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Témoignage d’un ancien détenu de la prison de Deyang, Sichuan

Posté par cercletibetverite le 30 novembre 2014

http://www.tibet-info.net/www/Temoignage-d-un-ancien-detenu-de.html#.VHq7rNKG-E4

Témoignage d’un ancien détenu de la prison de Deyang, Sichuan

vendredi 28 novembre 2014 par Monique Dorizon , Rédaction

Des détenus tibétains d’une prison tristement célèbre de la province du Sichuan se voient régulièrement refuser les visites de leur famille apportant de la nourriture et des vêtements. Ils souffrent des températures hivernales et des coups donnés par les gardes, selon un ancien prisonnier emprisonné pendant cinq ans pour avoir protesté contre la domination chinoise.

Sorti en 2013 en mauvaise santé de la prison de Deyang [1] au Sichuan, l’ancien prisonnier vit maintenant sous surveillance policière à son domicile du Comté de Kardzé [2], rapporte-t-il au service tibétain de Radio Free Asia sous condition d’anonymat.

« On me jeta dans une prison chinoise pour cinq ans pour avoir participé en 2008 à des manifestations pacifiques contre la politique de la Chine dans les régions tibétaines« , dit l’homme, ajoutant qu’il a été brièvement détenu dans un centre de détention à Kardzé, puis dans une prison du Comté de Dartsédo [3], au Sichuan.
« Beaucoup d’autres Tibétains ont été détenus là où je suis allé. J’ai vu de nombreuses nonnes et prisonnières tibétaines dans ces lieux, aussi« , ajoute-t-il.

Environ 18 nonnes arrêtées lors de manifestations religieuses dans la région étaient détenues à Dartsédo pendant qu’il y était, ajoutant qu’il pouvait encore maintenant citer la quasi-totalité de leurs noms, plus de six ans après.
« Elles ont ensuite été transférées vers une prison pour femmes dans le Sichuan« , a-t-il dit.

À Deyang même, situé à environ deux heures de route de Chengdu, capitale provinciale du Sichuan, le travail quotidien des prisonniers commençait à 6h30 ; les détenus, pour la plupart des moines, exécutaient des travaux de soudure et de confection de vêtements. Bien que les prisonniers soient nourris trois fois par jour, la qualité de la nourriture était mauvaise, avec des repas composés essentiellement de légumes nature et de riz.
« Pendant l’hiver, nous avons souffert du froid, et les membres des familles des prisonniers tibétains qui venaient à la prison, apportant vêtements et nourriture, ne pouvaient pas rendre visite aux prisonniers ou transmettre ces choses« .

Une fois, un groupe de six gardes l’a attaqué et battu, blessant une de ses mains et un pied.
« A cause de ce passage à tabac, mes mouvements sont maintenant réduits, et mon état de santé général a été si affecté par mon passage en prison que je ne peux même pas me débarrasser d’un simple rhume« , dit-il.

Un autre ancien prisonnier de Deyang a confirmé ce récit des conditions de vie dans cette prison.
« Il vient de la même prison que celle où je purgeais ma propre peine, et tout ce qu’il dit est vrai« , dit l’homme, parlant également sous couvert d’anonymat.
« Je voudrais le rencontrer, mais pour l’instant nous ne sommes en relation que via les réseaux sociaux« . « Il est toujours surveillé par des agents de sécurité« .

Source : Radio Free Asia, 14 novembre 2014.

Publié dans Tibet | Pas de Commentaire »

Le pouvoir de la méditation sur les blessures du corps

Posté par cercletibetverite le 29 novembre 2014

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/anne-jeanblanc/le-pouvoir-de-la-meditation-sur-les-blessures-du-corps-29-11-2014-1885529_57.php

Le Point – Publié le 29/11/2014 à 15:26

Le pouvoir de la méditation sur les blessures du corps

Le livre « La méditation m’a sauvé » raconte l’histoire d’un moine tibétain qui a trouvé en lui les moyens de guérir une gangrène détruisant sa cheville droite.

"Tu as en toi la sagesse qui donne la force de guérir", affirme le dalaï-lama.

« Tu as en toi la sagesse qui donne la force de guérir », affirme le dalaï-lama. © Ashwini Bhatia/AP / SIPA

La méditation m’a sauvé* est un livre qui ne peut pas laisser indifférent. C’est un ouvrage qui amène à se poser beaucoup de questions sur les pouvoirs de l’esprit sur le corps, de la méditation sur la conservation de la santé, voire la guérison, un livre parfait pour les longues soirées d’automne. L’ouvrage raconte l’histoire de Phakyab Rinpoché, un moine tibétain d’une quarantaine d’années qui s’est confié à Sofia Stril-Rever, présentée comme indianiste, écrivain et biographe du dalaï-lama, qui enseigne la méditation et le mantra yoga.

