratiquée au centre médical de Meander à Amersfoot (Pays-Bas), cette « autopsie » a permis de mettre au jour un squelette humain vieux de plus de mille ans. À en croire les premiers indices récoltés par Erik Bruijn, un spécialiste de l’art bouddhique, la momie pourrait être celle d’un célèbre maître bouddhiste chinois connu sous le nom de Liuquan. Selon le NL Times, un journal néerlandais anglophone, il s’agit là d’une première. Jamais une statue n’avait en effet dissimulé dans ses entrailles des restes humains.

Pour percer les mystères de cette statue, les chercheurs néerlandais lui ont fait subir une batterie de tests. C’est grâce à un CT-Scan, un examen aux rayons X permettant de recréer une image 3D d’une structure anatomique, que le voile a été levé. Des prélèvements effectués à l’intérieur du Bouddha ont également permis de découvrir des reliques très particulières à la place même des organes : des rouleaux de papier recouverts de caractères chinois. En revanche, il ne s’agit pas là d’une première. En 2005, l’analyse à Paris de statues coréennes remontant à l’époque Koryo (X-XIVe siècles) avait révélé la présence de perles, de graines ou encore de morceaux de tissu.

Selon les chercheurs néerlandais, cette découverte pourrait être le résultat d’une automomification. Cette pratique, interdite depuis le XIXe siècle, obligeait ceux qui s’y soumettaient à suivre un régime très particulier jusqu’à ce que mort s’ensuive. Le processus, long de plusieurs milliers de jours, se concluait par l’emmurement du moine dans une cavité toute juste assez grande pour l’accueillir. Ce dernier devait s’y tenir dans la position du lotus et faire sonner une cloche tous les jours pour signaler qu’il était encore en vie. Après le dernier tintement, ses congénères attendaient encore mille jours avant d’ouvrir la tombe et de constater la momification. Pour les plus curieux, sachez que le Bouddha est actuellement exposé au musée d’Histoire naturelle de Budapest (Hongrie) jusqu’en juin 2015.

 

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La momie d’un lama mort il y a 200 ans déclarée « en méditation » par les bouddhistes

Posté par cercletibetverite le 10 février 2015

http://eglasie.mepasie.org/asie-du-nord-est/mongolie/2015-02-10-la-momie-d2019un-lama-mort-il-y-a-200-ans-declaree-ab-en-meditation-bb-par-les-bouddhistes

Mongolie

La momie d’un lama mort il y a 200 ans déclarée « en méditation » par les bouddhistes

La momie d’un lama mort il y a 200 ans déclarée « en méditation » par les bouddhistes
10/02/2015

Depuis quelques jours, la découverte de la dépouille d’un lama tibétain momifiée en position du lotus agite le monde scientifique et religieux. Selon les adeptes du bouddhisme tibétain, le moine retrouvé dans une grotte, enveloppé de peaux de bêtes, et dont l’état de conservation du corps étonne les scientifiques, serait en « méditation très profonde ».

Ses restes ont été découverts le 27 janvier dernier dans le district de Songino Khairkhan, au centre nord de la Mongolie, près de la capitale Oulan-Bator, rapporte The Telegraph du 5 février dernier. Selon la tradition du bouddhisme tibétain, ce moine se trouverait dans un état rare de méditation appelé « tukdam ». Cela signifie qu’il « pourrait être devenu un Bouddha », a déclaré le 2 février au Siberian Times Barry Kerzin, moine bouddhiste et professeur à l’Institut mongol de l’art bouddhique.

Un avis partagé par Ganhugiyn Purevbata, fondateur de l’Institut mongol en question et professeur à l’Université bouddhiste d’Oulan-Bator. Il fait notamment remarquer que la main gauche du moine est « en position ouverte, tandis que la droite symbolise le sermon du Sutra du Lotus ». Cela prouve que « ce moine n’est pas mort, mais est toujours dans une méditation très profonde, selon la tradition antique des lamas bouddhistes », conclut-il.

« J’ai eu le privilège de prendre soin de moines qui étaient en état de tukdam », poursuit Barry Kerzin, lequel est également un médecin proche du dalaï lama. « Si une personne est capable de rester dans cet état pendant plus de trois semaines, son corps rétrécit progressivement et, à la fin, il ne reste que ses cheveux, ses ongles et ses vêtements, explique-t-il encore. En général, les gens qui l’entourent peuvent alors voir un arc-en-ciel briller pendant plusieurs jours dans le ciel ; cela signifie qu’il a trouvé un ‘corps arc en ciel’, correspondant à l’état le plus élevé et proche de celui de Bouddha. »

Cependant, la momie a été pour l’heure soustraite à la vénération des fidèles par les autorités, qui ont fait arrêter son « découvreur » pour vol et recel. En effet, selon les dernières informations, la dépouille aurait été trouvée dans une autre région du pays, dans les grottes de Kobdsk, avant d’être cachée à Oulan-Bator. La police locale a déclaré avoir intercepté la momie alors qu’elle allait être vendue au marché noir. Le suspect, âgé de 45 ans, risque une amende allant jusqu’à 40 000 euros ainsi qu’une peine pouvant aller de cinq à douze ans de détention selon le Code pénal en vigueur .

La dépouille a été, quant à elle, emmenée au centre national d’expertise médico-légale de la capitale. Pour le moment, les premières analyses n’ont permis que de déterminer l’âge du moine momifié, qui serait décédé il y a deux cents ans.

Bien que l’identité de ce moine demeure encore inconnue, il se murmure qu’il s’agirait du maître spirituel du hambo lama Dashi-Dorzho Itigilov, moine de la branche bouddhiste tibétaine de Russie, lui-même retrouvé en 2002 momifié dans cette même position du lotus et dans le même état de conservation surprenant (1). Les restes du hambo lama bouriate sont désormais conservés dans le monastère d’Ivolginsk, près du lac Baïkal ; ils y sont vénérés et exposés quelques jours par an, vêtus de leurs habits sacerdotaux.

L’actuel dalaï lama, Tenzin Gyatso, avait déclaré à l’époque que Dashi-Doorzho Itigilov se trouvait bien en état de méditation tukdam, signifiant qu’il était en passe de devenir un Bouddha réincarné. Pour le peuple bouddhiste bouriate, le lama est revenu, conformément à sa promesse, à un moment où le bouddhisme est en train de renaître en Russie, après les terribles persécutions que le maître avait également annoncées.

A l’époque où la découverte de la momie du lama Itigilov avait fait sensation, Vladislav L. Kozeltsev, « expert » du centre de technologies bio-médicales responsable du corps de Lénine (décédé en 1924), avait avancé que, bien que le sel présent dans le cercueil ne pouvait suffire à expliquer à lui seul la préservation du lama, certains facteurs génétiques pouvaient être à l’origine de ce phénomène. « Itigilov pourrait souffrir d’un défaut du gène à l’origine de la décomposition de la structure cellulaire du corps après sa mort », avait-il avancé, tandis que d’autres spécialistes faisaient état dans le corps du lama bouriate de quantités anormales de brome, découvertes dans les tissus et les muscles.

