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Témoignage sur la situation des droits de l’homme au Vietnam à la Chambre des Députés du Canada

Posté par cercletibetverite le 25 avril 2015

Témoignage sur la situation des droits de l’homme au Vietnam à la Chambre des Députés du Canada

Do Hoang Diem

Le 21 avril 2015 à la Chambre des Députés du Canada, le Président de Viet Tan a  témoigné au sujet de la situation des droits de l’homme au Vietnam devant Sous-comité des Droits de l’homme Internationaux, dépendant du Comité Permanent des Affaires étrangères et du Développement International.


CHAMBRE DES DEPUTESSous-comité des Droits de l’homme Internationaux du Comité Permanent des Affaires étrangères et du Développement International

Situation sur les droits de l’homme au Vietnam

21 avril 2015

Do Hoang Diem Président de Viet Tan

Monsieur Scott Reid, Président du Sous-comité des droits internationaux,

Chers membres du Parlement,

Mesdames, Messieurs,

Je voudrais tout d’abord remercier le Sous-comité des droits de l’homme internationaux d’avoir organisé cette réunion et de me donner l’occasion de parler de la situation des droits de l’homme au Vietnam. A la fin de la guerre du Vietnam en 1975, le Canada a chaleureusement accueilli de nombreux réfugiés vietnamiens et leur a fourni un nouveau foyer. Nous tenons à vous exprimer notre profonde gratitude pour toute votre gentillesse et votre générosité

Cette année, le 30 avril marquera le 40ème anniversaire de la fin de la guerre du Vietnam. Etudions comment 40 ans de régime communiste a pu affecter le peuple vietnamien. Depuis 1975, le Parti Communiste Vietnamien (PCV) a instauré un des régimes les plus répressifs et corrompus de notre histoire. Immédiatement après avoir pris le contrôle du Sud Vietnam, le PCV a envoyé des centaines de milliers de gens dans des camps de prisonniers où des milliers de personnes sont mortes sous la torture, de famine, de maladie et d’épuisement à la tâche. De 1975 jusque dans les années 1990, leur régime de terreur a conduit de nombreuses personnes à fuir le Vietnam en masse. Parmi ceux qui ont tenté de fuir en bateau, beaucoup ont péri en mer ou ont été victimes des pirates, des centaines de femmes et de jeunes filles ont été violées ou enlevées.

Ce qui ressort peut être le plus de ce régime après 40 ans est leur bilan catastrophique en matière de droits de l’homme. Aujourd’hui, je voudrais concentrer ma présentation sur cinq domaines clés.

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Liberté d’expression et d’information

Au Vietnam, l’Etat contrôle tous les medias. La presse et les émissions de télévision étrangères sont censurées avant même que le public vietnamien n’en prenne connaissance. Le gouvernement réduit au silence toute critique par l’intimidation de la police, le harcèlement, les arrestations arbitraires, les condamnations et les lourdes peines de prison. Selon le classement 2015 de Reporters sans Frontières, le Vietnam figure au 175ème rang sur 180 pays dans le Classement mondial de la liberté de la presse.

En septembre 2013, le gouvernement a adopté le Décret 72 donnant tous pouvoirs à l’Etat pour réprimer l’expression sur les blogs Internet et les médias sociaux. En janvier 2014, ils ont adopté le Décret 174 instituant des peines sévères aux médias sociaux et aux internautes aux idées « anti-étatiques » ou « aux idéologies réactionnaires ». Le gouvernement utilise aussi des attaques DDOS pour fermer les sites internet s’opposant au régime, des logiciels espions et des logiciels malveillants pour pirater les ordinateurs des activistes. Selon Freedom House, ils emploient également des milliers de personnes pour façonner l’opinion publique et répandre des jugements favorables en faveur de l’Etat sur internet.

