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Film tibétain – Il était une fois au Tibet

Posté par cercletibetverite le 4 novembre 2014

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Le Tibet à la veille du grand tournant

Posté par cercletibetverite le 4 novembre 2014

http://www.sudouest.fr/2014/10/30/le-tibet-a-la-veille-du-grand-tournant-1720210-937.php

Le Tibet à la veille du grand tournant

Embellie des relations avec le dalaï-lama, développement économique du Tibet… Pékin lâche du lest, mais les conservateurs veillent

Le Tibet à la veille du grand tournant

Tenzin Gyatso souhaite être le dernier dalaï-lama pour éviter qu’un nouveau porteur du titre ne soit téléguidé par Pékin.© PHOTO 

D. BOCKWOLDT/AFP

ÉRIC MEYER

 À Pékin
Le chemin de fer Lhassa-Shigatse

En 2006, Pékin inaugurait un projet démesuré de 3,3 milliards d’euros : le chemin de fer Golmud-Lhassa. C’était aussi un effort sans précédent : 100 000 cheminots s’étaient relayés pour poser ces 1 142 km de rails, dont 900 km situés à plus de 4 000 m d’altitude.

Cet été, la Chine a inauguré le prolongement jusqu’à Shigatse. L’effort aura également été lourd : 1,6 milliard d’euros pour seulement 251 km. La nouvelle ligne réduira de cinq heures à deux heures le trajet qui séparait la capitale tibétaine de la deuxième ville du territoire – et permettra de mieux transporter les radiateurs ou téléviseurs dans un sens, les céréales et les fruits dans l’autre.

Pékin, d’ailleurs, ne s’en tiendra pas là : d’après ses plans, dans vingt ans (ou moins), la ligne ira jusqu’en Inde, au Népal et au Bhoutan. Mais le projet est très contesté hors de Chine. On lui reproche son objectif d’arrimer à jamais le Tibet à la « mère patrie ». Ce qu’elle fait certes, mais avec l’objectif parallèle de la moderniser et de l’enrichir. L’avenir dira ce qu’il en est.

Les temps changent sur le plateau tibétain opprimé par un appareil communiste autoritaire depuis cinquante-cinq ans. Les signes de dégel sur le Toit du monde se multiplient, telle cette annonce, depuis avril, d’une loi imminente pour protéger la langue tibétaine.

Ou encore cette autre, fin août, du numéro deux du Parti communiste chinois (PCC) à Lhassa, selon lequel Pékin est en train de négocier avec le dalaï-lama, de son vrai nom Tenzin Gyatso, pour son retour au pays. L’annonce a été faite – chose rare – sur un ton respectueux : le cadre donne au chef spirituel son titre, sans l’assortir des insultes quasi rituelles quand le PCC parle de cet ancien roi du Tibet, fréquemment appelé « le Satan en robe de moine ».

Ami de tous les chefs d’État, le prélat bouddhiste est depuis vingt ans le commis voyageur infatigable de son pays sur les cinq continents et gagne, contre la Chine, la bataille de l’opinion mondiale concernant l’occupation chinoise du Tibet. Aussi, ce message du cadre du Parti fut un scoop mondial : la Chine socialiste se dit prête à vivre en paix avec sa turbulente société du Pays des neiges.

Hélas, presque tout de suite après cette sortie spectaculaire, les choses tournent au vinaigre. Contre tout bon sens, les Tibétains de l’étranger nient l’existence des palabres avec le dalaï-lama. Car, si l’offre de Pékin, apparemment, inclut bien le retour en son palais d’été de Norbulingka à Lhassa, le régime chinois refuse d’ajouter toute concession sur la liberté de culte au Tibet (aujourd’hui sous le contrôle le plus étroit) ou le retour au pays des apatrides de troisième génération, fils des 100 000 réfugiés ayant suivi Tenzin Gyatso en son exil.

