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La stérilisation des femmes, une contraception « made in India »

Posté par cercletibetverite le 10 mars 2015

http://www.lepoint.fr/monde/la-sterilisation-des-femmes-une-contraception-made-in-india-10-03-2015-1911640_24.php

La stérilisation des femmes, une contraception « made in India »

Le Point – Publié le 10/03/2015 à 12:08

L’Inde continue d’encourager la stérilisation. Avec son lot de drames et des femmes qui ne savent pas toujours que l’opération est irréversible.

Au Rajasthan, un tiers des candidates à la stérilisation ignorent que l'opération est irréversible.

Au Rajasthan, un tiers des candidates à la stérilisation ignorent que l’opération est irréversible. © Celestino Arce / NurPhoto
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De notre correspondante à New Delhi,

Dépassant aujourd’hui 1,25 milliard d’habitants, l’Inde deviendra le pays le plus peuplé au monde vers 2028. Entre 2001 et 2011, la population indienne a augmenté de 17,6 %. Pour contrôler la natalité, les autorités continuent à encourager une méthode efficace : la stérilisation. Peu pratiquées, les vasectomies pour les hommes se heurtent aux mentalités patriarcales. Mais 65 % des femmes, moins enclines à protester, ont recours à la stérilisation pour contrôler leur fécondité. En 2013-2014, le gouvernement a facilité 4 millions de procédures. L’intervention consiste en une ligature des trompes utérines par laparoscopie. En théorie, les femmes sont libres de leur choix et la procédure est sans risque. Dans la réalité, les faits dressent un sombre tableau.

De récentes tragédies ont remis en lumière une dérive : la mise en danger de la santé des villageoises pauvres. Pas plus tard que la semaine dernière, un docteur a stérilisé 27 femmes en 60 minutes à Chandauli, dans l’Uttar Pradesh. Du travail à la chaîne, expéditif et bâclé. Le 8 novembre, 13 villageoises sont mortes dans un camp de stérilisation dans le Chhattisgarh, opérées par un même chirurgien, R. K. Gupta. L’affaire a suscité un tollé. Les conditions sanitaires ont été mises en cause ainsi que les médicaments prescrits. « Ces femmes sont traitées comme du bétail, dénonce l’avocat Colin Gonsalves, directeur de l’ONG Human Rights Law Network. En phase postopératoire, elles sont parfois laissées à même le sol, dans le sang et la saleté. » En 2012, cette ONG avait déjà lancé une alerte sur le cas de 53 femmes stérilisées dans une école du Bihar, sans électricité ni eau, et à l’aide de lampes torches. « La stérilisation doit être volontaire et réalisée dans la dignité », rappelle Colin Gonsalves. Volontaire ? C’est là toute l’ambiguïté des politiques de régulation des naissances. Car la stérilisation est imposée à des villageoises illettrées. Au Rajasthan, un tiers des candidates ignorent que l’opération est irréversible.

Attitude « anti-pauvres »

Tout a commencé en 1951, lors d’un recensement qui comptabilisait 356 millions d’âmes. « Comment l’Inde pourra-t-elle nourrir tous ces gens ? » s’est demandé le démographe R. A. Gopalaswami en calculant l’accroissement de la population. Sa solution : « Stériliser les personnes ayant trois enfants ou plus. » L’année suivante, l’Inde lançait le premier planning familial avec des quotas à respecter. Mais le traumatisme a été atteint quand Sanjay Gandhi, fils de la Premier ministre Indira Gandhi, a supervisé les camps de stérilisation en masse. En 1976-1977, les policiers sont allés jusqu’à encercler des villages pour conduire de force les hommes sur les camps d’opération, conduisant à un total de 8,3 millions de stérilisations en deux ans.

Face aux protestations, les autorités se sont ensuite efforcées de garantir l’aspect volontaire, refusant d’imiter la stratégie du voisin chinois pour limiter les naissances. Depuis 1996, les quotas sont remplacés par une « approche non ciblée » des autorités locales. Certes, le taux de natalité est passé en quelques décennies de 5,7 enfants par femme à 2,7. Mais persiste l’idée que la croissance démographique, forte dans les campagnes, est responsable des « retards » économiques du pays. Les autorités ont rédigé, dès les années 90, des programmes contraceptifs porteurs d’une attitude « anti-pauvres » poussant à stériliser les villageois. Selon le Dr Das du Center for Health and Social Justice (CHSJ), « tout le débat sur la démographie est basé sur cette perception ». Rien d’étonnant, du coup, à ce que les records de stérilisations touchent les aborigènes. Dans ces couches où le taux de mortalité infantile est important, la stérilisation peut être lourde de conséquences pour les familles.

