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Fermeture d’un atelier scolaire tibétain à Kyegudo

Posté par cercletibetverite le 29 janvier 2015

http://www.tibet-info.net/www/Fermeture-d-un-atelier-scolaire.html#.VMp7s9KG-z4

Fermeture d’un atelier scolaire tibétain à Kyegudo

mercredi 28 janvier 2015 par Rédaction , Monique Dorizon

Selon la radio Voice of Tibet, les autorités chinoises ont exigé d’un monastère de Kyegudo [1] la fermeture d’un atelier d’une école dirigée par ce même monastère.

L’atelier, qui se tient annuellement en hiver pendant quatre mois, à l’initiative du monastère de Dhondupling à Kyegudo, enseigne à plus d’une centaine d’enfants tibétains de la localité divers sujets académiques, y compris la grammaire tibétaine, la logique et d’autre formes de sciences traditionnelles tibétaines.

Sermey Loga, moine tibétain vivant en exil, a déclaré à Voice of Tibet que chaque année les Tibétains locaux tenaient à envoyer leurs enfants à l’atelier et que les autorités chinoises n’étaient pas très satisfaites de celui-ci.

Sermey Loga a ajouté que les autorités chinoises craignent que l’atelier puisse éveiller chez les élèves un sentiment de fierté tibétaine et de leur particularité par rapport à la culture et à la langue chinoises. L’école n’a jamais été impliquée dans des activités illégales depuis les 24 dernières années au cours desquelles des ateliers similaires pour les élèves tibétains avaient été organisés.

Le monastère a pris une initiative en augmentant le nombre d’enseignants à l’école, fournissant gratuitement la papeterie et des manuels aux enfants.
Les autorités chinoises ont également mis un coup d’arrêt à la poursuite de la construction d’une nouvelle salle de prière au monastère, travaux qui avaient été arrêtés depuis plusieurs années.

Sources : Voice of Tibet, 23 janvier 2015, Phayul, 23 janvier 2015.

Articles complémentaires sur la langue tibétaine menacée :
-  »Manifestation de 6 000 collégiens tibétains à Rebkong« , du 20/10/2010 ;
-  »Poursuite des manifestations d’étudiants au Tibet« , du 25/10/2010 ;
-  »Répression sur des écoles tibétaines« , du 26/11/2010 ;
-  »La langue tibétaine est en danger de disparition au Tibet« , du 14/02/2011 ;
-  »Langue et culture tibétaines, une expression millénaire aujourd’hui menacée« , du 01/05/2011 ;
-  »L’enseignement du chinois sera effectif pour les enfants ruraux de la « Région Autonome du Tibet » en niveau préscolaire« , du 21/11/2011 ;
-  »Des élèves tibétains réagissent face à leurs nouveaux manuels rédigés en chinois« , du 12/03/2012 ;
-  »En Amdo, un chef d’établissement renvoyé, des étudiants emprisonnés« , du 04/04/2012 ;
-  »Les menaces pesant sur la langue tibétaine mènent à des troubles« , du 12/05/2012 ;
-  »Fermeture d’écoles tibétaines par les autorités chinoises« , du 26/05/2012 ;
-  »Renvoi d’enseignants tibétains et agitations dans le monde scolaire« , du 10/06/2012 ;
-  »Manifestation d’étudiants à Tsolho les 26 et 28 novembre 2012« , du 30/11/2012 ;
-  »Fermeture de classes de tibétain par les autorités du Sichuan« , du 25/01/2013 ;
-  »Fermeture d’un atelier scolaire tibétain à Kyegudo« , du 28/01/2015.

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Chine : Durcissement de la répression politique

Posté par cercletibetverite le 29 janvier 2015

L’année 2014 a été marquée par le musellement des voix critiques et des adversaires politiques
29 JANVIER 2015
  • Chine : Durcissement de la répression politique dans Chine

    L’avocate et militante chinoise des droits humains Cao Shunli, décédée le 14 mars 2014 à l’âge de 52 ans, après plusieurs mois de détention et de privation des soins médicaux dont elle aurait eu besoin pour traiter la dont elle souffrait aux deux poumons.

