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Le nouvel empereur chinois

Posté par cercletibetverite le 4 mars 2015

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/International/2015/03/04/005-xi-jinping-president-et-nouvel-empereur-de-chine.shtml

Le nouvel empereur chinois

Mise à jour il y a 16 minutes

Radio-Canada Yvan Côté

Xi Jinping

Xi Jinping  Photo :  PC/Pablo Martinez Monsivais

Le grand congrès annuel du Parti communiste chinois a débuté ce matin à Pékin. L’occasion pour le président Xi Jinping d’annoncer quelles seront les réformes qu’il compte mettre sur pied pour assurer l’avenir du pays. Au menu, économie, pollution, mais toujours rien à propos des droits de la personne.

 

Un texte d’Yvan CôtéTwitterCourriel

Lorsqu’il est arrivé au pouvoir en novembre 2012, plusieurs observateurs décrivaient Xi Jinping comme un président résolument « moderne », un dirigeant « ouvert aux idées occidentales » qui aidera la Chine à s’enraciner dans le 21e siècle.

Les mois qui ont suivi sa nomination n’ont pas fait mentir les analystes. Xi s’est aventuré là où ses prédécesseurs n’ont jamais osé aller. Il a assoupli la politique de l’enfant unique et a fermé les camps de rééducation par le travail. Des décisions qui laissaient présager une nouvelle ère dans le pays.

Puis la lune de miel a semblé prendre fin.

Soudainement, le régime a resserré les contrôles et on a assisté à l’emprisonnement d’universitaires, d’artistes et d’activistes, en fait à l’arrestation de dizaines de personnes qui critiquent le gouvernement. Grâce à la campagne de lutte anticorruption plusieurs des adversaires politiques du nouveau président se sont retrouvés aussi derrière les barreaux et Pékin s’est emparé d’Internet en annonçant que tout internaute qui diffuse ce que le Parti communiste jugera être de la « fausse information » risque une peine de 3 ans de prison.

Le régime s’attaque à l’Internet « étranger »

Le dernier jalon de la longue liste d’entraves mises sur pied par Xi Jinping pour réduire l’influence de l’Occident dans le pays a été de s’attaquer, en décembre, au réseau privé virtuel, les VPN, qui permettaient autrefois aux internautes de contourner la censure du régime chinois.

« Lorsque nos systèmes informatiques ont paralysé explique Andy Mok, un homme d’affaires qui se spécialise dans le démarrage d’entreprise, personne ne savait ce qui se passait. C’était quelque chose de tout à fait nouveau. Puis, on a réalisé que c’était la nouvelle initiative du gouvernement pour contrôler les contenus sur le web ».

Un changement majeur pour Andy, qui utilise des sites inaccessibles en Chine sans un VPN comme Facebook, Twitter et Google Drive pour entrer en contact avec ses clients et rester à l’affût des nouvelles tendances sur la planète.

« Le régime ne semble pas comprendre qu’alors qu’il tente de s’intégrer à l’économie mondiale, ces décisions nuisent aux entreprises d’ici indique Andy. C’est une arme à double tranchant, ajoute-t-il. Le protectionnisme profite à certaines compagnies chinoises, mais les universitaires sont coupés du reste du monde et des milliers d’entreprises perdent un accès direct à des millions de clients. »

 

Les droits de la personne

Xi Jinping et Barack Obama
Xi Jinping et Barack Obama  Photo :  Reuters/Petar Kujundzic

Le président américain Barack Obama ne s’en cache pas, Xi Jinping a réussi à consolider le pouvoir comme aucun autre président en Chine depuis Deng Xiaoping à la fin des années 1970. Les dangers sont nombreux, croit M. Obama. Les droits de la personne risquent encore de régresser en Chine et on assiste à une montée d’un nouveau type de nationalisme.

Les revendications territoriales en mer de Chine méridionale en sont un bel exemple. Japon, Vietnam, Philippines, tous des pays qui possèdent des parcelles de terre que réclame Pékin et qui ont eu la visite de la marine chinoise au cours des derniers mois.

Xi Jinping, tout comme son père qui était un proche de Mao Tsé-Toung, veut faire renaître le grand empire chinois, dit Li Datong, un analyste politique que le régime a à l’oeil.

« Xi ne peut se permettre de voir le régime mourir entre ses mains, explique Li. Il est protégé par tous les dirigeants de la génération de son père qui l’aiment bien. S’il veut maintenir le Parti communiste en place, il n’a qu’à poursuivre ce qu’il a entrepris, c’est-à-dire augmenter la répression et concentrer le pouvoir ».

Une main de fer qui plaît pour le moment dans la population. Les Chinois trouvent leur leader sympathique et apprécient surtout qu’il s’en prenne aux dirigeants corrompus.

Quelles seront les cibles de Xi Jinping lors du congrès annuel du Parti communiste? L’économie qui tourne au ralenti sera assurément au coeur de son programme. Quant aux libertés dans le pays, ses détracteurs ne se font aucune illusion. La muraille virtuelle qu’a bâtie le président ne disparaîtra pas demain

 

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NORVÈGE : Le président du comité Nobel remplacé pour satisfaire la Chine ?

Posté par cercletibetverite le 4 mars 2015

http://www.courrierinternational.com/article/2015/03/04/le-president-du-comite-nobel-remplace-pour-satisfaire-la-chine

NORVÈGE

Le président du comité Nobel remplacé pour satisfaire la Chine ?

