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Tibet: le chef du gouvernement en exil compare la Chine à la Corée du Nord

Posté par cercletibetverite le 12 mars 2015

http://www.rtbf.be/info/monde/detail_tibet-le-chef-du-gouvernement-en-exil-compare-la-chine-a-la-coree-du-nord?id=8929485

Tibet: le chef du gouvernement en exil compare la Chine à la Corée du Nord

MONDE | jeudi 12 mars 2015 à 17h35

Le chef du gouvernement tibétain en exil a comparé jeudi la Chine aux impitoyables régimes de Corée du Nord ou d’Afrique du sud, au temps de l’apartheid, pour évoquer le contrôle absolu exercé par Pékin sur les Tibétains.

En visite à Paris pour plaider la cause du Tibet, Lobsang Sangay a estimé dans un entretien à l’AFP que l’arrivée à la présidence chinoise de Xi Jinping n’avait en rien apaisé la situation dans cette région de l’Himalaya.

Le régime communiste est accusé de réprimer sans trève la religion, la culture et la langue tibétaines, provoquant une vague sans précédent d’immolations par le feu. Des accusations rejetées par Pékin qui assure avoir apporté prospérité et meilleurs conditions de vie dans une région paupérisée.

« Au Tibet, rien n’a changé, en fait c’est même devenu pire« , a déclaré Sangay, peu avant une rencontre avec des parlementaires français.

Selon lui, des caméras de surveillance ont été installées dans la plupart des villes du Tibet et les Tibétains ont reçu des « cartes d’identité avec des puces » ultra-modernes.

« Cela veut dire que dès que vous vous présentez à un barrage ou dans un hôtel, ils savent exactement d’où vous êtes originaire parce que toutes vos données biométriques sont stockées dans ces cartes d’identité de seconde génération« .

« Cela rappelle presque la Corée du nord, l’Allemagne de l’est ou le régime de l’apartheid – ce contrôle sur le peuple tibétain, de chacun de leurs mouvements. »

« Tireurs sur les toits »

Lobsang Sangay, qui conduit la lutte politique tibétaine depuis que le Dalaï Lama a renoncé à tout rôle politique en 2011, est à Paris jusqu’à samedi, jour où il doit participer à un rassemblement européen commémorant le soulèvement avorté de 1959 contre la Chine.

Cette révolte avait forcé le Dalaï Lama à fuir et se réfugier en Inde, où le chef spirituel tibétain a vécu depuis en exil.

Tant le Dalaï Lama que M. Sangay plaident pour une plus grande autonomie de la région tibétaine au sein de la Chine, mais sont accusés par Pékin d’être des séparatistes militant pour une indépendance pure et simple.

En conséquence, Pékin se refuse à toute reprise des discussions avec les Tibétains, malgré des appels en ce sens des dirigeants occidentaux. Neuf sessions de négociations se sont tenues entre 2002 et 2010 entre Pékin et les représentants du Tibet, sans produire de résultat.

Lobsang Sangay a souligné jeudi l’absence de progrès dans ces négociations, alors que 130 Tibétains se sont immolés par le feu depuis 2009, pour protester contre la domination chinoise. La plupart sont morts.

A certaines dates sensibles – comme l’anniversaire du soulèvement du 10 mars 1959 – « vous pouvez voir des tireurs sur les toits (de la capitale tibétaine Lhasa) surveillant les Tibétains avec leurs jumelles et leurs fusils« , raconte-t-il.

« Si vous vous rendez dans n’importe lequel des grands monastères, il y a un camp militaire juste à la sortie« .

La cause tibétaine, un temps très en vogue dans le monde entier en raison de la célébrité du Dalaï Lama, prix Nobel de la paix, s’essouffle depuis quelques années, alors que de nombreux pays hésitent à se brouiller avec la Chine, devenue une puissance économique incontournable.

Conscient de cette réalité, Lobsang Sangay juge toutefois que les pays occidentaux n’ont pas à choisir entre le commerce avec la Chine et le soutien à une plus large autonomie du Tibet.

Il souligne que les relations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis n’ont pas semblé être affectées par la rencontre publique entre le président américain Barack Obama et le Dalaï Lama à Washington, pourtant dénoncée par Pékin.

« L’argent est important, donc vous devez faire des affaires avec la Chine. Mais en même temps, vous devez défendre vos valeurs morales« , estime-t-il.