    © OpenDemocracy
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« Sous le Président Xi, la Chine est rapidement revenue sur les réformes mises en œuvre en matière de droits ainsi que sur la promesse faite par le Parti de gouverner le pays conformément à la loi.»
Sophie Richardson, directrice pour la Chine à Human Rights Watch

(New York, le 29 janvier 2015) – Sous le Président Xi Jinping, le gouvernement et le Parti communiste chinois ont lancé la campagne d’enquêtes, de détentions et de condamnations à caractère politique la plus dure de ces dix dernières années, marquant un virage radical vers une intolérance à l’égard des voix critiques, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch dans son Rapport mondial 2015.

« Sous le Président Xi, la Chine est rapidement revenue sur les réformes mises en œuvre en matière de droits ainsi que sur la promesse faite par le Parti de ‘gouverner le pays conformément à la loi’ », a souligné Sophie Richardson, directrice pour la Chine à Human Rights Watch. « La répression des voix critiques est la pire depuis dix ans et il semble qu’elle ne soit pas prête de s’arrêter. »

En 2014, le gouvernement a resserré le contrôle de l’espace déjà limité dont bénéficient les médias, les internautes, les universitaires et l’expression culturelle. Les autorités ont également réprimé les activités de la société civile – persécutant, arrêtant et condamnant les militants des droits humains, les avocats et les voix critiques, dont beaucoup de personnalités éminentes ; les aveux mis en scène de certaines de ces personnes ont été diffusés à la télévision nationale. Le parti a ouvert des enquêtes ou arrêté des dizaines de milliers de fonctionnaires gouvernementaux ou du Parti pour corruption présumée, les incarcérant souvent dans le cadre du système de détention extrajudiciaire du Parti, leshuanggui.

Cette 25e édition annuelle du Rapport mondial de Human Rights Watch, dont la version anglaisecomprend 656 pages (et la version abrégée en français 186 pages), examine les pratiques en matière de droits humains dans plus de 90 pays. Dans son introduction, le directeur exécutif Kenneth Roth invite les gouvernements du monde à reconnaître que les droits humains constituent un repère moral efficace lors de périodes agitées, et que les violations de ces droits risquent de déclencher ou d’aggraver de graves problèmes sécuritaires. Les avantages à court terme obtenus en portant atteinte aux valeurs fondamentales que sont la liberté et la non-discrimination compensent rarement le coût à long terme de telles violations.

Plusieurs cas médiatisés ont reflété en 2014 l’ardeur renouvelée des autorités à réduire au silence des militants connus. En juin, Pu Zhiqiang, l’un des plus célèbres avocats du pays, a été arrêté pour des raisons d’ordre public. Son avocat craint que trois autres chefs d’accusation ne soient retenus contre Pu au moment de l’examen de son acte d’accusation par le procureur. En septembre, un tribunal du Xinjiang a condamné l’économiste ouïghour Ilham Tohti à la prison à vie sur la base d’accusations fallacieuses selon lesquelles il serait un « séparatiste caché » qui avait réussi à convaincre ses étudiants d’attiser les conflits interethniques. Sept de ses étudiants ont été jugés fin 2014. Liu Xia, épouse du lauréat du Prix Nobel de la Paix emprisonné Liu Xiaobo, continue d’être assignée à résidence illégalement.

Sur le plan juridique, la tendance majeure en 2014 a été le travail réalisé par le gouvernement pour renforcer davantage encore l’appareil de sécurité de l’État déjà puissant et libre d’agir impunément. Il a adopté une loi trop générale relative au contre-espionnage et a publié un projet de loi antiterroriste qui assimile la contestation pacifique au terrorisme, renforce le contrôle exercé sur les associations de la société civile qui reçoivent des financements étrangers, et semble viser des minorités ethniques spécifiques.