C’est un événement inédit dans plus de 100 ans d’existence de ce prix : Thorbjørn Jagland qui souhaitait être reconduit est écarté.
  • 4 mars 2015
Thorbjørn Jagland, ancien président du comité Nobel et actuel secrétaire général du Conseil de l’Europe - AFP/Presse présidentielle ukrainienne/Andrei Mosienko  Thorbjørn Jagland, ancien président du comité Nobel et actuel secrétaire général du Conseil de l’Europe – AFP/Presse présidentielle ukrainienne/Andrei Mosienko
Pour la première fois dans l’histoire du prix Nobel de la paix, le président du comité n’a pas été reconduit dans ses fonctions alors qu’il souhaitait rester, explique le quotidien norvégien Aftenposten.Thorbjørn Jagland, également ancien Premier ministre social-démocrate du royaume et actuel secrétaire général du Conseil de l’Europe, a été remplacé par Kaci Kullmann Five, ex-ministre du Commerce et membre du Parti conservateur (Høyre).Selon le comité, ce changement est dû au fait que sa majorité est désormais de droite. Pourtant, ce type de considérations n’avait jamais, jusqu’à présent, été déterminant dans le choix du président.Pour la presse norvégienne, la véritable raison du départ de Thorbjørn Jagland est bien différente. Il s’agirait en réalité de plaire à la Chine. Sous la présidence de Thorbjørn Jagland, le dissident Liu Xiaobo avait reçu le prix en 2010. L’Aftenposten relève que ce changement à la tête du comité du prix Nobel de la paix sera interprété en Chine comme une « victoire ».

Pékin a aussitôt réagi pour préciser que ce geste d’Oslo n’allait en rien « réchauffer les relations » entre les deux pays, rapporte le Bangkok Post.

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20 activités illégales liées à l’indépendance du Tibet

Posté par cercletibetverite le 4 mars 2015

http://www.tibet-info.net/www/20-activites-illegales-liees-a-l.html#.VPc7MC6EJiB

20 activités illégales liées à l’indépendance du Tibet

mercredi 4 mars 2015 par Monique Dorizon , Rédaction

Les autorités chinoises du Comté de Rebkong [1] ont émis une liste de 20 « activités illégales liées à l’indépendance du Tibet« , selon des sources de la région.

La liste, qui a fuité auprès de l’organisation Tibet Post International (TPI) et présente des interdictions déjà en place contre les manifestations par auto-immolation et le plaidoyer en ligne pour l’indépendance du Tibet, interdit les activités, y compris la publication et la diffusion d’articles, de livres, de vidéos et d’enregistrements audio visant à promouvoir des « objectifs séparatistes ou s’opposant au gouvernement de la Chine« , a déclaré une source anonyme.
« Des associations illégales constituées au nom de la langue tibétaine, l’environnement et l’éducation sont interdits. Sont aussi interdits l’organisation de réunions ou de rassemblements de manifestation soutenant l’égalité des langues ou la protection des animaux« , a ajouté cette même source.

La personne a également révélé que les nouvelles règles stipulent que « Quiconque viole ces directives sera puni conformément à la loi. Ceux qui organisent ou mènent des activités illégales seront sévèrement punis conformément à la loi« .
La liste montre clairement la mise en danger systématique des droits de l’homme du peuple tibétain par le gouvernement chinois.

Voici cette liste – traduite par Tibet Post International – des activités illégales et les notes explicatives du gouvernement chinois :

  1. Inciter ou louer des actes radicaux tels que l’auto-immolation.
  2. Mettre des banderoles, des affiches, des dépliants ou des discours pour l’indépendance du Tibet.
  3. Écrire, dessiner, annoncer, vendre ou distribuer des livres, de l’art, des enregistrements audio ou des vidéos approuvant le séparatisme ethnique ou les vues nationalistes qui s’expriment avec trop de force.
  4. Constituer des organisations ou pratiquer des activités illégales au nom de la langue tibétaine, l’environnement ou l’éducation.
  5. Inciter, planifier ou mener des activités illégales, dont les manifestations ou rassemblements faits sous la bannière de l’égalité des langues, la sécurité alimentaire ou la protection des animaux.
  6. Utiliser les réseaux sociaux y compris QQ et WeChat pour envoyer, télécharger ou diffuser des images, audios ou vidéos qui contiennent des informations relatives à l’indépendance du Tibet. Ou, en utilisant les médias sociaux ci-dessus, répandre des rumeurs qui portent atteinte à l’unité nationale ou créent des troubles sociaux et la division ethnique. Mais aussi, laisser les autres voir ou utiliser des messages sur votre téléphone portable ou votre ordinateur liés à l’indépendance du Tibet au lieu de les supprimer immédiatement.
  7. Fournir des informations à des groupes séparatistes extérieurs tout en maintenant des relations avec eux.
  8. Lire, regarder ou écouter les informations relatives à l’idée de l’indépendance du Tibet dans les journaux, la télévision ou la radio appartenant à un groupe extérieur au pays.
  9. Voyager légalement ou illégalement en dehors du pays afin de participer à des événements religieux.
  10. Accrocher des images du 14ème Dalaï Lama ou de personnes qui luttent pour l’indépendance du Tibet dans les lieux publics.
  11. Placer des autocollants, des affiches ou des bannières et / ou jouer de la musique qui implique un soutien pour l’indépendance du Tibet dans les automobiles.
  12. Prier avec une lampe à beurre et des offrandes de fumée, psalmodier ou libérer des animaux pour les immolés ou présenter ses condoléances à leurs familles.
  13. Projeter de recueillir des dons de groupes séparatistes et de personnes extérieures.
  14. Faire connaître des vues nationalistes qui s’expriment avec trop de force et discuter de l’indépendance du Tibet dans les écoles.
  15. Utiliser la force de la religion et ses principes tout comme la race afin de déstabiliser l’ordre social. En outre, sous la bannière de l’ethnicité, les activités illégales envers les responsables gouvernementaux comprennent les avertissements, la vengeance envers eux et de les considérer comme des ennemis.
  16. Continuer à maintenir le contact avec les forces séparatistes à l’extérieur et ne pas prêter attention aux décisions visant à maintenir la stabilité sociale, et projeter ou forcer les autres à manifester contre le gouvernement.
  17. Encourager ou projeter d’organiser des cérémonies de prières pour le 14e Dalaï Lama dans les monastères et les lieux publics lors de festivals et autres fêtes.
  18. Encourager ou organiser des rassemblements pour prier pour le 14e Dalaï Lama sous prétexte de religion et de tradition.
  19. Créer intentionnellement des rumeurs sur l’indépendance du Tibet par la diffusion de messages, images, audio ou vidéo, d’un type d’activités religieuses et traditionnelles habituelles. Envoyer des informations tendancieuses sur des activités légales – y compris les campagnes de rééducation, la fermeture des organisations illégales et la poursuite des criminels – à l’extérieur de l’état et faire connaître des équipements à des forces extérieures.
  20. Les autres activités illégales comprennent : la participation à des festivals où des forces extérieures exercent des activités liées à l’indépendance du Tibet. La déstabilisation de l’ordre social sous prétexte de forcer les autres à ne parler que la langue tibétaine et de tuer, de vendre ou de libérer des animaux.