AFP

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Photos interdites montrées lors d’un festival de prières

Posté par cercletibetverite le 12 mars 2015

http://www.tibet-info.net/www/Photos-interdites-montrees-lors-d.html#.VQGvduFBRfA

Photos interdites montrées lors d’un festival de prières

mercredi 11 mars 2015 par Monique Dorizon , Rédaction

Des Tibétains, qui prenaient part à un festival de prières annuel dans la province du Sichuan, ont brandi des drapeaux portant des photos du Dalaï Lama et d’autres dirigeants tibétains en exil au mépris des ordres chinois interdisant l’affichage de ce type d’images.

Les drapeaux, qui portaient également des prières pour la paix mondiale, ont été vus lors du défilé au monastère de Gomang [1]. Au cours de cette parade, des slogans auraient été lancés appelant à l’unité des Tibétains.

Des milliers de Tibétains ont pris part au festival, qui se tient chaque année dans un endroit différent, dans l’un des six villages rattachés au monastère.

« Cette année, le 4 mars, c’était au tour du village de Suwa« , précise une source locale. « Les participants ont scandé des slogans appelant à l’unité tibétaine et tenu des drapeaux avec des photos du Dalaï Lama, Sikyong Lobsang Sangay [2], et l’ancien Premier ministre, Samdhong Rinpoché« .

D’autres drapeaux portaient des images du monde, des globes et des colombes de la paix.

Sources et photo : Radio Free Asia, 6 mars 2015, Tibetan Review, 8 mars 2015.

 

 

Ngaba Tibetans parade protest flags during prayer festival

March 8, 2015 7:51 pm0 commentsViews: 107

Tibetans display banned images on flags at prayer gathering, Ngaba, Sichuan, March 4, 2015 (Photo courtesy: RFA)

Tibetans display banned images on flags at prayer gathering, Ngaba, Sichuan, March 4, 2015 (Photo courtesy: RFA)

(TibetanReview.net, Mar08, 2015) – Tibetans were reported to have carried flags and pictures politically banned by China while taking part in a huge parade during an important religious festival at a monastery in Ngaba (Chinese: Aba) County of Sichuan Province on Mar 4. Thousands of Tibetan took part in the annual prayer festival and during the parade participants carried flags with pictures symbolizing global peace and of Tibet’s exile spiritual leader, the Dalai Lama, as well as of the current and former exile Tibetan administration heads, reported Radio Free Asia (Washington) Mar 6.

The festival took place at the Gomang Monastery and during the parade participants were reported to have also shouted calls for Tibetan unity. Some of the flags carried by the participants had pictures of the Dalai Lama while others bore images of Sikyong Lobsang Sangay and former Kalon Tripa – as the head of the exile Tibetan administration was known until 2011 – Samdhong Rinpoche, the report said. Yet other flags were said to bear pictures of a globe and peace doves.

The local annual prayer festival is said to be organized on rotational basis amongst the six villages attached to the monastery. This year it was the turn of Suwa Village.

China has already rushed paramilitary reinforcement to many Tibetan areas, including Ngaba County, ahead of the 56th Tibetan national Uprising Day of Mar 10.

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Reporters sans frontières débloque une dizaine de sites d’information censurés

Posté par cercletibetverite le 12 mars 2015

http://www.rts.ch/info/sciences-tech/6613471-reporters-sans-frontieres-debloque-une-dizaine-de-sites-d-information-censures.html

Reporters sans frontières débloque une dizaine de sites d’information censurés

) Cette carte montre les 11 pays ciblés par RSF lors de son opération "Collateral Freedom".
Cette carte montre les 11 pays ciblés par RSF lors de son opération « Collateral Freedom ». [RSF]
A l’occasion de la Journée mondiale contre la cybercensure, Reporters sans frontières a lancé une opération pour débloquer des sites censurés dans des pays comme l’Iran, la Russie et la Chine.

Cette année, à la place de son traditionnel rapport sur les « ennemis d’Internet » lors de la Journée contre la cybercensure, Reporters sans frontières (RSF) tente de contourner la censure de 9 sites d’information bloqués dans 11 pays.

L’ONG a mis en ligne jeudi des miroirs, c’est-à-dire des répliques des sites censurés hébergées sur d’autres serveurs. Ces miroirs ont été installés chez Amazon, Microsoft ou Google, explique l’organisation, car rendre ces fournisseurs inaccessibles « revient à priver des milliers d’entreprises de technologies qu’elles utilisent au quotidien ».