Les deux principales recommandations au Vietnam qui ressortent de l’Examen Périodique Universel de L’ONU en février 2014 étaient :

    • De créer des conditions favorables pour la liberté d’opinion, d’expression, et de réunion ;

 

  • De s’assurer que la liberté d’expression est protégée aussi bien hors ligne qu’en ligne et de permettre l’accès et l’utilisation d’internet sans restriction et de permettre aux blogueurs, aux journalistes et aux autres internautes et ONGs de promouvoir et de protéger les droits de l’homme.

Liberté de réunion et d’association

Le gouvernement vietnamien interdit tous les partis politiques, les syndicats et les organisations des droits de l’homme indépendants du gouvernement ou du Parti Communiste. Les autorités exigent une autorisation officielle pour les réunions publiques et refusent d’accorder des autorisations pour les réunions, les marches, ou les manifestations qu’ils considèrent irrecevables.

Cependant, au cours des dernières années, de nombreuses protestations ont éclaté au sujet des confiscations de terres par des fonctionnaires corrompus, des mauvaises conditions de travail, du Code du travail inadéquat et des conflits territoriaux avec la Chine. En réponse, les forces de sécurité de l’État sévissent régulièrement contre les personnes participant à ces manifestations et de nombreux militants ont été soit arrêtés soit condamnés jusqu’à 7 ans de prison.

Liberté de religion ou de croyance

Bien que la liberté de religion soit protégée par la Constitution vietnamienne ; il reste cependant beaucoup de décrets administratifs qui limitent de manière significative la liberté de religion. Plus récemment, le Décret 92 qui a été adopté en janvier 2013 étend plus encore le contrôle du gouvernement sur les groupes religieux.

Tous les groupes religieux sont tenus d’adhérer à une association de tutelle contrôlée par le Parti appelée le Front de la Patrie Vietnamienne. Ceux qui ne se plient pas à cette exigence sont souvent arrêtés et harcelés. Les groupes religieux les plus souvent ciblés par le gouvernement incluent l’église Cao Dai, l’église Bouddhiste Hoa Hao, l’église Protestante, les Catholiques Rédemptoristes et l’Église Bouddhiste Unifiée du Vietnam. À titre d’exemple, les autorités locales essaient de forcer la délocalisation de la Pagode Lien Tri, une branche de l’Église Bouddhiste Unifiée du Vietnam, alors que ça fait 60 ans qu’elle occupe son emplacement actuel. Les autorités évoquent pour raison principale que la pagode serait une plaque tournante pour les organisations de société civiles non-autorisées, notamment le Conseil Interconfessionnel du Vietnam.

On peut peut-être mieux comprendre la situation actuelle du Vietnam en lisant le Rapport du Rapporteur Spécial de l’ONU sur la liberté de religion ou de croyance après sa visite au Vietnam en juillet 2014. M. Heiner Bielefeldt écrit dans son rapport qu’ “alors que la vie religieuse et la diversité religieuse sont une réalité dans le Vietnam d’aujourd’hui, l’autonomie et les activités des communautés religieuses ou de croyance, soit des communautés non reconnues, demeurent limitées et risquées. Les droits à la liberté de religion ou de croyance de ces communautés sont extrêmement bafoués et font face à une surveillance constante, à l’intimidation, au harcèlement et à la persécution”.

Droits politiques

Le Vietnam est un État à parti unique dans lequel le Parti Communiste Vietnamien (PCV) détient tout le monopole sur le pouvoir politique. Ce monopole garanti par l’Article 4 de la Constitution qui a récemment été modifiée en 2013, stipule que le PCV est la seule force “dirigeante de l’État et de la société”. Comme indiqué précédemment, tous les partis politiques d’opposition sont interdits et sévèrement persécutés. Les membres de l’Assemblée du Vietnam sont élus au suffrage universel ; cependant, tous les candidats sont examinés de près par le PCV lui-même contrôlé par le Front de la Patrie Vietnamienne. Ceci a valu au Vietnam d’être nommé à la 7ème place par Freedom House, 1 étant la meilleure place et 7 étant la pire.