Quels que soient les résultats qui seront livrés prochainement par le centre médico-légal d’Oulan-Bator concernant la momie du maître présumé d’Itigilov, le phénomène fascine d’autant plus qu’il n’est pas si exceptionnel dans la tradition du bouddhisme Mahayana (branche tantrique du bouddhisme).

De nombreux cas de moines momifiés selon le même processus ont en effet été rapportés, aussi bien en Chine, qu’au Tibet, en Sibérie ou même au Japon, où la pratique du nyujo (‘entrer dans l’immobilité’) amenait, par la mortification et le jeûne, plusieurs maîtres à se momifier vivants. Ces moines, qui appartenaient à la branche Shugendo du courant de l’école ésotérique du bouddhisme Shingon (2), se faisaient parfois enterrer vivants afin d’être certains de mourir des suites de leur ascèse, en pleine méditation. Cette pratique, assimilée à un suicide, a été interdite en 1879 (3).

Dans le bouddhisme, cette forme de « mort volontaire » n’est cependant pas considérée comme un suicide, mais comme le fait qu’un être qui, ayant déjà éteint en lui tout désir, peut en toute lucidité passer dans le nirvana par le processus de la mort. Un maître de haut niveau spirituel est en théorie libre de choisir le moment de sa mort, une autre forme de mort volontaire étant le sacrifice par compassion visant au salut des êtres vivants, comme le démontrent les nombreuses auto-immolations qui se produisent actuellement au Tibet.

Seuls les maîtres les plus avancés, selon la tradition bouddhiste, peuvent tomber dans cet état particulier avant la mort, un moment particulièrement critique où se décide la destinée de l’esprit qui est brutalement confronté à la « claire lumière primordiale ». Si, grâce à une vie spirituelle très élevée durant sa dernière existence, l’esprit du défunt parvient à reconnaître et affronter cette lumière, il pourra enfin se libérer du samsara (cycle des renaissances), faute de quoi sa conscience s’estompera totalement avant d’effectuer les étapes qui le mèneront à sa nouvelle réincarnation (4).

Le bouddhisme mongol est une branche du bouddhisme tibétain vajrayana, fortement métissé de chamanisme local. Implanté depuis des siècles dans le pays, il est devenu religion d’Etat de l’empire mongol au XIIIe siècle après la visite du lama tibétain Sakya Pakya. Après une quasi-éradication, commune à toutes les religions, sous le régime totalitaire stalinien qui s’est emparé de la Mongolie dans les années 1920, le bouddhisme renaît aujourd’hui et est reconnu comme étant la spiritualité de plus de la moitié des Mongols.

(eda/msb)

Notes

(1) Le chambo Dashi-Dorzho Itigilov, célèbre et influent moine bouddhiste bouriate né en 1852, aurait annoncé, à l’aube de sa mort en 1927, une terrible persécution des bouddhistes par les Soviétiques, et demandé à ses disciples de retrouver son corps, trente ans plus tard, moment où il reviendrait parmi eux. Le lama se serait ensuite assis dans la position du lotus et aurait commencé à méditer avant de s’arrêter de respirer. Il est enterré selon ses instructions en position du lotus dans un cercueil en bois et exhumé en 1951 puis 1973 par des moines qui, après avoir constaté que le corps n’est pas corrompu, mais craignant de divulguer le fait aux autorités communistes, le ré-enterrent dans un cercueil en bois imbibé de sel. En 2002, après la chute du communisme, un jeune moine se fait indiquer par un homme de 88 ans présent à la dernière exhumation d’Itilgov où se trouve le lama. Le 11 septembre 2002, sa dépouille est exhumée puis examinée par des scientifiques et des moines bouddhistes. Le rapport officiel mentionne que le corps est « dans l’état de quelqu’un qui est mort il y a 36 heures ».

(2) Plusieurs momies de maître du Shugendo sont l’objet d’un culte depuis plusieurs centaines d’années, dans les montagnes de la préfecture de Yamagata, au Japon. Ils pratiquaient « l’abandon du corps » de leur vivant, comme les saints des monts Yudono par un jeûne anorexique ou comme les maîtres chinois du Zen, qui se faisaient emmurer vivant à la fin de leur vie dans un caveau hermétique durant 1 000 jours. Pour les bouddhistes qui les vénèrent, ces momies sont « vivantes », existant simultanément en ce monde et dans la plénitude du nirvana

(3) Un cas récent concernant un « centenaire » de Tokyo que la police a découvert momifié dans sa chambre depuis plus de trente ans, avec l’accord de la famille respectant son souhait de « devenir un Bouddha vivant », a fait connaître la résurgence de cette pratique d’auto-momification des adeptes du Shugendo.

(4) Selon le Bardo Thödol (le livre tibétains des morts), la mort ouvre sur une période d’environ quarante-neuf jours pendant laquelle la personne subsiste dans le Bardo, état intermédiaire entre la mort et la renaissance. Après l’arrêt de la respiration et du cœur, le processus de mort se poursuit jusqu’à la manifestation de la « claire lumière », qui correspond au moment où la conscience quitte le corps (cela peut intervenir au bout de quelques heures ou de quelques jours). C’est la raison pour laquelle les bouddhistes évitent de manipuler le corps pour ne pas perturber la sortie de la conscience et compromettre son avenir.

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Ce moine serait « décédé » en… 1927

Posté par cercletibetverite le 6 février 2015

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1504/Insolite/article/detail/2208750/2015/02/06/Ce-moine-serait-decede-en-192C7.dhtml

Ce moine serait « décédé » en… 1927

Par: rédaction 
6/02/15 – 10h52  Source: BBC, The Huffington PostCe moine serait © The Siberian Times/Morning Newspaper.Un moine mongol, « décédé » en 1927, a été retrouvé dans un état de conservation extrêmement étonnant. Logique, vu qu’il ne serait pas « mort »…
L’enveloppe corporelle de ce moine bouddhiste a été retrouvée la semaine passé en Mongolie, relate le site de la BBC. Figé dans la position du lotus, ce corps momifié et extrêmement bien conservé pourrait être celui du Lama (enseignant du bouddhisme tibétain) Dashi-Dorzhi Itigilov, « décédé » en 1927. Entre guillemets. En effet car, selon d’éminents représentants du culte, le sage ne serait pas « mort » mais plutôt plongé dans une méditation profonde.Né en 1852
Le bouddhiste né en 1852 aurait annoncé à ses disciples, à l’aube de sa mort en 1927, sentir ses derniers instants arriver. Il les aurait en outre invité à exhumer son corps trente jours plus tard. Le Lama se serait ensuite assis dans la position du lotus et aurait commencé à méditer avant de mourir.