La ligne dure adoptée par le gouvernement chinois a été particulièrement perceptible au Xinjiang et au Tibet, des régions théoriquement autonomes. Des campagnes menées sans distinction sous guise de combattre le séparatisme ont alimenté les tensions, donnant lieu à plusieurs affrontements sur le plateau tibétain – dont au moins un au cours duquel les forces de sécurité ont tiré à balles réelles sur des manifestants non armés – et à une intensification marquée des violences au Xinjiang. Lors de différents incidents, des assaillants ouïghours ont attaqué des foules, fait exploser des bombes et pris pour cible la gare ferroviaire du sud d’Urumqi, faisant des dizaines de victimes. Les forces de sécurité ont recouru à la force meurtrière lors de presque tous les incidents, ainsi que dans une série d’affrontements dans le sud du Xinjiang sur lesquels peu d’informations ont filtré et au cours desquels des dizaines de personnes qualifiées de « terroristes » par le gouvernement ont été tuées.

Le 31 août, le gouvernement central a rendu une décision autorisant tous les électeurs admissibles de Hong Kong à voter lors de l’élection du chef de l’exécutif, mais il a maintenu son contrôle sur le processus de sélection des candidats. Cette décision viole les garanties élémentaires en matière de droits humains et trahit la promesse de la loi fondamentale, la constitution du territoire. L’utilisation de gaz lacrymogène et de gaz poivré par le gouvernement de Hong Kong contre les premiers groupes de personnes qui protestaient contre la décision de Pékin a déclenché des manifestations massives, suivies par une « occupation » soutenue de plusieurs sites du centre de Hong Kong. Le gouvernement a refusé d’engager une réelle concertation avec les principaux organisateurs du mouvement, et la police a, à maintes reprises, fait un usage excessif, et parfois brutal, de la force à l’encontre des manifestants pour évacuer les sites de contestation. Le gouvernement chinois a interdit à un nombre non divulgué d’étudiants et de protestataires de se rendre en Chine continentale, annulant leur permis de « retour au pays », et a procédé à l’arrestation de plus d’une centaine de personnes en Chine qui avaient exprimé leur soutien aux manifestants, souvent à travers des messages publiés sur Internet.

Le Rapport mondial 2015 a également signalé le recul des préoccupations exprimées par la communauté internationale au sujet des violations des droits humains perpétrées en Chine. Certains, dont le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon, ont même loué le gouvernement chinois pour « sa contribution à la promotion des … droits humains ». Or la Chine continue à refuser d’engager une réelle concertation avec les mécanismes des droits humains de l’ONU, et a voté contre des résolutions mettant en lumière les exactions commises au Belarus, en Iran, en Corée du Nord, au Sri Lanka, en Syrie et en Ukraine. En 2014, la Chine a réitéré ses appels à des « solutions politiques » en Syrie, au Soudan et au Soudan du Sud, tout en adoptant des mesures qui ont prolongé les crises des droits humains dans ces trois pays.

« Sous Xi Jinping, la Chine accentue l’hostilité vis-à-vis des défenseurs des droits humains et de la démocratie, tant chez elle qu’à l’étranger, et pourtant la communauté internationale reste passablement muette sur la question », a conclu Sophie Richardson. « Se rendre complice de l’abolition systématique des libertés fondamentales est une politique dangereuse qui manque de vision et ne fait qu’encourager l’intransigeance croissante de Pékin. »

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La librairie parisienne Le Phénix passe sous pavillon chinois

Posté par cercletibetverite le 29 janvier 2015

http://rue89.nouvelobs.com/2015/01/29/librairie-parisienne-phenix-passe-sous-pavillon-chinois-257388

La librairie parisienne Le Phénix passe sous pavillon chinois

 

La librairie parisienne Le Phénix, fondée il y a un demi-siècle par Régis Bergeron (1923-2007), journaliste communiste converti au maoïsme après deux ans à Pékin, est passée sous pavillon chinois. L’acquisition du fonds et des murs de cette librairie spécialisée sur les publications consacrées au monde chinois, pour un montant de près de 2 millions d’euros en novembre 2014 par un groupe étatique chinois, est passée inaperçue.