Par conséquent, le PCV contrôle toutes les branches du gouvernement et selon Freedom House, “l’adhésion au Parti est largement considérée comme un moyen de se faire un chemin dans les affaires et dans la société, et la corruption et le népotisme parmi les membres du Parti est un problème constant”. Selon l’indice 2014 de Transparency International, le Vietnam figure au 119ème rang sur 175 pays en ce qui concerne les problèmes de corruption.

Malgré de nombreux obstacles, des défenseurs de droits de l’homme, des activistes pour la démocratie, des intellectuels et, de plus en plus, d’anciens hauts responsables du PCV ont ouvertement appelé à une réforme politique et à un plus grand respect des droits de l’homme. Le gouvernement a répondu par plus d’arrestations, d’harcèlement et d’intimidation ; une répression que beaucoup d’organisations internationales de droits de l’homme ont qualifié comme la pire des 20 dernières années.

Etat de droit

Au lieu de l’État de droit, le gouvernement vietnamien a misé sur “l’autorité par la loi”, une approche qui applique les lois régissant la sécurité nationale pour supprimer les droits fondamentaux. Pour restreindre la liberté d’expression, les activistes sont accusés sur la foi d’articles formulés vaguement dans le Code pénal comme “propagande contre l’Etat » (Article 88), “subversion de l’administration du peuple » (Article 79), ou “abus des libertés démocratiques afin d’attaquer l’intérêt de l’Etat et les droits légitimes et les intérêts des organisations et/ou des citoyens” (Article 258). De plus, le système judiciaire vietnamien est sous le contrôle du PCV. Lors de cas d’affaires politiques, les procès ont souvent été menés à la hâte et manquent régulièrement de la partialité qui est exigée par les lois internationales.

Les lois vietnamiennes autorisent également “la détention administrative” sans procès, considérant les dissidents pacifiques comme une menace à la sécurité nationale, beaucoup sont assignés à résidence surveillée. Pour éviter toute critique de la part des organisations internationales, les autorités font parfois appel à des accusations apolitiques telles que “la fraude fiscale” pour mettre les activistes en prison. Par exemple, dans son Rapport 2014 sur les Droits de l’homme et la Démocratie, le bureau des affaires étrangères du Royaume-Uni et du Commonwealth avait indiqué que le Vietnam était “un pays difficile” et avait fait la remarque suivante : “il y a un manque de transparence et de responsabilité dans l’ensemble du système juridique. Nous craignons que l’Etat utilise les tribunaux pour punir les dissidents sur des accusations sans fondement. Par exemple, dans le cas de Le Quoc Quan, dont la condamnation à 30 mois de prison pour fraude fiscale a été confirmée en appel en Février 2014, le Royaume-Uni a estimé qu’il avait été emprisonné pour avoir exprimé ses opinions sur la religion, la corruption et la réforme agraire, et que son procès était injuste”.

Recommandations

En conclusion, pour protéger les droits de l’homme et en fin de compte pour soutenir la démocratie au Vietnam, je voudrais faire les recommandations suivantes.

1. Appeler à la libération des prisonniers politiques :

Je demande à ce que le Gouvernement du Canada rejoigne l’Examen Périodique Universel 2014 des Nations Unies en demandant au gouvernement vietnamien “de libérer immédiatement tous les prisonniers politiques détenus et tous les prisonniers détenus pour leur expression pacifique ou leurs croyances religieuses”. On estime qu’il y a actuellement des centaines de prisonniers politiques au Vietnam. La liste des prisonniers les plus en vue inclut notamment l’avocat Le Quoc Quan ; les blogueurs Ta Phong Tan, Nguyen Dinh Ngoc et Nguyen Huu Vinh ; l’activiste des droits fonciers Tran Thi Thuy ; le musicien Viet Khang ; l’activiste Bui Minh Hang, les pasteurs Duong Kim Khai et Nguyen Cong Chinh ; et les défenseurs catholiques pour les droits de l’homme comme Ho Duc Hoa, Dang Xuan Dieu et Nguyen Dang Minh Man.