« Il peut devenir un Bouddha » 
Selon un expert, relayé par la BBC, ce moine aurait en réalité entamé une profonde phase de méditation avant d’atteindre l’état spirituel « pré-ultime » appelé « Tukdam »: « Si le méditant peut continuer à rester dans cet état, il peut devenir un Bouddha (le stade ultime) », affirme le Docteur Barry Kerzin, médecin du… Dalaï Lama.

« La Lama n’est pas mort »
Selon, Ganhugiyn Purevbata, fondateur de l’Institut Mongol d’Art Bouddhiste et professeur à l’Université d’Oulan-Bator, capitale de la Mongolie, la position du moine indiquerait qu’il n’est pas « mort »:  »La main gauche est ouverte, et la droite symbolise le sermon du ‘Sutra du Lotus’. C’est un signe prouvant que le Lama n’est pas mort, mais dans une méditation très profonde, selon la tradition antique des lamas bouddhistes », assure-t-il.

Marché noir
La dépouille, vivante ou décédée, a été retrouvée alors qu’un trafiquant tentait de la revendre au marché noir. L’autopsie officielle délivrera ses conclusions dans les prochaines semaines.

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Le pouvoir de la méditation sur les blessures du corps

Posté par cercletibetverite le 29 novembre 2014

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/anne-jeanblanc/le-pouvoir-de-la-meditation-sur-les-blessures-du-corps-29-11-2014-1885529_57.php

Le Point – Publié le 29/11/2014 à 15:26

Le pouvoir de la méditation sur les blessures du corps

Le livre « La méditation m’a sauvé » raconte l’histoire d’un moine tibétain qui a trouvé en lui les moyens de guérir une gangrène détruisant sa cheville droite.

"Tu as en toi la sagesse qui donne la force de guérir", affirme le dalaï-lama.

« Tu as en toi la sagesse qui donne la force de guérir », affirme le dalaï-lama. © Ashwini Bhatia/AP / SIPA

La méditation m’a sauvé* est un livre qui ne peut pas laisser indifférent. C’est un ouvrage qui amène à se poser beaucoup de questions sur les pouvoirs de l’esprit sur le corps, de la méditation sur la conservation de la santé, voire la guérison, un livre parfait pour les longues soirées d’automne. L’ouvrage raconte l’histoire de Phakyab Rinpoché, un moine tibétain d’une quarantaine d’années qui s’est confié à Sofia Stril-Rever, présentée comme indianiste, écrivain et biographe du dalaï-lama, qui enseigne la méditation et le mantra yoga.

Le 16 novembre 2003, il prend la décision la plus importante de sa vie. Alors qu’il est pris en charge gratuitement à New York, à l’hôpital Bellevue, dans le cadre du programme des survivants de la torture géré par le ministère américain de la Santé, il décide d’arrêter les soins. Et pourtant, il souffre d’une « nécrose destructrice » à la cheville droite liée à des brutalités policières. Selon le diagnostic, le processus de décomposition du cartilage, des os et des tissus est irréversible, trop avancé pour envisager une chirurgie conservatrice. Tous les médecins consultés insistent sur l’urgence de l’amputer, pour éviter une infection généralisée fatale. De plus, une tuberculose osseuse ronge ses vertèbres.

Impossible d’accepter l’amputation

S’il prend cette décision ce 16 novembre, c’est qu’il vient de recevoir une réponse du dalaï-lama en personne au courrier qu’il lui avait adressé en lui demandant de l’aider dans son choix. Il faut savoir qu’il n’a jamais accepté l’idée d’une amputation. « Couper n’est pas soigner », martèle-t-il régulièrement, déçu par cette solution proposée par les médecins d’une nation si puissante. « Je préfère rester un lama à patte d’éléphant (en raison de l’oedème monstrueux de sa jambe, NDLR), plutôt qu’à patte de souris (la taille de la prothèse, NDLR) », fait-il dire à son interprète.

« La mutilation physique est invalidante », ajoute-t-il. En plus, « couper une partie de ma jambe, c’est également détruire le support physique du système nerveux qui lui correspond. Plus tard ce sera un obstacle dans mes pratiques de yoga de l’énergie interne, car, aux stades avancés, ils requièrent de pouvoir faire circuler le principe vital à travers un corps physique complet. » Et cette intégrité est aussi importante après la mort, a fortiori pour un moine bouddhiste.

Trois années de méditation

Alors la réponse du dalaï-lama vient le conforter dans sa décision : « Pourquoi cherches-tu la guérison à l’extérieur de toi ? Tu as en toi la sagesse qui donne la force de guérir. Une fois guéri, tu enseigneras au monde comment guérir. » Il faudra trois années de méditation très intense à cet homme initié dès l’âge de 16 ans pour que sa cheville se régénère et qu’il puisse à nouveau marcher sans béquille et sans souffrir. Les comptes rendus médicaux sont éloquents. Les médecins qui l’ont suivi parlent de « guérison inexpliquée », voire « miraculeuse ». Lui regrette que ces hommes de science restent aussi hermétiques aux possibilités de la méditation, de la puissance de l’esprit sur le corps. Mais une chose est certaine : bien peu de personnes dans le monde peuvent atteindre le niveau de spiritualité de Phakyab Rinpoché.

 

* « La méditation m’a sauvé », éditions du Cherche-midi, 280 pages, 16,80 euros

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Une nonne auvergnate, premier aumônier national bouddhiste des prisons

Posté par cercletibetverite le 24 novembre 2014

http://www.lamontagne.fr/auvergne/2014/10/29/une-nonne-auvergnate-premier-aumonier-national-bouddhiste-des-prisons_11199092.html

AUVERGNE > CLERMONT-FERRAND 29/10/14 – 10H03

Une nonne auvergnate, premier aumônier national bouddhiste des prisons

Lama Droupguy , none bouddhiste du monastère proche de Saint-Gervais d'Auvergne qui a été nommée aumônier national bouddhiste des prisons cet été par l'UBF. le 13/10/2014 photo franck boileau

Lama Droupguy , none bouddhiste du monastère proche de Saint-Gervais d’Auvergne qui a été nommée aumônier national bouddhiste des prisons cet été par l’UBF. le 13/10/2014 photo franck boileau

Nonne du monastère de Laussedat dans le Puy-de-Dôme, Lama Droupgyu est le premier aumônier national bouddhiste des prisons. Le poste vient d’être créé par l’Union des bouddhistes de France.

Cellule. Un mot, deux réalités. Celle de Fabienne est monastique. Ex-recluse volontaire du centre de méditation de Laussedat, près de Saint-Priest-des-Champs, elle y a suivi deux longues retraites consécutives. Soit près de sept ans de mise entre parenthèses du monde extérieur. Elle en est ressortie Lama, et a fait le choix de la vie religieuse.