Le 16 novembre 2003, il prend la décision la plus importante de sa vie. Alors qu’il est pris en charge gratuitement à New York, à l’hôpital Bellevue, dans le cadre du programme des survivants de la torture géré par le ministère américain de la Santé, il décide d’arrêter les soins. Et pourtant, il souffre d’une « nécrose destructrice » à la cheville droite liée à des brutalités policières. Selon le diagnostic, le processus de décomposition du cartilage, des os et des tissus est irréversible, trop avancé pour envisager une chirurgie conservatrice. Tous les médecins consultés insistent sur l’urgence de l’amputer, pour éviter une infection généralisée fatale. De plus, une tuberculose osseuse ronge ses vertèbres.

Impossible d’accepter l’amputation

S’il prend cette décision ce 16 novembre, c’est qu’il vient de recevoir une réponse du dalaï-lama en personne au courrier qu’il lui avait adressé en lui demandant de l’aider dans son choix. Il faut savoir qu’il n’a jamais accepté l’idée d’une amputation. « Couper n’est pas soigner », martèle-t-il régulièrement, déçu par cette solution proposée par les médecins d’une nation si puissante. « Je préfère rester un lama à patte d’éléphant (en raison de l’oedème monstrueux de sa jambe, NDLR), plutôt qu’à patte de souris (la taille de la prothèse, NDLR) », fait-il dire à son interprète.

« La mutilation physique est invalidante », ajoute-t-il. En plus, « couper une partie de ma jambe, c’est également détruire le support physique du système nerveux qui lui correspond. Plus tard ce sera un obstacle dans mes pratiques de yoga de l’énergie interne, car, aux stades avancés, ils requièrent de pouvoir faire circuler le principe vital à travers un corps physique complet. » Et cette intégrité est aussi importante après la mort, a fortiori pour un moine bouddhiste.

Trois années de méditation

Alors la réponse du dalaï-lama vient le conforter dans sa décision : « Pourquoi cherches-tu la guérison à l’extérieur de toi ? Tu as en toi la sagesse qui donne la force de guérir. Une fois guéri, tu enseigneras au monde comment guérir. » Il faudra trois années de méditation très intense à cet homme initié dès l’âge de 16 ans pour que sa cheville se régénère et qu’il puisse à nouveau marcher sans béquille et sans souffrir. Les comptes rendus médicaux sont éloquents. Les médecins qui l’ont suivi parlent de « guérison inexpliquée », voire « miraculeuse ». Lui regrette que ces hommes de science restent aussi hermétiques aux possibilités de la méditation, de la puissance de l’esprit sur le corps. Mais une chose est certaine : bien peu de personnes dans le monde peuvent atteindre le niveau de spiritualité de Phakyab Rinpoché.

 

* « La méditation m’a sauvé », éditions du Cherche-midi, 280 pages, 16,80 euros

Publié dans BOUDDHISME | Pas de Commentaire »

IMMOLATIONS au TIBET

Posté par cercletibetverite le 27 novembre 2014

http://www.tibet.fr/site/evenements.php?itemid=22937

IMMOLATIONS au TIBET

Category: General
Posté par : RFT
Date : 27/11
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Réalisé en Août 2012

Depuis 86 immolations ont eu lieu
Nouveau Chiffre Officiel en 2014
134 immolations depuis 2009

Depuis un nouveau Président de la République Populaire de Chine: M XI Jinping, 

Une nouvelle Envoyée Spéciale de l’UNESCO pour l’avancement et l’Education des Filles et des Femmes:
Mme Peng Liyan,

Un nouvel Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République Populaire de Chine en
République Française: M ZHAY Jun,

Un nouvel espoir de voir ratifier au plus vite la Charte des Droits de l’Homme en Chine.