2. Travailler pour une société civile :

L’Ambassade du Canada au Vietnam devrait rencontrer et soutenir les organisations populaires indépendantes, particulièrement celles qui luttent pour une réforme sociale, une réforme du système juridique et pour les droits de l’homme. Il serait de plus très utile de rencontrer les défenseurs des droits de l’homme en prison ainsi que leurs familles.

3. Insister pour une réforme juridique :

Le Gouvernement du Canada peut insister pour que le Gouvernement vietnamien supprime les Articles 79, 88 et 258 du Code pénal ; ainsi que les Décrets Administratifs 72, 92 et 174. Les représentants de l’Ambassade du Canada devraient demander à assister aux procès politiques et insister pour que le Gouvernement vietnamien respecte les droits de réunion, de liberté d’expression et de création d’organisations civiques.

4. Intégrer les aspects des droits de l’homme dans toutes les relations bilatérales :

Le Gouvernement du Canada peut inclure la réforme juridique et la liberté sur internet dans l’ordre du jour quand il fait la promotion de l’éducation et du commerce avec le Vietnam ; il peut développer une sorte de feuille de route où les améliorations en matière de droits de l’homme seraient connectées à l’économie ou à la sécurité ; il peut soulever les questions touchant les droits de l’homme lors de leurs visites aux organes exécutifs et parlementaires au Vietnam.

#####Pendant longtemps, la communauté internationale, et particulièrement le gouvernement et le peuple canadiens, a soutenu les droits de l’homme au Vietnam. Nous vous remercions de tout ce que vous avez fait. Nous pensons qu’un Vietnam libre et démocratique, où les droits de l’homme sont respectés, est dans le meilleur intérêt pour la Région Asie-Pacifique, et même plus encore. Nous demandons votre soutien pour que notre pays soit libre et que les droits de l’homme soient respectés, pour que le Vietnam puisse devenir un partenaire fiable et solide pour une Asie du Sud-Est sûre et prospère.

Merci encore de m’avoir invité aujourd’hui et j’espère vraiment avoir le plaisir de travailler avec beaucoup d’entre vous dans le futur.

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Discours de M. Do Hoang Diem (pdf)

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Au Népal, «de nouvelles secousses pourraient aggraver la situation»

Posté par cercletibetverite le 25 avril 2015

http://www.lefigaro.fr/international/2015/04/25/01003-20150425ARTFIG00133-au-nepal-de-nouvelles-secousses-pourraient-aggraver-la-situation.php

Au Népal, «de nouvelles secousses pourraient aggraver la situation»

  • Par                              Caroline Piquet
  • Publié                                     le 25/04/2015 à 17:07
Les gens tentent de déblayer un site du patrimoine historique de l'Unesco qui a été sévèrement endommagée par un tremblement de terre le 25 Avril 2015. Il s'agit du Durbar Square, un site qui regroupe de nombreux temples.

Les gens tentent de déblayer un site du patrimoine historique de l’Unesco qui a été sévèrement endommagée par un tremblement de terre le 25 Avril 2015. Il s’agit du Durbar Square, un site qui regroupe de nombreux temples.                                                    Crédits photo : PRAKASH MATHEMA/AFP

INTERVIEW – En contact avec ses équipes au Népal, Mike Penrose, directeur général d’ACF décrit au Figaro.fr la situation sur place. Il craint que d’autres secousses frappent encore le pays.

Un puissant séisme de magnitude 7,9 a fait près des centaines morts au Népal et causé d’importantes destructions à travers le pays, qui compte près de 28 millions d’habitants. Les équipes d’Action contre la Faim (ACF), présentes dans le pays depuis 2011, sont en train de se rendre dans les zones touchées afin d’évaluer l’ampleur des dégâts et des besoins. En contact avec ses équipes au Népal, Mike Penrose, directeur général d’ACF décrit au Figaro la situation sur place.