Nonne, Lama Droupgyu (son nouveau nom de “baptême”) reste néanmoins beaucoup investie dans la vie séculière. Elle représente notamment depuis plusieurs années sa congrégation, issue de la lignée des Kagyupa du bouddhisme tibétain, au sein de l’Union bouddhiste de France (UBF). Après en avoir été vice-présidente, elle vient de se voir confier la charge, nouvelle, de l’aumônerie des prisons. Là où l’autre réalité du terme “cellule” prend tout son sens.

Les Bouddhistes aussiLa moniale auvergnate est donc devenue le premier aumônier national bouddhiste des prisons. Les Églises catholique, protestante et orthodoxe avaient déjà le leur. Le Judaïsme et l’Islam également. Les Bouddhistes faisaient exception. La nomination de Droupgyu comble cette lacune. Elle comprise, sept aumôniers bouddhistes officient désormais dans les prisons françaises. Trois autres doivent les rejoindre.

« L’objectif fixé au sein de l’UBF pour la fin 2014 sera atteint », précise l’aumônière. « Mais ce n’est qu’un début. Il y a 191 prisons en France, il faudrait autant d’aumôniers », sourit-elle. Autant dire que cela prendra du temps. D’autant que la formation nécessaire à l’agrément de l’UBF est longue et exigeante.

« La préservation de la pureté des enseignements bouddhistes en dépend », précise Lama Droupgyu. Afin de tenir compte de la grande diversité des courants, écoles et traditions du bouddhisme, la nonne travaille à la mise en place d’un “tronc commun” aux différentes tendances.

Détenus en demandeAutre objectif, la mise en place d’un calendrier de célébrations liées aux grandes dates du bouddhisme : naissance du Bouddha, accession à l’Éveil, etc., « afin de rythmer les années d’enfermement par des rendez-vous ». L’aumônière est également invitée à faire des interventions à l’École nationale de l’administration pénitentiaire. Mais l’essentiel reste l’action auprès des détenus.

« Les rencontres se font au gré de leurs demandes. Elles ont lieu soit au parloir, soit dans leur cellule, soit dans la salle de culte ». Des séances de pratique collective de méditation sont également mises en place. Ces initiations ont l’avantage d’offrir un “remède” immédiat à la souffrance que génère l’enfermement. « Il n’y a aucun prosélytisme, précise Lama Droupgyu. Tout se fait à partir des souhaits des détenus ».

Yves Le Faou

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LA LEGENDE DE BOUDDHA

Posté par cercletibetverite le 10 novembre 2014

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Bouddhisme Le dalaï-lama se confie dans un entretien exclusif

Posté par cercletibetverite le 24 octobre 2014

http://www.lemondedesreligions.fr/actualite/le-dalai-lama-se-confie-dans-un-entretien-exclusif-24-10-2014-4331_118.php

Bouddhisme

Le dalaï-lama se confie dans un entretien exclusif

propos recueillis par François Gautier à New Delhi (Inde) – publié le 24/10/2014

Le dalaï-lama ne donne pratiquement plus d’interviews. Exceptionnellement, car nous le connaissons depuis fort longtemps, il a confié au Monde des Religions ses inquiétudes quant au terrorisme de l’Etat islamique, ses craintes sur la Chine et l’avenir du Tibet, sa fatigue du protocole et ses espoirs d’un XXIe siècle de dialogue interreligieux.

© Pascal Pavani / AFP

© Pascal Pavani / AFP

 

Votre Sainteté, vous organisez une remarquable conférence interreligieuse. Mais aujourd’hui, les hommes ne continuent-ils pas de s’entretuer au nom des religions ? Même des bouddhistes massacrent des musulmans du Myanmar !

C’est vrai. J’en suis extrêmement triste et j’ai fait remontrance aux bouddhistes du Myanmar… Je dis d’ailleurs toujours aux gens qu’au lieu de considérer qu’il n’y a qu’une seule vérité et une seule religion, il faudrait accepter qu’il existe plusieurs vérités et de nombreuses religions (silence)… En même temps, je ne veux pas que les gens se convertissent d’une religion à une autre : je suis bouddhiste et pour moi le dharma (chemin spirituel) du Bouddha reste une vérité éternelle et universelle ; vous êtes chrétien et vous devez le rester. Cela pourrait sembler une contradiction, mais les deux vérités se complètent.

Vous êtes prix Nobel de la Paix et votre sincérité est rarement mise en cause – hormis par les Chinois. Croyez-vous qu’il en soit de même pour les autres leaders spirituels ?

On constate aujourd’hui, il est vrai, qu’un fondamentalisme particulier s’est glissé dans certaines religions. Cependant, toutes ces traditions spirituelles existent depuis des milliers d’années et on ne peut pas les changer. Ça, c’est la réalité. Ainsi, pour cette communauté religieuse ou cette autre, leur Dieu est la seule vérité qui compte. Mais les temps changent et si vous observez l’Église catholique, le pape François est un homme tout à fait remarquable, qui lui-même a initié de nombreux dialogues interreligieux. L’Occident prend donc conscience qu’il existe d’autres traditions spirituelles dans le monde, autrefois considérées « païennes », ce qui est totalement nouveau… (silence)

On pourrait appeler cette nouvelle conscience interreligieuse une « éthique laïque », qui je crois peut apporter une certaine tranquillité d’esprit et même une paix et un bonheur intérieurs, car ces tensions interreligieuses ont provoqué de nombreuses guerres et sévissent encore aujourd’hui. (Le dalaï-lama fait une autre pause)

Prenez par exemple un singe mâle, physiquement très fort et puissant, qui règne sur le groupe et effraie les plus faibles. Ce singe est aussi un animal social et, même s’il a un sens limité de l’altruisme, sa survie dépend du reste de la communauté. De fait, biologiquement, les animaux ont eux aussi un instinct collectif qu’on pourrait presque appeler un certain amour de l’autre. Voilà ce que j’appelle « éthique ».

Chez les humains, ce sens collectif est intelligent ; au lieu de s’étendre seulement au groupe, il peut toucher l’humanité entière, et même inclure les animaux ou la nature. Cette éthique est donc universelle. Je le répète d’ailleurs très souvent : l’amour est une religion universelle – et pas seulement une philosophie. Cet amour et ce respect des autres religions devraient être promus dès le jardin d’enfant grâce à des méthodes logiques et scientifiques. Ainsi, la peur et la haine disparaîtraient-elles graduellement de l’humanité.

Que pensez vous de la décapitation des otages par les djihadistes de l’État islamique (EI) ?

Terrible (silence). C’est le plus grand danger auquel l’humanité fait face aujourd’hui.

 

[...]

 

Bouddhisme Le dalaï-lama se confie dans un entretien exclusif dans BOUDDHISME 4330_mdr68> Retrouvez l’interview exclusive du dalaï-lama en intégralité dans le numéro 68 du Monde des religions, disponible en kiosque ou sur notre boutique en ligne.