Les 20 points précisent les activités illégales de la force séparatiste pour l’indépendance du Tibet.
- Quiconque contrevient à ces directives sera puni conformément à la loi.
- Ceux qui organisent ou procèdent à des activités illégales seront sévèrement punis conformément à la loi.
- Ceux qui sont impliqués dans des activités illégales par la force ou l’incitation par d’autres seront rééduqués et aidés afin de reconnaître les conséquences de la nature des activités illégales. Ils seront ensuite mis sous surveillance et leurs mouvements seront limités.
- Ceux qui sont à la tête des activités illégales verront leurs prestations familiales immédiatement arrêtées de versement.
- Les représentants du gouvernement ne seront pas sévèrement punis s’ils sont poursuivis en vertu de ces directives.

Source : The Tibet Post International, 25 février 2015.

http://www.thetibetpost.com/images/stories/February-2015/Tibet-20-illegal-activities-independence-2015.jpg

 

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Répression ciblée des moines tibétains âgés de moins de 20 ans

Posté par cercletibetverite le 4 mars 2015

-http://eglasie.mepasie.org/asie-du-nord-est/chine/2015-03-04-repression-ciblee-des-moines-tibetains-ages-de-moins-de-20-ans

Répression ciblée des moines tibétains âgés de moins de 20 ans

Répression ciblée des moines tibétains âgés de moins de 20 ans 04/03/2015

Selon Radio Free Asia (RFA), qui rapporte le fait le 25 février, de jeunes moines tibétains font face à une nouvelle campagne de répression, mise en place à l’occasion du Nouvel An lunaire (Losar en tibétain).

Dans la province du Qinghai (nord-ouest du pays), les autorités ont profité de la grande « migration » annuelle qui marque le Nouvel An chinois avec les traditionnels rassemblements familiaux, …

… pour interdire aux jeunes moines venus célébrer Losar dans leurs familles, de revenir dans leurs monastères après les fêtes.

Ces consignes ont été données aux responsables des deux districts de Terlenkha (Delingha en chinois) et Tulan (Dulan) de la Préfecture autonome mongole et tibétaine de Tsonub (Haixi) ; les moines de moins de 20 ans devront quitter l’habit monastique et, dès la fin des vacances, suivre « les cours des écoles du gouvernement en tant qu’élèves laïques ».

« Le 23 février, soit quatre jours après le début du Nouvel An lunaire, les représentants du gouvernement ont réuni les parents des jeunes moines des districts de Tulan et de Terlenkha et leursont dit que les enfants étudiant dans les monastères tibétains ne seraient pas autorisés à revenir », a rapporté une source locale à RFA, sous couvert de l’anonymat.

Cette nouvelle mesure, qui ne se base sur aucune législation officielle (en Chine, la majorité civile est fixée à 18 ans, et la scolarité n’est obligatoire que jusqu’à l’âge de 15 ou 16 ans (1)), vient renforcer l’important dispositif de « rééducation par l’école d’Etat » mis en place ces dernières années dans les régions de peuplement tibétain, en particulier les zones qualifiées de « rurales et de type nomade ».

Après avoir autorisé un temps l’enseignement de la langue tibétaine dans des établissements privés, pour les élèves déjà diplômés des écoles locales (où les cours sont dispensés uniquement en chinois), les autorités ont fini par interdire récemment les classes de tibétain.

« Ces jeunes avaient choisi d’étudier dans ces monastères et d’apprendre le tibétain ; maintenant le gouvernement les force à revenir à l’état laïc et à suivre les cours des écoles publiques où ils ne pourront pas étudier leur propre langue ! », se lamentent les parents des moines concernés par les nouvelles directives. « Si nous désobéissons aux ordres du gouvernement, cela nous créera de gros problèmes, mais si nous acceptons, cela handicapera gravement l’avenir de nos enfants ; voilà notre dilemme aujourd’hui », confie encore à RFA l’un des proches d’un jeune moine.

Cette nouvelle vague de répression qui sévit actuellement dans la préfecture de Tsonub n’est pas sans rappeler des événements semblables qui se sont produits en octobre dernier dans le district de Driru (Biru), situé dans la Région autonome du Tibet, frontalière du Qinghai.

Les autorités avaient ordonné, entre autres directives, que les moines âgés de moins de 12 ans quittent le monastère et retournent dans leurs familles, de gré ou de force. Si les parents des jeunes moines contrevenaient à cet ordre, ils s’exposaient à des peines de trois ans de prison, précisaient les instructions consignées dans un fascicule de 30 pages distribué dans toutes les administrations de la région. Etait également stipulé que toutes les constructions à caractère religieux (stupas, édifices divers ou même pierres à mani (2)), élevées après 2010, devaient être détruites.

Le district de Driru, considéré comme particulièrement « rétif » vis-à-vis de l’autorité de Pékin, est régulièrement le théâtre d’arrestations arbitraires et d’« opérations de rééducation » des moines, qui sont envoyés « étudier » dans des instituts tenus par le gouvernement.

Comme le sous-entend RFA, outre la volonté des autorités de « faire diminuer » le nombre des moines de la Préfecture mongole et tibétaine de Tsonub, en empêchant les jeunes générations de rejoindre leur monastère, le fait que les victimes des immolations par le feu – que Pékin semble impuissante à enrayer dans la région – soient très fréquemment âgées de moins de 20 ans, n’est sûrement pas étranger à ces nouvelles mesures gouvernementales.