LE FIGARO – Quel est l’étendu des dégâts matériels et le bilan humain à l’heure où nous parlons (il est 16h en France)?

Mike Penrose. - Katmandou étant située à quelque 90 km de l’épicentre, beaucoup de vieux bâtiments et de vieux monuments ont été détruits à travers toute la ville. Certains sont restés debout mais ont été fragilisées par les secousses et menacent de s’effondrer. Entre l’épicentre et Katmandou, il y a aussi toute une vallée peuplée qui a été touchée, avec de de nombreux villages ruraux. Certains ont été très touchés, d’autres un peu moins. Concernant le bilan humain, il ne va cesser de s’alourdir. On va très vite dépasser les 900 morts. S’il est trop tôt pour savoir combien de personnes ont été touchées par ce drame, on peut déjà imaginer l’ampleur des dégâts: il y a plus de 6 millions d’habitants dans un rayon de 100 km autour de l’épicentre.

Comment s’organisent les secours?

Le gouvernement, les ONG et les Nations unies se sont déjà réunies il y a quelques heures pour organiser les premiers secours et réaliser une enquête de besoins. Du côté d’Action contre la faim, nous avons une équipe de 20 à 30 personnes déjà sur place. Malgré l’usage d’un téléphone satellite, les télécommunications sont très mauvaises depuis le séisme. Mais nous avons eu quelques contacts avec notre équipe et je dois vous dire que les nouvelles ne sont pas très encourageantes. Nos membres, habitués à ces situations d’urgence, sont actuellement en train d’évaluer les besoins de première nécessité comme la fourniture de repas, d’eau propre, de logement, de sanitaires. Tous les gens sont actuellement dehors, car il est dangereux pour eux de rester à l’intérieur des bâtiments qui pourraient s’effondrer.

Katmandou se situe dans une zone de montagne, la ville était-elle préparée à ce genre de catastrophe?

Non, pas du tout. C’est une zone très active d’un point de vue sismique: ils ont déjà connu un séisme dans les années 1930 ayant fait près de 10.000 morts. À l’époque, Katmandou avait été litteralement rasée. Plus récemment, la ville a été de nouveau touchée à la fin des années 1980. Il y avait eu plusieurs centaines de morts. Il faut imaginer une grande ville, avec des petites allées, beaucoup de bidonvilles, des bâtiments qui ne sont pas du tout aux normes pour résister à de telles secousses. Ce qui est à craindre, ce sont les répliques. Après un premier séisme, il y a toujours une seconde secousse, normalement moins violente, qui se manifeste (une deuxième secousse de magnitude 6,6 aurait été enregistrée après la première, selon un institut météorologique indien. NDLR) . C’est ce qu’on appelle en anglais «l’Aftershock». Ces nouvelles secousses pourraient aggraver la situation, faire tomber les immeubles déjà fragilisés et compliquer la tâche des secours.

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Tashi Rabten, ancien prisonnier, s’exprime sur son passé et sa foi en la poésie

Posté par cercletibetverite le 25 avril 2015

 

    http://www.tibet-info.net/www/Tashi-Rabten-ancien-prisonnier-s.html#.VTu0mTqJgdU

  Tashi Rabten, ancien prisonnier, s’exprime sur son passé et sa foi en la poésie

vendredi 24 avril 2015 par Monique Dorizon , Rédaction

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Tashi Rabten
© T.C.H.R.D.