L’approche actuelle, formulée en 2012, interdit la course aux chiffres et s’engage à proposer des moyens contraceptifs variés. « Les gens sont libres de faire ce qu’ils souhaitent », affirme S. K. Sikdar, à la tête de ce programme. L’approche officielle est sensible, balisée par des règles strictes. Mais les abus persistent. Quand le docteur Gupta, impliqué dans l’affaire des décès du Chhattisgarh, est interrogé par une chaîne télévisée, il répond : « Ce n’est pas ma faute, le gouvernement m’a mis sous pression pour atteindre des objectifs. »

Machines à laver et DVD donnés en cadeaux

« Et les auxiliaires de santé sont poussés à recruter des candidates à la stérilisation », explique Colin Gonsalves. Une enquête de l’ONG Human Rights Watch (HRW) révèle que la tentation est grande pour ces 830 000 agents locaux de convaincre les femmes en leur livrant des renseignements incomplets. D’après Aruna Kashyap, chercheuse à HRW, « ceux qui échouent à atteindre les objectifs fixés risquent de perdre leur travail ». L’avocate Leena Uppal, du CHSJ, a ainsi alerté sur le fait que la stérilisation chez des femmes en couches donnant naissance à un deuxième fils est imposée. Ces femmes ont un potentiel réceptif, car elles ont déjà accompli leur « devoir », dans une société qui privilégie les garçons. Leena Uppal dénonce la duplicité du gouvernement qui projette l’image d’une action centrée sur le choix : « La vérité est que dans le nord rural de l’Inde les services de santé continuent à ne fournir qu’une forme de contraception : la stérilisation. »

Les mesures incitatives incluent des rétributions de 10 à 20 euros par candidate. En 2011, le Madhya Pradesh a offert des machines à laver et des lecteurs DVD. Il y a aussi des mesures « punitives », les parents de plus de deux enfants se voyant interdire l’accès à des subventions sociales. « Mais la norme de deux enfants par famille est illégale », souligne Colin Gonsalves.

Pour les spécialistes, le taux élevé de natalité ne sera pas combattu en misant sur les stérilisations. Il faudrait privilégier la lutte contre la mortalité infantile et contre les mentalités qui poussent à la sélection prénatale ou aux mariages d’adolescents. C’est aussi le système de la santé qui est à réinventer, et le Premier ministre Narendra Modi a promis de s’y atteler. L’enjeu est de bâtir une société où la sécurité d’une famille ne passerait plus par le nombre d’enfants, mais par un système de retraite et des services publics fiables.

Publié dans Inde | Pas de Commentaire »

Gironde: Le Relais de Margaux passe sous pavillon chinois

Posté par cercletibetverite le 10 mars 2015

http://www.20minutes.fr/bordeaux/1559287-20150310-gironde-relais-margaux-passe-sous-pavillon-chinois

Bordeaux

Placé en redressement judiciaire depuis le mois de mai, le prestigieux établissement du Médoc a été racheté par le groupe Huayu…

Gironde: Le Relais de Margaux passe sous pavillon chinois

L'hôtel Le Relais de Margaux, dans le Médoc (Gironde)
L’hôtel Le Relais de Margaux, dans le Médoc (Gironde) – Relais de Margaux

Mickaël Bosredon

    • Publié le 10.03.2015 à 17:45
    • Mis à jour le 10.03.2015 à 17:57

La direction du prestigieux hôtel-golf Le relais de Margaux (quatre étoiles) vient d’annoncer dans un communiqué que le tribunal de commerce de Bordeaux a statué en faveur du groupe chinois Huayu pour le rachat de l’établissement. Il avait fait une proposition de 5,3 millions d’euros pour reprendre l’hôtel, placé en redressement judiciaire en mai 2014.

«C’est une très bonne nouvelle, a-t-on commenté dans l’entourage de la direction, conntactée par 20Minutes ce mardi. Les 35 emplois sont préservés, et l’ambition du groupe Huayu qui gère déjà des hôtels de luxe et des centres commerciaux en Chine est de remettre Le Relais de Margaux à la place qui est la sienne. D’importants travaux de modernisation vont ainsi avoir lieu, avec une attention toute particulière sur la restauration.» Le nouveau propriétaire prévoit d’investir «dans la rénovation des chambres, des restaurants, des salles de séminaires et du parcours de golf entourant le domaine» précise le communiqué. On devrait en savoir plus dans les prochaines semaines.