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Realized in August, 2012

Since 86 immolations took place

New Official Figure in 2014,134 immolations since 2009

Since a new President of People’s Republic of China

M XI Jinping,

A new Special Correspondent of the UNESCO for the progress and the Education of the Girls

and the Women
Mrs Peng Liyan,

A new Extraordinary and Plenipotentiary Ambassador of People’s Republic of China
French Republic,
M ZHAY Jun,

A new hope to see ratifying as quickly as possible
the Charter of Human Rights in China

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IMMOLATIONS au TIBET dans Tibet 20140618-tibet_2008%20-%20Copie
Image de prévisualisation YouTube
Et l’histoire continue
20140618-Copie%20de%20Copie%20de%20tibet_2008%20-%20Copie dans Tibet

Merci infiniment à Renaud SIRY et à tous les artistes pour leur soutien au TIBET

Source: Sarah-ly-r.tibetcommunication@hotmail.fr
Mise en page: Pascal FRANCE TIBET 

18 JUIN 2014

 

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Profession danger : témoignages d’avocats chinois

Posté par cercletibetverite le 27 novembre 2014

http://www.opinion-internationale.com/2014/11/27/profession-danger-temoignages-davocats-chinois_31522.html

Chine / China

10H03 – Jeudi 27 novembre 2014
 Profession danger : témoignages d’avocats chinois
Jeudi 27 novembre 2014 – 10H03

 

Opinion internationale a recueilli mi-novembre les témoignages anonymes d’une délégation d’avocats chinois dans le cadre de leur visite à leurs confrères français du Conseil National des Barreaux. Ils décrivent les difficultés rencontrées dans l’exercice de leur profession dans la défense des droits de l’homme.

 

«  Il n’y avait pas d’avocats en Chine populaire avant 1980 »

Etre avocat en Chine ne ressemble en rien à ce que nous connaissons en Europe. Créée en 1911 avec l’institution de la République, la profession d’avocat a été supprimée en 1950, puis rétablie en 1980.

Longtemps cantonnés à un rôle de simple expert juridique auprès des juges, les avocats étaient désignés principalement pour leur loyauté au Parti communiste. L’accès aux professions judiciaires n’est soumis à un examen que depuis 2002. On compte actuellement environ 210.000 avocats chinois.

Etre avocat en Chine, c’est également se confronter à de nombreux obstacles administratifs et à tous les échelons du pouvoir. L’Association nationale des avocats en Chine, lointain équivalent de nos Barreaux, a longtemps été présidée par le directeur du bureau de la justice, un fonctionnaire du ministère. Les bureaux de la justice exercent une pression constante sur les avocats en ce qu’ils attribuent, renouvellent, suspendent ou retirent chaque année les licences d’exercice après examens des rapports d’exercice et divers contrôles.

 

Le quotidien de l’avocat chinois : entre risque et dépendance

Pour les avocats chinois en visite à Paris, la tutelle du ministre de la justice et le contrôle du gouvernement nuisent évidemment à toute garantie d’indépendance. Conscients des limites engendrées par le manque d’indépendance de la justice, mais également des risques personnels, ils résument la situation en ces termes : « Les droits de l’homme au niveau de l’avocat sont bafoués dans ce contexte. »

En effet, les avocats exercent leur profession dans des conditions particulièrement éprouvantes. Enlèvement, détention, retrait de licence, menaces, arrestations arbitraires ou encore peines de prisons, les autorités chinoises se jouent de la loi et l’interprètent au gré de leurs intérêts pour contrôler les corps intermédiaires.

Ainsi, lorsqu’un avocat défend une position contraire à celle du tribunal ou d’une autorité, il peut être accusé de diffamation, complicité ou faux témoignages, autant de prétextes pouvant mener à l’incarcération. Comme nous le confie un des avocats rencontrés à Paris : « Ils sont parfois emprisonnés car au cours de la défense de leur prévenus dans des affaires pénales, les autorités se sont prévalues d’un article de loi pour mettre un terme à leur défense jugée subversive. »

A titre d’exemple, les avocats évoquent la récente révision de la loi pénale et l’introduction de l’article 306 créant une infraction spécifique à leur encontre : la falsification, la fabrication, la destruction de preuves.

 

« Des centaines d’avocats sont retenus dans les prisons chinoises »

Les avocats de la délégation ont tous des amis, des confrères actuellement emprisonnés. L’un d’entre eux confie : « J’ai eu récemment des menaces de la part d’un maire car j’intervenais sur une affaire liée au versement de taxes illégales. J’ai fait l’objet de fortes menaces à titre personnel, mais heureusement, les taxes ont été abandonnées ».

Anonymes ou médiatiques, on dénombre des centaines d’avocats actuellement détenus dans les prisons chinoises. La récente affaire Pu Zhiqiang est loin d’être un cas isolé. Cet avocat anti-corruption accusé de « rassemblement illégal visant à perturber l’ordre public » a été condamné à quatre ans de prison lors d’un procès controversé. Considéré comme modéré et extrêmement prudent sur le plan légal, il incarne le « sauveur des libertés » pour les pétitionnaires du « Mouvement des nouveaux citoyens ».