La librairie a connu plusieurs « vies » : de lieu de propagande où étaient vendus les exemplaires du« Petit Livre rouge » tant prisés des « maos » français pendant la Révolution culturelle, Le Phénix s’est transformé en une librairie pluraliste, organisant régulièrement des rencontres avec des auteurs, français ou chinois. Ayant survécu à un violent attentat en 1980, sans doute perpétré par l’extrême droite, elle s’était aussi ouverte aux voix critiques sur la Chine, prenant même position en faveur du mouvement démocratique de Tiananmen en 1989.

Le nouveau propriétaire, China International Book Trading Corporation (CIBTC), est la filiale du puissant groupe d’édition public China International Publishing Group (CIPG).

Le Monde, qui annonce ce changement de mains, pose la question de la liberté intellectuelle :

« Peut-on craindre une “ mise au pas ” de la librairie sur des sujets sensibles, comme le Tibet par exemple, alors que Pékin, obsédé par le soft power, est engagé dans une vaste offensive pour redorer son image dans les pays étrangers ? Philippe Meyer explique en avoir discuté lors des négociations. “ Ils ne m’ont pas donné de garanties, mais il y a une équipe de libraires qui va continuer à défendre les différents points de vue, et, s’ils vont trop loin, la sanction viendra des clients. C’est le pari que je fais ”, argumente-t-il.

La sinologue Marie Holzmanconnue pour ses positions critiques envers le régime chinois, s’inquiète, elle, d’un “rétrécissement des libertés”. »

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L’article du Monde sur Le Phénix (capture)

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La Chine enquête sur des cadres communistes partisans du dalaï lama

Posté par cercletibetverite le 29 janvier 2015

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2015/01/29/la-chine-enquete-sur-des-cadres-communistes-partisans-du-dalai-lama_4565492_3216.html

La Chine enquête sur des cadres communistes partisans du dalaï lama

Le Monde.fr | 29.01.2015 à 08h22

image: http://s2.lemde.fr/image/2015/01/29/534×267/4565493_3_767e_pekin-accuse-le-dalai-lama-en-exil-depuis_36b379f1661a306875e9c4edd4987467.jpgPékin accuse le dalaï lama, en exil depuis 1959 et lauréat 1989 du prix Nobel de la paix, d'œuvrer à l'indépendance du Tibet.

Pékin accuse le dalaï lama, en exil depuis 1959 et lauréat 1989 du prix Nobel de la paix, d’œuvrer à l’indépendance du Tibet. | AP/Bikas Das

Au Tibet, des responsables du Parti communiste chinois (PCC) ont rejoint clandestinement des organisations indépendantistes favorables au dalaï lama, révèle le Global Times, un quotidien officiel chinois.

« Ils paieront pour cela », lance dans un éditorial le Global Times, rendant compte d’une enquête de la commission d’inspection disciplinaire du PCC, selon laquelle 15 de ces cadres communistes, vraisemblablement tibétains, ont été placés sous enquête.

Pékin accuse le dalaï lama, en exil depuis 1959 et lauréat 1989 du prix Nobel de la paix, d’œuvrer à l’indépendance du Tibet, même si celui qui reste une figure vénérée des Tibétains, se borne à prôner davantage d’« autonomie culturelle » pour sa région.

Le journal balaie l’idée qu’il s’agirait là d’une campagne du PCC contre les « minorités ethniques » en son sein. Si des cadres du PCC « adoptent une attitude ambiguë sur la question de l’indépendance du Tibet et s’associent à des organisations indépendantistes et leur fournissent des renseignements », ils doivent être poursuivis, ajoute l’éditorial.