Développement économique

Il n’empêche que, même avec ces limitations, l’offre d’un retour du dalaï-lama traduit un tournant politique qui, lui-même, exprime l’embellie économique, fruit de vingt ans d’investissements à fonds perdus. Dans ces montagnes les plus reculées de Chine, Pékin a investi une dizaine de milliards d’euros et vient d’annoncer 15 milliards de plus d’ici à 2020. Désormais, le territoire dispose de belles routes, de cinq aéroports et d’une ligne ferroviaire de Pékin à Lhassa, qui vient d’être prolongée cet été jusqu’à Shigatse (deuxième ville du Tibet, lire ci-dessous). Une riche agriculture sous serre se développe, et 12 millions de touristes, surtout des Chinois, se sont rendus au Tibet cette année.

Les émeutes et escarmouches avec la police se raréfient, comme les suicides politiques, même si un dernier cas – un jeune de 23 ans qui s’est immolé par le feu – s’est produit le 17 septembre devant un poste de police. Mais ce geste désespéré s’est passé hors des frontières du Tibet historique, dans la province du Gansu, région plus radicalisée ces dernières années. Le Tibet lui-même est plus calme. Du coup, les militaires en armes qui bloquaient les rues se sont retirés. Dès lors, Pékin peut se permettre d’envisager un retour du dalaï-lama pour accélérer la normalisation dont il rêve.

Le dernier dalaï-lama ?

Mais, depuis sa retraite indienne, le dalaï-lama fait coup sur coup deux déclarations fracassantes à des journalistes. Le 7 septembre, il énonce sa volonté d’être le dernier prélat de son rang, après presque cinq siècles d’existence. Comprendre : person-ne ne doit lui succéder après sa mort. Le quatorzième porteur du titre mettrait ainsi fin à cinq siècles de dalaï-lamas. La raison qu’il allègue pour ce changement est qu’il ne veut pas laisser à la Chine communiste le droit d’éduquer et de façonner un jeune chef spirituel bouddhiste qui devienne le pantin du régime.

Début octobre, le dalaï-lama déclare également tout à trac qu’il souhaite se rendre en Chine. D’abord à Wutaishan, une montagne sacrée bouddhiste. « L’idée est en l’air, et les négociations en bonne voie. » Ce qu’il ne dit pas, mais qui est depuis longtemps sous-entendu, c’est qu’après Wutaishan il retournerait au Tibet, sa terre natale, pour ses vieux jours.

Le socialisme chinois, cependant, n’est pas coutumier de ce style de négociations « au mégaphone » – il lui préfère le secret des alcôves. Aussi, le 9 octobre dernier, à Pékin, un porte-parole déclare sèchement que le dalaï-lama « ferait mieux de cesser de parler d’un soi-disant retour au Tibet ». Pour le laisser rentrer au Pays des neiges, il énonce même une nouvelle condition : que Tenzin Gyatso renonce à son titre de chef spirituel pour « arrêter de diviser le pays ».

Il n’en faut pas plus à la grande presse pour conclure que l’invitation, au Tibet ou à Wutaishan, est enterrée. Mais que s’est-il réellement passé ?

Bataille au sein du PCC

On sent certes une poussée d’exaspération chez les cadres chinois, face à un homme d’une culture plus ouverte, qui ne garde pas sa langue dans sa poche. Mais il y a aussi en Chine depuis cet été un mouvement beaucoup plus vaste de balancier politique contre Xi Jinping, le chef de l’État, qui se ressent dans tous les domaines, et pas seulement dans celui de la religion. Invisible au public mais très puissant, le bloc conservateur met des bâtons dans les roues de Xi, afin de le contraindre à mettre fin à sa campagne anti-corruption et à renoncer d’imposer de fortes réformes sociétales.

Un exemple de ces « coups de Jarnac » est d’avoir fait entrer des troupes chinoises au Ladakh, revendiqué par l’Inde, au beau milieu de la visite de Xi à New Delhi, qui a ainsi perdu la face. Un autre exemple est l’affaire du refus d’octroyer la démocratie à la ville de Hongkong, contrairement à la parole donnée au Royaume-Uni de Margaret Thatcher trente ans en arrière. De bonne source, ce n’est pas par idéologie ni sur ordre de Xi Jinping que cette crise a éclaté, mais à la suite d’un vote au sommet par le bloc conservateur majoritaire pour faire porter la responsabilité au chef de l’État.

