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Toujours plus pauvres, toujours plus seuls

Posté par cercletibetverite le 7 novembre 2014

http://www.sudouest.fr/2014/11/07/toujours-plus-pauvres-toujours-plus-seuls-1728569-4018.php

Toujours plus pauvres, toujours plus seuls

Le Secours catholique rend son bilan annuel. Pas de surprise, c’est la crise.

Toujours plus pauvres, toujours plus seuls

L’antenne bayonnaise du Secours catholique enregistre 9 500 entrées par an.© PHOTO 

PHOTO JEAN-DANIEL CHOPIN

OLIVIER DARRIOUMERLE

bayonne@sudouest.fr

Comme chaque année, l’hiver pointant son nez, l’antenne locale du Secours catholique donne la température de la pauvreté. Enfonçons les portes ouvertes : la pauvreté progresse. La population qui franchit celles du Secours catholique a un niveau de vie moyen qui plafonne à 515 euros. C’est entendu, rien ne va plus. Maintenant que le constat de crise est tiré, il reste à évaluer les nouveautés dont nous a gratifiées l’année 2013.

Le Secours catholique met en lumière le sort des personnes âgées, principalement des femmes, et celui des hommes seuls avec des enfants à charge. Nouvelles populations à pousser la porte des cinq centres du Pays basque, particulièrement dans la ville de Bayonne. « Ils viennent du quartier ou descendent de la ZUP. Ils passent devant le centre, cinq, six fois, puis ils se décident à entrer », témoigne l’animateur permanent du centre bayonnais de la rue Daniel-Argote, Thomas Guerard.

Les papas pauvres

Selon les chiffres de l’année 2013, 25 % des demandes d’aide financière concernent les personnes retraitées (sept points de plus en dix ans). Principales victimes de ce phénomène, les femmes seules sans pension, représentent 61 % des retraités dans le besoin, qui sont reçus par le Secours catholique. « Il faut d’abord payer le loyer. La santé vient après. On sent que les seniors ne se soignent plus ou mal. Ensuite, c’est une spirale infernale », explique Maïtena Hitte-Seillant, vice-présidente diocésaine du Secours catholique. Autre nouveauté épinglée au tableau de la misère, les hommes seuls avec des enfants à charge viennent chercher de l’aide auprès du Secours catholique pour essayer de mettre du beurre dans les épinards. Jusqu’à ce jour, les hommes représentent toujours 85 % des 800 personnes qui fréquentent assidûment les cinq lieux d’accueil de jour du Pays basque, d’Hendaye à Bayonne, en passant par Hasparren. « On rencontre des personnes en grandes difficultés qui vivent avec 166 euros par mois, souvent même sans ressources pour un tiers d’entre eux », témoigne Maïtena Hitte-Seillant.

Enfin, troisième constatation, le Secours catholique pointe du doigt le réflexe ancré dans l’inconscient collectif qui consiste à stigmatiser les pauvres qui coûteraient cher à la société. La théorie de la montgolfière, qui aurait besoin de lâcher du lest pour décoller, n’est plus réservée au répertoire des humoristes de comptoir. La croyance que le coût de la pauvreté creuserait le trou des finances publiques flotte véritablement dans l’air du temps. « Une personne accueillie se demandait si, avec moins d’aides sociales, il n’y aurait pas davantage de solidarité entre les gens », raconte l’animateur Thomas Guerard, qui s’interroge sur le délitement du lien social.

Plus concrètement, de l’argent pour les pauvres, le Secours catholique en dépense. En 2013, l’association humanitaire a apporté 65 000 euros d’aides financières, sous forme de moyens de subsistance ou de soutien à des projets pour se sortir de la panade. Le Secours catholique a dépensé à peu près la même somme (63 000 euros) dans des aides indirectes, de l’accès à la culture aux ateliers d’accompagnement vers l’emploi. De plus, l’association caritative a porté secours aux victimes des inondations dans le Pays basque intérieur, notamment à Saint-Palais, en juillet. Une intervention facturée 30 000 euros supplémentaires. Au final, le Secours catholique avait dépensé son enveloppe en septembre. « Pas de problème, nous avons un matelas qui nous permet d’amortir », rassure Maïtena Hitte-Seillant. « Toutefois, le nombre de bénévoles se stabilise, ce qui est inquiétant, car nous ne pourrons pas répondre à la paupérisation grandissante de la population », conclut-elle.

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