Tashi Rabten est un écrivain tibétain, poète et rédacteur en chef de la Province tibétaine de l’Amdo, aujourd’hui Province du Sichuan. Il a été libéré en mars 2014 [1] après avoir purgé une peine de quatre ans à la prison de Mianyang [2], dans le Sichuan.  Il était étudiant à l’Université du Nord-Ouest pour les nationalités et a édité le journal en langue tibétaine « Shar Dungri » aujourd’hui interdit. Il a également publié Trag-yig (« Lettres de sang« ), compilation de ses poèmes, notes et écrits sur la situation au Tibet après les manifestations de 2008 [3]. Dans une conversation récente qui circule sur divers sites de réseaux sociaux, Tashi Rabten parle de ses expériences en tant qu’étudiant universitaire et prisonnier politique, et de sa nouvelle foi en la puissance de la poésie.  Voici une traduction de l’interview parue initialement en tibétain sur son blog :

Moyens de subsistance : « Je n’ai aucun ennemi. Je suis ma propre volonté« .

- Mon nom est Tashi Rabten. Theurang est mon nom de plume. Je suis de Dzoege [4]. Qualifiez-moi comme une personne qui a refusé de faire partie du rêve chinois. Il n’y a aucune connexion entre le rêve chinois et moi. Je ne veux pas faire partie d’un gouvernement ou d’une organisation. J’aime la liberté. À l’heure actuelle, je dirige un ja khang (salon de thé) à Ngaba [5]. Il offre une variété de thés tibétains et chinois.  Je crois que l’on doit avoir des moyens de subsistance indépendants. Je suis sûr que les gens à l’intérieur et l’extérieur du pays m’observent. Donc, je ne veux pas entendre dire : « Regardez Theurang. Il ne peut même pas se nourrir« . Aux critiques cyniques, je veux envoyer ce message : « Bien que Theurang ne possède pas de bol de fer, il ne va pas mourir de faim. Il veut avoir une vie indépendante« .

Vous étiez un prisonnier politique du Tibet. Quels sont vos points de vue au sujet des prisonniers politiques ? – « Prisonnier politique » est un terme très connoté. Pour être honnête, je ne comprends pas la politique. J’ai été emprisonné pour avoir composé des œuvres littéraires. En d’autres termes, j’ai été criminalisé pour avoir exprimé mon point de vue. Même lors de mon procès, j’ai dit au juge que les écrivains tibétains devraient avoir un espace ouvert pour s’exprimer. Je maintiens ce point de vue. Que ce soit dans le Tibet ou ailleurs, si quelqu’un me dit d’abandonner ma plume, je n’accepterai jamais cela. Je pourrais tolérer quoi que ce soit, mais je ne pense pas que je puisse tolérer que l’on me demande de couper les liens avec la littérature tibétaine.

Parlez-nous un peu de votre expérience en prison ? Il a été dit que vous lisiez beaucoup de livres. – Oui, j’étais capable de lire de nombreux livres en prison. Appelez-le « Tourner l’adversité en amitié« ,si vous voulez. La plupart des livres que j’ai lus étaient en chinois. Normalement les prisonniers  n’ont pas le temps de s’asseoir et de lire des livres. Tout le monde doit travailler. Si vous avez de nombreuses « étoiles » (système de notation de la prison) pour votre travail, votre peine de prison sera réduite. Mais j’ai continué à écrire aux autorités de la prison, en disant que je n’avais pas commis de crime et que je ne pouvais pas travailler. Heureusement, le directeur de notre prison, par rapport aux chefs d’autres prisons, n’était pas insensible aux Tibétains. C’était un homme raisonnable. Il m’a permis de lire des livres. Quand j’étais en prison, j’ai dit à un de mes amis que je n’avais pas d’ennemis. Le fait que j’ai vécu en prison était dû à un choix que j’ai fait. Depuis que j’ai exercé mon propre choix, je n’ai de haine contre personne. Et je n’ai pas de regrets.

Qui est votre plus grande inspiration dans la vie ? – Ma mère. Elle ne sait ni lire ni écrire, mais c’est une femme forte et honorable. Surtout dans les moments d’adversité, elle est très forte. Elle a soutenu toutes les décisions que j’ai prises dans ma vie. Elle ne s’y oppose pas. Elle s’est toujours levée et m’a encouragé. Outre le fait qu’elle aimait son enfant, comme font toutes les mères, comme être humain elle a une vision ouverte. Pour cela, je lui suis très reconnaissant.