Si tel est le cas, le raidissement de Pékin sur le cas du dalaï-lama traduit moins une animosité envers lui qu’une péripétie d’une guerre de clans, interne au Parti. Et selon que Xi Jinping gagne ou non contre ses adversaires la grande bataille des réformes, la nouvelle politique de détente au Tibet pourra reprendre. La bonne nouvelle est que cette dernière est déjà engagée, sans apparente marche arrière possible.

« Des bâtons dans les roues de Xi Jinping sur le Tibet »

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Thaïlande: 30 mois ferme pour lèse-majesté sur Facebook

Posté par cercletibetverite le 4 novembre 2014

http://www.rtbf.be/info/societe/detail_thailande-30-mois-ferme-pour-lese-majeste-sur-facebook?id=8393521

Thaïlande: 30 mois ferme pour lèse-majesté sur Facebook

SOCIETE | mardi 4 novembre 2014 à 10h10

  • Un étudiant thaïlandais a été condamné mardi à 30 mois de prison en vertu d’une loi de lèse-majesté appliquée de façon encore plus drastique depuis l’arrivée d’une junte au pouvoir dans le royaume.

    « Le juge l’avait initialement condamné à cinq ans de prison, mais comme il a reconnu les fait, la peine a été réduite de moitié« , a déclaré à l’AFP un responsable de la cour criminelle de Bangkok ayant condamné l’étudiant.

    Le jeune homme de 24 ans avait été interpellé en juin pour avoir posté un message jugé antimonarchiste sur sa page Facebook en mars. Il était en détention depuis, étant considéré comme une menace à la sécurité nationale. Les personnes accusées de lèse-majesté se voient refuser le plus souvent toute liberté sous caution.

    Le roi Bhumibol Adulyadej, 86 ans, qui jouit auprès de certains de ses sujets d’un statut de demi-dieu, est protégé par une des législations les plus sévères au monde, qui punit le crime de lèse-majesté de 15 ans de prison.

    Depuis sa prise de pouvoir le 22 mai, la junte militaire fait la chasse à ses opposants, et la lutte contre le crime de lèse-majesté est devenue une de ses priorités, dans un contexte d’incertitude liée à la succession du roi, hospitalisé.

    Amnesty International dénonce un nombre « sans précédent » de poursuites pour lèse-majesté, avec au moins 14 personnes inculpées depuis le putsch, dont plusieurs placées en détention.

    Plusieurs autres ont été condamnées, dont un musicien qui s’est vu infliger en août 15 ans de prison pour des propos jugés insultants envers la monarchie postés sur Facebook en 2010 et 2011.
    Belga

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Soft power chinois : faut-il fermer les Instituts Confucius ?

Posté par cercletibetverite le 4 novembre 2014

http://rue89.nouvelobs.com/2014/11/04/soft-power-chinois-faut-fermer-les-instituts-confucius-255807

Soft power chinois : faut-il fermer les Instituts Confucius ?

Pierre Bonnard | En Chine
  • TRIBUNE

Voilà quelques mois que les Instituts Confucius font l’objet d’attaques répétées, en particulier de l’autre côté de l’Atlantique. Attaques parfois relayées en France. Un diplomate français en poste en Chine me disait il y a quelques jours :

MAKING OF
Pierre Bonnard est un pseudo. il vit en Chine depuis 30 ans, y travaille depuis quinze ans. Il offre son point de vue ici sur un sujet qui divise les universitaires et les décideurs politiques confrontés à la question chinoise par le biais des Instituts Confucius. Le débat est déjà « chaud » aux Etats-Unis, mais encore peu présent en France.Rue89

« les Instituts Confucius sont un outil de propagande du gouvernement chinois ».

Cette phrase me semble bien résumer l’état d’esprit actuel d’une grande partie des Occidentaux sur la question.

Pour ceux qui ne connaitraient pas ces instituts, il s’agit de centres dediffusion de la langue et de la culture chinoises. Un peu calqués sur le modèle de l’Alliance Française ou du British Council.