«Attirer la clientèle française, européenne et chinoise»

Le représentant du Groupe Huayu et Président de cette nouvelle société française, Peter L. Herweck, va superviser ce plan de rénovation. La directrice actuelle, Nathalie Millet, reste en place.

«Le Relais de Margaux est un excellent hôtel avec de nombreux équipements et un parcours de golf 18 trous, situé au bord de l’estuaire de la Gironde et entouré de prestigieux vignobles de renommée internationale. Ce joyau a besoin que l’on en prenne soin et c’est exactement ce que nous avons l’intention de faire» a déclaré Peter L.Herweck via le communiqué.

Le groupe Huayu «souhaite attirer aussi bien la clientèle d’affaires que la clientèle de loisirs Française, Européenne et Chinoise.»

Publié dans France | Pas de Commentaire »

« À la folie », un hôpital psychiatrique en Chine

Posté par cercletibetverite le 10 mars 2015

http://www.la-croix.com/Culture/Cinema/A-la-folie-un-hopital-psychiatrique-en-Chine-2015-03-10-1289604

« À la folie », un hôpital psychiatrique en Chine

Documentariste de renom, amateur de formats très longs, le Chinois Wang Bing livre, après « Les trois sœurs du Yunnan », une plongée éprouvante dans un établissement du sud-ouest du pays.

10/3/15 – 15 H 38

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LES ACACIAS DISTRIBUTION

 Documentaire chinois, 3 h 47

Wang Bing

Documentaire chinois, 3 h 47

« S’ils disent qu’un homme est fou, il est fou. Mais est-il vraiment fou ? » Dans la région pauvre du Yunnan, au sud-ouest de la Chine, un vieillard très droit marche mains croisées dans le dos, le long d’un couloir grillagé, carré de déambulation surplombant une grande cour intérieure, saturée par la blancheur du jour. Environ 200 hommes et femmes vivent séparés dans cet hôpital psychiatrique municipal, dans le plus total dénuement, à six ou plus dans des chambres dont les lits sont disposés tout autour de murs nus.

Psychiatrie rudimentaire

Documentariste de renom – le Centre Pompidou a organisé l’an dernier une rétrospective de ses œuvres – Wang Bing est un adepte, à l’exemple de Ken Burns ou Frederik Wiseman, des très longs formats : A l’Ouest des rails, multi-récompensé dans les festivals en 2003, durait 9 heures 11. Fengming, chronique d’une femme chinoise, réalisé en 2007 mais sorti en France en 2012, s’étalait sur 3 heures 12.

Après une fiction sidérante sur les déportations de Chinois dans le désert de Gobi, par Mao dans les années 1950 ( Le Fossé , 2012), et un autre documentaire sur trois fillettes livrées à elles-mêmes dans un village montagneux ( Les Trois sœurs du Yunnan , 2014), le cinéaste s’est intéressé à d’anonymes patients placés derrière des barreaux, surveillés de loin par des hommes en blouse blanche, assommés de médicaments.

Éprouvante plongée

Soyons honnêtes : ce très long voyage en terre de folie est une expérience éprouvante que bien peu auront envie d’entreprendre. Wang Bing, qui se défend d’avoir réalisé une œuvre politique, signe cependant un film qui parle de lui-même : désœuvrement, faim, promiscuité, abandon, nudité, quête désespérée et dérangeante d’une tendresse terriblement absente… On l’apprendra plus tard, à la lecture du générique de fin, toutes sortes de « déviances » se côtoient ici : assassins, toxicomanes, vagabonds, déficients intellectuels, dépressifs sont entassés pêle-mêle, à peine pris en charge.

Tous ont été internés contre leur gré, par leurs familles, mais aussi sur décision de justice ou de police. Si bien qu’un pétitionnaire un peu trop ardent, un contrevenant à la loi stricte sur le contrôle des naissances, ou un croyant à la « dévotion religieuse » un peu trop démonstrative peuvent parfaitement se retrouver là, eux aussi. Certains sont internés depuis 10, 20, 30 ans. D’autres sont arrivés depuis un mois et, menottes dans le dos, font l’amère expérience d’une réponse plus carcérale que médicale à l’expression de leur mal-être.