Imaginé par une ONG chinoise

RSF assure que le dispositif utilisé obligerait le pays concerné à bloquer tous les services de ces géants d’Internet s’il veut bloquer les miroirs. « Le coût serait donc économiquement et politiquement très élevé », poursuit l’ONG sur le site de l’opération, baptisée « Collateral Freedom ».

Cette technique a été imaginée par l’ONG chinoise GreatFire qui a publié ses outils en libre accès.

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La liste des sites débloqués

1. Grani.ru, censuré en Russie2. Fergananews.com, censuré au Kazakhstan et en Ouzbékistan

3. The Tibet Post, censuré en Chine

4. Dan Lam Bao, censuré au Vietnam

5. Mingjing News, censuré en Chine

6. Hablemos Press, censuré à Cuba

7. Gooya News, censuré en Iran

8. Gulf Center for Human Rights, censuré aux Emirats arabes unis

9. Bahrain Mirror, censuré au Bahrein et en Arabie saoudite

Retrouvez ici la liste des sites débloqués avec le lien original et le lien vers le site miroir.

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La Chine rouge du sang des chrétiens

Posté par cercletibetverite le 12 mars 2015

http://www.lefigaro.fr/vox/culture/2015/03/12/31006-20150312ARTFIG00119-la-chine-rouge-du-sang-des-chretiens.php

La Chine rouge du sang des chrétiens

Des Chinois chrétiens dans une église de Tianjin en 2013. <i>Crédits photo: Kim Kyung Hoon/REUTERS</i>

FIGAROVOX/LIVRE- Dans son livre Dieu est rouge, l’écrivain dissident chinois Liao Yiwu revisite quarante années de persécution envers les chrétiens en Chine. Pierre Jova l’a lu pour FigaroVox.


Pierre Jova est journaliste. Il écrit notamment pour Causeur et Cahiers libres.


Dans l’Empire du Milieu, le Christ est plus populaire que Mao. Sur le site de microblogging Weibo, le «Twitter chinois», les contenus communistes sont dépassés par les conversations chrétiennes. Le réseau social chinois compte en effet plus de 17 millions de mentions du mot «Bible», contre 60 000 pour le Petit Livre rouge, et 18 millions d’occurrences pour Jésus, contre 4 millions pour l’actuel président de la République populaire et Secrétaire du Parti communiste Xi Jinping.

La Chine compterait entre 70 et 100 millions de chrétiens, très majoritairement protestants. Depuis la fin de la Révolution culturelle, en 1976, les Églises n’ont cessé de croître. Passés sans transition d’une dictature marxiste à une dictature capitaliste, les 1,3 milliard de Chinois ont soif de sens et de spiritualité. Si les conversions peuvent être un effet de mode, poussé par une envie d’imiter l’Occident, réputé chrétien, la foi repose surtout sur la fidélité de générations entières de Chinois qui sont restés fervents, envers et contre tout.

À la rencontre des chrétiens persécutés

Écrivain dissident, emprisonné après Tienanmen, Liao Yiwu a découvert les chrétiens en prison. Impressionné par leur courage, il s’est donné pour mission de témoigner pour eux. Les différentes épurations internes au Parti communiste ont empêché toute constitution d’une documentation historique chinoise cohérente. Les livres d’histoire sont constamment modifiés et remaniés. Avec Dieu est rouge, en donnant la parole aux chrétiens ayant vécu les persécutions, Liao Yiwu, au contraire, restitue la mémoire. Son livre est un double hommage: aux chrétiens persécutés, et à tout le peuple chinois, qui a le droit de connaître son histoire enfouie.

Liao Yiwu est allé à la rencontre des chrétiens de la région du Yunnan, au sud-ouest de la Chine. C’est dans cette contrée montagneuse, couverte de forêts et de rizières, que le christianisme a pénétré l’Empire du Milieu, au milieu du XIXe siècle. Des missionnaires anglo-saxons protestants et Français catholiques y fondirent des écoles, des hôpitaux et des églises, apprenant la langue et les coutumes des habitants. Les chrétiens se multiplièrent dans la population.