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Les 13 premiers dalaï-lamas : 5 siècles sur le toit du monde

Posté par cercletibetverite le 16 octobre 2014

http://www.lemondedesreligions.fr/savoir/les-13-premiers-dalai-lamas-5-siecles-sur-le-toit-du-monde-16-10-2014-4243_110.php

Bouddhisme

Les 13 premiers dalaï-lamas : 5 siècles sur le toit du monde

Virginie Larousse – publié le 16/10/2014

Moine moraliste ou poète volage, fin diplomate ou réformateur intransigeant… Bien que partageant la même émanation, les dalaï-lamas se suivent mais ne se ressemblent pas. Portraits choisis.

Portrait (colorisé) du 13e dalaï-lama.

Portrait (colorisé) du 13e dalaï-lama.

 

Si les dalaï-lamas sont à la fois l’émanation d’Avalokiteshvara, le très populaire bodhisattva de la compassion, mais aussi celle de son prédecesseur dans cette fonction, il ne faudrait pas en déduire trop hâtivement que le dalaï-lama n’est que la copie conforme de celui qui le devança. Chacun d’entre eux a une personnalité marquée, avec son caractère propre, ses forces et ses faiblesses. Chacun d’entre eux, à sa manière, a contribué à faire évoluer l’institution qu’il incarnait, autant que le pays auquel il est intrinsèquement lié. Mais si leur destin est loin d’avoir été identique, tous sont issus de la puissante branche Gelugpa du bouddhisme tibétain.

Fondée au début du XVe siècle par le lama Tsongkhapa, l’école Gelugpa a pour ambition de redonner de l’importance aux canons du Vinaya, le code éthique des moines (surnommés, dans cette école, « bonnets jaunes » en raison de leur costume). Elle devient la première force religieuse et politique au Tibet pendant le XVIe siècle, et connaît un incroyable succès en Mongolie et dans le sud de la Sibérie, entre le XVIe et le XVIIIe siècle. De nos jours, encore, c’est la plus influente des doctrines du bouddhisme tibétain.

Naturellement, celui qui fut reconnu, à titre posthume, comme le 1er dalaï-lama, ne pouvait qu’appartenir à cette école. C’est le neveu de son fondateur, le moine Gendün Drub (1391-1474), qui est identifié comme tel. Qualifié, à une époque où le titre de dalaï-lama n’existait pas encore, d’Omniscient et de grand pandita (érudit), il était reconnu dès son vivant comme l’incarnation d’Avalokiteshvara. Sa naissance même est auréolée, à l’instar de celles des grands mystiques, de légendes miraculeuses : cherchant à le mettre à l’abri d’une attaque de voleurs, sa mère aurait dissimulé le nourrisson dans une grotte. Mais, une fois le danger écarté, alors qu’elle allait le récupérer, la jeune femme réalisa avec horreur que des chacals rôdaient autour de la cachette, et craignit le pire. Pour son plus grand soulagement, un vautour, incarnation d’une déité du bouddhisme, avait veillé sur le bébé. Ordonné moine à l’âge de 20 ans, le 1er dalaï-lama n’a de cesse de diffuser les enseignements de Tsongkhapa, œuvrant, en particulier, à faire respecter les préceptes moraux alors fort négligés dans certains monastères. Sollicité à plusieurs reprises pour prendre la tête de l’école des Gelugpa, il refuse, préférant mener un travail de terrain, et fonde notamment le monastère de Tashilhunpo (province du Tsang), appelé à un brillant avenir.
Immédiatement après sa mort, on trouve sa réincarnation en la personne du plus haut dignitaire des Gelugpa, Gendün Gyatso (1475-1542). Fin politique, il renforce habilement ses relations de patronages – il enseigne à des princes ou autres éminents personnages, ces derniers garantissant sa sécurité économique et politique – et contribue donc grandement à asseoir l’autorité des Gelugpa.

En 1546, le futur Sonam Gyatso (1543-1588) est officiellement reconnu comme son successeur. Son intelligence politique et sa clairvoyance allaient déterminer le tournant politico-religieux qui se produisit en Mongolie, à la fin du XVIe siècle. Poursuivant l’œuvre de son prédecesseur, l’homme n’est pas sans comprendre l’importance de s’allier les puissants de ce monde pour diffuser la doctrine des Gelugpa, et entreprend donc d’aller prêcher auprès des voisins mongols. En 1578, l’empereur mongol Altan Khan propose au maître tibétain une relation dite yon-mchod, « donateur-donataire » : un « seigneur des offrandes » laïc pourvoit aux besoins d’un maître spirituel, par des paiements en nature, en argent ou par une protection, voire une aide militaire. Comme le voulait la coutume, ils échangèrent des titres honorifiques pendant leur rencontre, et c’est ainsi qu’Altan Khan qualifia le sage de « magnifique Vajradhara (Bouddha primordial), océan bon, brillant et plein de mérites ». En bref, de dalaï-lama. À vrai dire, cet événement était tout à fait mineur à l’époque de Sonam Gyatso. Ce n’est qu’à partir du XVIIe siècle que ses conséquences deviennent essentielles, lorsque le pouvoir politique est mis dans les mains du dalaï-lama.

Réincarnation providentielle

Providentiellement, la réincarnation de Sonam Gyatso est identifiée dans la personne du fils d’un prince mongol de la famille d’Altan Khan. Coup de génie de la part des Gelugpa, qui renforcent ainsi de façon fort stratégique leurs excellentes relations avec les Mongols. Yönten Gyatso (1589-1616) est, à ce jour, le seul dalaï-lama d’origine non tibétaine. Un choix d’autant plus opportun qu’à cette époque, le Tibet est en proie à la guerre civile, et que les alliés mongols se révélèrent être les sauveurs de la situation.

Tout aussi providentielle est l’identification du 5e dalaï-lama, Ngawang Lobsang Gyatso (1617-1682),   surnommé « le Grand Cinquième », et dont le règne est resté dans les annales de l’histoire tibétaine. Doté d’un sens politique exceptionnel, il permit l’unification du Tibet en 1642, après l’âpre guerre civile qui avait déchiré différents clans. C’est pendant son ère que le dalaï-lama acquiert le statut de protecteur d’un pays dont l’identité nationale se forge peu à peu autour de sa fonction et du palais du Potala, qu’il fait construire à Lhassa.

Sa renommée est telle que l’empereur mandchou de Chine l’invite, en grande pompe, à Pékin. Érudit exceptionnel, le Grand Cinquième est l’auteur d’une œuvre prolifique. Une popularité si grande que son décès fut tenu secret… pendant plus de dix ans, le régent prétendant qu’il était entré dans une longue retraite de méditation. L’annonce de sa mort est finalement accueillie avec force larmes et lamentations. Deux siècles plus tard, à Lhassa, on se remémorait encore les vertus du vénérable dalaï-lama.