(eda/msb)

Notes

(1) Soit neuf ans d’études à partir de l’entrée en primaire, vers l’âge de 6 ans.
(2) Les pierres à mani ou pierres-mani sont des galets gravés de mantra (généralement « Om mani padme hum ») placés en monticule au pied des stupas, chortens, monastères, ou en pleine montagne. Les bouddhistes tibétains en font le tour en les contournant par la gauche, activant ainsi les prières contenues dans les pierres.

Copyright

Légende photo :

Jeunes moines tibétains s’entraînant au débat philosophique. DR

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Historique du 10 mars 1959 à Lhassa.

Posté par cercletibetverite le 4 mars 2015

http://www.tibet-info.net/www/Historique-du-10-mars-1959-a.html

Historique du 10 mars 1959 à Lhassa.

Historique du 10 mars 1959 à Lhassa. dans Tibet

 

jeudi 11 février 2010 par Rédaction , Bureau du Tibet, Paris

10 mars 1959 – Soulèvement du peuple tibétain contre l’invasion chinoise.

Historique

C’est au cours des années 1949/50 que les troupes chinoises envahissent le territoire tibétain. Le Tibet lance alors un appel à la communauté internationale qui restera lettre morte. Les troupes communistes écrasent une petite armée tibétaine et bombardent le Fort de Chamdo [1], où siège le Gouverneur du Kham (en tibétain : Dotchi), Ngabo Ngawang Jigmé, qui fut capturé. Le seul occidental présent dans la région, Robert Ford, opérateur de radio au service du gouvernement tibétain, est également arrêté. Il sera relâché après cinq ans d’emprisonnement et de tentatives de lavage de cerveau. Or, le prétexte officiel pour justifier l’intervention militaire chinoise est de « libérer le Tibet du joug des forces impérialistes occidentales présentes au Tibet et de mater les éléments contre-révolutionnaires » dans les populations tibétaines.
Radio Pékin annonce que « les objectifs de l’Armée de libération populaire, pour 1950, sont de libérer Formose [2], Hainan [3] et le Tibet des impérialismes américain et anglais« . Or, au moment de l’entrée des troupes communistes chinoises au Tibet, seuls sept occidentaux, en tout et pour tout, vivaient dans l’ensemble du Tibet et parmi eux pas un seul Américain, ni quiconque qui pourrait prétendre au nom d’impérialiste !
Voici la liste de ces Occidentaux :

- Heinrich Harrer (autrichien), réfugié au Tibet au cours de la 2ème guerre mondiale, engagé au projet hydroélectrique et à l’élaboration du plan cartographique de Lhassa qui, par ailleurs, quitta le Tibet dès qu’il pressentit la menace réelle d’une invasion chinoise. [4]
- Peter Aufschnaiter (autrichien) réfugié au Tibet au cours de la 2ème guerre mondiale, engagé au projet hydroélectrique à Lhassa
- Reginald Fox (anglais), opérateur de radio engagé par le Gouvernement du Tibet à Lhassa
- Robert Ford (anglais), opérateur de radio engagé par le Gouvernement du Tibet à Tchamdo.
(Cf bibliographie ci-dessous)
- Hugh Richardson (anglais), ambassadeur à la Mission de l’Inde qui bientôt transféra le pouvoir à un Indien nommé pour le remplacer, l’Inde étant devenue indépendante depuis août 1947
- Geoffroy Bull (anglais), missionnaire chrétien
- Nedbailoff (réfugié russe), électricien engagé au projet hydroélectrique à Lhassa par le gouvernement du Tibet.

Une fois qu’elle eut occupé la moitié du territoire tibétain et atteint la rive du fleuve de Dzachu (Mékong), la Chine obligea le gouvernement du Tibet à entrer en négociation.
Seule face à la Chine, une petite délégation tibétaine fut contrainte de signer, en mai 1951, à Pékin, l’infâme « Accord en 17 Points » dans lequel le Tibet fut forcé d’abandonner sa souveraineté. Aujourd’hui, la Chine s’appuie essentiellement sur ce texte pour légitimer sa présence au Tibet. Mais comme nous le verrons, cet accord fut signé dans des conditions pour le moins rocambolesques.
Dès le début de la discussion, la partie chinoise indiqua clairement qu’il était hors de question de discuter sur le « statut du Tibet » mais seulement « les modalités pour son intégration à la mère-patrie« . Les Tibétains n’eurent aucun choix car Li Weihan, l’interlocuteur de Mao Tsétoung, les bien menaça en ces termes : « si vous ne signez pas cet accord, nous donnerons l’ordre à nos troupes (positionnées sur la rive du fleuve Mékong) d’avancer plus vers le Tibet central« . Puisque les émissaires tibétains n’avaient aucun pouvoir de signer quoi que ce soit, ils n’avaient pas amené le sceau du gouvernement du Tibet. Finalement, la Chine se résolut à fabriquer sur place à Pékin, des sceaux-signature, qui furent apposés sur chaque signature manuscrite. Cet accord inique sera dénoncé plus tard par le XIVème Dalaï Lama qui par ailleurs l’apprit par Radio Pékin. Il s’ensuivit, pour le Tibet bouddhiste et la Chine communiste, une période de neuf années de coexistence difficile.

Les Tibétains du nord-est (province d’Amdo) et de l’est du Tibet (province du Kham) [5] qui assistèrent les premiers à l’intrusion de l’Armée populaire de libération, fuirent devant la répression chinoise croissante et durent gagner les zones rurales. C’est là qu’une résistance armée s’organisa, laquelle se propagea bientôt dans tout le Tibet. Les provinces de l’Amdo et du Kham furent la scène d’un cycle résistance-répression tristement célèbre dans la mémoire des Tibétains. Il contraignit des milliers de Tibétains à fuir vers le Tibet central et vers Lhassa, relativement plus sûrs. Mais le ressentiment de ces populations, engendré par l’arrogance et la violence avec lesquelles la Chine traitait le gouvernement tibétain, s’abreuva encore des récits de destruction des monastères et de massacres de lamas et de moines que rapportaient les réfugiés venus du Tibet oriental. Bientôt, le mécontentement qui couvait se traduisit par une défiance ouverte à l’égard de la Chine et le rejet de son pouvoir.
En 1958, sous la conduite de Andruk Gonpo Tashi, une armée dite des « résistants volontaires pour la protection du Tibet » (bstan srung dwang blang dmag) fut créée à Lhokha au sud du Tibet. [6]

Comment peut-on honnêtement parler de la « libération pacifique du Tibet » alors que 40 000 hommes de troupe s’activent dans la capitale du Tibet, Lhassa, qui ne comptait que 25 000 habitants ?