Soft power chinois : faut-il fermer les Instituts Confucius ? dans Chine capture_decran_2014-11-01_a_18.36.48
le réseau international des Centres Confucius (The Economist)

Comme souvent avec la Chine, tout est allé très vite : en moins de 10 ans, près de 500 établissements ont ouvert dans le monde.

Aux Etats-Unis certains conseils d’administration d’universités ont demandé la fermeture des Instituts Confucius présents sur leurs campus arguant qu’il n’y avait pas de liberté de parole au sein de ces derniers et que l’esprit de « l’université » n’était pas respecté (« Confucius Institute » par Marshall Sahlins, éd. The University of Chicago Press, 2014).

En France l’Institut Confucius de Lyon est en liquidation judiciaire suite à un conflit avec le partenaire chinois.

D’autres éclats et incidents ont eu lieu ailleurs dans le monde, notamment au Canada.

Choisir son partenaire

confucius2_0 dans Chine
Statue de Confucius à Pékin (Pierre Haski/Rue89)

Une originalité de ces instituts réside dans le fait qu’ils sont le fruit d’une coopération entre une université chinoise et une structure éducative du pays d’accueil (le plus souvent une université).

Les partenaires doivent donc être très vigilants en choisissant de coopérer car, comme dans tout mariage, la personnalité de chacun et les compatibilités de caractères vont jouer un rôle crucial dans la bonne marche au quotidien de la vie du couple. Il y a des établissements plus ou moins conservateurs en Chine.

Il sera ainsi plus facile de s’entendre avec une petite université d’économie dynamique, qu’avec la grande Université Sun Yat Sen de Canton, au profil plus « traditionnel », actuellement en conflit avec Lyon 2 et 3.

Or les incidents qui m’ont été rapportés semblent, le plus souvent, liés à une méconnaissance mutuelle.

Le partenaire étranger découvre que la Chine n’est pas un pays de libre expression et que la parole a donc des limites restreintes au sein de ces Instituts Confucius. Quant à la partie chinoise elle est confrontée à un environnement démocratique complètement méconnu et ne manque pas d’accumuler les maladresses.

Il y a ce professeur américain qui a envoyé un courrier à tous les instituts aux Etats-Unis, leur demandant de commémorer les 25 ans des événements de Tiananmen… Ou cette officielle chinoise du Hanban (l’organisme qui gère pour l’Etat et avec les universités le projet des Instituts Confucius) qui a arraché les pages concernant un sponsor Taïwanais dans le programme du congrès annuel de l’Association européenne des études chinoises.

Des actions stupides et contre productives qui ne font que renforcer chacun dans ses convictions et coupent court à tout dialogue.

La bonne stratégie ?

Faut-il pourtant boycotter voir exclure ces instituts de nos établissements ?

Cette stratégie est difficilement compréhensible car l’essentiel des risques est pris par la Chine dans ce projet. En mettant un pied dans un environnement étranger, en y envoyant des professeurs volontaires, en affirmant son action sur une scène académique et culturelle d’un autre pays, elle s’expose et s’impose à elle-même une ouverture nouvelle au monde.

Des universités se plaignent que les instituts tentent de limiter les débats concernant la Chine, comme par exemple le président de l’Université de Miami qui assure que la présence d’un Institut Confucius sur le campus ne permet pas d’inviter le dalai lama.

Il est surprenant de constater la naïveté de ces occidentaux qui pensent qu’en accueillant une telle personnalité, la Chine ne réagirait pas. Plus surprenant encore, que ces mêmes occidentaux donnent une importance disproportionnée à la parole d’un simple directeur d’institut, comme si cette parole était de nature à les contraindre.

C’est ce rapport de force hors de son territoire qu’il est justement important de faire vivre à la Chine.

Et n’ayons pas peur de parler avec nos interlocuteurs chinois, et surtout quand nous ne sommes pas d’accord. « la diplomatie ne consiste pas à se réunir avec des amis dont on partage les valeurs et à se congratuler », nous dit Hubert Védrine. Pourquoi ce principe ne s’appliquerait-il pas également à l’université ?