L’avocat Liu Weiguo a également été arrêté alors que ce dernier rendait visite en prison à son client Xu Zhiyong, également avocat anti-corruption, au motif qu’il n’était pas compétent pour défendre son client et pour suspicions de rassemblement perturbant l’ordre public. Xu Zhiyong avait pour sa part appelé les dirigeants chinois à dévoiler leur patrimoine.

Paradoxe amer, comme le rappelle un membre de la délégation, « les avocats en Chine ont tous besoin de faire appel aux avocats. »

 

Défense des particuliers ou complices du pouvoir

« Nous n’avons pas beaucoup d’influence sur les autorités. Si on en avait plus, cela nous poserait des problèmes à titre personnel ». A la question sensible de leur rôle au sein de la société, les avocats rappellent que le manque d’indépendance de la justice reste un frein conséquent aussi bien pour eux, que pour les magistrats.

Ainsi, les décisions des magistrats fluctuent au gré des pressions financières et hiérarchiques. « Tant que les tribunaux n’auront pas des finances indépendantes des collectivités locales, les collectivités locales feront pression sur les tribunaux lorsque ceux-ci ne vont pas dans leur sens », conclut l’un des avocats chinois.

Si le régime chinois revêt la forme d’une République, l’indépendance des trois pouvoirs est inexistante. En présence de la configuration du parti unique, l’Etat de droit en Chine est difficilement perceptible.

Les cabinets d’avocats ont longtemps été rattachés directement au Ministère de la Justice et les avocats ont joui du statut de fonctionnaires. L’indépendance de la profession n’est clairement pas à l’ordre du jour d’après les récents projets de modification du code de déontologie.

 

Des avocats engagés et militants

Et pourtant… La délégation d’avocats chinois constate unanimement une évolution favorable de leur profession, vers un vent de liberté. Bénéficiant tous d’une expérience certaine en tant qu’avocats, ils restent optimistes sur le fait que l’action des avocats fait avancer la Chine vers un Etat de droit, que ces progrès sont souvent initiés par les avocats. L’un d’entre eux affirme qu’ « au départ, nous ne traitions aucun cas relatif aux droits de l’homme. Maintenant, nous plaidons de plus en plus en faveur des droits humains. Quand il ne s’agit pas de cas extrêmement sensibles, nous ne subissions presque plus de pression exercée par le bureau de la justice locale. Le droit des prévenus est plus garanti qu’il ne l’était avant, et c’est un grand progrès ! ».

Si la notion de défense est relative au pénal, encore plus quand il s’agit des droits de l’homme. De nombreux avocats agissent concrètement et s’attèlent par exemple aux questions juridiques liées au sida, ou encore aux « prisons noires », ce fameux risque que certains finissent en prison…

 

Média et réseaux sociaux : une fenêtre de liberté ?

Si les avocats chinois bénéficient de plus de liberté qu’avant, c’est en partie grâce à la résonance de leurs actions dans la société et par les médias. Plusieurs d’entre eux font appel aux réseaux sociaux et aux médias pour relayer des informations sur leurs dossiers, et sensibiliser l’opinion publique.

Au cours de la dernière décennie, une nouvelle génération d’avocats a adopté des pratiques nouvelles en exposant les affaires sur la place publique. « Souvent, des avocats vont choisir une affaire de façon à ce que cela attire les médias. Ainsi ils vont permettre d’obtenir une loi ou une décision modifiée. » Qu’ils exposent leurs dossiers aux journalistes, ou contournent un huis-clos en s’exprimant sur les réseaux sociaux dans le cadre d’une affaire spécifique, les avocats plaident par ce biais de façon plus universelle en faveur des droits humains.

Propos recueillis par Marine Mathé

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En Chine, une campagne stigmatise la minorité musulmane ouïghoure

Posté par cercletibetverite le 27 novembre 2014

http://observers.france24.com/fr/content/20141127-chine-guangxi-campagne-stigmatisation-minorite-musulmane-ouighour

27/11/2014 / CHINE

En Chine, une campagne stigmatise la minorité musulmane ouïghoure

En Chine, une campagne stigmatise la minorité musulmane ouïghoure dans Chine 6%20R%C3%A9primer%20les%20actes%20ill%C3%A9gales%20des%20terroristes%20de%20travers%20la%20franti%C3%A8re

« Réprimer les actes illégaux des terroristes à la frontière ». Cette affiche fait partie de la campagne stigmatisant les Ouïghours, dans le Guangxi, en Chine. Toutes les photos ont été prises par un blogueur vivant à Liuzhou (Guangxi).

