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TIBET : APPEL AU HAUT COMMISSAIRE POUR LES DROITS DE L’HOMME

Posté par cercletibetverite le 26 novembre 2014

http://www.misna.org/fr/justice-et-droits-de-lhomme/tibet-appel-au-haut-commissaire-pour-les-droits-de-lhomme-26-11-2014-813.html

November 26, 2014 - 14:43 CHINE

TIBET : APPEL AU HAUT COMMISSAIRE POUR LES DROITS DE L’HOMME

Justice et Droits de l’Homme

 

Un groupe constitué de 20 écrivains, éducateurs et anciens prisonniers politiques tibétains ont adressé un courrier au Haut commissaire des Nations Unies pour les droits de l’Homme, Zeid Ra’ad al Hussein, en prévision de sa prochaine visite dans la région.

« La raison principale de cet appel est de souligner le manque de liberté des zones tibétaines, de protéger notre environnement et d’exprimer nos idées et nos inquiétudes. (…) Les manifestations sont jugées comme illégales et ceux qui manifestent sont arrêtés et battus, beaucoup également ont été tués. Ainsi, les zones tibétaines ont été transformées en zones de torture et de répression » lit-on dans la lettre envoyée par le biais du Centre tibétain pour les droits de l’Homme et la démocratie dont le siège se trouve à Dharamsala en Inde.

Les auteurs du document demandent au responsable de l’ONU de « ne pas tomber dans le piège » d’une visite « orchestrée » par les fonctionnaires chinois. « Nous souhaitons également la rencontre avec les membres des familles ou personnes proches des tibétains qui se sont immolés pour comprendre les vraies circonstances qui dès 2009 ont poussé plus de 130 d’entre eux à mettre fin à leurs jours en signe de protestation ».

La visite de Zeid Ra’ad al Hussein n’a pas encore été approuvée par la Chine. Le Haut Commissaire de l’ONU avait exprimé son espoir de visiter le Tibet à l’occasion de la rencontre permettant une régulière vérification du respect des droits de l’Homme dans le monde et qui a eu lieu dernièrement à Genève. « Nous discutons de la question avec les  autorités chinoises », a déclaré Zeid aux journalistes le 16 octobre dernier.

Quant au gouvernement de Pékin, son porte-parole a fait savoir que « la Chine espère une coopération du Haut Commissaire des Nations Unies pour les droits de l’Homme et de son cabinet sur une base d’équité et de respect réciproque ».

[PL/FT]

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Campagne anti-terroriste au Tibet

Posté par cercletibetverite le 26 novembre 2014

Campagne anti-terroriste au Tibet

mardi 25 novembre 2014 par Monique Dorizon , Rédaction

La Chine a étendu sa campagne de lutte contre le terrorisme du Turkestan Oriental (Xinjiang) vers le Tibet et a souligné la nécessité d’un contrôle politique de la région.

Des fonctionnaires du Parti communiste ont mis en relation la stabilité au Tibet avec la sécurité de la République Populaire de Chine (RPC).
En réponse à une augmentation de la violence dans le Xinjiang, le gouvernement chinois a mis en place une campagne agressive contre le terrorisme qui se répand à travers la République Populaire de Chine depuis mai 2014.
Cette expansion comporte une opération anti-terroriste au Tibet se manifestant par une présence militaire renforcée et l’ajout de ressentiment dans une population déjà aliénée et en détresse.

Le Parti communiste n’a cessé de souligner la nécessité d’un contrôle politique du Tibet et le 1er octobre, Fête nationale de la Chine, le Président de l’Assemblée populaire de la « Région Autonome du Tibet« , Pema Thinley, a déclaré : « la stabilité du Tibet est liée à la stabilité nationale et la sécurité du Tibet est liée à la sécurité nationale« .

En mai 2014, lorsque l’action contre-terroriste a été annoncée et promue à travers la République Populaire de Chine, une formation pour la « Région Autonome du Tibet » (TAR) du personnel de sécurité en poste dans les monastères a été annoncée. L’objectif de la formation est d’assurer que la police soit prête au « combat » afin de répondre aux dangers du terrorisme et à « maintenir la stabilité« .