Il n’y a rien que vous vouliez faire ? – Je veux voyager dans toutes les régions du Tibet et décrire avec des  mots la joie et la souffrance et le plaisir et la douleur de mes compatriotes. Je veux étudier la tradition tibétaine et la langue anglaise.

Pouvez-vous revenir sur votre vie à l’université ? Quelle a été votre plus grande récompense  en tant qu’étudiant à l’université ? – J’étais étudiant à l’Université du Nord-Ouest pour les nationalités en Amdo. Pendant mon séjour à l’université, j’ai été « transformé » en prisonnier politique. D’étudiant, je suis devenu prisonnier. C’était en quelque sorte ma récompense. En outre, comme étudiant d’université, j’ai eu l’occasion de réfléchir sur tout, émettre des doutes et débattre de toutes sortes d’idées. J’étais heureux d’avoir trouvé un tel environnement académique particulier.

Votre livre Trag Yig (« Lettres de sang« ) est bien reçu par les lecteurs au Tibet. Quelle est votre appréciation de ce travail ? – Trag Yig est mon premier livre. Il a été bien accueilli par les lecteurs. Le livre a raconté l’époque terrible que nous avons eu à traverser. Je crois qu’un écrivain doit être capable de se lever et d’exprimer son point de vue sur ce qu’il vit. J’ai eu à composer Trag Yig à la hâte. J’ai été obligé de l’écrire après avoir assisté à l’effusion de sang des Tibétains des trois provinces ; j’avais à le faire, parce que les voix d’autres écrivains tibétains ont été muselées. Le livre témoigne de la vérité.

Qu’est-ce que la poésie pour vous ? Allez-vous continuer à écrire et à publier ? – Je vais continuer à écrire. Dans le passé, j’ai essayé d’écrire des essais et des poèmes. Maintenant, je veux me concentrer uniquement sur la poésie. Malgré les difficultés de la prison, c’est la poésie qui m’a sauvé. Écrire des poèmes m’a donné le courage et la perception. Les poèmes m’ont apporté soutien et réconfort. Dans le passé, j’aimais la poésie. Maintenant la poésie est ma foi, ma religion. Je ne pourrai jamais renoncer à cette foi. Je peux apparaître comme celui qui poursuit une entreprise commerciale (avec mon salon de thé), mais c’est juste un besoin temporaire. Ce n’est pas ma foi. Il semble qu’un ou deux de mes collègues poètes soient déçus par le fait que j’ai ouvert un salon de thé. C’est parce qu’ils ont placé trop d’espoir sur moi. Je crois que, peu importe quel travail on fasse, on ne devrait pas abandonner sa foi et son rêve. Si j’avais renoncé à la poésie après l’ouverture d’un salon de thé, alors mes amis poètes et lecteurs devraient être déçus. Mais ce n’est pas le cas. J’ai foi dans la poésie. À l’avenir, je vais exprimer mes sentiments en mots et les transformer en textes.

Source : TCHRD, 31 mars 2015

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Séisme au Népal : des lieux historiques détruits, des victimes ensevelies

Posté par cercletibetverite le 25 avril 2015

Séisme au Népal : des lieux historiques détruits, des victimes ensevelies

Europe 1Cécile Bouanchaud avec agencesPublié à 09h44, le 25         avril 2015, Modifié à 11h17, le 25         avril 2015
Séisme au Népal : des lieux historiques détruits, des victimes ensevelies
                                                            Des Népalais tentent d’extraire les corps des victimes ensevelies sous les décombres de la tour de Dharhara, détruite après le séisme au Népal.  © AFP                                                    
europe 1

Par Cécile Bouanchaud avec agences

Le séisme a provoqué la destruction d’habitations à Katmandou, et fait des victimes. Au moins 50 personnes sont piégées sous les décombres de la tour historique de Dharahara.