Le 10 mars 1959, ce sont des dizaines de milliers d’hommes et de femmes qui descendent dans les rues de Lhassa pour réclamer l’indépendance du Tibet. Ce mouvement de protestation, porté par une population déjà exaspérée, fut réprimé dans un bain de sang. Selon une estimation chinoise, près de 87 000 Tibétains furent massacrés dans le seul Tibet central. Il fallut un peu plus de trois jours à l’Armée Populaire de Libération pour venir à bout du soulèvement, mais elle ne réussit pas à étouffer le mouvement de résistance qui se répandait dans tout le Tibet.

Le soulèvement du 10 mars et sa répression sans restriction eurent pour conséquence la fuite vers l’Inde du Dalaï Lama, des membres de son gouvernement et d’environ 80 000 Tibétains. Le gouvernement tibétain en exil, depuis son siège de Dharamsala [7], petite ville située au nord de l’Inde dans les contreforts de l’Himalaya, a développé, sous la conduite du Dalaï Lama, une résistance non violente à l’occupation chinoise, résistance qui a donné naissance à un Mouvement pour la liberté du peuple tibétain étendu aujourd’hui à l’échelle mondiale.

Le soulèvement du 10 mars 1959 à Lhassa, fut un événement charnière dans l’histoire de la résistance des femmes tibétaines. En effet, le 12 mars 1959, les femmes tibétaines organisèrent une manifestation nationale contre l’invasion chinoise à Lhassa, rejoignant les hommes dans leur résistance active. Environ 15 000 femmes y participèrent. La répression fut tout aussi massive envers les femmes et marqua le début d’une répression totale. Plusieurs milliers de celles-ci furent arrêtées et, plus particulièrement, les dirigeantes de cette manifestation – Kundéling Kunsang, Galing Shar Choe-la, Pékong Penpa Dolma, Tawutsang Dolkar, Demo Chimé, Tsong Khang Mémé, Kukarshar Kelsang, Risur Yangchen qui furent publiquement exécutées par la suite. Sans oublier le sort réservé aux centaines de femmes tibétaines qui dès 1955, se sont engagées dans la résistance armée contre l’invasion chinoise au Tibet oriental comme le démontrent les témoignages de Ama Adhe et Ani Patchen.

Chronologie détaillée des étapes de l’invasion du Tibet par la Chine

Afin de mieux comprendre l’histoire de l’invasion du Tibet, voici une chronologie détaillée :

