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A voir sur Rue89 : un documentaire inédit sur la Révolution culturelle

Posté par cercletibetverite le 21 décembre 2014

http://rue89.nouvelobs.com/2014/12/21/a-voir-rue89-documentaire-inedit-revolution-culturelle-256606

21/12/2014 à 09h35

A voir sur Rue89 : un documentaire inédit sur la Révolution culturelle

Pierre Haski | Cofondateur Rue89
  • ImprimerA voir sur Rue89 : un documentaire inédit sur la Révolution culturelle dans Chine mao

Défilé de partisans de Mao pendant la révolution culturelle (capture)

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Hu Jie, Paris 13 décembre 2014 (Pierre Haski/Rue89)

Hu Jie est un « archéologue » de l’ère maoïste en Chine. Il préserve des pans entiers d’histoire méconnue, enfouie, occultée, pour empêcher qu’ils disparaissent à tout jamais ; même si la Chine actuelle ne lui permet pas de diffuser le fruit de ses recherches effectuées avec très peu de moyens.

De passage à Paris pour participer à un colloque universitaire, Hu Jie fait un cadeau aux lecteurs de Rue89 : l’intégralité, sous-titrée en français, de l’un de ses documentaires inédit en France, consacré à un épisode de la Révolution culturelle de Mao : « ne pleurez pas sur mon cadavre ».

Il s’agit de l’histoire de la deuxième victime de cette campagne politique lancée en 1966 par le Grand Timonier dans ses jeux de pouvoir, et qui plongea la Chine dans d’intenses convulsions. Bian Zhongyun était alors la directrice adjointe d’une école d’élite pour filles de Pékin, battue à mort par ses élèves en août 1966.

Ne pleurez pas sur mon cadavre – VO sous titrée en français

VO sous titrée en français

Depuis que Hu Jie a réalisé son documentaire, cet épisode s’est retrouvé au centre d’un rare moment de « repentance » : Song Binbin, jeune fille célèbre pour avoir enfilé le brassard de garde rouge au bras de Mao Zedong devant des millions de personnes rassemblées sur la place Tiananmen, à Pékin (une scène que l’on trouve dans le film), a présenté ses excuses début 2014 pour sa participation au lynchage de Mme Bian.

Song Binbin, qui était élève dans le lycée dirigé par Mme Bian, a nié avoir participé directement au passage à tabac. Sans préciser son rôle exact, elle a cependant déclaré, dans sa confession publique, lue devant le buste de la directrice, réhabilitée par la suite :

« Je vous en prie, laissez-moi exprimer mon chagrin éternel et adresser mes excuses à la directrice Bian. Je ne suis pas parvenue à protéger les responsables de l’école, et cela a représenté, durant toute ma vie, une source de peine et de remords ».

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Song Bing Bing passe le brassard de « garde rouge à Mao sur la place Tiananmen (capture Lefigaro.fr)

Hu Jie n’a pas été invité à la cérémonie, même s’il a la conviction que Song Binbin a bien vu son documentaire sur la mort de Mme Bian.

“Si je ne fais pas ces recherches, ça sera une histoire oubliée”

Hu Jie, un homme qui vit de manière très modeste dans un appartement non chauffé de Nankin, et finance ses documentaires en faisant des “petits boulots”, a expliqué sa démarche cinématographique à Rue89 :

Hu Jie : Beaucoup d’inconnus sacrifient leur vie dans leur lutte, ma force vient de là, afin qu’ils ne soient pas oubliés. Si je ne fais pas ces recherches, ça sera une histoire oubliée. Mes héros ont été parmi les premiers à dire les erreurs du Parti communiste, ils étaient audacieux.

Personne ne soutient le cinéma indépendant en Chine. J’ai fait mes études aux beaux-arts, mais j’ai compris que mes pinceaux ne me permettraient pas de faire ce travail. Je me suis emparé d’une caméra.

Rue89 : Quel a été le déclencheur ?

En 1995, je vivais dans un village d’artistes près de Pékin, que me gouvernement avait décidé d’expulser. J’ai alors décidé d’aller vivre sur le Plateau du Qinghai, où j’ai documenté la vie d’une mine de charbon ; C’est comme ça que ça a commencé.

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Lin Zhao (via Wikipédia)

En 1999, j’ai découvert l’histoire de Lin Zhao qui a écrit des poèmes avec son sang en détention pendant la Révolution culturelle ; cette détermination m’a bouleversé.

J’ai rencontré ses anciens camarades et amis, et j’ai compris qu’il y avait un vide de connaissances en Chine sur tout ce qui touche au “Mouvement anti-droitiers”, au “Grand Bond en avant”, à la “Révolution culturelle”… Ce sont des moments importants de l’histoire de la Chine, et j’ai décidé d’y consacrer mes films.

Comment êtes vous tombé sur l’histoire de Bian Zhongyun, et surtout sur son mari ?

C’est un ami chercheur installé aux Etats-Unis qui m’a parlé de trois histoires de la Révolution culturelle qui correspondaient aux sujets que j’avais décidé d’explorer : l’histoire de Bian Zhongyun, le cannibalisme dans la province du Guangxi, et les massacres du Hunan. J’ai fait un film sur chacun d’entre eux.

Concernant Mme Bian c’était très difficile car personne ne voulait apparaître devant la caméra, sauf son mari. J’ai du aller convaincre les gens un à un, certains ont vu mes premiers films et ont été convaincus.

Depuis 50 ans, le mari de Mme Bian vit avec cete histoire et n’avait jamais pu la raconter ?

Non, il y a eu un projet d’un journaliste étranger, mais qui ne s’est pas fait et il a été très déçu.

Le film n’a pas apporté la paix à M. Wang. Quand le film s’est terminé, il a lancé un appel à ceux qui avaient participé à cette action pour présenter leurs excuses. Il n’y a pas eu une seule réponse.

Par la suite, Song Binbin, qui n’avait pas participé personnellement au passage à tabac, a exprimé son repentir devant le buste de Mme Bian, mais le mari de cette dernière n’a pas été invité à la cérémonie… Et c’est venu bien plus tard. Elle m’a dit ensuite qu’elle trouvait mon film juste.

Le film a été interdit à sa sortie, et retiré des sites internet dès sa mise en ligne. Il n’a pu circuler que grâce à des DVD pirates passés de la main à la main.

Vous même n’avez pas été inquiété ?

Pendant la période précédente, les dirigeants du Parti Hu Jintao et Wen Jiabao (2003-2013) étaient plus faibles que les dirigeants actuels. Ils n’ont pas voulu avoir ce type de problèmes.

Aujourd’hui, les dirigeants de la nouvelle génération ont moins de fardeau historique à porter, et veulent reprendre le contrôle sur la société.

Les Chinois ne comprennent toutefois pas pourquoi Xi Jinping, dont le père a été une des victimes de la Révolution culturelle, reste sur cette ligne.

C’est une déception pour les Chinois qui espéraient mieux à son arrivée au pouvoir, justement à cause de cette histoire personnelle. Et pourtant, il est plus dur que Hu Jintao à voir le nombre de personnes condamnées pour avoir critiqué le gouvernement.

Y a-t-il beaucoup de gens en Chine qui vivent encore avec le souvenir des injustices subies pendant la Révolution culturelle ?

Oui, mais c’est toujours très difficile pour les gens en question de sortir du silence car le parti communiste ne les y encourage pas.

Ca ne changera pas car, aujourd’hui, il y a d’autres problèmes : l’éducation, la santé, la corruption… Et ces nouveaux problèmes recouvrent les anciens, et ça continuera.

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