Oubliés de la Chine

De 300 heures d’images accumulées, Wang Bing a retenu un peu moins de 4 heures de film. « Je ne considère pas la durée finale comme une synthèse ou un résumé, dit-il. Mais comme une exposition des impressions les plus fortes et les plus intenses dans ce que j’ai tourné et que je conserve précisément en mémoire. »

Essentielle mémoire, dont il partage l’obsession avec son confrère Jia Zang-Ke, dans un style plus radical mais un lucide constat sur l’état de son pays, où la violence meurtrière entre individus – une relative nouveauté – s’étend au rythme des inégalités sociales. « Il me semblait essentiel de porter à l’écran la présence des patients de l’hôpital, tout comme les travailleurs d’A l’Ouest des rails, ou les prisonniers du Fossé par le biais de la fiction : ce sont tous des oubliés de la Chine. »

ARNAUD SCHWARTZ

 

Publié dans Chine | Pas de Commentaire »

 Déclaration de Monsieur Lobsang Sangay Premier Ministre Tibétain en exil lors du 56e anniversivaire du soulèvement national Tibétain du 10/03/1959

Posté par cercletibetverite le 10 mars 2015

 

Déclaration de Monsieur Lobsang Sangay Premier Ministre Tibétain en exil lors du 56e anniversivaire du soulèvement national Tibétain du 10/03/1959