Erreur de casting

Dès lors, quelle ne fut pas la surprise que sa réincarnation provoqua par son comportement pour le moins inadapté. Les parents mêmes de celui qui allait devenir le 6e dalaï-lama, Tshangyang Gyatso (1683-1706), doutaient à ce point que leur fils fût la réincarnation d’un maître qu’ils tentèrent d’empêcher les émissaires, guidés par les oracles, de voir le garçon. Ce dernier est pourtant bel et bien identifié comme tel. Bien plus passionné par la pratique du tir à l’arc que par l’étude des textes sacrés, il éclate en sanglots au moment d’être tonsuré. Pire, il menace de se suicider si on ne le laisse pas renoncer à ses vœux. Au bout de quelque temps, il refuse tout simplement la tonsure et le froc, préférant arborer cheveux longs, tuniques de brocart bleu et bijoux aristocratiques. Se sentant autorisé à mener la vie qu’il souhaite, il passe ses journées à tirer à l’arc ou à chevaucher avec des amis, et ses nuits dans les tavernes ou les maisons privées, à courtiser des jeunes filles – y compris celle du régent. Le 6e dalaï-lama était, il faut dire, doué d’un talent remarquable dans la composition de poèmes amoureux d’une rare sensibilité. Mais les hiérarques Gelugpa n’ont que faire de ce talent. Inquiets des conséquences qu’un tel comportement était susceptible d’entraîner, ils décident, en accord avec les Chinois et les Mongols, de le faire arrêter et déporter. L’excentrique lama meurt en chemin – même si certaines légendes racontent qu’il aurait en fait échappé à ses gardes pour mener la vie amoureuse qui lui convenait…

De fait, les dalaï-lamas, du 6e au 12e, furent loin d’égaler le Grand Cinquième. Leur rôle dans la direction du Tibet s’affaiblit, alors que l’influence de pays étrangers (en particulier de la Chine) ne fait que s’accroître. À partir du 7e dalaï-lama, Kelsang Gyatso (1708-1757), les Chinois établissent une mainmise sur le Pays des Cimes enneigées, au point d’en faire une colonie dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, en y implantant des ambans, ou gouverneurs mandchous. Ce qui explique notamment pourquoi la Chine moderne revendique le contrôle du Tibet, qui joue un rôle clé pour la sécurité de ses frontières occidentales. Le 7e dalaï-lama n’exerce alors plus qu’un rôle religieux. Son successeur, Jampel Gyatso (1758-1804), ne peut malheureusement pas faire mieux : diverses structures administratives sont mises en place pour renforcer l’autorité des Qing chinois dans les affaires tibétaines, et ce d’autant que les Tibétains sont contraints de les appeler à l’aide pour contrer une invasion des Népalais. Les Chinois commencent même à intervenir dans le choix des incarnations des dalaï-lamas et des panchen-lamas.

Les quatre dalaï-lamas qui se succèdent au XIXe  siècle meurent particulièrement jeunes (entre l’âge de 9 et de 24 ans), dans des circonstances d’ailleurs obscures. Ont-ils été assassinés par des agents des Qing, de façon à fragiliser l’institution ? Ont-ils été au contraire supprimés par des aristocrates tibétains soucieux d’éviter qu’un pouvoir fort ne contrecarre leurs intérêts ? Toujours est-il que la domination chinoise se renforce sur le Toit du Monde. Le 9e dalaï-lama, Lungtok Gyatso (1805-1815) fit pourtant forte impression à Thomas Manning, commerçant britannique parmi les premiers à nouer des liens avec le Tibet. Selon lui, le petit dalaï-lama était un beau garçon, élégant, raffiné, intelligent, qui contrôlait parfaitement ses facultés à l’âge de 6 ans. Le 10e dalaï-lama, Tsultrim Gyatso (1816-1837), de santé fragile, ne joua aucun rôle, tout comme le 11e dalaï-lama, Kedrup Gyatso (1838-1855) et le 12e, Tinle Gyatso (1856-1875).

Contraint par deux fois à l’exil

Heureusement, une nouvelle ère semble s’ouvrir avec le 13e dalaï-lama, Thubten Gyatso (1876- 1933). Exaspéré par l’ingérence de la Chine, il est de plus confronté aux ambitions des Britanniques sur le Tibet, lesquels n’hésitaient pas à y mener des incursions armées. Le jeune dalaï-lama fait des rêves inquiétants, et est victime à 24 ans d’une tentative de meurtre par magie noire – un mantra de malheur ayant été dissimulé dans ses bottes. Soucieux d’éviter toute mainmise des Anglais sur son pays, il sollicite, sans succès, l’aide des Russes, et est finalement contraint de s’exiler en Mongolie, en 1904. En 1908, il se rend à Pékin pour y rencontrer l’impératrice, véritable maîtresse du pays. L’ambassadeur américain en Chine, qui assiste à la scène, raconte : « Le dalaï-lama avait été traité avec tout le cérémonial dont tout souverain indépendant aurait pu être gratifié ». Lorsque l’impératrice meurt quelques mois plus tard, c’est le dalaï-lama qui conduit les rituels funéraires et compose l’éloge funèbre…

De retour à Lhassa après presque cinq ans d’exil, il prend cependant conscience des manœuvres des Chinois pour s’emparer du territoire, d’autant qu’un officier sanguinaire, Zhao Erfeng, nommé résident impérial au Tibet, va mater brutalement une rébellion tibétaine. De nouveau, le 13e dalaï-lama doit s’enfuir et se réfugier en Inde. Mais en 1911, la révolution en Chine provoque le chaos au sein de l’armée, ce dont les Tibétains profitent pour reprendre le contrôle de leur pays. De retour à Lhassa, le dalaï-lama coupe tous les liens avec la Chine et proclame le Tibet indépendant, précisant qu’avec la formation du nouveau gouvernement en Chine, la relation traditionnelle entre les deux pays, fondée sur le yon-mchod, « se dissolvait comme un arc-en-ciel dans le ciel ». En outre, il décide de procéder à des réformes destinées à moderniser son pays, en particulier au niveau militaire et social (création d’écoles inspirées du modèle anglais, installation de l’électricité dans la capitale, mise en place d’un réseau postal, etc.).

Des Paroles prophétiques

La politique de cet homme intransigeant – il ne s’opposa pas à la décapitation de plusieurs membres du gouvernement accusés d’avoir collaboré avec les Chinois – se révèle pourtant inefficace, car elle se trouve en butte à de nombreuses résistances. Il n’en demeure pas moins que le 13e dalaï-lama est l’un de ceux qui marqua le plus l’esprit de ses compatriotes. Quelques mois avant sa mort, il déclare : « Si nous ne sommes pas capables de défendre notre pays, les saints lamas, y compris “les père et fils triomphants” (le dalaï-lama et le panchen-lama) seront éliminés sans qu’il reste trace de leurs noms ; les biens des lamas réincarnés et des monastères, ainsi que l’argent destiné aux services religieux seront saisis […] ; mes fonctionnaires, dépossédés de leur patrimoine et de leurs biens, seront réduits à l’état d’esclaves ; et mon peuple, soumis à la peur et à la misère, sera incapable de supporter le jour et la nuit. Une telle ère viendra certainement. » Paroles ô combien prophétiques.