Le titre de l’enquête de Liao Yiwu, Dieu est rouge, renvoie aussi bien au rouge du communisme officiel, peu à peu remplacé par le christianisme, qu’à la terre rouge des monts du Yunnan. Rouge du sang des martyrs. En 1949, Mao Zedong s’empare de Pékin et proclame la République populaire de Chine. Très vite, les autorités cherchent à placer le christianisme sous contrôle. Les protestants sont sommés d’adhérer au Mouvement patriotique des Trois Autonomies, les catholiques à l’Association patriotique catholique chinoise. Des Églises «officielles», coupées de l’étranger, donc du Vatican, pour les catholiques. La majorité des chrétiens chinois refusent de se soumettre, et rallient, les Églises «souterraines», clandestines.

Les martyrs de la Révolution culturelle

La persécution monte d’un cran lors de la Révolution culturelle, de 1966 à 1976. Il s’agit non plus de contrôler, mais d’éradiquer le christianisme et toute autre religion. Les chrétiens arrêtés doivent prêter le serment des «trois fidélités»: au président Mao, à la pensée du président Mao, et à la ligne révolutionnaire du président Mao. S’ils refusent, ils sont exécutés, emprisonnés, ou déportés pour le laogai, «la rééducation par le travail», les goulags chinois.

Sous la plume de Liao Yiwu, les témoins de ce déluge confient leurs souffrances. Les exécutions collectives, les actes d’accusations contre les «chiens courants de l’impérialisme», les campagnes contre «l’opium spirituel du peuple». Les destins héroïques sont innombrables. Le vieux pasteur Xie Moshan est ainsi détenu dans la prison de Shanghai. Battu à mort, désespéré, il tente de s’électrocuter avec le plafonnier de sa cellule, en montant sur un tabouret. Il se remémore un verset de l’apôtre Paul: «ma grâce te suffit» (2 Corinthiens 12:9). Réconforté, il tient bon jusqu’à sa libération.

Une persécution toujours vivace

La mort de Mao et l’arrivée au pouvoir de Deng Xiaoping en 1978 stoppe la folie. En 1982 l’activité religieuse est de nouveau légale, à condition d’être contrôlée par les Églises officielles. Une situation qui dure encore aujourd’hui. La persécution est plus «douce», mais n’en reste pas moins vivace. Un médecin témoigne qu’il a dû quitter son hôpital, car il refusait d’adhérer au Parti communiste. «Je crois en Jésus, je ne peux faire qu’un seul choix. Je choisis Dieu». Les Églises clandestines sont soumises à des rafles, des écoutes, des vexations. Mais les chrétiens, indomptables et pacifiques, ont l’espérance chevillée à l’âme: «Il est impossible d’éliminer Dieu du cœur des hommes», déclare placidement un survivant de la Révolution culturelle, le pasteur Yuan Fusheng. Parmi les jeunes, He Lu, 24 ans, affirme avec l’assurance des convertis: «le taoïsme est trop détaché du monde. Il n’y a que le christianisme dont l’esprit est ouvert et vaste». D’après les experts, la population chrétienne chinoise dépassera les 247 millions en 2030, ce qui ferait de la Chine le premier pays chrétien du monde.

Ce recueil de témoignages héroïques est l’occasion de lever le voile sur la situation des chrétiens de Chine, et sur l’état de la société chinoise. Pour un dissident comme Liao Yiwu, qui hésite à franchir le pas du christianisme, les chrétiens constituent une source d’inspiration et d’exemplarité intarissable.

Ouvrant des perspectives sur la Chine de demain, Dieu est rouge a des accents prophétiques, dignes de l’épître à Diognète, lettre anonyme du IIe siècle, décrivant ainsi les chrétiens: «les chrétiens, persécutés, se multiplient de jour en jour. Le poste que Dieu leur a fixé est si beau qu’il ne leur est pas permis de le déserter.» Un contemporain des persécutions romaines, l’écrivain Tertullien, qui embrassa le christianisme, avait lui-même constaté: «le sang des martyrs est semence de chrétiens».

La Chine rouge du sang des chrétiens dans Chine PHOb567357a-c735-11e4-b8c3-335a1526a848-75x110

Dieu est rouge de Liao Yiwu, Revue Books, février 2015, 464 pages, 24€


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Comment échapper à la cybercensure ? RSF a une idée

Posté par cercletibetverite le 12 mars 2015

http://tempsreel.nouvelobs.com/les-internets/20150311.OBS4388/comment-echapper-a-la-cybercensure-rsf-a-une-idee.html

Comment échapper à la cybercensure ? RSF a une idée

Amandine Schmitt

Publié le 12-03-2015 à 06h18

Reporters sans Frontières lance aujourd’hui une opération de contournement de la censure en ligne, en débloquant dix sites d’information censurés dans 12 pays.