En novembre, Ye Dongsong, un responsable de la commission de discipline du PCC en tournée au Tibet, avait fait état d’« officiels se comportant en disciples du dalaï lama ou soutenant des thèses séparatistes », qui seraient « sévèrement sanctionnés ». Ce responsable de la police interne du PCC avait déploré que ces cadres du PCC « ne parvinssent pas à tenir des positions politiques fermes », avant de les accuser également de « corruption ».

L’Etat chinois tient le Tibet d’une poigne de fer, notamment depuis les violentes émeutes de 2008 à Lhassa, et en interdit l’accès aux correspondants étrangers. Depuis 2009, une vague d’immolations a fait plus de 130 victimes parmi les Tibétains, une forme de protestation inédite contre la mainmise de Pékin dans la région

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2015/01/29/la-chine-enquete-sur-des-cadres-communistes-partisans-du-dalai-lama_4565492_3216.html#iiEeO6sjjJzzMEBT.99

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Secret des affaires: informer n’est pas un délit Je signe la pétition

Posté par cercletibetverite le 29 janvier 2015

ARTICLE D’ÉDITION
http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/280115/secret-des-affaires-informer-n-est-pas-un-delit

Secret des affaires: informer n’est pas un délit

28 JANVIER 2015 |  PAR LES INVITÉS DE MEDIAPART

 

C’est une mobilisation sans précédent dans le monde du journalisme d’enquête. Des centaines de journalistes de la presse écrite, web et audiovisuelle française font cause commune contre un amendement de la loi Macron qui, en voulant instaurer un « secret des affaires », met gravement en péril la liberté d’informer. Chacun peut signer ici l’appel.

 http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/280115/secret-des-affaires-informer-n-est-pas-un-delit

Je signe la pétition

Les champs marqués d’une * sont obligatoires

Pour consulter la liste des signataires en ligne, cliquez ici

 

 

Il y a un loup dans la loi Macron. Le projet de loi actuellement discuté à l’Assemblée nationale contient un amendement, glissé en catimini dans le texte, qui menace d’entraver le travail d’enquête des journalistes et, par conséquent, l’information éclairée du citoyen. Sous couvert de lutte contre l’espionnage industriel, le législateur instaure comme nouvelle arme de dissuasion massive contre le journalisme un « secret des affaires » dont la définition autorise ni plus ni moins une censure inédite en France.

Selon le texte, le « secret des affaires » recouvre « une information non publique, qui fait l’objet de mesures de protection raisonnables » et qui a « une valeur économique ». Notre métier consistant a révéler des informations d’intérêt public, il sera désormais impossible de vous informer sur des pans entiers de la vie économique, sociale et politique du pays.

Le texte, qui a été préparé sans la moindre concertation, laisse la libre interprétation aux seules entreprises de ce qui relèverait désormais du « secret des affaires ». Autrement dit, avec la loi Macron, vous n’auriez jamais entendu parler du scandale du Médiator ou de celui de l’amiante, de l’affaire Luxleaks, UBS ou HSBC sur l’évasion fiscale, des stratégies cachées des géants du tabac, mais aussi des dossiers Elf, Karachi, Tapie-Crédit Lyonnais, ou de l’affaire Amésys, du nom de cette société française qui a aidé une dictature à espionner sa population. Et on en passe… La simple révélation d’un projet de plan social pourrait, en l’état, elle aussi, tomber sous le coup de la loi Macron.

Avec ce texte, un juge saisi par l’entreprise sera appelé à devenir le rédacteur en chef de la Nation qui décide de l’intérêt ou non d’une information. Une disposition spéciale prévoit même que la justice puisse empêcher la publication ou la diffusion d’une enquête. Dans le cas où le journaliste viole ce « secret des affaires », il encourt 3 ans d’emprisonnement et 375 000 euros d’amende. La mise est doublée en cas d’atteinte à « la souveraineté, à la sécurité ou aux intérêts économiques essentiels de la France ». Une triple notion suffisamment vague pour autoriser toutes les dérives liberticides.