Le gouvernement chinois a également fait pratiquer aux troupes des exercices d’entraînement « anti-terroristes » en réponse aux immolations, actes qui ont été qualifiés de « suicides terroristes » par les autorités chinoises. Elles tiennent pour responsables Sa Sainteté le Dalaï Lama et ses partisans d’encourager cela et d’autres formes de protestation.

Un rapport de l’organisation International Campaign for Tibet (ICT), paru en juillet 2014, intitulé « Actes d’un mal significatif montre que, dans certains cas, les autorités du Parti ont émis l’accusation « d’homicide volontaire », contre quiconque est impliqué avec quelqu’un qui s’auto-immole – y compris tout simplement en y assistant – conduisant à des sanctions sévères telles que des peines de prison et même la peine de mort.

Matteo Mecacci, Président d’International Campaign for Tibet dit : « La Chine utilise le prétexte des opérations anti-terroristes qui se déroulent à l’échelle internationale, notamment en Irak et en Syrie, et essaie de faire passer sa répression injustifiée au Tibet comme « contre-terrorisme »« .
« Qualifier les immolés tibétains de « terroristes » est l’ultime outrage pour ces personnes qui ont sacrifié leur vie, sans blesser personne, sauf eux-mêmes, pour attirer l’attention de la communauté internationale sur le sort du peuple tibétain« .

En 2013, le gouvernement chinois a annoncé le développement d’un nouveau système de sécurité à travers la « Région Autonome du Tibet« .
D’abord présentée en 2007 à Pékin, comme la clé du « maintien de la stabilité sociale » au Tibet, elle a été mise en place en avril 2012 dans le district de Chengguan à Lhassa.
Des documents officiels décrivent le système comme la gestion « de la grille« . A Chengguan, la zone est divisée en 175 grilles, chaque grille est contrôlée par un chef et patrouillée par des travailleurs communautaires, connus sous le nom de « patrouilles au brassard rouge« , qui recueillent des renseignements sur les fauteurs de troubles potentiels [1].

Le 14 février 2013, Yu Zhengsheng, membre du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du Parti communiste, a confirmé que le système devrait être mis en place dans toute la « Région Autonome du Tibet » pour former des « filets dans le ciel et des pièges sur le terrain« .

Dans un rapport de Human Rights Watch en mars 2013 [2], Sophie Richardson, directrice pour la Chine, a répondu en disant : « Les autorités chinoises doivent démanteler ce système orwellien de « grille », imposé alors que le gouvernement continue d’éviter de traiter les griefs populaires. Son but semble être la surveillance et le contrôle, et il empiète sur les droits des Tibétains à la liberté d’expression, de croyance et d’association« .

La militarisation et la surveillance accrues arrivent alors que les citoyens expriment pacifiquement leurs points de vue et sont déjà en présence de haute sécurité. La politique anti-terroriste a été mise en place avec peu de preuves de menaces violentes contre l’Etat.
« L’effort de la Chine pour imposer cette surveillance omniprésente dans toutes les rues n’est pas susceptible de rendre le Tibet plus sûr« , a déclaré Sophie Richardson. « Mais la surveillance accrue va sûrement augmenter la pression dans une région déjà tendue, alors même que le peuple tibétain est toujours en attente d’une attention chinoise aux violations graves de ses droits« .

Les politiques antiterroristes actuelles de la Chine font partie d’une vague de répression contre la violence séparatiste ouïghoure et ce que la Chine appelle les extrémistes religieux dans la « Région Autonome Ouïghoure du Xinjiang » (Turkestan Oriental). Selon les médias d’État, des « militants » du Xinjiang auraient reçu une « formation » des combattants de l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL) pour des attaques intérieures.

Un rapport de l’agence de presse officielle Xinhua du 1er octobre 2014 dit que le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a souligné l’opposition de la Chine à toute forme de terrorisme et qu’il est prêt à travailler avec les États-Unis pour contrer la menace du terrorisme international.
Il est peu probable, cependant, que la Chine apporte un soutien militaire dans la lutte contre l’État islamique en Irak et au Levant, mais par contre ils peuvent espérer que la « guerre contre le terrorisme » aidera à faire face à l’agitation intérieure. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hua Chunying, a dit : « La communauté internationale doit travailler ensemble pour lutter contre le terrorisme, y compris apporter un soutien aux pays concernés qui font des efforts pour maintenir la sécurité nationale et la stabilité« .

Source : The Tibet Post International, 17 octobre 2014.