Des affiches assimilant les Ouïghours à des terroristes sont placardées depuis plusieurs mois dans les principales villes de la région autonome du Guangxi, dans le sud-est de la Chine. Une campagne qui renforce les stéréotypes et la méfiance envers cette minorité musulmane turcophone, accusée d’avoir commis plusieurs attentats dans le pays.

Photographiées par un blogueur vivant à Liuzhou (Guangxi), ces affiches représentent les Ouïghours avec une barbe, un long nez et des cheveux hirsutes. Elles encouragent la population à dénoncer les individus suspects qui pourraient commettre des actes terroristes.

En juillet, les autorités de la province du Guangdong, voisine du Guangxi, avaient d’ailleurs promis d’offrir une récompense de 80 000 dollars (soit 64 000 euros) à toute personne fournissant des renseignements permettant de lutter contre le terrorisme.

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« Pratiquer la délation contre les suspects terroristes, c’est le devoir de tous. »

La campagne d’affichage dissuade également la population d’aider les Ouïghours à fuir le pays. Ces derniers sont en effet de plus en plus nombreux à chercher à rejoindre le Vietnam, voisin de la région du Guangxi, en raison de contrôles moins stricts à cette frontière. Desbrochures semblables aux affiches sont à ce titre distribuées aux automobilistes au niveau des postes de contrôle de Pingxiang, à la frontière avec le Vietnam.

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« Renforcer la patrouille à la frontière et bien surveiller la porte se situant au sud de la patrie. »

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« Aider les terroristes à quitter le pays est un crime. »

Cette campagne de stigmatisation choque même certains internautes chinois, par exemple sur Twitter. « Karl Marx et Lénine portent eux aussi la barbe », ironise l’un d’eux.

Cette campagne d’affichage intervient à la suite de plusieurs attentats attribués à des terroristes ouïghours. Le 28 octobre 2013, un attentat sur la place Tian’anmen à Pékin, revendiqué par le Mouvement islamique du Turkestan oriental (Région chinoise du Xinjiang), une organisation séparatiste armée composée majoritairement de Ouïghours, avait fait cinq morts.

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« Inscrire le vrai nom des clients dans les hôtels, afin d’éliminer les abris des terroristes ». Cette affiche fait probablement référence au renforcement du contrôle d’identité des clients des hôtels, à Pékin notamment, depuis l’attentat de la place Tian’anmen, le 28 octobre 2013.

Le 1er mars dernier, 29 voyageurs avaient par ailleurs été tués au couteau dans la gare de Kunming, dans le Yunnan, un massacre également attribué à des membres de ce mouvement.

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« Le terrorisme est l’ennemi de toute l’humanité ». Cette affiche, où l’on voit un policier faisant face à deux terroristes portant des épées peut être une référence à l’attaque du 1er mars 2014, dans la gare de Kunming (Yunnan).

Plus récemment, au cours du mois de mai, plusieurs attentats ont fait des dizaines de morts dans le Xinjiang. Le 22 mai, une attaque a ainsi fait 43 morts à Urumqi, la capitale de la région. Il s’agit de l’attentat le plus meurtrier en Chine depuis cinq ans. Ces attaques ont poussé les autorités régionales à lancer une campagne anti-terroriste d’une durée d’un an, se traduisant par des arrestations massives.

Dans le Xinjiang, les affrontements entre Ouïghours et Hans, la principale ethnie chinoise, sont fréquents, bien que les manifestations soient interdites. Selon Amnesty International, les Ouïghours sont discriminés sur le plan de l’emploi, de l’éducation, du logement, de la liberté religieuse, et sont marginalisés au niveau politique. Les autorités du Xinjiang ont par exemple interdit le port de la barbe ou encore du hijab en public.