Même tarif pour les lanceurs d’alerte, les fameuses sources sans lesquelles certaines affaires ne sortiraient pas. Ce texte inacceptable est mis au vote alors même qu’une loi prévoyant le renforcement de la protection des sources des journalistes a été discrètement enterrée l’été passé.

Nous, journalistes, refusons de nous contenter de recopier des communiqués de presse pour que vous, citoyens, restiez informés. Et comme disait George Orwell : «  Le journalisme consiste à publier ce que d’autres ne voudraient pas voir publié : tout le reste n’est que relations publiques ». C’est pourquoi nous demandons le retrait pur et simple de ce texte.

 

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LES PREMIERS SIGNATAIRES :

Frédérique Agnes (TF1), David André (Brother Films), Patrick Apel-Muller (L’Humanité), Jacques Aragones (TV Presse), Fabrice Arfi (Mediapart),

Raphaëlle Baillot (Le Supplément, Canal+), Louis de Barbeyrac (Upside Télévision), Joséphine Bataille (SDR La Vie), Claude Baudry (L’Humanité), Florence Bauchard (Les Echos), Steeve Baumann (Spécial Investigation, Canal+), Marc Berdugo (Magneto presse), Walid Berrissoul (Europe 1), Guillaume Biet (Europe 1), Jean-Paul Billault (CAPA), LiseBlanchet (France Télévisions), Matthieu Bock (Europe 1), François Bonnet (Mediapart), Patrick Boitet (Un Oeil sur la planète, France 2), Barthélémy Bolo (RMC), Wendy Bouchard(Zone Interdite, M6), Hervé Bouchaud (Sable Rouge), Martin Boudot (Premières Lignes), Jean-Gabriel Bourgeois (Europe 1), Denis Boutelier (TAC presse), Philippe Brachet (Arte), BenoîtBringer (Premières Lignes), Pedro Brito da Fonseca (Premières Lignes), Joël Bruandet(Complément d’Enquête, France 2), Christophe Brulé (TSVP), Maud Brunel (Enquête Exclusive, M6), Anouk Burel (Envoyé Spécial, France 2), Yvan Burnier (Upside Télévision),

Jean-Pierre Canet (KM Prod), Hervé Chabalier (CAPA), Jérôme Chatain (L’Expansion), Mariede la Chaume (Pièces à Conviction, France 3), Christian Chavagneux (Alternatives économiques), Guilaine Chenu (Envoyé Spécial, France 2), François Clauss (Europe 1), NadiaCleitman (TSVP), Rémi Coignet (The Eyes), Benoît Collombat (France Inter), Eric Colomer(Dreamway productions), Tony Comiti (Tony Comiti production), Hervé Corbière (Antipode), Stéphanie Coudurier (Upside Télévision), Rémi Delescluse (STP Production), Cédric Delport(Brainworks), Caroline Deschamps (Public Sénat), Vladimir Donn (Point du jour), FranckDuprat (CAPA),

Jean-Marc Eysseric (Les bons complices), Phillippe Fabignon (LF Production), Anne Feitz(Les Echos), Carole Ferry (Europe 1), Lionel Feuerstein (13h15, France 2), Adèle Flaux(Premières Lignes), Ségolène Fossard (Découpages), Emmanuel François (Brother films),

Emmanuel Gagnier (Upside Télévision), Marc Garmirian (CAPA), Christophe Gascard (Presse & Co), Eleonore Gay (Envoyé Spécial, France 2), Christian b (17 Juin media), Benoit Georges(Les Echos), Jules Giraudat (Premières Lignes), Antoine Guerre (Premières Lignes), AuréliaGuillemin (France Télévisions), Nathalie Gros (CAPA),