Si la Chine ne supporte pas ce débat et ferme de son propre chef ses instituts, soit. Mais que nous refusions leur présence « par principe » serait un aveu de faiblesse alors que la Chine accueille, elle, un réseau dense d’Alliances Françaises.

N’oublions pas que l’objectif de ces instituts reste tout à fait louable : diffuser la langue et la culture chinoises. Une vieille stratégie du Soft Power en pratique depuis longtemps par divers pays

: notre réseau d’Alliances Françaises dont nous sommes si fiers, les Goethe Institute allemands, les British Council britanniques, les Centres Cervantès espagnols, etc.

Tolérer les différences

Si les conflits évoqués plus haut sont au centre des débats, ils ne doivent pas occulter l’intégration réussie de centaines d’autres où les parties ont su dialoguer et tolérer leurs différences.

D’autant que des efforts ont été constatés notamment sur le plan culturel, la Chine faisant face à une contradiction délicate : comment diffuser et séduire le public international avec une culture censurée ; de récentes expositions d’artistes, pourtant sous surveillance, ont été organisées. Comme cet ami photographe proche de Ai Weiwei (vous comprendrez que je ne révèle pas son identité ici) mais dont le travail a été accueilli par plusieurs Instituts Confucius en Europe.

Il est par ailleurs drôle de lire qu’en Chine il y a un tout autre débat autour des Instituts Confucius. Des conservateurs ont cru, au départ, qu’ils étaient mis en place pour diffuser les valeurs du confucianisme à l’étranger (des valeurs aujourd’hui reprises par la propagande communiste chinoise pour défendre son régime autoritaire)… Ils sont bien-sûr déçus et se portent en faux contre cetteouverture au monde.

Ne nous trompons pas : accueillir favorablement l’implantation d’Instituts Confucius c’est soutenir les réformateurs en Chine.

Et s’il y a des conflits à la marge de la mission première de ces établissements, n’ayons pas peur de participer au débat tout en restant ferme quant à notre souveraineté sur notre sol et la préservation des valeurs démocratiques de notre société.

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10 années de prison supplémentaires pour avoir mis fin à son calvaire…

Posté par cercletibetverite le 4 novembre 2014

http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/10-annees-de-prison-158879

10 années de prison supplémentaires pour avoir mis fin à son calvaire…

par Circé (son site)
lundi 3 novembre 2014

Une vie brisée…Une vie brisée, quoi qu’il en soit.

C’est il y a un peu plus de deux années maintenant que le calvaire qu’ont vécu une femme et ses enfants explosait au visage de notre société.

Un gros titre : « Abattu », et puis les faits relatés succinctement.

Une femme de plus de 60 ans venait de tuer celui qui avait été son mari pendant plus de 40 années, mais plus surement son bourreau et tortionnaire, ainsi que celui de chacun de ses enfants. Elle était couverte de bleus, avait appelé immédiatement tant les pompiers que les forces de police, mais la préméditation semblait d’ores et déjà retenue contre elle.

L’affaire est sordide à souhaits : violences, alcool, viols répétés sur tous les membres de la famille, suicide du fils, souffre-douleur lui-aussi de ce père incestueux, mais surtout : silence !

Et c’est bien ce qui va être reproché à cette femme : son silence, son incapacité à se protéger et par conséquent à protéger ses enfants. Et pourtant…

Notre société n’avait-elle pas le devoir premier de la protéger elle ? De mettre fin depuis longtemps à son calvaire. Et tout le monde savait, et nul n’a porté assistance à cette famille en danger.

Dans notre inconscient de pleutres, c’est trop souvent :  » Cela ne nous regarde pas « , la porte du domicile conjugal refermé, c’est en effet pour nombre une affaire privée, sans compter les jugements à priori qui vous « protègent » de toute intervention et implication :  » Elle le veut bien puisque elle ne part pas, etc… », pour finir par un jugement lapidaire, elle est passive donc complice.