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Les Nations Unies dénoncent la malnutrition, le chômage, la discrimination au Tibet

Posté par cercletibetverite le 26 novembre 2014

http://www.tibet-info.net/www/Les-Nations-Unies-denoncent-la.html#.VHYUctKG-E7

Les Nations Unies dénoncent la malnutrition, le chômage, la discrimination au Tibet

mercredi 26 novembre 2014 par Monique Dorizon , Rédaction

Une analyse du Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations Unies  [1] (CESCR) conteste les affirmations du gouvernement chinois sur la malnutrition infantile, le chômage, la discrimination ethnique, l’expulsion massive des nomades de leurs terres et les « restrictions sévères » à la liberté des Tibétains à maintenir leurs langue, culture et religion.

Tous les cinq ans le Comité examine tous les pays, en regardant la façon dont ils assurent la qualité de vie pour ceux qui y vivent.
Ses conclusions pour la Chine présentent un tableau inquiétant des Tibétains appauvris ne profitant pas du « miracle économique » de la Chine et qui se voient systématiquement refuser le droit de vivre en Tibétain.
« Les observations finales » du Comité précisent que la zone la plus sujette à la malnutrition des enfants en Chine est le Tibet. Il expose également ses inquiétudes sur le lien entre le chômage tibétain et l’immigration massive de Chinois han.
Le rapport du Comité souligne également des problèmes tels que la dégradation de l’environnement et la corruption, présents partout sous le régime de Pékin, y compris au Tibet.

Extraits de l’analyse du CESCR

 

17 – Le Comité demeure préoccupé par les informations faisant état d’un taux de chômage élevé parmi les membres de minorités ethniques, et en particulier les Tibétains, les Ouïghours et les Mongols, en partie à cause de l’immigration de Chinois han dans les zones peuplées par des minorités. 
Conformément à ses précédentes recommandations, le Comité prie instamment l’État partie de renforcer son système de collecte de données sur le chômage afin de faciliter l’évaluation de la situation des minorités ethniques. Il lui recommande de renforcer ses programmes et d’adopter des stratégies efficaces pour réduire le taux de chômage, en prêtant une attention particulière aux minorités et aux régions dans lesquelles le chômage est le plus élevé.29 – Le Comité est préoccupé par l’insécurité alimentaire qui prévaut dans certaines zones rurales pauvres, et en particulier celles qui sont situées dans les régions montagneuses de l’ouest, ainsi que par la persistance de la malnutrition infantile, principalement dans les zones rurales et dans la « Région Autonome du Tibet« . Malgré les efforts déployés par l’État partie pour améliorer la surveillance de la salubrité des aliments, notamment avec l’adoption de la loi relative à la sécurité sanitaire des denrées alimentaires, le Comité demeure préoccupé par les insuffisances de la mise en œuvre de cette loi. 
Le Comité engage l’État partie à intensifier ses efforts en vue de protéger le droit à une alimentation suffisante. Il lui recommande de s’employer davantage à résoudre efficacement le problème de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition infantile dans les zones rurales pauvres, et en particulier ceux qui sont situés dans les zones montagneuses de l’ouest et dans la « Région Autonome du Tibet« . 
Il l’invite à prendre toutes les mesures voulues pour mettre en œuvre efficacement la loi relative à la sécurité sanitaire des denrées alimentaires, à redoubler d’efforts s’agissant de surveiller la salubrité des aliments et à veiller à ce que la production, le traitement, la distribution, la commercialisation et la consommation des produits alimentaires se fassent dans de bonnes conditions d’hygiène. Le Comité appelle l’attention de l’État partie sur son Observation générale no 12 (1999) relative au droit à une nourriture suffisante et sur les recommandations du Rapporteur spécial sur le droit à l’alimentation.36 – Le Comité constate avec préoccupation que les minorités ethniques se heurtent encore à de graves restrictions à l’exercice de leur droit de participer à la vie culturelle, notamment le droit d’utiliser ou d’enseigner leur langue, leur histoire et leur culture ainsi que celui de pratiquer leur religion librement. En dépit des mesures que l’État partie a prises, le Comité est préoccupé par les restrictions imposées aux Tibétains et aux Ouïghours, s’agissant en particulier de l’enseignement en langues tibétaine et ouïghour. 
Le Comité recommande à l’État partie de prendre toutes les mesures nécessaires pour veiller à ce que les minorités, notamment les Tibétains, les Ouïghours et les habitants de la Mongolie intérieure, jouissent sans restriction de leur droit d’exercer pleinement de leur identité culturelle, de participer à la vie culturelle, et d’utiliser et de pratiquer leur langue et leur culture. Le Comité recommande également à l’État partie de prendre les mesures voulues pour protéger la diversité culturelle et mieux faire connaître le patrimoine culturel des minorités ethniques, religieuses et linguistiques.