Déclaration de Monsieur Lobsang Sangay Premier Ministre Tibétain en exil lors du 56e anniversivaire du soulèvement national Tibétain du 10/03/1959</p><br /><br />
<p>Transmis et traduit le 10 Mars 2015 par le Bureau du Tibet de Paris représentation officielle en France du gouvernement tibétain en exil</p><br /><br />
<p>Nous sommes réunis ici en mémoire des femmes et des hommes courageux qui ont donné leur vie pour la cause du Tibet il y a cinquante-six ans. Nous sommes également réunis ici pour nous rappeler que nous devons continuer la lutte non-violente du peuple tibétain avec beaucoup de détermination, un grand courage et une ferme résolution.</p><br /><br />
<p>Chers compatriotes tibétains, je vous informe que la situation au Tibet demeure particulièrement sombre mais l’esprit inébranlable du peuple tibétain est fort et se renforce. Depuis les manifestations pacifiques qui ont éclatées en 2008, et avec les protestations constantes des auto-immolations partout sur le plateau, le Tibet est quasiment vérouillé. Les restrictions sur les déplacements des Tibétains se sont fortement intensifiées. A de multiples points de contrôle dans les principaux centres urbains, sous surveillance constante des caméras, les Tibétains doivent présenter leurs cartes d’identité incorporant des puces sophistiquées de deuxième génération. Voici comment un Tibétain décrit cette expérience humiliante : “Votre carte d’identité est comme votre ombre. Sans elle vous ne pouvez pas vous déplacer.” Cette situation de restrictions accrues est si excessive que même les touristes chinois ont été touchés au point de décrire les conditions actuelles au Tibet comme étant celles d’une “zone de guerre”.</p><br /><br />
<p>Une source d’inquiétude particulière pour les Tibétains est l’annonce par le Conseil d’État Chinois en 2014 de changer le statut des bourgades de Shigatse et de Chamdo en celui de villes. Bien que les Tibétains soient favorables au développement économique sous la forme de modernisation, l’urbanisation signifie pour eux la marginalisation économique, l’exclusion sociale et la destruction de l’environnment. Lhasa en est un parfait exemple. La ville a vu une croissance urbaine exponentielle qui a attiré des travailleurs migrants chinois de toute la Chine. Ce déplacement de population a transformé le cœur de la culture tibétaine en un autre “Chinatown”, où les Tibétains vivent dans de petits ghettos entourés par une Chine urbaine en pleine expansion. Nous craignons que la même transformation négative se passera à Shigatse et à Chamdo, réduisant incommensurablement la capacité du peuple tibétain à préserver sa culture et son identité. En même temps, les Tibétains craignent également que les colons chinois submergeront et inonderont le Tibet rural et nomade.</p><br /><br />
<p>Voici quelques-uns des nombreux défis auxquels nous sommes confrontés au Tibet. Je crois cependant que nous avons la détermination, la résolution, et la volonté collective de les surmonter. Les Tibétains au Tibet ont survécu à un désastre d’état après l’autre. Des catastrophes comme le Grand Bond en Avant dans les années 1950 et la Révolution Culturelle dans les années 1960 n’ont pas faibli l’esprit inébranlable du peuple tibétain. De la loi martiale imposé à Lhasa en 1989, aux “campagnes de répression brutale ‘Frapper Fort’” pour étouffer la dissidence, et aux campagnes comme le programme de Développement de la Chine Occidentale, tout cela n’a pas diminué le courage du peuple tibétain. Depuis le soulèvement de 1959, que nous commémorons aujourd’hui, et à travers des décennies de protestations pacifiques, y inclus les manifestations qui ont eu lieu à travers le Tibet en 2008, et la centaine d’auto-immolations depuis, la volonté tibétaine de vivre en tant qu’un seul peuple uni et de lutter pour la justice demeure inchangée.</p><br /><br />
<p>Au Tibet, les artistes chantent, peignent et écrivent, tous avec un esprit enhardi et un sentiment de responsabilité accrue envers la cause tibétaine. A l’intérieur du Tibet, une nouvelle renaissance sprituelle, culturelle et intellectuelle renforce la fierté et l’unité tibétaines. Des humbles ramasseurs de dbyar rtswa dgun 'bu (le champignon chenille) aux conducteurs de camion infatigables, fermiers et nomades, aux moines et aux nonnes, les Tibétains parlent sans cesse d’une aspiration commune à vivre dignement avec une identité commune. Ces noyaux d’idées et d’oasis d’expression des aspirations communes du Tibet fusionneront en un avenir prometteur pour tout le peuple du Tibet.</p><br /><br />
<p>Le discours qui sort actuellement de la Chine dit que les TIbétains sont devenus leurs propres maîtres. Pour que cette rhétorique devienne réalité, nous encourageons vivement les dirigeants chinois à laisser des Tibétains gouverner au Tibet. Comme la Chine s’apprête à célébrer le 50e anniversaire de la soi-disante Région Autonome du Tibet (RAT), les partisans de la ligne dure à Beijing devraient bien faire attention au fait que la repression ne fera que générer du ressentiment. Nous avons noté les commentaires du Président Xi Jinping qui dit que la culture et la langue tibétaines devraient être préservés et cependant les directives internes en 20 points du gouvernement local en Amdo portent atteinte aux deux.</p><br /><br />
<p>Du côté du Kashag, nous restons fermement engagés dans l’Approche de la Voie médiane qui ne prône pas la séparation du Tibet de la Chine mais une réelle autonomie pour le peuple tibétain. Afin de réaliser une réelle autonomie pour le peuple tibétain, le Groupe de travail, un organe consultatif pour le Kashag, a organisé un conclave pendant la première semaine de janvier pour entreprendre une discussion approfondie sur les développements politiques au Tibet, sur des questions en lien avec l’avenir du dialogue avec les dirigeants chinois et sur des développements sur le plan politique international à une plus grande échelle. Les dirigeants tibétains sont convaincus que la seule façon de résoudre la question du Tibet est au travers du dialogue entre les Envoyés de Sa Sainteté le Dalai Lama et les représentants des dirigeants chinois. Les Envoyés de Sa Sainteté le Dalai Lama sont prêts à entamer le dialogue avec leur homologue chinois à tout moment et où que ce soit.</p><br /><br />
<p>A cet égard, nous apprécions tout particulièrement la déclaration récente du Département d’Etat américain qui encourage le dialogue entre les représentants de Sa Sainteté le Dalai Lama et les dirigeants chinois: “Nous croyons que tous les gens dans la RPC profiteraient des fruits du dialogue et nous encourageons le gouvernement chinois à saisir l’occasion d’engager le dialogue avec le Dalai Lama”.</p><br /><br />
<p>Nous accueillons également les commentaires du Président Barak Obama lors du petit-déjeuner annuel de prière à Washington D.C., qui a décrit Sa Sainteté le Dalai Lama comme un “bon ami” et “un puissant exemple de que signifie la pratique de la compassion” et une personne qui “nous inspire à défendre la liberté et la dignité de tous les êtres humains”.</p><br /><br />
<p>Je suis heureux de constater qu’en Inde, nous voyons une conscience accrue de l’importance du Tibet et plus de plates-formes pour discuter de la question du Tibet. On réalise également que l’Administration Centrale Tibétaine est une entité politique à la fois authentiquement démocratique et efficace. La fierté de notre démocratie réside en sa participation publique et nous continuons à encourager un engagement plus approfondi du peuple tibétain dans le processus démocratique.</p><br /><br />
<p> Cette année, le peuple tibétain et nos amis à travers le monde célébreront le 80e anniversaire de Sa Sainteté le Dalai Lama. En cette occasion historique, nous prions pour la longue vie et la bonne santé constante de Sa Sainteté le Dalai Lama. Le trait distinctif du peuple tibétain est la non-violence, et les valeurs prônées par la génération de nos anciens sont la modestie, l’honnêteté et la résilience que les jeunes générations doivent adopter. Ceci est notre capital politique ainsi que notre ressource politique.</p><br /><br />
<p>Par-dessus tout, la priorité du Kashag est l’éducation. Dans cette démarche, le Kashag encourage les Tibétains de tous horizons à s’impliquer de très près dans l’éducation de leurs enfants.</p><br /><br />
<p> Je profite de cette occasion pour remercier tous nos groupes de soutien au Tibet, de Berlin à Bruxelles, de Canberra à Cape Town, et de Tokyo à Taipei, pour leurs nobles efforts à soutenir la justice et la liberté pour les Tibétains. Alors que l’extremisme et des conflits violents sévissent autour du monde, le Tibet est un modèle de modération et de non-violence digne de votre soutien constant. Nos exprimons notre profonde reconnaissance au peuple et au governement de l’Inde pour leur générosité et hospitalité.</p><br /><br />
<p> Chers compatriotes tibétains, encore une fois, et avec un profond espoir et reconnaissance, au nom de six millions de Tibétains, j’offre mes prières sincères pour la longue vie de Sa Sainteté le Grand 14e Dalai Lama. Aujourd’hui, nous honorons et rendons un profond homage aux courageux hommes et femmes qui ont sacrifié leurs vies pour la cause du Tibet. Avec un courage indéfectible, puissent tous les Tibétains continuer à soutenir fermement la cause de nos ancêtres, de nos mères, de nos sœurs et de nos frères et de tous ceux qui ont consacré leurs vies à mettre fin à la souffrance des Tibétains et à rétablir la liberté pour le Tibet.</p><br /><br />
<p>Longue vie à Sa Sainteté le Dalai Lama et Bod Gyalo.</p><br /><br />
<p>Sikyong Dr. Lobsang Sangay Premier Ministre tibétain en exil</p><br /><br />
<p>Le 10 mars, 2015</p><br /><br />
<p>Secrétariat<br /><br /><br />
Bureau du Tibet<br /><br /><br />
84 Boulevard, Adolphe Pinard<br /><br /><br />
75014 PARIS

