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« Faire des enfants à Hong Kong, c’est impossible ! »

Posté par cercletibetverite le 13 novembre 2014

http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Faire-des-enfants-a-Hong-Kong-c-est-impossible-!-2014-11-13-1263576

« Faire des enfants à Hong Kong, c’est impossible ! »

Prix de l’immobilierqui flambent, salaires qui stagnent… la jeune génération hongkongaise ne peut plus fonder de famille.Le ressentiment à l’égard des Chinois continentaux qui « envahissent » Hong Kong nourrit aussi la colère des manifestants, au-delà des revendications démocratiques.

 13/11/14 – 15 H 00
Une jeune maman et son bébé dans le quartier de la finance. Hong Kong a un des taux de natalité l...

Susan Lim/EyePress News

Une jeune maman et son bébé dans le quartier de la finance. Hong Kong a un des taux de natalité les plus bas du monde.

« C’est ma maison depuis plus d’un mois », sourit Zoé Lee en montrant sa tente bleue plantée à quelques mètres des barricades du quartier de Mongkok. Il est deux heures du matin en cette nuit de fin octobre. Il fait frais. « La nuit sera calme ». Petites lunettes noires, une petite frange de cheveux noirs sur le front, Zoé paraît avoir à peine 20 ans et on pourrait la prendre pour une étudiante.

« Oh non, j’ai 35 ans et je suis assistante de direction dans une société immobilière » rougit-elle. Solidaire de la désobéissance civile depuis septembre, elle « travaille le jour, et vient ici le soir et les week-ends ». Les rumeurs d’actions policières pour dégager le blocus sont persistantes.« On ne sait pas comment tout ça va se terminer, mais on aura envoyé un message clair au gouvernement », se rassure Zoé.

Pour la jeune génération de Zoé Lee, le suffrage universel, la démocratie ou la liberté d’expression doivent être défendus, mais derrière cet engagement politique s’exprime également un profond malaise social. « Je suis là aussi avec mes amis pour défendre un niveau de vie qui s’effondre », s’énerve-t-elle en montrant le petit groupe solidaire d’une dizaine d’autres jeunes qui s’est créé.

PROFONDES INÉGALITÉS

« On vient de faire connaissance et on partage ce sentiment de profondes inégalités aujourd’hui entre les plus riches et les plus pauvres. On parle entre nous comme jamais auparavant » s’étonne-t-elle, consciente de l’égoïsme et du matérialisme qui dominait la société de Hong Kong.

« C’est incroyable ce qui se passe, on sent une solidarité et surtout un profond malaise. On ne peut plus vivre aussi bien que nos parents, tout est devenu trop cher ». Ses voisins, un jeune couple, acquiescent. Lui a 27 ans et se trouvait en première ligne le 28 septembre lorsque la police a chargé. Il s’en est remis. Sa copine, 28 ans, représentante en prothèses dentaires, est toujours « traumatisée ».

Assis dans le sous-sol d’un Mac-Donald ouvert 24/24 près des barricades, le jeune couple pose clairement la réalité : « Nous sommes ensemble depuis plus de quatre ans, mais nous vivons chacun chez nos parents ! Et pourtant nous travaillons tous les deux, mais nous n’avons pas les moyens de payer un loyer et encore moins d’acheter un appartement. Inaccessibles pour nous car nos parents ne sont pas riches ».

LES LOYERS EXPLOSENT

Il a fait des demandes de en entrant à l’université il y a des années, « mais aujourd’hui nous gagnons trop pour obtenir un HLM…».

Cette petite classe moyenne ne peut suivre l’augmentation des prix de l’immobilier, ce qui a des conséquences sociales dévastatrices pour ceux qui rêvent de fonder une famille. Une voisine, Tracy Lau, 40 ans, qui a un copain mais n’est pas mariée, se désole. « Le gouvernement ne nous écoute pas, les loyers explosent, les jeunes couples vivent séparément chacun chez leurs parents, même mariés certains ne peuvent vivre ensemble… car leurs parents ne peuvent même pas les loger ».

Alors lorsqu’on leur pose la question d’avoir un bébé, Tracy comme Zoé lèvent les bras au ciel, horrifiées : « Même pas en rêve, c’est impossible, Hong Kong n’arrivera même pas à renouveler sa population et nous serons tous envahis par les Chinois continentaux qui prennent déjà nos places dans les universités, écoles, hôpitaux, crèches et logements ! » On sent à la fois une colère sourde et un fatalisme désolant dans leur voix.

À 35 ans et 40 ans, on lit dans leurs yeux l’urgence de faire quelque chose mais aussi l’impasse dans laquelle elles se trouvent. Hong Kong a un des taux de natalité les plus bas au monde. En dépit d’une situation qu’elle qualifie « d’insoluble », Zoé garde le sourire et rêve de rencontrer un gentil garçon. « Peut-être sur les barricades deMongkok… »

…….

LA NATALITÉ À HONG KONG

La natalité à Hong Kong est pratiquement la plus faible du monde,avec un taux de descendance finale (nombre moyen d’enfants par femme) de 1,03 selon les Nations-Unies. Il est plus bas encore à Macao (0,94), et reste très faible en Corée du Sud (1,23), à Singapour (1,26), et au Japon (1,34).

Dans le monde, le taux moyen de descendance finale s’élève à 2,53. Il est de 2 en France, de 1,3 en Allemagne, et de 1,58 dans l’Union Européenne.

Dorian Malovic

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