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Hong Kong libère son « rêve démocratique »

Posté par cercletibetverite le 18 novembre 2014

http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Hong-Kong-libere-son-reve-democratique-2014-11-18-1265819

Hong Kong libère son « rêve démocratique »

Le « Street Art » sous toutes ses formes s’épanouit dans les rues occupées de la capitale financière asiatique, et révèle une créativité sans limites. Inattendue.

18/11/14 – 08 H 47

Au coeur du quartier politique d’ Admiralty, le « Lennon Wall », un immense mur tapissé de millie...

Au coeur du quartier politique d’ Admiralty, le « Lennon Wall », un immense mur tapissé de milliers de post-it multicolores où chacun peut exprimer ses désirs et ses rêves pour le futur de Hong Kong.

/Dorian Malovic

Hong Kong libère son « rêve démocratique » dans Hong Kong fleche_gris_precSuivant

Comment évoquer les vagues d’émotion qui submergent Hong Kong depuis près de deux mois ? Comment traduire en mots l’intensité de ce mouvement de « désobéissance civile » si singulier dans l’histoire de ce petit territoire de sept millions d’habitants ?

Enfin, comment décrire les états d’âme qui secouent les cœurs de ces milliers de jeunes qui protestent pour une démocratie complète, plantant leur tente dans trois sites symboliques de cette ancienne colonie britannique retournée à la Chine populaire en 1997 ?

Ce qui se vit à Hong Kong depuis plusieurs semaines, et qui risque de s’achever sans véritable victoire politique, a eu une traduction « Hong Kong style » unique, que les Hong­kon­gais eux-mêmes n’auraient jamais imaginé possible.

2 500 TENTES RONDES EN FORME D’IGLOOS

Imaginez seulement près de 2 500 tentes rondes en forme d’igloos, multicolores, posées sur le macadam de voies express et d’avenues d’ordinaire embouteillées qui sinuent entre les gratte-ciel de verre et d’acier, de centre commerciaux ou d’immeubles un peu décrépis datant des années 1970 !

> Revoir  : Hong Kong, un statut particulier depuis 1842

Élaboré depuis des mois, le mouvement « Occupy Central with love and peace » (« Occupez le centre avec amour et paix ») s’est implanté sur trois sites hautement symboliques de la cité financière asiatique.

D’abord sur l’île de Hong Kong : des centaines de tentes y encerclent le quartier d’Admiralty, où siège le gouvernement de la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong en Chine, qui jouxte le Parlement local dont l’entrée est également bloquée.

« CONSCIENTISER » LA SOCIÉTÉ DE CONSOMMATION HONGKONGAISE

Ironie, la caserne qui abrite une garnison de l’Armée populaire de libération (APL) depuis le 1er juillet 1997, date de la rétrocession de Hong Kong à la Chine, a une vue plongeante sur cette occupation.

« Nous voulons nous faire entendre par les gouvernements de Hong Kong et de Pékin »,explique simplement Benny Tai, professeur de droit à l’université de Hong Kong et un des leaders du mouvement « Occupy central », assis sur une estrade où se déroulent tous les jours les interventions officielles des différents leaders du mouvement.

> Relire  : Les grandes figures de la contestation à Hong Kong

À deux stations de métro vers l’est, toujours sur l’île, un petit segment de route d’à peine 200 mètres est bloqué par un petit essaim de tentes, au cœur de Causeway Bay, temple du shopping de Hong Kong. Il s’agit de « conscientiser » la société de consommation hongkongaise, réputée matérialiste et supposée non politisée.

UN « RÊVE DÉMOCRATIQUE » POUR TOUS.

Enfin, sur la péninsule continentale, le quartier de Mongkok (qui signifie le « Carrefour de la prospérité ») accueille des centaines d’autres tentes sur près d’un kilomètre, bloquant un des lieux à la plus grande densité de population au monde.

Le décor ainsi planté, des milliers d’acteurs, bien au-delà des seuls étudiants, vivent nuit et jour dans ce qui est peu à peu devenu un ensemble de petits villages. Des communautés se sont formées et soudées autour d’un « rêve démocratique » pour tous.

Des lieux de vie, d’échange, de partage, de dialogue. « Je n’ai jamais autant parlé avec d’autres gens que depuis que je vis ici », s’étonne Carmen KeiKei, 26 ans, éducatrice « installée » à Mongkok depuis le début du mouvement. « Je viens tous les soirs à Admiralty écouter les discours et les classes de démocratie », témoigne Eva, collégienne dans une école catholique, pour qui « la démocratie est essentielle dans une société ».

 « TOUT EST GRATUIT »

Chaque matin à Mongkok, Zoé Lee, 35 ans, se réveille et sort de sa tente pour rejoindre la grande tente bleue, l’« épicerie ». « On vient s’approvisionner en eau, biscuits, bonbons, nourriture, généreusement offerts par des gens, épiciers, parents d’étudiants et même restaurants du quartier… Tout est gratuit », s’exclame la jeune femme, qui n’en revient pas, dans la cité de l’argent.