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Matthieu Ricard: «Je ne serai jamais un gourou»

Posté par cercletibetverite le 8 octobre 2014

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Actu Par Patrick Baumann – 08.10.2014 06:00

Matthieu Ricard: «Je ne serai jamais un gourou»

Le bouddhiste le plus célèbre après le dalaï-lama. Un scientifique, un moine, un homme bienveillant mais non dénué d’humour qui milite inlassablement pour une cause: l’altruisme.

Beaucoup d’apprentis méditants se demandent si, parfois, il vous arrive de vous dire: «Zut, ce matin, je reste au lit.»
Le secret de la méditation, c’est d’en faire quand on n’en a pas envie. Si on ne navigue que par beau temps, on ne saura jamais traverser l’Atlantique et réagir en cas de tempête. C’est très facile de méditer au soleil quand on a le ventre plein, mais le cœur de la méditation, c’est de pouvoir garder une certaine liberté intérieure, un altruisme dans des circonstances de la vie difficiles.

Notre esprit peut être notre meilleur ou notre pire ennemi, dites-vous. Vous avez souvent connu la deuxième occurrence?
Bien sûr, quand j’avais 18  ans, tous les drames de l’adolescence… mais en même temps j’avais toujours l’idée qu’au fond de moi il y avait quelque chose d’invulnérable, un élément qui n’était pas touché par ça, et cela m’a donné beaucoup de confiance. Tout paraît extrêmement difficile à l’extérieur, mais il y a une pépite d’or qui ne demande qu’à venir à la surface et à être polie… Et même si en certaines occasions cette pépite tombe dans la boue, on peut toujours la reprendre et la faire briller! C’est un potentiel extraordinaire qu’on possède en chacun de nous!

En mai 1968, vous préfériez monter sur l’Himalaya que sur les barricades. Déjà la sagesse intérieure?
J’étais un peu sur les barricades, je trouvais ça sympathique mais je n’ai pas lancé beaucoup de pavés.

Ah bon, vous avez lancé des pavés?
Aucun caillou sur quelqu’un, rassurez-vous, mais j’étais à la Sorbonne en même temps que Daniel Cohn-Bendit, je ne pouvais pas y échapper. A cet âge-là, je savais surtout ce que je ne voulais pas dans la vie: m’ennuyer ou souffrir, ne pas lui trouver un sens. Ce sens qui m’a été donné par la rencontre avec mes maîtres spirituels.

Pourquoi aller chercher des maîtres spirituels au Tibet, les exemples occidentaux ne suffisaient pas? L’abbé Pierre, par exemple?
Dans l’Himalaya, on vous indique que tel grand maître vit là, tel autre à trois kilomètres, il y a profusion. A Paris, allez demander où trouver un maître spirituel, mieux vaut demander le chemin des Galeries Lafayette! L’abbé Pierre, je l’ai rencontré bien plus tard. Ce sont les aléas de l’existence. Je n’ai pas de regrets.

Pas de regrets, mais de la nostalgie parfois par rapport à ce monde occidental quitté il y a plus de quarante ans?
Non, ou alors le regret de n’avoir pas pratiqué, aidé plus!

Pratiqué plus? Vous plaisantez?
Non, je suis un peu paresseux. Certaines personnes ont passé douze ans en retraite dans une grotte! Moi seulement cinq! Je suis un peu du genre ramollo! (Rire.)

Sur les chemins de Katmandou, en pleine période hippie, vous n’avez jamais succombé à la tentation des paradis psychédéliques?
Fumer un joint ne m’a jamais tenté, et la cigarette, j’en ai fumé la moitié d’une et j’ai trouvé ça dégoûtant! J’ai goûté un verre d’alcool, trop fort à mes yeux. Faire du vin avec du jus de raisin, c’est pour moi un gâchis total! Mais je ne suis pas un type austère ou janséniste, c’est juste une question de goût!

Est-ce votre formation de biologiste (une thèse en génétique cellulaire) qui vous a fait choisir le bouddhisme plutôt que le christianisme? Faire le pari de croire à un Dieu révélé, comme le suggérait Pascal, heurtait votre rigueur scientifique?
A l’époque, je n’étais pas fondamentalement contre. J’ai lu Maître Eckhart. Mais le rien qui devient quelque chose… ce Dieu dont on ne sait pas l’origine et qui a toute-puissance pour créer, pourquoi ne crée-t-il pas tout le temps? Le bouddhisme m’a paru plus satisfaisant sur le plan intellectuel, mais je ne suis pas un athée militant. Simplement, je ne vois pas comment cela pourrait marcher.

Vous étiez ami avec le célèbre photographe Henri Cartier-Bresson. Est-ce à cause de vous qu’il est devenu bouddhiste à la fin de sa vie?
Non. Je l’ai rencontré longtemps avant et longtemps après. A 18 ans, je lui avais montré certaines de mes photos qui ne l’avaient pas du tout intéressé, ce qui m’avait un peu vexé (sourire). Trente ans après, il a écrit un paragraphe très gentil à mon propos au dos de mon livre L’esprit du Tibet. On est devenus très proches. Il est officiellement devenu bouddhiste à 90 ans! Je l’ai vu quinze jours avant sa mort. Il y avait sur sa table un verre d’eau et une petite image du dalaï-lama. C’était un sacré caractère! Il m’avait grondé lors d’une exposition de mes photos à Paris en me découvrant dans la galerie. «Un photographe ne doit jamais venir à ses propres expositions!»

Une photo est toujours bouddhiste, elle magnifie l’instant présent, non?
C’est ce qu’a dit Cartier-Bresson au dalaï-lama. Qui lui a répondu, taquin: «Mais pas du tout! Quand vous prenez la photo, vous imaginez l’avenir et, quand vous la regardez, vous êtes dans le passé!»

Empathie, bienveillance, compassion, ce ne sont pas des termes interchangeables à vos yeux, pourquoi?
C’est important de faire la différence. Le burn-out, par exemple, qui affecte près de la moitié du personnel soignant, est une détresse empathique qui naît d’un épuisement émotionnel. Alors que la compassion et l’amour altruistes sont situés ailleurs, dans deux réseaux différents du cerveau. En cultivant la bienveillance, on remédie à la détresse empathique. C’est l’objet des travaux de la neuroscientifique Tania Singer, directrice de l’Institut Max Planck, à Leipzig, auparavant à l’Université de Zurich, avec qui je collabore.

La chaleur humaine, le bon cœur, ça se cultive comme une plante d’appartement et vingt minutes par jour suffisent à transformer un individu?
Oui. L’empathie fatigue, il y a une fatigue de l’empathie, jamais de la compassion. L’amour altruiste ne se fatigue pas!

