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13 novembre 2014, TIBET, ses rivières, leurs poisons

Posté par cercletibetverite le 18 novembre 2014

http://www.tibet.fr/site/pollution.php?itemid=23524

13 novembre 2014, TIBET, ses rivières, leurs poisons

Category: General
Posté par : RFT
Date : 15/11
L’empoisonnement des rivières tibétaines : pas si naturel que le dit le gouvernement

Par Tempa Gyaltsen Zamlha
Tibet : Environnement et Développement
lien original ici
Thursday, 13 November 2014

« Dans le passé, nos rivières étaient propres et limpides, les montagnes et les vallées étaient reconnues pour leur beauté naturelle. Désormais les rivières sont polluées par les déchets empoisonnés des mines, » déclara à RFA un riverain. Il espérait ainsi que la publication de ces informations inciterait au moins à faire pression sur les autorités locales pour qu’elles agissent comme gouvernant pour le peuple et non pour les compagnies minières. En raison de la profanation de leurs montagnes et l’empoisonnement de leurs rivières par les pratiques minières destructrices, ces dernières années ces doléances ont été nombreuses et se sont largement répandues au sein de la population tibétaine.

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Fig1. La Rivière empoisonnée de la vallée de Gyama

Le 23 Septembre 2014, plus d’un millier de Tibétains des villages de Dokar et Zibuk (dans le voisinage de Lhassa) ont protesté contre l’empoisonnement de leurs rivières par la mine de Gyama Copper Poly-metallic. La mine se situe à proximité d’un bras de rivière utilisé par les riverains pour leur consommation personnelle, l’irrigation et leurs animaux. Mais comme toujours, les autorités locales ont déclaré, avec commodité, que la pollution était causée non par la mine mais par des facteurs naturels.

Une déclaration officielle similaire avait été énoncée en 2013 quand 83 mineurs avaient été tués lors d’un glissement de terrain causé par une mauvaise gestion des déchets miniers et par l’empilement de ces déchets à même sur la roche dans une vallée abrupte en V. La déclaration officielle avait été docilement reprise par l’agence de presse officielle Xinhua News sans le moindre soupçon d’objectivité malgré le nombre dramatique de morts. Cette approche systématique sans aucune transparence judiciaire et sans remords de la part du gouvernement local est devenue une dangereuse habitude ainsi qu’un étrange scénario.

La mine de Gyama est gérée par Huatailong Mining Development, une branche de China National Gold Group Corporation, célébrée par Pékin, comble de l’ironie, comme une mine modèle et bio-responsable. Si tels sont les critères de qualification d’une mine modèle, alors le fardeau du peuple et l’état de l’environnement sont sérieusement mis en danger. La falsification délibérée et systématique du gouvernement local quant aux causes du glissement de terrain de la mine de Gyama et de l’empoisonnement des rivières ne pourrait être expliquer que par ce gouvernement.

Mais en 2010, un article titrait : « Impact environnemental de l’activité minière sur la qualité des eaux de surfaces du Tibet : la vallée de Gyama » par Xiang et al.. Il affirmait qu’une « grave contamination au métaux lourds est attestée dans la Gyamaxung-chu (chu signifiant rivière) ainsi que dans les stations d’épuration de la vallée de Gyala. » L’article certifie également que « le risque environnemental dans la région de la source de la Gyamaxung-chu, où les mesures correspondant principalement au sous-sol géochimique, était égal à zéro. Toutefois, il existait un très haut risque en amont et au milieu de la rivière et il apparaît que si le risque est naturel, il est augmenté par les activités minières extensives. Les niveaux de métaux (tels que le plomb, le cuivre, le cadmium et le zinc) représentent des hauts risques pour l’environnement, incluant les populations riveraines et leur bétail. »

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Fig2. Le Village de Dokar

L’article va plus loin en disant que « la grande inquiétude environnementale réside dans l’important nombre de mines et de déchets miniers amoncelés, contenant grandes quantités de métaux lourds tels que le plomb, le cuivre, le zinc, le manganèse, etc. Ces amoncellements sont voués à relarguer leurs poisons par écoulement ou via les particules issues de l’érosion, et constituent donc un futur risque pour l’environnement local et une menace potentielle quant à la qualité de l’eau en aval. »