> Chronologie  : Histoire du mouvement pour la démocratie à Hong Kong

Plus loin, elle lit les dernières nouvelles affichées sur un abribus, les vitrines d’une banque ou les murs d’une bouche de métro. Les pages des journaux y ont été collées au petit matin par le« groupe responsable média » du mouvement.

Déjà connectée à tous les réseaux sociaux sur son portable, Zoé constate que sa batterie va bientôt rendre l’âme. Elle se rend à la tente « recharge d’énergie » où un petit groupe de filles et de garçons avale une soupe de riz tout en gérant des dizaines de portables assoiffés d’électricité. « Un peu plus loin, on a un petit groupe électrogène », raconte Joyce Ma, étudiante en physique-chimie à l’université de Hong Kong.

HONG KONG INVENTE SON MODE DE PROTESTATION

« Ici on peut tout recharger et même réparer, dit-elle sur un ton très professionnel : portables, Android, tablettes, ordinateurs… et si on ne trouve pas une pièce, on contacte notre réseau ”électronique” et on nous livre dans l’heure, gratuitement. » Logistique parfaite. Efficacité assurée. Bénévolat garanti. Et les filles sont en première ligne. Une autre révolution.

« Ici, on est autonomes, on peut tenir un siège de plusieurs mois », s’extasie Zoé, qui se soucie de savoir ce que le monde extérieur pense de leur mouvement, de leur action, de leur façon de faire.

Sans tradition historique révolutionnaire, sans conflits sociaux violents ni mouvements politiques extrêmes, Hong Kong invente son mode de protestation. Pacifique et non-violent. Sincère et spontané. Presque naïf.

On pourrait se croire au milieu d’une kermesse lorsqu’on voit les différentes activités proposées aux « occupants » ou « visiteurs » : « Découpage, collage, ateliers de peinture, travaux manuels… » Il faut y voir une grande lucidité et une immense modestie.

WOODSTOCK À LA MODE NUMÉRIQUE

Tout semble si calme et policé, jusqu’aux slogans ou mots d’ordre inscrits sur les façades d’immeubles ou de ponts traversant les avenues occupées. « Peace and love », « Occupy central » est comparable à Woodstock dans les années 1960 aux États-Unis mais à la mode numérique et sans drogue ni libération sexuelle.

Faisant preuve d’une immense créativité artistique, à commencer par le symbole du « parapluie jaune » qui incarne la protestation et qui a d’abord protégé de la pluie puis des gaz lacrymogènes et des sprays au poivre à partir du 28 septembre, jour funeste où la police a chargé les manifestants.

À partir de ce jour, l’imagination n’a plus eu de limites : parapluies autocollants, images historiques détournées, tableaux mondialement célèbres de Munch, Léonard de Vinci, Michel-Ange, Van Gogh…

MUSÉE VIVANT, MÊLANT LE « STREET ART » ET « URBAN ART »

Cette ville de Hong Kong, estampillée « sans culture », s’est progressivement métamorphosée en véritable musée vivant, mêlant le « street art » et même l’« urban art » grandeur nature dont certains groupes d’intellectuels veulent préserver les œuvres en mémoire de cette page « historique » de l’histoire post-coloniale.

Pour Tracy, 40 ans, impliquée depuis le début, « le dragon pékinois nous écrase de sa puissance mais nous savons que nous avons déjà remporté une victoire en ayant pu nous exprimer ouvertement et librement sur nos revendications démocratiques. Nous savons maintenant que nous sommes capables de relancer un autre mouvement, d’une autre nature, à tout moment… tant que nous serons libres ! »

———————

TROIS MOUVEMENTS POUR UNE DÉSOBÉISSANCE CIVILE

Le mouvement démocratique à Hong Kong est incarné par trois grands mouvements :

« Occupy Central with love and peace », créé en janvier 2013, a été fondé dans le but de faire face aux obstacles politiques créés par Pékin dans la perspective des élections du prochain chef de l’exécutif à Hong Kong en 2017. Benny Tai, 50 ans, avocat et professeur de droit à l’université, en est le porte-parole et le dirigeant.

La Fédération des étudiants de Hong Kong, syndicat des étudiants, est le mouvement qui organise et planifie toute la stratégie des étudiants impliqués dans les rues de Hong Kong. Très organisée, active sur tous les réseaux sociaux, elle a pour leader Alex Chow, qui a fait forte impression lors du débat télévisé avec des membres du gouvernement le mois dernier.

« Scholarism », mouvement des lycéens fondé en 2012 par le jeune Joshua Wong, alors âgé de 15 ans, s’était mobilisé à l’époque contre la volonté de Pékin d’imposer des cours de « patriotisme » dans toutes les écoles de Hong Kong. Cette mobilisation, entre autres, avait fait reculer le gouvernement.

 

 

Dorian Malovic

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