 

Transmis et traduit le 10 Mars 2015 par le Bureau du Tibet de Paris représentation officielle en France du gouvernement tibétain en exil

Nous sommes réunis ici en mémoire des femmes et des hommes courageux qui ont donné leur vie pour la cause du Tibet il y a cinquante-six ans. Nous sommes également réunis ici pour nous rappeler que nous devons continuer la lutte non-violente du peuple tibétain avec beaucoup de détermination, un grand courage et une ferme résolution.

Chers compatriotes tibétains, je vous informe que la situation au Tibet demeure particulièrement sombre mais l’esprit inébranlable du peuple tibétain est fort et se renforce. Depuis les manifestations pacifiques qui ont éclatées en 2008, et avec les protestations constantes des auto-immolations partout sur le plateau, le Tibet est quasiment vérouillé. Les restrictions sur les déplacements des Tibétains se sont fortement intensifiées. A de multiples points de contrôle dans les principaux centres urbains, sous surveillance constante des caméras, les Tibétains doivent présenter leurs cartes d’identité incorporant des puces sophistiquées de deuxième génération. Voici comment un Tibétain décrit cette expérience humiliante : “Votre carte d’identité est comme votre ombre. Sans elle vous ne pouvez pas vous déplacer.” Cette situation de restrictions accrues est si excessive que même les touristes chinois ont été touchés au point de décrire les conditions actuelles au Tibet comme étant celles d’une “zone de guerre”.

Une source d’inquiétude particulière pour les Tibétains est l’annonce par le Conseil d’État Chinois en 2014 de changer le statut des bourgades de Shigatse et de Chamdo en celui de villes. Bien que les Tibétains soient favorables au développement économique sous la forme de modernisation, l’urbanisation signifie pour eux la marginalisation économique, l’exclusion sociale et la destruction de l’environnment. Lhasa en est un parfait exemple. La ville a vu une croissance urbaine exponentielle qui a attiré des travailleurs migrants chinois de toute la Chine. Ce déplacement de population a transformé le cœur de la culture tibétaine en un autre “Chinatown”, où les Tibétains vivent dans de petits ghettos entourés par une Chine urbaine en pleine expansion. Nous craignons que la même transformation négative se passera à Shigatse et à Chamdo, réduisant incommensurablement la capacité du peuple tibétain à préserver sa culture et son identité. En même temps, les Tibétains craignent également que les colons chinois submergeront et inonderont le Tibet rural et nomade.