- 1er octobre 1949 : Mao Tsétoung (Mao Zedong) proclame la République Populaire de Chine.
- 1er janvier 1950 : Radio Pékin annonce la prochaine « libération du Tibet« .
- 2 janvier 1950 : Mao Tsétoung envoie un télégramme depuis Moscou confirmant les responsabilités militaires et administratives de la Région militaire nord-ouest (concerne la partie nord-est du Tibet).
- Janvier 1950 : Radio Lhassa, opérée par le gouvernement tibétain, relaie pour la première fois des informations en tibétain, en chinois et en anglais (par Reginald Fox).
- 31 janvier 1950 : Radio Lhassa rejette la revendication de Pékin qui considère le Tibet comme faisant partie de la Chine.
- Février 1950 : sous la conduite du ministre Shakabpa, le Tibet envoie une délégation vers la Chine, mais pour des raisons politiques, celle-ci n’a pas pu s’y rendre.
- Mai 1950 : premier conflit entre les forces communistes et tibétaines à Denkhog dans la province du Kham.
- 24 juillet 1950 : 600 cavaliers de l’armée chinoise arrivent à Jyekundo [8] au Tibet oriental.
- 1er août 1950 : 130 cavaliers de l’armée chinoise partent du Xinjiang (Turkestan oriental) et arrivent à Gyertsé dans Ngari (le Tibet occidental). [9]
- 6 septembre 1950 : le 18ème Corps d’Armée de la Libération populaire chinoise (APL), placé sous le commandement de Zhang Guohuo, arrive à Kardzé [10] au Tibet oriental.
- 7 octobre 1950 : tandis que la guerre de Corée bat son plein, 40 000 soldats de l’Armée populaire de Libération (APL) franchissent le fleuve Dritchou (Yangtse).
N.B. Tous les documents officiels chinois citent cet événement comme étant la “libération pacifique” du Tibet car, pour la Chine communiste, il s’agit de “libérer le Tibet du joug des forces impérialistes occidentales” et “d’éléments réactionnaires”.
- 19 octobre 1950 : Ngabo Ngawang Jigmé, le gouverneur du Kham (Do-tchi), capitule face aux troupes communistes. A cette occasion, la Chine annonce “la liquidation de 5 638 ennemis, 180 soldats tués et blessés”.
- 24 octobre 1950 : L’APL prend le contrôle du chef-lieu du Tibet oriental, Chamdo [<1>] à l’issue de 20 batailles contre l’armée tibétaine.
- 26 octobre 1950 : l’Inde proteste formellement contre l’invasion du Tibet par des troupes chinoises.
- Novembre 1950 : La Chine déclare la constitution du Comité de Libération de Chamdo.
- 1er novembre 1950 : le gouvernement tibétain envoie une lettre au régime communiste.
- 7 novembre 1950 : le Tibet lance un appel à l’ONU.
- 9 novembre 1950 : Ngabo Ngawang Jigmé [11], désormais entre les mains de la force de l’APL, envoie un télégramme au Gouvernement du Tibet à Lhassa l’informant de la nécessité d’envoyer des émissaires gouvernementaux tibétains à Pékin pour engager des pourparlers.
- 10 novembre 1950 : la Chine communiste fait une première déclaration sur le futur statut du Tibet.
- 17 novembre 1950 : le XIVème Dalaï Lama assume les pleins pouvoirs.
- 9 décembre 1950 : fuite du Dalaï Lama vers la frontière du Sikkim, à Dromo (Yadrong ou Yatung). [12]
- 6 février 1951 : Les émissaires tibétains, Thoupten Legmon et Sampho Tenzin Dhondrup arrivent à Chamdo.
- 27 février 1951 : Le Gouvernement du Tibet décide d’entrer en négociation avec Pékin.
- 26 avril 1951 : La délégation tibétaine dirigée par Ngabo Ngawang Jigmé et Sampho Tenzin Dhondrup arrive à Pékin.
- 23 mai 1951 : accord en 17 points signé à Pékin entre la Chine et le Tibet, dit “Accord entre le Gouvernement central de la Chine et le gouvernement local du Tibet sur les mesures pour la libération pacifique du Tibet”.
N.B. Accord signé sous la menace d’une invasion du Tibet central et par des délégués qui n’avaient pas l’autorité du gouvernement du Tibet. Par ailleurs, le sceau-signature des délégués tibétains a été fabriqué sur place à Pékin. Accord accepté par un télégramme du Dalaï Lama à Mao Tsétoung en septembre 1951, puis dénoncé en avril 1959 par le Dalaï Lama à Tezpur (Assam), Inde.
- 27 mai 1951 : Radio Pékin annonce la signature de « l’Accord en 17 Points ».
- 29 juin 1951 : 280 soldats supplémentaires partent rejoindre les forces APL déjà arrivées à Gyertsé et se dirigent vers Pourang au Tibet occidental. [13]
- 1 juillet 1951 : le 18ème corps de l’armée chinoise quitte Kardzé (Garzê) à destination de Chamdo.
- 16 juillet 1951 : Routhok au Tibet occidental est “libéré” par l’APL. [14]
- 8 août 1951 : le Général chinois Chang Chin Wu arrive à Lhassa après avoir rencontré le Dalai Lama à Dromo (Yatung ou Yadrong) le 14 juillet 1951.
- 17 août 1951 : retour du Dalaï Lama à Lhassa.
- 22 août 1951 : l’armée chinoise de la région nord-ouest quitte l’Amdo à destination de Lhassa.
- 28 août 1951 : le 18ème corps d’armée sous le commandement de Zhang Gouhuo et Tan Kua Sen, quitte Chamdo à destination de Lhassa.
- 9 septembre 1951 : plusieurs milliers de soldats de l’APL entrent à Lhassa.
- 15 nov. 1951 : L’armée chinoise arrive à Gyantsé et à Shigatsé au Tibet central. [15]
- 1 décembre 1951 : L’armée de la région nord-ouest arrive à Lhassa.
- 10 février 1952 : création par la Chine de la Région militaire du Tibet.
- 11 mars 1952 : premier soulèvement à Lhassa des Tibétains contre la présence chinoise.
- 27 avril 1952 : sous pression chinoise, deux Premier ministres tibétains, Lukhangwa et Lobsang Tashi ont été congédiés.
- 6 septembre 1953 : dissolution du Ministère des affaires étrangères du Tibet (bod gzhung phyi rgyal las khungs) et sa fusion avec les Affaires étrangères de la Chine populaire.
- 29 avril 1954 : « Accord de Cinq Principes » ou Panchsheel [16] entre l’Inde et la Chine signé à Pékin, par lequel le Tibet est reconnu comme une région de la Chine. L’Inde cède ainsi tous les droits extra-territoriaux et privilèges qu’elle a hérités de la puissance coloniale britannique. La Mission de l’Inde à Lhassa devient simplement « Consulat général ».
N.B. Accord signé sans consultation avec le Tibet. Le Premier ministre indien Nehru a naïvement cru qu’en signant cet accord, la Chine accepterait les délimitations frontalières entre la Chine (c’est-à-dire le Tibet désormais considéré comme une région chinoise) et l’Inde, ce qui assurerait la paix entre les deux géants de l’Asie.
- 1954 : la Chine se donne une nouvelle Constitution qui exclut tout droit de sécession des régions autonomes. Un article précise que la Chine accorde une « Autonomie régionale« , mais que les « Régions autonomes » font partie intégrante de la République populaire de Chine.
N.B. Or en 1931, la Constitution de la République soviétique de Jiangxi du mouvement communiste accordait le droit aux régions autonomes de se séparer de la République populaire pour devenir des pays indépendants.
- 15 décembre 1954 : ouverture de la route Qinghaï-Tibet jusqu’à Lhassa.
- 1954-1955 : voyage officiel du Dalaï Lama en Chine.
- 9 mars 1955 : à Pékin, la Chine lance le Comité préparatoire pour la « Région autonome du Tibet » (CPRAT).
- Début 1956 : généralisation des révoltes des Tibétains de la région orientale du Kham contre l’instauration de communes populaires et les attaques contre le clergé.
- 22 avril 1956 : à Lhassa, en présence de Chen Yi, le CPRAT est officiellement inauguré.
- 1956 : accord commercial signé par la Chine avec le Népal. L’article 3 de cet accord stipule que « tous les traités et documents existant entre le Népal et la Chine y compris ceux entre le Népal et la Région du Tibet de la Chine sont abrogés« .
N.B. L’accord népalo-tibétain de 1856 par lequel le Népal jouissait de droits privilégiés est rendu caduc [17]. La Mission du Népal à Lhassa est désormais rétrogradée au statut d’un « Consulat ».
- Novembre 1956 : le Dalaï Lama se rend en Inde pour célébrer le 2 500ème anniversaire du Bouddha Shakyamouni.
- 1956 : soutien de la CIA aux Tibétains dans l’optique de la lutte de l’Amérique contre le communisme.
- 21 mars 1957 : organisation de la résistance armée tibétaine. Un premier groupe de 6 Tibétains a pu gagner l’île Pacifique de Saipan pour être entraîné par la CIA. [18]
- 16 juin 1958 : formation de Chushi Gangdruk (littér. « Quatre rivières et Six montagnes » qui décrit la géographie de deux provinces orientales du Tibet – Amdo et Kham) à Chagtsa Drigouthang dans le district de Lhokha, conduite par Andruk Gonpo Tashi et d’autres dirigeants du Tibet oriental pour mener une résistance armée contre l’invasion chinoise.
- 10 mars 1959 : soulèvement populaire des Tibétains contre l’invasion chinoise à Lhassa. [19]
- 12 mars 1959 : soulèvement des femmes tibétaines à Lhassa contre l’invasion chinoise du Tibet : plus de 15 000 femmes y participent. Leurs chefs ont été arrêtées et exécutées publiquement par les forces chinoises.
- 16 mars 1959 : fuite en Inde du Dalaï Lama.
- 23 mars 1959 : l’armée chinoise hisse, pour la première fois, le drapeau aux cinq étoiles de la Chine populaire sur le fronton du Palais du Potala.
- 28 mars 1959 : Zhou Enlaï annonce la dissolution du Gouvernement « local » du Tibet.
- 1er avril 1959 : le Dalaï Lama et son entourage arrivent au poste frontalier de Tchou Tr’angmo (Chudrangmo) et sont accueillis en Inde.
N.B. Tous les documents chinois réfèrent ces événements comme l’arrivée de la “réforme démocratique”.
- 15 juillet 1959 : tous les billets de banque (sang) et monnaie (tamka) du Tibet ont été remplacés par la devise chinoise Renminbi.
- Mars 1964 : le 10ème Panchen Lama est arrêté à Lhassa après avoir apporté son soutien public au Dalaï Lama.
- Août 1964 : à Lhassa, plus de 10 000 étudiants tibétains organisent une manifestation contre la politique chinoise.
- 1965 : découpage administratif arbitraire du Tibet.
- 1er septembre 1965 : création de la “Région autonome du Tibet” (RAT) qui comprend le Tibet central et occidental, alors que les provinces du Kham et de l’Amdo sont définitivement incluses dans les provinces chinoises du Sichuan, Qinghai, Gansu et Yunnan.