Il faudrait imposer la méditation quotidienne dans les écoles, l’inscrire dans la Constitution?
Non, on peut obliger les gens à respecter les feux rouges, mais on ne peut pas les obliger à méditer. On ne peut que les inspirer à se transformer! A devenir plus altruistes, à s’occuper des animaux. C’est le thème de mon dernier livre, Plaidoyer pour les animaux. Il y a une énorme incohérence dans nos sociétés qui ont fait d’énormes progrès en matière de droits de l’homme, de la femme ou de l’enfant, mais qui n’accordent que très peu de valeur à la vie animale. On tue cent milliards d’animaux pour notre consommation quotidienne et mille milliards d’animaux marins.

Pourtant, on idolâtre son chat et on offre des séances psy à son chien?
C’est le grand paradoxe. La France s’émeut quand un voyou lance un petit chat contre un mur en se filmant mais, le même jour, 500 000 animaux sont abattus dans des conditions atroces. Je ne veux pas condamner, simplement dire: je vous en supplie, ne détournez pas le regard, la face cachée des abattoirs, ça existe! Les animaux sont des êtres sensibles. Nous sommes peut-être plus évolués qu’eux sur certains plans, mais ils ont aussi des capacités dont nous sommes dépourvus. Usain Bolt court moins vite qu’un chat et Michael Phelps nage à la vitesse d’une carpe, et une carpe, franchement, ça ne nage pas très vite! Une tortue ne peut peut-être pas jouer une fugue de Bach, mais elle peut vivre, elle, jusqu’à 350 ans!

On vous voit à l’ONU, au Forum de Davos, nous sommes ici au cœur de la «city» genevoise, dans les locaux de la Fondation Lombard Odier, co-organisatrice de ce cycle de conférences sur la philanthropie que vous inaugurez à l’université. Vous croyez vraiment pouvoir transformer le loup capitaliste en agneau altruiste?
A Davos, il y a des économistes comme Joseph Stiglitz ou d’autres qui travaillent sur la notion d’économie de la solidarité. Si je suis invité, c’est que cela intéresse. Petit à petit, les mentalités changent!

Vous ne craignez jamais d’être pris pour un alibi humanitaire?
Je dissipe très rapidement toute équivoque! Je ne suis pas là pour adhérer au système d’Homo economicus. Je suis là pour essayer d’inspirer une économie solidaire. Notamment l’économie du Caire, incarnée par un homme comme Muhammad Yunus (Prix Nobel de la paix 2006). Le business doit profiter à la société. L’argent est au service de la société, pas le contraire! Si on peut le dire à Davos et ailleurs, tant mieux!

Vous êtes devenu une star planétaire. Vos conférences sont bondées, vos livres se vendent par centaines de milliers, la peur de devenir un gourou ne vous effleure jamais?
Non. Aux gens qui me demandent de pouvoir étudier avec moi, je réponds toujours: je vais vous rendre le meilleur service de votre vie. Allez voir mes maîtres spirituels au Tibet. Attention au miroir aux alouettes, moi je ne suis qu’un disciple, un interprète qui essaie de partager les idées qui lui sont chères. Je ne me prends pas la tête, je ne serai jamais un gourou!

Notre société stressante met pourtant la zénitude à toutes les sauces, même sur les crèmes de beauté, cela vous inspire quoi?
Qu’il y a une nostalgie pour la tranquillité! (Rire.) Moi-même, quand j’arrive sur le balcon de mon ermitage au Népal et que je sais que je vais avoir trois mois de tranquillité devant moi, je suis heureux, je prends une bonne douche froide et j’oublie en dix secondes le monde moderne.

Vivre en ermite, c’est comment?
Tranquille, justement (sourire). Mon ermitage est grand comme cette table, soit environ 2,80 mètres sur 3. Pas de chauffage, un peu d’eau froide, un petit gaz, une baie vitrée sur l’Himalaya. Et là je peux vivre avec 40 euros par mois!

Vous avez fait vœu de célibat et de chasteté. Un thème qui agite les esprits dans l’Eglise catholique. Dans la communauté monastique tibétaine aussi?
Non. Mes deux maîtres spirituels étaient mariés avec des enfants et n’avaient pas choisi de prendre les vœux. J’ai choisi le célibat et la chasteté par cohérence, si je désire partir trois ans en retraite et que j’ai trois enfants, je leur fais du tort.

La sexualité, n’est-ce pas aussi une forme d’altruisme?
Cela dépend comment elle est vécue. Si c’est avec obsession, elle peut être source de souffrance.

Vous avez hésité avant d’y renoncer?
Jusqu’à 30 ans, les options étaient ouvertes. Mon maître m’avait conseillé de ne pas me marier avant cet âge-là. Il ne m’avait pas dit d’être chaste mais d’attendre. Et j’ai choisi de ne pas avoir des responsabilités qui ne cadraient pas avec mes activités. Je m’en porte très bien.

Le 9 février dernier, le vote de la Suisse à l’égard des étrangers n’était pas très altruiste, qu’en pensez-vous?
Je ne donne aucune leçon. Mais il faut se rendre compte que nous sommes à peine au début d’un grand mouvement migratoire. Si on ne fait rien par considération pour autrui, ce sont 200 millions de réfugiés climatiques qui vont débouler à nos portes d’ici cinquante ans. Avec des conflits graves à la clef.

Un souhait particulier pour votre prochaine réincarnation?
Cette citation souvent prononcée par le dalaï-lama: «Autant que l’espace durera, autant qu’il y aura des êtres, puissé-je moi aussi demeurer pour soulager la misère du monde.» Cela peut prendre encore 100 000 vies!

On va donc vous revoir, Matthieu Ricard?
Oui. Peut-être sous la forme d’une souris. On ne sait jamais!

«Plaidoyer pour les animaux», Allary Editions.
www.karuna-shechen.org

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Véronique Jannot interviewée à Paris par Lilou Macé nous parle de bonheur

Posté par cercletibetverite le 7 avril 2014

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Véronique Jannot interviewée à Paris par Lilou Macé nous parle de bonheur, de spiritualité, de bouddhisme et de l’art d’être heureux. Être heureux, c’est trouver son harmonie, être en accord avec soi… Être heureux pour moi c’est savoir reconnaitre chaque petit bonheur de la vie et le vivre avec un émerveillement sans cesse renouvelé, c’est savoir extraire le meilleur du pire, cultiver le positif, rester ouvert, enthousiaste, curieux, et vivre en empathie avec son prochain. C’est engager tout son être dans cette démarche et ne pas se limiter aux mots. Car le bonheur se ressent plus que ne s’explique. Le bonheur se cultive, il évolue avec notre âge, nos rencontres, nos joies et nos souffrances notre niveau de réalisation. Si tout en nous est cohérent, alors le bonheur est à notre porte…. source http://www.veroniquejannot.com/

Deepak Chopra à Paris 19 mai 2014 au Grand Rex
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