Laurent Hakim (France 2), Nora Hamadi (Public Sénat), Arnaud Hamelin (Sunset Presse), Stéphane Haumant (Spécial Investigation, Canal+); Elisa Helain (Upside Télévision), Elisabeth Helle (Arte), Luc Hermann (Premières Lignes), Virginie Herz (France 24), RenaudHetru (Marzab Productions), Mathias Hillion (KM Prod), Thomas Horeau (Complément d’Enquête, France 2), Jean-Yves Huchet (Hikari Presse), Thomas Hugues (RTL, France 5),

Romain Icard (Nilaya Productions), Dan Israël (Mediapart),

Nicolas Jaillard (Little big story), Françoise Joly (Envoyé Spécial, France 2),

Rémi Labed (KM Prod), Sophie Lacaze (Les Echos), Thomas Lafarge (KM Prod), Loic de la Mornais (France 2), Wandrille Lanos (Premières Lignes), Bernard de La Villardière (Enquête Exclusive, M6), Séverine Lebrun (Envoyé Spécial, France 2), Sophie Lecluse (Capital Prisma media), Mikaël Lefrançois (TSVP), Sophie Le Gall (Premières Lignes), Laurent Léger (Charlie Hebdo), Elise Le Guevel (Envoyé Spécial, France 2), Thomas Lemahieu (L’Humanité), Christian Le Peutrec (Mano a mano), Peggy Leroy (Upside Télévision), Philippe Levasseur(Babel Press), Barbara Lohr (Arte), Guylaine Loquet (CAPA), Sylvain Louvet (Premières Lignes), Florence Lozach (Itélé), Elise Lucet (France 2), Pierre-Emmanuel Luneau-Daurignac(KIN presse),

Stéphane Malterre (TAC presse), Pascal Manoukian (CAPA), Alexis Marant (CAPA), PierreMaraval (Giraf prod), Thibaud Marchand (TSVP), Thierry Marro (Memento), StéphaneMartin (Capital, M6), Laurent Mauduit (Mediapart), Léna Mauger (XXI), Marie Maurice (KM Prod), François-Xavier Ménage (Capital, M6), Elise Menand (Envoyé Spécial, France 2), Sophie Merle (M6), Agnès Molia (TSVP), Christie Molia (TSVP), Pierre Monégier (Envoyé Spécial, France 2), Valérie Montmartin (Little big story), Baptiste des Monstiers (Upside Télévision), Laetitia Moreau (SCAM) , Paul Moreira (Premières Lignes), Serge Mousson (66 minutes, M6), Céline Mouzon (Alternatives Economiques),

Marco Nassivera (Arte), Christophe Nick (Yami2), Béatrice Nivois (France Ô),

Valentine Oberti (Le Supplément, Canal+) , Jean-Luc Orabona (Eclectic Presse), MartineOrange (Mediapart),

Phillippe Pécoul (Elephant et Cie), Antoine Peillon (La Croix), Edouard Perrin (Premières Lignes), Maryan-Green Phedora (Complément d’Enquête, France 2), Olivier Pighetti (Piment Pourpre), Edwy Plenel (Mediapart), Laure Pollez (Complément d’Enquête, France 2), LionelPoussery (Upside Télévision), Etienne Prigent (France 2), Richard Puech (CAPA),

Matthieu Rappez (France 3), Andrea Rawlins (CAPA), Alexandra Renard (France 24), AlainRenon (RFI), Jean-Baptiste Renaud (Premières Lignes), Laurence Rey (SNJ), Laurent Richard(Premières Lignes), Michael Richard (Pallas Télévision), Hélene Risser (LCP Public Sénat), Jean-Baptiste Rivoire (Spécial Investigation, Canal+), Benoist Robin (Itélé), Aude Rouaux(CAPA),