Reporters sans Frontières lance aujourd’hui une opération de contournement de la censure en ligne, en débloquant dix sites d’information censurés dans 12 pays.

RSF a lancé une opération de déblocage de 10 sites d’information censurés dans 12 pays (capture d'écran).
RSF a lancé une opération de déblocage de 10 sites d’information censurés dans 12 pays (capture d’écran).

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« Cette fois, on passe à l’action » : l’équipe de Reporters sans Frontières (RSF) est déterminée. « Toutes les années, nous sortons un rapport sur les ennemis d’internet mais la Chine, le Vietnam ou encore l’Arabie saoudite ne changent pas pour autant », explique Grégoire Pouget, responsable nouveaux médias chez RSF. Alors, pour marquer la Journée mondiale de lutte contre la cybercensure, l’association va débloquer 10 sites d’information censurés dans 12 pays.

Ils seront accessibles depuis les territoires où ils sont actuellement prohibés : Grani.ru bloqué en Russie, Fergananews censuré au Kazakhstan, en Ouzbékistan et au Turkménistan, The Tibet Post et Mingjing News interdits en Chine, Dan Lam Bao bloqué au Vietnam, El Pais et Hablemos Press censurés respectivement en Guinée équatoriale et à Cuba, Gooya News bloqué en Iran ainsi que le Gulf Center for Human Rights censuré aux Emirats arabes unis et en Arabie saoudite et le Bahrain Mirror interdit au Bahreïn et en Arabie saoudite.

Mais comment procède-t-on pour débloquer internet dans des pays qui exercent un contrôle assidu ? « Nous avons déjà mené ce genre d’opération il y a quelques années », raconte Grégoire Pouget. « Nous avions loué un serveur en France, qui faisait une copie des sites tous les soirs. Le problème, c’est que quand les autorités repéraient les sites, c’était très simple pour elles de les bloquer. » L’organisation teste donc une nouvelle méthode cette année, en s’inspirant de GreatFire. Depuis 2013, cette ONG chinoise a créé des miroirs imblocables de la Deutsche Welle, de Google et du China Digital Times.

« Il faudrait bloquer tout Amazon »

Il faut savoir que chaque site est hébergé sur un serveur que les censeurs bloquent pour empêcher l’accès au contenu. S’appuyant sur les outils en accès libre de GreatFire, RSF a dupliqué et hébergé chaque copie des sites interdits sur des clouds (services d’hébergement informatique) de Amazon, Microsoft ou Google.

Les sites miroir se présentent avec des url curieuses :

Grani.ru devient ainsi https://gr1.global.ssl.fastly.net/,

Fergananews, https://fg1.global.ssl.fastly.net/

ou encore The Tibet Post, https://tp1.global.ssl.fastly.net/

(la liste complète est disponible ici : github.com/RSF-RWB/collateralfreedom).

 Si on veut bloquer l’un de ces sous-domaines, il faut bloquer tout Amazon. On espère que ces dommages collatéraux feront réfléchir un pays avant de bloquer un site susceptible d’être utilisé par des milliers d’entreprises locales, indique Grégoire Pouget.

C’est ce procédé qui donne son nom à l’opération #CollateralFreedom. En outre, les 10 sites miroirs sont accessibles en https uniquement, la version sécurisée du protocole standard utilisé pour naviguer sur le web, http.

Le but est de sensibiliser au blocage de ces sites, de faire connaître le mécanisme des sites miroir et de mettre en avant le travail de ces sites censurés », explique le responsable de RSF.

RSF espère faire durer ces sites miroir « le plus longtemps possible ». « On a acheté de la bande passante, si cette opération est un succès, on devrait arriver à court au bout de plusieurs mois », note Grégoire Pouget.

Les internautes sont encouragés à participer à l’opération, soit en diffusant les adresses, soit en faisant un don :  »On a calculé que le coût de la bande passante était de 10 euros par jour pour nos 10 sites. » Mais le public peut aussi mettre la main à la pâte, en créant également un site miroir et en envoyant l’adresse à 12mars@rsf.org. « Plus les miroirs seront nombreux, plus l’accès à l’information sera facilité », affirme l’organisation.

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