La terre a tremblé jusqu’à New Delhi. Un puissant séisme de magnitude 7,9 a ébranlé samedi le Népal, selon l’Institut américain de géophysique (USGS). De fortes secousses ont été ressenties dans ce pays himalayen et dans certaines régions de l’Inde. Ce très violent séisme a provoqué la destruction d’habitations à Katmandou et fait de nombreuses victimes, dont au moins deux morts. Au moins 50 personnes sont coincées sous les décombres d’une tour historique de la capitale. Aucun bilan humain précis n’a pu être obtenu dans l’immédiat.

Un séisme d’une profondeur de 15 kilomètres. Le séisme de magnitude 7,9 sur l’échelle de Richter a frappé samedi le centre du Népal, à 68 km à l’est de Pokhara, à mi-chemin entre cette ville et Katmandou, la capitale. Le tremblement de terre est survenu à une profondeur de 15 kilomètres, selon l’institut américain de veille géologique (USGS). Selon les médias locaux, les secousses ont duré entre 30 secondes et deux minutes.

Séisme au Népal : des lieux historiques détruits, des victimes ensevelies dans NÉPAL          Simon Lewis         @lewissv

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Le Népal touché par un séisme de magnitude exceptionnelle. http://bit.ly/1EqZO1N 

Deux jeunes filles meurent dans le tremblement. Une fillette a été tuée par la chute d’une statue dans un parc de Katmandou. Et une adolescente de 15 ans a trouvé la mort en Inde, près de la frontière népalaise, dans l’effondrement de sa maison. Des blessés aux membres fracturés ont été acheminés vers le principal hôpital de Katmandou.

50 personnes sous les décombres d’une tour. Plusieurs immeubles se sont effondrés et des maisons réduites à l’état de ruines. Les photos postées sur les réseaux sociaux montrent des bâtiments détruits, de larges fissures dans les rues et des habitants angoissés assis dehors, certains avec leur bébé dans les bras.

Au moins cinquante seraient piégées sous les décembres de la tour historique de Dharahara. Une dizaine de corps ont été extraits des ruines de cette tour située dans le centre de la capitale népalaise. Haute de 62 mètres, la tour qui s’est effondrée permettait d’avoir une vue panoramique sur Katmandou et sa vallée.

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« Tout le monde est dans la rue, les gens se précipitent à l’hôpital », raconte un journaliste de Reuters. « Autour de moi, les murs des maisons se sont effondrés dans la rue. Toutes les familles sont dehors dans la cour, blotties les unes contre les autres, les secousses continuent », a également rapporté un journaliste de l’AFP à Katmandou.

Voici une vidéo montrant les dégâts matériels sur l’une des places principales de la capitale :

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Le séisme provoque des avalanches. Selon la chaîne CNN, le tremblement de terre a également provoqué des avalanches dans la région du mont Everest. Sur Twitter, un alpiniste raconte s’être enfuit de sa tente en courant pour y échapper. Un autre dit être bloqué dans un camp de base et demande « de prier pour eux ».

Ressenti jusqu’à New Delhi. A New Delhi « vous pouvez voir des images de nos studios, où les fenêtres ont tremblé et tout a été secoué pendant un très long moment, peut-être une minute ou plus », a déclaré une présentatrice sur la chaîne indienne NDTV. « Nous n’avons pas d’informations sur les victimes, nous sommes submergés d’appels », a dit un policier dans un centre de contrôle de l’Etat voisin de Bihar.

« Nous sommes en train de réunir davantage d’informations et nous nous efforçons de venir en aide à ceux qui ont été touchés, chez nous et au Népal », a tweeté le Premier ministre indien. L’aéroport international de Katmandou a été fermé jusqu’à nouvel ordre, indique la compagnie indienne Jet Airways. Et l’agence humanitaire de l’ONU en Asie s’est dit prête à intervenir.

 

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