Commémoration du soulèvement

Chaque année, où qu’ils soient, les Tibétains commémorent le 10 mars, pour qu’eux-mêmes se souviennent et pour rappeler au monde que ceux qui sont morts pour la cause de la liberté ne sont pas morts en vain, que leur mort est un sacrifice juste et noble, consenti pour que puisse renaître un Tibet libre.
En France, comme chaque année, une manifestation commémorative nationale du 10 Mars 1959 est organisée à Paris tandis que dans plusieurs villes de provinces, des manifestations commémoratives sont organisées par des réseaux des associations et groupes de soutien au peuple tibétain. Pour plus de détails, consulter les sites : Tibet-info.net ou tibetan.fr.

Action « Drapeau pour le Tibet »

Depuis 1996, plusieurs communes en France et en Europe, ont décidé de hisser le drapeau du Tibet autour du 10 mars pour manifester leur solidarité envers le peuple tibétain et ainsi soutenir la lutte non-violente de Sa Sainteté le Dalaï Lama dans sa recherche de solution négociée avec la Chine pour résoudre durablement le problème du Tibet.

C’est ainsi qu’en France, près de 500 communes arborent une fois par an le drapeau du Tibet et plus de 300 communes ont décidé de le hisser de façon permanente. Ces actions ont pris de l’ampleur et depuis, sont suivies dans de nombreux pays européens. Emues par les répressions brutales des forces chinoises contre les manifestants tibétains au cours du printemps 2008, plusieurs centaines de mairies se sont déclarées solidaires de cette action. Par ailleurs, plus de 400 mairies ont hissé les couleurs du Tibet lors des JO de Pékin. [20]
Pour la première fois, le 10 mars 2006, la Ville de Paris et le Conseil régional d’Ile-de-France, ont décidé de hisser le drapeau du Tibet dans le cadre d’une cérémonie officielle afin de montrer leur solidarité au peuple tibétain. [21]
Depuis 1991, plus de 200 communes dans l’Hexagone ont également décidé de parrainer un ou plusieurs prisonniers d’opinion tibétains détenus par les autorités chinoises.
Cette action bénéficie d’un grand écho sur le plan national et international. La Chine demeure très sensible à cette marque de soutien manifesté par les élus représentant les populations d’un pays dont la devise est « Liberté, Egalité, Fraternité ». Ces actions comptent beaucoup dans la poursuite du dialogue initié par Sa Sainteté le Dalaï Lama qui, plus que jamais, est déterminé à poursuivre le combat pour son peuple en s’appuyant sur les valeurs de la démocratie, de la justice et de la liberté. Il est également important de se rappeler que le peuple tibétain, dans sa très grande majorité, mène une résistance active de non-violence et ce dans des conditions extrêmement contraignantes que vous connaissez tous.

Aujourd’hui au Tibet, hisser ce drapeau est considéré par les autorités chinoises comme un acte “séparatiste ” portant atteinte à la “sécurité de l’Etat”. De ce fait, cela reste puni d’une peine très sévère ! C’est pourquoi l’acquisition d’un drapeau tibétain dans notre monde libre, constitue un acte hautement symbolique et représente votre soutien indéfectible au combat non violent que mène le peuple tibétain depuis 1950 face aux répressions des autorités chinoises.