Catherine Sabbah (Les Echos), Paul Sanfourche (Envoyé Spécial, France 2), Nathalie Sapena(Complément d’Enquête, France 2), Félix Seger (Canal+), Julien Sellier (RTL), Patrick Spica(Spica Production),

Clara Tellier Savary (Courrier International), Raphaël Tresanini (KM Prod), FrédéricTexeraud (TAC presse), Jean-Marie Tricaud (Enquête Exclusive, M6), Thierry Tripod, Marianne Truffert (Arte),

Romain Verley (Complément d’Enquête, France 2), Nicolas Vescovacci (KM Prod), ThomasViguier (KIN presse), Virginie Vilar (Envoyé Spécial, France 2), Renaud Villain (Babel Press),

Claire Wambergue (Babel Press).

Journalistes indépendants

Cécile Allegra, Ted Anspach, Patrick Barberis, Jacques-Olivier Benesse, Kader Bengriba, PatrickBenquet, Stéphane Bentura, Nicolas Béthune, Claire Billet, Christophe Bouquet, Olivia Buffi, Nathalie Chiesa, Hélène Constanty,  Nicolas Cori, Paul Degenève, Thibault Delavigne, ClaireDenavarre, Laurent Dy, Audrey Gallet, Juliette Guérin, Pascal Henry, Alexandra Jousset, Vincent Kelner, Marina Ladous, Jean-Paul Mari, Tâm Melacca, Barbara Necek, Bernard Nicolas, Charlotte Notteghem, Jean-Louis Pérez, Jérôme Pin, Philippe Pujol, Vanessa Ratignier, AnneRichard, Aurélia Rouvier, Raoul Seigneur, Magali Serre, Barbara Six, Jean-Robert Viallet, Antoine Vitkine.

Les Sociétés de journalistes et organisations professionnelles :

Ludovic Piedtenu (au nom de la SDJ Radio France), Emmanuel Paquette (au nom de la SDJ deL’Express) Elodie le Maou (au nom de la SDJ AFP), Benjamin Dard (au nom de la  SDJ TF1), Manuel Tissier (au nom de la SDJ France 2), Joseph Confavreux (au nom de la SDJ deMediapart), Lilian Alemagna (au nom de la SJPL Libération), Stéphane Durand-Souffland (au nom de la SDJ Le Figaro), Metthieu Pelloli (au nom de la SDJ Le Parisien), Franck Ramella (au nom de la SDJ L’Equipe), Géraldine Meignan (au nom de la SDR L’Expansion), Catherine Golliau (au nom de la SDR du Point), James Andre (au nom de la SDJ France 24), Benoit de Solminihac, Nicolas Champeau (au nom de la SDJ RFI), Régis Desconclois, François Pitrel, Leslie Cadiou, Vincent Giraldo, Thibault Dupont (SDJ BFM), Céline Martelet, Stephanie Collier, Guillaume Chieze, Quentin Pommier, Pauline Baduel, Claire Andrieux (au nom de la SDJ RMC), Holger Rube (au nom de la SDJ Arte), Leila de Comarmond (au nom de la SDJ Les Echos), Maria Bojikian (au nom de la SDJ Les Inrocks), Serge Marti (Président de l’Association des journalistes économiques et financiers), Frank Duprat (au nom de la SDJ de CAPA), Anna Lutzky, Florianne Finet, Emilie Legendre, Clarisse Jay (au nom de la SDJ de l’AEF), Hervé Demailly (Président de la conférence des écoles de journalisme), les écoles de journalismeCelsa (Paris), Cuej (Strasbourg), EJCM (Marseille), EJDG (Grenoble), IFP (Paris), IJBA(Bordeaux), IUT de LannionIUT de Tours et IUT Nice Côte d’AzurCFJ (Paris), EJT(Toulouse), ESJ LilleIPJ (Paris) et l’école de journalisme de Sciences Po Paris, L’association du Prix Albert Londres, Christian Gérin (Président du SATEV).

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