A la suite de ce rapport, le gouvernement chinois a publié sa propre analyse de son dossier des droits de l’homme, affirmant que la Chine a « sauvegardé efficacement le droit à la vie et à la santé, à la liberté personnelle, la dignité personnelle et d’autres droits de la personne de ses citoyens« .

Sources : Free Tibet, 29 mai 2014 et Observations finales concernant le deuxième rapport périodique de la Chine, y compris Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) des Nations Unies [1], 13 juin 2014.

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HONG KONG • Quand les évacuations deviennent des interpellations

Posté par cercletibetverite le 26 novembre 2014

  • http://www.courrierinternational.com/une/2014/11/26/quand-les-evacuations-deviennent-des-interpellations
  • 26 NOVEMBRE 2014
  • HONG KONG • Quand les évacuations deviennent des interpellations dans Hong Kong 2611-Une-Hong-Kong

HONG KONG • Quand les évacuations deviennent des interpellations

 

L’évacuation des manifestants en faveur du scrutin universel à Hong Kong, qui campaient dans le quartier de Mongkok depuis la fin du mois de septembre, s’est transformée en vague d’arrestations, rapporte Ming Pao.

L’opération, qui a commencé avec le débarrassage des tentes et des barrières en début d’après-midi le 26 novembre, s’est poursuivie avec la réouverture de la circulation sur la Nathan Road, axe majeur de la péninsule de Kowloon.

Tandis que des manifestants prodémocratie s’opposaient à l’opération, les centaines de policiers mobilisés ont dispersé ce rassemblement, qualifié d’ »illégal », en faisant usage de leurs gaz lacrymogènes et de leurs matraques. Au moins 80 personnes ont été interpellées, dont les leaders étudiants Joshua Wong, Raphael Wong et Shum Wong. Des événements que le quotidien hongkongais relate dans une vidéo publiée sur son site.

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AIN« Je suis un voyou à Pékin, mais primé en France, c’est ainsi »

Posté par cercletibetverite le 26 novembre 2014

  • http://www.ledauphine.com/ain/2014/11/25/le-dessinateur-lu-ming-je-suis-un-voyou-a-pekin-mais-prime-en-france-c-est-ainsi
  • > ledauphine.com
  • > ain
Mercredi 26 novembre 2014

AIN« Je suis un voyou à Pékin, mais primé en France, c’est ainsi »

« Dans mon pays, on imagine encore que la BD est réservée aux enfants. Dans cet album, on montre la violence, les travers et les excès de la société. Cela ne correspond pas aux critères des maisons d’édition chinoises », analyse le dessinateur Lu Ming, ici avec sa traductrice He Bingxin.
« Dans mon pays, on imagine encore que la BD est réservée aux enfants. Dans cet album, on montre la violence, les travers et les excès de la société. Cela ne correspond pas aux critères des maisons d’édition chinoises », analyse le dessinateur Lu Ming, ici avec sa traductrice He Bingxin.

Son coup de crayon vaut de l’or… Les Français n’ont pas hésité à mettre la main sur la pépite. Le dessinateur chinois Lu Ming a raflé le Lion d’or à Cannes lors du festival international de la publicité en 2008. Sa BD, critique sur la société chinoise, est éditée en France. Et les organisateurs du festival BD de Bellegarde s’en sont emparés, lui offrant une résidence d’un mois. En revanche, aucune chance de trouver son album dans une libraire chinoise… Entretien.

Vos dessins, réalisés pour les pubs Adidas des JO de Pékin, montrent une nation soudée derrière un athlète. Une image lissée du pays, n’est-ce pas en opposition avec votre BD ?