Gyamaxung-chu est une rivière nourrie par les eaux de surfaces, la pluie et la fonte des neiges avec un débit constant tout au long de l’année. Elle permet ainsi la vie aux nombreux villages le long de ses rives avant de confluer avec la rivière Lhassa qui elle même rejoint le Yarlung Tsangpo ou Brahmapoutre.
Un rapport similaire du Bureau de l’Environnement et du Développement de l’Administration Centrale du Tibet (CTA) a été publié en 2013 à la suite du glissement de terrain de la mine de Gyama. Ce rapport présente des preuves clefs qui mettent en évidence le lien entre le glissement de terrain et la mauvaise gestion des déchets miniers.
En considérant les preuves, pourquoi les autorités compétentes refusent d’ouvrir les yeux et nient la justice à son propre peuple ? Qui a donné tant de pouvoir aux compagnies minières au point qu’elles puissent être blanchies alors qu’elles sont responsables de la mort de leurs propres mineurs et de l’empoisonnement des rivières dont dépendent les communautés alentour ? D’après les Tibétains de cette région, la seule conclusion a tiré est qu’il existe une franche camaraderie sans complexe entre les compagnies minières et les autorités locales. Le pouvoir de cette relation prédomine tout le reste : les droits culturels des ethnies, l’intérêt de la communauté locale, les lois et procédures environnementales encadrant l’extraction des ressources minières. Ils pourraient même manipuler les médias officiels et les experts pour que ces derniers absolvent les crimes commis à l’encontre du peuple et de l’environnement.

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La récente protestation contre l’empoisonnement de la rivière est une tentative désespérée après presque 5 années de relance de plaintes déposées auprès des autorités chinoises de Lhassa. Le soi-disant gouvernement du peuple menace et intimide son propre peuple parce qu’il soulève ces problèmes d’intérêt public. Ces Tibétains n’ont plus d’autres choix que de chercher de l’aide à l’extérieur en avertissant les médias internationaux, espérant que Pékin s’en émeuve et que le gouvernement central vienne à leur secours. Je suis certain que Pékin s’inquiète du bien-être de son peuple. D’après un reportage du China Daily datant du 23 janvier 2013, les centres urbains de Pékin sont protégés par 300 stations de surveillance de la qualité de l’eau. Combien de telles stations existent-elles dans les zones d’habitations des Tibétains et pourquoi les habitants de la vallée de Gyama se voient nier de tels droits ? L’empoisonnement des rivières tibétaines aura des conséquences catastrophiques pour la Chine et le Monde. En effet, le Tibet héberge pour l’Asie les plus grandes réserves en eau potable et les sources des 6 grands fleuves (Yangtze, Fleuve Jaune, Mékong, Salouène, Indus et Brahmapoutre), irriguant les nations les plus peuplées du monde : Pakistan, Inde, Bangladesh, Birmanie, Thaïlande, Laos, Cambodge, Vietnam et la Chine.

Les Tibétains retirent une grande fierté de la pureté de leurs rivières et polluer leurs eaux est tout simplement contre leurs principes de vie. Au XIème siècle, quand le grand lettré bouddhiste indien Atisha Dipamkara visita le Tibet, il fut tant émerveillé par la fraîcheur et la pureté des rivières tibétaines qu’il recommanda que les eaux du Tibet soient la plus grande des offrandes en direction de Buddha. Depuis, la culture tibétaine de l’offrande de l’eau est visible dans chaque maison et monastère. Mais qu’offrira le peuple de la vallée de Gyama à ses déités, quand la simple et nécessaire eau potable est polluée ?

Tempa Gyaltsen Zamlha est Membre de la Recherche Environnementale à L’Institut de la Politique Tibétaine

Traduction France Tibet

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Poisoning Tibetan Rivers: Why is it not so natural?
Thursday, 13 November 2014
Tibet, Environnement et Développement,
lien original ici

“In the past, our rivers were crisp and clean, the mountains and valleys were known for their natural beauty. But now the rivers are polluted with poisonous waste from the mines,” is what a local resident said to Radio Free Asia hoping that letting the news out to the world would at least raise pressure on local authorities to act as the people’s government, rather than of the mining companies. Such grievances are numerous and wide spread among the Tibetan population in recent years due to the desecration of their mountains and poisoning of their rivers by destructive mining practices followed in Tibetan areas under Chinese occupation.

Fig1. River Poisoned by Gyama Mine
On September 23, 2014, more than 1000 local Tibetans of Dokar and Zibuk villages near Tibetan capital city Lhasa protested against poisoning of their rivers by Gyama Copper Poly-metallic Mine. The mine is located close to a stream that locals use for drinking, irrigation and animal feeding. But as always, the local officials conveniently declared that the water pollution in the rivers was caused by natural factors and not by the mine.