Références bibliographiques

-  »Au loin la liberté« , SS le Dalaï Lama,
Ed. Fayard, sept. 1990, 380 pages, 25 €.
- Autobiographie du Dalaï Lama
ISBN 978-2213025612

-  »Tibet Rouge, capturé par l’armée chinoise au Kham« , Robert Ford,
Ed. Olizane, oct. 1999.
- Récit de et par Robert Ford.
ISBN 2-88086-241-8

-  »Le feu sous la neige« , Palden Gyatso.
Ed. Actes Sud, sept. 1998, 352 pages.
- Récit autobiographique de Palden Gyatso qui a survécu 32 ans de camps de concentration et de tortures pour son engagement politique.
ISBN 978-2742718979

-  »Ama Adhe, Voix de la mémoire« , Adhe Tapontsang.
Ed. Dangles, fév. 1999, 304 pages, broché, 15 €.
- Récit d’Ama Adhe qui a survécu 27 ans de camp de concentration et de torture pour avoir assisté son époux qui menait dès 1955 des résistances armées dans la région du Kham contre l’armée chinoise.
ISBN 2703304900

-  »Et que rien ne te fasse peur« , Ani Patchèn, Adelaïde Donnelley.
Ed. Nil, février 2001, 300 pages, 20,13 €.
- Récit de Ani Patchen qui a survécu près de 22 ans de camps de concentration et de torture pour avoir mené la résistance contre l’armée chinoise.
ISBN 9782841112159

-  »Tibet, histoire d’une tragédie« , Kim Yeshi.
Ed. La Martinière, mars 2009, 285 pages, 25 €.
- Récit sur l’histoire du Tibet contemporain par Kim Yeshi assortie des images inédites d’une grande valeur historique.
ISBN 273243700X

Source : Bureau du Tibet, Paris, février 2010.
Notes et commentaires de Tibet-info.net

Voir également la Chronologie historique détaillée du Tibet pour l’histoire du Tibet depuis ses origines.

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Chine :Un projet de loi anti-terrorisme menace davantage les droits de l’homme

Posté par cercletibetverite le 4 mars 2015

http://www.epochtimes.fr/front/15/3/4/n3510921/un-projet-de-loi-anti-terrorisme-menace-davantage-les-droits-de-lhomme.htm

Un projet de loi anti-terrorisme menace davantage les droits de l’homme

Écrit par Frank Fang, Epoch Times
04.03.2015
  • Chine :Un projet de loi anti-terrorisme menace davantage les droits de l’homme dans Chine 15030404094611--ss1
  • 24 septembre 2013: Sophie Richardson, responsable du département Chine de Human Rights Watch (HRW), parle du traitement des dissidents chinois et membres de leurs familles lors de la conférence de presse au National Press Club de Washington.. Mme Richardson a récemment publié un rapport affirmant que la loi anti-terroriste proposée en Chine légitimerait les violations des droits de l’homme. (Mandel Ngan/AFP/Getty Images)
24 septembre 2013: Sophie Richardson, responsable du département Chine de Human Rights Watch (HRW), parle du traitement des dissidents chinois et membres de leurs familles lors de la conférence de presse au National Press Club de Washington.. Mme Richardson a récemment publié un rapport affirmant que la loi anti-terroriste proposée en Chine légitimerait les violations des droits de l’homme. (Mandel Ngan/AFP/Getty Images)

Le régime chinois est en train de rédiger sa législation visant à combattre le terrorisme. Cependant, du point de vue de l’organisation internationale Human Rights Watch (HRW), il ne s’agit que d’une tactique pour légitimer les violations des droits de l’homme en Chine.

«Les gens en Chine ont été violemment attaqués et les autorités ont le devoir de réagir et de protéger la population. Mais dans sa forme actuelle, cette loi n’est qu’un permis d’agir à l’encontre des droits de l’homme», a expliqué Sophie Richardson, responsable du département Chine de HRW «Le projet doit être complètement révisé et mis en conformité avec les normes juridiques internationales.»

La législation proposée, publiée en novembre de l’an dernier et soumise à une consultation publique, prévoit l’établissement d’un centre anti-terrorisme et l’application d’un mécanisme d’échange d’informations entre différents départements ainsi qu’avec les organisations internationales anti-terroristes.

HRW est préoccupé en particulier par la définition très large et floue du «terrorisme» dans cette loi qui stipule que toute pensée, discours ou comportement qui essaie d’«influencer l’élaboration de la politique nationale» est un acte de terrorisme. Sous cette définition, toute initiative pour changer la politique par exemple, pourrait être considérée comme acte de terrorisme.

Zhao Yuanming, un expert du droit chinois, a expliqué dans un entretien avec la chaîne de télévision  New Tang Dynasty Television (NTD) basée à New York: «Plus la portée de la loi sera large, plus il sera facile d’accuser les comportements et les propos d’enfreindre cette loi.»

Ce projet de loi dans sa version actuelle justifie les présentes violations des droits de l’homme et facilite les violations futures au nom de la lutte contre le terrorisme. Ce serait particulièrement le cas dans les régions ou le droit est à peine protégé, comme la région autonome ouïghoure du Xinjiang, a souligné HRW.

Ces dernières années, de nombreux actes de violence ont éclaté au Xinjiang tandis que les tensions raciales et ethniques ont augmenté dans la région. Les Ouïghours accusent les autorités chinoises de répression brutale au nom de la «lutte contre le terrorisme».

Selon les militants ouïghours, l’afflux de Chinois d’ethnie Han dans la région et les restrictions oppressives visant les religions et les pratiques culturelles ouïghoures ont provoqué le ressentiment public à l’encontre du régime chinois.

En août 2013, des policiers chinois ont tué 15 Ouïghours lors d’une mission anti-terroriste. En juin 2014, le régime chinois a exécuté 13 personnes – trois qui auraient attaqué un poste de police, provoqué la mort de 34 personnes, et une quatrième personne accusée d’avoir déclenché des explosifs en 2012 et tué un enfant. Les raisons de l’exécution des 9 autres personnes n’ont pas été révélées.

«Je crois que cette loi anti-terrorisme tente délibérément d’estomper la frontière entre l’anti-terrorisme et les conflits ethniques ou la diversité des opinions politiques», a souligné Zhao Yuanming. «À partir de maintenant, il est plus facile [pour le régime chinois] d’appliquer la loi contre tout individu ou même d’arrêter et de poursuivre n’importe qui.»

Version originale: Proposed ‘Anti-Terrorism’ Law Legitimizes Human Rights Violations in China

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