Sept à huit personnes ont réfléchi à ce dessin en Angleterre pour le compte d’Adidas. L’idée était de montrer la force de la Chine. Et vu de l’extérieur, la force de la Chine, c’est tout ce monde qui peuple le pays. Aussi, j’ai dessiné tous ces Chinois qui portent un athlète vers son but, un panier de basket ou un ballon. En une seule œuvre, on peut voir toute la Chine. Et surtout que toute une nation est derrière ses athlètes.

Dans votre BD, au contraire, trois jeunes se trouvent exclus de la Chine moderne… Pourquoi ?

Bien sûr, cette histoire se passe en Chine, mais elle pourrait s’appliquer partout dans le monde. Le but est de montrer ces jeunes générations, qui ont grandi dans une société où deux options s’offrent à eux : soit on suit la société et le courant, soit on cherche à trouver sa propre personnalité, sa propre pensée. Pour ou contre…

Les héros de votre BD sont trop rock’n’roll pour la Chine contemporaine, est-ce autobiographique ?

J’ai surtout voulu montrer comment les jeunes générations se révoltent, pour trouver leur place, affirmer une personnalité. C’est la période la plus “charmante” de la vie. Je ne suis pas croyant, mais arriver à croire à quelque chose, c’est très important. Si je dois m’identifier à un personnage, moi je suis vraiment le rebelle. (Rires) La libre-pensée, toujours.

Votre album “Hard Melody” n’est pas sorti en Chine. Dérange-t-il ?

Oui, je pense. Cet album ne correspond pas aux différents critères de la bande dessinée chinoise… Dans mon pays, on imagine encore que la BD est réservée aux enfants. Dans cet album, on montre la violence, les travers, et les excès de la société (sexe, drogue, alcool). Cela ne correspond pas aux critères des maisons d’édition chinoises.

Avez-vous le sentiment d’être censuré dans votre pays ?

(Un peu gêné). Je pense plutôt être en avance…

Comment vivez-vous ce décalage entre l’image du contestataire que vous avez en Chine, et l’intérêt qu’on vous porte ici ?

(Rires) Je suis très content d’avoir été primé en France. D’ailleurs, en rentrant en Chine, j’ai montré mes prix à tout le monde. Je suis le premier Chinois à avoir gagné cette récompense, donc ça m’a aidé à valoriser mon travail. Je suis payé double depuis ! Il est vrai qu’en Chine, je suis peut-être un voyou à Rhutong, dans le vieux quartier de Pékin, alors qu’en France, je suis un très bon dessinateur de BD. Si je vais aux États-Unis, je serais peut-être un super chanteur de rock’n’roll. C’est ainsi. Et je le vis très bien !

Votre trait est très noir, le détail et la rigueur des dessins rendent les images encore plus dures, pourquoi autant de violence et de noirceur ?

Oui, il y a beaucoup de violence, mais il faut regarder cela comme un documentaire, comme une vraie histoire de lumière. Il y a des lueurs au fil des pages. Même si elles sont petites, c’est cette notion d’espoir qu’il faut retenir.

Pourquoi avoir opté pour la BD, alors même que cet art était peu reconnu en Chine ?

Je faisais des peintures à l’huile au départ, mais je tenais vraiment à raconter une histoire à travers mes œuvres. La BD m’a permis d’allier les deux. Il faut savoir que dans ma mémoire, j’ai toujours dessiné, je dirais presque que je dessine depuis la naissance. C’est comme respirer, c’est une partie de moi.

De quel œil votre famille voit votre travail ?

Quand j’étais tout petit, mes parents aimaient bien me voir dessiner. Et puis une fois au collège, ils estimaient que le temps des peintures était fini, qu’il fallait que j’étudie. Alors ils m’interdisaient de dessiner. J’ai bien sûr continué. Au lycée, j’ai fait mes premières petites BD, que je vendais discrètement. Une fois, j’ai gagné plus que le salaire de mon père. Je le lui ai dit, alors il a fini par accepter que je dessine. Il s’est dit que ça pouvait être un métier. Aujourd’hui, mes parents sont fiers de montrer mon travail à tous leurs amis.

Lu Ming a préparé un dessin exclusif pour nos lecteurs. A découvrir dans nos éditions de samedi.

« Mon père a fini par accepter le jour où j’ai gagné plus que son salaire, en vendant une BD au lycée »

Par Jennifer PARISOT | Publié le 26/11/2014 à 06:02 Vu 1916 fois

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