A similar official statement was issued back in 2013, when 83 mine workers of the same mine were killed in a mine induced landslide due to mismanagement of mine waste or over-piling of mine waste rocks on a steep V-shaped valley. The official statement was obediently published by Xinhua News without the slightest hint of journalistic objectivity despite the loss of so many lives. This systematic approach without any legal transparency and with no sense of compunction by the local Chinese government in Tibetan areas has become a dangerous trend and bizarre scenario.

The Gyama Mine is operated by Huatailong Mining Development, a subsidy of the China National Gold Group Corporation, and ironically is praised as eco-friendly and a model mine by China. If the standard and qualification for a model mine is of such, then the plight of the people and state of the environment is seriously in danger. The deliberate and systematic falsification of causes behind the Gyama mine landslide and river water poisoning by Chinese local government could only be explained by themselves.

But a 2010 article titled “Environmental impact of mining activity on the surface water quality in Tibet: Gyama valley,” by Xiang et al., firmly ascertains that “a localized severe heavy metal contamination is documented in the stream water of Gyamaxung-chu (chu means river) and wastewater treatment facilities in the Gyama valley.” It also states that “the environmental risk at the Gyamaxung-chu source area, where the measured contents correspond mainly to geochemical background was zero. However, there was a very high risk at the upper and middle parts of the stream and it appears to be both natural and accelerated by the extensive mining activities. The levels of metals (such as lead, copper, cadmium and zinc) represent the high risk for the environment, including local human populations and their livestock.”
Fig2. Dokar Village where the poisoned river flow through

The article further goes on to say that “ the great environmental concern are the many mining and processing deposits in the valley, containing large amount of heavy metals, such as lead, copper, zinc and manganese etc. These deposits are prone to leak its contaminants through seepage water and erosion of particulates, and pose therefore a future risk for the local environment and a potential threat to the downstream water quality.”
Gyamaxung-chu is a mountain spring fed by groundwater, rain and melting snow with continuous flow throughout the year providing life for the many villages situated on its path before draining into the Lhasa river and finally into the Yarlung Tsangpo or Brahmaputra.
A similar Assessment Report by Environment and Development Desk of Central Tibetan Administration back in 2013 after the Gyama mine landslide clearly produced strong evidence to link the landslide with the mismanagement of mine waste.
Considering the evidences, why do the relevant authorities refuse to see the truth and deny justice for its own people? Who granted mining companies so much power that they could get away with killing its own workers and poisoning community rivers? The only conclusion according to the local Tibetans is that there is an absolute cozy camaraderie between mining companies and local officials. The power of this nexus overrides everything else: ethnic cultural rights, local community interests, mineral resource extraction procedures and environmental laws. They could even manipulate official media and experts to validate outright crimes against its own people and the environment.

Fig3. Dokar Village with Gyama Mine Site seen in the background
The recent protest against river water poisoning is a desperate attempt after almost five years of continuous pleas to the Chinese authorities in Lhasa. The so called people’s government threatens and intimidates its own people for raising such issues of public interest. The people are left with no choice but to seek help from the outside world by appealing to international media, hoping Beijing would take notice and the central government would come to their rescue. I am sure Beijing cares about the welfare of its people. According to a report in China Daily (23-01-2013) the central urban areas of Beijing city alone have 300 water quality monitoring stations. How many such stations are there in the Tibetan areas and why are the people of Gyama valley denied of such rights?
The poisoning of Tibetan rivers will have catastrophic consequences to both China and the world, as Tibet is home to the largest store of accessible fresh water and source of Asia’s six greatest rivers (Yangtze, Yellow, Mekong, Salween, Indus and Brahmaputra), feeding some of the world’s most populated nations like Pakistan, India, Bangladesh, Burma, Thailand, Laos, Cambodia, Vietnam and China.

Tibetans take great pride in the purity of their rivers and causing river water pollution is simply against their way of life. In the 11th century when Indian Buddhist scholar, Atisha Dipamkara visited Tibet, he was overjoyed by the freshness and purity of Tibetan rivers so much that he recommended the waters of Tibet be served as the greatest offering to Lord Buddha. Since then the unmistakable Tibetan culture of water offering is prominently visible in every home and monastery. But what will the people of Gyama valley would offer to the Gods, when the very basic necessity of drinking water for the community is poisoned?

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Tempa Gyaltsen Zamlha is an Environment Research Fellow at the Tibet Policy Institute

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