Voici quelques-uns des nombreux défis auxquels nous sommes confrontés au Tibet. Je crois cependant que nous avons la détermination, la résolution, et la volonté collective de les surmonter. Les Tibétains au Tibet ont survécu à un désastre d’état après l’autre. Des catastrophes comme le Grand Bond en Avant dans les années 1950 et la Révolution Culturelle dans les années 1960 n’ont pas faibli l’esprit inébranlable du peuple tibétain. De la loi martiale imposé à Lhasa en 1989, aux “campagnes de répression brutale ‘Frapper Fort’” pour étouffer la dissidence, et aux campagnes comme le programme de Développement de la Chine Occidentale, tout cela n’a pas diminué le courage du peuple tibétain. Depuis le soulèvement de 1959, que nous commémorons aujourd’hui, et à travers des décennies de protestations pacifiques, y inclus les manifestations qui ont eu lieu à travers le Tibet en 2008, et la centaine d’auto-immolations depuis, la volonté tibétaine de vivre en tant qu’un seul peuple uni et de lutter pour la justice demeure inchangée.

Au Tibet, les artistes chantent, peignent et écrivent, tous avec un esprit enhardi et un sentiment de responsabilité accrue envers la cause tibétaine. A l’intérieur du Tibet, une nouvelle renaissance sprituelle, culturelle et intellectuelle renforce la fierté et l’unité tibétaines. Des humbles ramasseurs de dbyar rtswa dgun ‘bu (le champignon chenille) aux conducteurs de camion infatigables, fermiers et nomades, aux moines et aux nonnes, les Tibétains parlent sans cesse d’une aspiration commune à vivre dignement avec une identité commune. Ces noyaux d’idées et d’oasis d’expression des aspirations communes du Tibet fusionneront en un avenir prometteur pour tout le peuple du Tibet.

Le discours qui sort actuellement de la Chine dit que les TIbétains sont devenus leurs propres maîtres. Pour que cette rhétorique devienne réalité, nous encourageons vivement les dirigeants chinois à laisser des Tibétains gouverner au Tibet. Comme la Chine s’apprête à célébrer le 50e anniversaire de la soi-disante Région Autonome du Tibet (RAT), les partisans de la ligne dure à Beijing devraient bien faire attention au fait que la repression ne fera que générer du ressentiment. Nous avons noté les commentaires du Président Xi Jinping qui dit que la culture et la langue tibétaines devraient être préservés et cependant les directives internes en 20 points du gouvernement local en Amdo portent atteinte aux deux.

Du côté du Kashag, nous restons fermement engagés dans l’Approche de la Voie médiane qui ne prône pas la séparation du Tibet de la Chine mais une réelle autonomie pour le peuple tibétain. Afin de réaliser une réelle autonomie pour le peuple tibétain, le Groupe de travail, un organe consultatif pour le Kashag, a organisé un conclave pendant la première semaine de janvier pour entreprendre une discussion approfondie sur les développements politiques au Tibet, sur des questions en lien avec l’avenir du dialogue avec les dirigeants chinois et sur des développements sur le plan politique international à une plus grande échelle. Les dirigeants tibétains sont convaincus que la seule façon de résoudre la question du Tibet est au travers du dialogue entre les Envoyés de Sa Sainteté le Dalai Lama et les représentants des dirigeants chinois. Les Envoyés de Sa Sainteté le Dalai Lama sont prêts à entamer le dialogue avec leur homologue chinois à tout moment et où que ce soit.

A cet égard, nous apprécions tout particulièrement la déclaration récente du Département d’Etat américain qui encourage le dialogue entre les représentants de Sa Sainteté le Dalai Lama et les dirigeants chinois: “Nous croyons que tous les gens dans la RPC profiteraient des fruits du dialogue et nous encourageons le gouvernement chinois à saisir l’occasion d’engager le dialogue avec le Dalai Lama”.

Nous accueillons également les commentaires du Président Barak Obama lors du petit-déjeuner annuel de prière à Washington D.C., qui a décrit Sa Sainteté le Dalai Lama comme un “bon ami” et “un puissant exemple de que signifie la pratique de la compassion” et une personne qui “nous inspire à défendre la liberté et la dignité de tous les êtres humains”.

Je suis heureux de constater qu’en Inde, nous voyons une conscience accrue de l’importance du Tibet et plus de plates-formes pour discuter de la question du Tibet. On réalise également que l’Administration Centrale Tibétaine est une entité politique à la fois authentiquement démocratique et efficace. La fierté de notre démocratie réside en sa participation publique et nous continuons à encourager un engagement plus approfondi du peuple tibétain dans le processus démocratique.