Le pater familias, celui qui a droit de vie ou de mort sur les siens, s’octroyant même l’étrenne sur la virginité de ses filles, les violant sans vergogne, battant, terrorisant toute la maisonnée, les faisant vivre un enfer dont nul ne voyait la sortie et pour cause – qui les a aidés ? – est à l’œuvre. Plus de 40 années de calvaire. Inimaginable. Et comme notre société ne peut, ni ne veut prendre sa part de responsabilité, à l’issue d’un procès surréaliste, la meurtrière et néanmoins victime écope de 10 années de prison supplémentaires.

Lui est finalement reproché plus que toute autre chose, son silence. Et c’est elle qui est rendue responsable du viol de ses enfants, et pour le coup d’une complicité passive.

Mme Sauvage, puisque c’est son nom, a fait appel de cette décision. Un autre procès aura lieu. Espérons que des spécialistes des phénomènes d’emprise et du fonctionnement dominant-dominé, bourreau-victimes seront de la partie et éclaireront d’un autre regard ce qui nous est insupportable.

Diverses réactions, de 2012 à aujourd’hui :

- Réactions au nom du CODF – Collectif Orléanais des Droits des Femmes, en 2012 :https://www.youtube.com/watch?v=Nee3xK_lyRU,

- A la veille du procès sur France Bleu Orléans :

- A la veille du procès : http://www.francebleu.fr/infos/l-invite-de-7h47-de-france-bleu-orleans/invite-7h50-223,

- Communiqué de presse du groupe FDG en Mairie d’Orléans :

«  Tuer un être humain, qu’il soit homme ou femme est sans doute le plus grand crime qui soit. Et qu’il convient bien évidemment de condamner. Pour autant, notre loi reconnaît selon le contexte dans lequel le crime est commis, des circonstances aggravantes ou bien au contraire, atténuantes.

Ainsi quand une victime, après une énième agression de la part de celui qui est son bourreau, son tortionnaire depuis plus de 40 ans, ainsi que celui de ses enfants qu’il a entre autres violentés, finit par le tuer, notre société dans son ensemble doit s’interroger et prendre sa part de responsabilité.

En effet, faire porter uniquement sur la meurtrière et néanmoins victime, le poids du silence et de ses conséquences sur le vécu familial, qui a abouti à un homicide, n’exonère en rien, la responsabilité de toutes celles et ceux qui les ont côtoyés, elle et ses enfants. Car quid des voisins qui pouvaient saisir le procureur de la République ? Quid des enseignants qui n’ont pas pu, ne pas constater, à un moment ou à un autre les violences dont étaient victimes les enfants ? Quid du médecin de famille ou de tout soignant qui les ont approchés ? Sans compter la responsabilité de la proche famille et ou des connaissances ?

Aussi, il nous semble que condamner une femme à 10 années de prison pour cet homicide, dans les circonstances affreuses que l’on sait, est une peine déséquilibrée. En d’autres circonstances, une femme a été acquittée pour un tel crime dans le nord de la France. Entre les deux peines, il y avait toute une palette de condamnations qui pouvaient être prononcées.

Madame Sauvage, puisque c’est d’elle dont il s’agit, a décidé par la voix de son avocat, de faire appel de cette condamnation. Nous, élus du Front de Gauche, déclarons ici, lui apporter soutien et appui, ainsi qu’à ses enfants. Depuis des années nous ne cessons de demander une politique volontariste contre les violences faites aux femmes, et de faire en sorte que tous les moyens soient mis en œuvre pour protéger celles-ci ainsi que leurs enfants. De même pour informer et éduquer tous les professionnels de santé, de la justice à la détection de ces violences, qu’ils en connaissent les conséquences et impacts sur le vécu des victimes, afin de prendre toutes les mesures qui conviennent et éviter que cela finisse en meurtre.

Notre société y gagnerait en dignité, car si elle ne protège pas les femmes victimes de violence en mettant fin à leur calvaire et condamnant les agresseurs dès les premières violences, comment ces femmes pourraient-elles protéger à leur tour leurs enfants ? Et en ce cas, qui est responsable ?

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