Cette année, le peuple tibétain et nos amis à travers le monde célébreront le 80e anniversaire de Sa Sainteté le Dalai Lama. En cette occasion historique, nous prions pour la longue vie et la bonne santé constante de Sa Sainteté le Dalai Lama. Le trait distinctif du peuple tibétain est la non-violence, et les valeurs prônées par la génération de nos anciens sont la modestie, l’honnêteté et la résilience que les jeunes générations doivent adopter. Ceci est notre capital politique ainsi que notre ressource politique.

Par-dessus tout, la priorité du Kashag est l’éducation. Dans cette démarche, le Kashag encourage les Tibétains de tous horizons à s’impliquer de très près dans l’éducation de leurs enfants.

Je profite de cette occasion pour remercier tous nos groupes de soutien au Tibet, de Berlin à Bruxelles, de Canberra à Cape Town, et de Tokyo à Taipei, pour leurs nobles efforts à soutenir la justice et la liberté pour les Tibétains. Alors que l’extremisme et des conflits violents sévissent autour du monde, le Tibet est un modèle de modération et de non-violence digne de votre soutien constant. Nos exprimons notre profonde reconnaissance au peuple et au governement de l’Inde pour leur générosité et hospitalité.

Chers compatriotes tibétains, encore une fois, et avec un profond espoir et reconnaissance, au nom de six millions de Tibétains, j’offre mes prières sincères pour la longue vie de Sa Sainteté le Grand 14e Dalai Lama. Aujourd’hui, nous honorons et rendons un profond homage aux courageux hommes et femmes qui ont sacrifié leurs vies pour la cause du Tibet. Avec un courage indéfectible, puissent tous les Tibétains continuer à soutenir fermement la cause de nos ancêtres, de nos mères, de nos sœurs et de nos frères et de tous ceux qui ont consacré leurs vies à mettre fin à la souffrance des Tibétains et à rétablir la liberté pour le Tibet.

Longue vie à Sa Sainteté le Dalai Lama et Bod Gyalo.

Sikyong Dr. Lobsang Sangay Premier Ministre tibétain en exil

Le 10 mars, 2015

Secrétariat
Bureau du Tibet
84 Boulevard, Adolphe Pinard
75014 PARIS

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Le dalaï lama accusé par la Chine de profaner le bouddhisme

Posté par cercletibetverite le 10 mars 2015

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/le-dalai-lama-accuse-par-la-chine-de-profaner-le-bouddhisme_1659577.html

Le dalaï lama accusé par la Chine de profaner le bouddhisme

Par LEXPRESS.fr, publié le 09/03/2015 à  21:29

Le dirigeant du Tibet nommé par Pékin dénonce les déclarations du Nobel de la Paix. Le dalaï lama est accusé de blasphémer pour avoir déclaré qu’il doutait de la nécessité de sa réincarnation.

Le dalaï lama accusé par la Chine de profaner le bouddhisme

Le dalaï lama à Francfort en mai 2014.REUTERS/Ralph Orlowski

Sacrilège. Les déclarations du dalaï lama, suggérant qu’il n’aurait pas de successeur à sa mort sont une profanation du bouddhisme. La Chine officiellement communiste se dit « laïque », mais se pose en avocate de la réincarnation. Padma Choling, président du Comité permanent de l’Assemblée populaire de la région autonome du Tibet, a déclaré que la religion et l’histoire devaient être respectées. « Ce qu’il a déclaré est un blasphème contre le bouddhisme tibétain », a répondu ce responsable à l’issue d’une délibération avec d’autres députés tibétains lors de la session parlementaire annuelle à Beijing.

Interrogé en septembre dernier sur le fait de savoir si les Tibétains avaient toujours besoin d’un dalaï lama, il avait répondu: « L’institution du dalaï lama existe maintenant depuis près de cinq siècles. Cette tradition peut s’arrêter avec le 14e dalaï lama qui est très aimé ». « Si un 15e dalaï lama venait et faisait honte à la fonction, l’institution du dalaï lama serait ridiculisée ». En cause, la prétention de Pékin à choisir le successeur du guide spirituel tibétain en exil « Le titre de dalaï-lama est conféré par le gouvernement central », avait déjà déclaré une porte-parole en septembre dernier.

 

Le Tibet sous la botte de la Chine

Envahi militairement par la Chine dans les années 50, le Tibet est victime d’une colonisation massive qui menace sa population et sa culture.

image: http://static.lexpress.fr/medias_562/w_605,h_270,c_fill,g_north/tibet-5_287902.jpgLe dalaï lama accusé par la Chine de profaner le bouddhisme dans Dalai Lama tibet-5_287902

REUTERS/Issei Kato

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