CONTRIBUTEURS

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ROME et SOMMET DES PRIX NOBEL, pour le 14 décembre 2014 : PETITION POUR LA SECURITE DU DALAI LAMA

Posté par cercletibetverite le 27 novembre 2014

http://www.tibet.fr/site/evenements.php?itemid=23562

ROME et SOMMET DES PRIX NOBEL, pour le 14 décembre 2014 : PETITION POUR LA SECURITE DU DALAI LAMA

Category: General
Posté par : RFT
Date : 25/11
ROME et SOMMET DES PRIX NOBEL, pour le 14 décembre 2014 : PETITION POUR LA SECURITE DU DALAI LAMA dans Dalai Lama 20141125-Rome

ROME et SOMMET DES PRIX NOBEL, pour le 14 décembre 2014 : PETITION POUR LA SECURITE DU DALAI LAMA
Merci de prendre connaissance de ce texte et de signer si vous en êtes d’accord directement sur le site .

[Signature]http://www.tibetnc.org/get-involved/petition-for-security-of-the-dalai-lama/
Dalai_Lama_security_petition_poster

His Holiness the Dalai Lama will attend the relocated 14th World Summit of Nobel Peace Laureates in Rome on December 12-14, 2014.

As we celebrate our collective victory* in defeating the Chinese government’s attempt to bar His Holiness from the Summit, we are also concerned that His Holiness has recently been targeted by well-financed and increasingly extreme protesters.

We ask the authorities of Rome to ensure that any anti-Dalai Lama protesters in Rome be kept at a safe distance from His Holiness. This would ensure free speech as well as protect the personal safety and security of His Holiness, one of the foremost advocates of peace in the world.

We ask you to sign this letter to add your support.

The letter will be delivered to:
Honorable Ignazio Marino, the Mayor of Rome
Mr. Enzo Cursio, Vice President, Permanent Secretariat of Nobel Peace Laureates

*Tibetan National Congress, an independent political party, ran the intense “Boycott and Relocate” campaign for over two months — to cancel the Summit in Cape Town and relocate to Rome, with His Holiness the 14th Dalai Lama respectfully invited.

> Download the petition in PDF format

Petition to ensure any anti-Dalai Lama protesters in Rome be kept at a safe distance from His Holiness
FIRST NAME *

LAST NAME *

EMAIL *

CITY

COUNTRY

I would like to express my deep gratitude to the government and people of Rome for hosting the 14th World Summit of Nobel Laureates, which was relocated from Cape Town after the South African government denied a visa to His Holiness the Dalai Lama of Tibet. I also write to ask your support in ensuring the safety and security of His Holiness when He visits your great city.

Recently during His travels to the West, His Holiness has become the target of protesters. These protesters appear to be well-organized and well-financed, and their rhetoric has become increasingly extremist.

Undoubtedly your city will have heightened sensitivity to security issues with all the visiting dignitaries attending the Nobel Summit. The anti-Dalai Lama protesters have sought media attention, and the eyes of the world will be on Rome. Moreover, in this particular case, the danger is compounded by the Chinese government’s unpredictable reaction to its embarrassing failed attempt to dictate the terms of the Nobel Summit.

Given this situation, I respectfully request you to ensure that any anti-Dalai Lama protesters in Rome be required to exercise their right to free speech at a safe distance from His Holiness the Dalai Lama. This would ensure free speech as well as protect the personal safety of His Holiness, one of the foremost advocates of peace in the world.

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La Résistance au Tibet

Posté par cercletibetverite le 27 novembre 2014

La Résistance : Résistance : 26 novembre 2014 vers 15h30 , à Sershul , Tibet : Sonam Yarphel , un moine tibétain de 22 ans , a manifesté portant une grande photo de sa Sainteté le Dalaï Lama. Il crié « Longue vie au Dalaï Lama » « Le retour de Dalaï Lama au Tibet » et « Liberté au Tibet »! Il a été arrêté par la police chinois dans les minutes qui ont suivi. Sonam Yarphel , fils de Lektsok Yonten et Detso, vient du monastère de Mangé, Dzachukha.<br /><br /><br />
Ce n'est pas la première manifestation dans cette région puisque le 10 mars dernier, trois moines du même monastère ont été arrêtés lors d'une manifestation pacifique dans les rues de Sershul.</p><br /><br />
<p>བོད་རང་བཙན།

La Résistance : Résistance : 26 novembre 2014 vers 15h30 , à Sershul , Tibet : Sonam Yarphel , un moine tibétain de 22 ans , a manifesté portant une grande photo de sa Sainteté le Dalaï Lama. Il crié « Longue vie au Dalaï Lama » « Le retour de Dalaï Lama au Tibet » et « Liberté au Tibet »! Il a été arrêté par la police chinois dans les minutes qui ont suivi. Sonam Yarphel , fils de Lektsok Yonten et Detso, vient du monastère de Mangé, Dzachukha. 
Ce n’est pas la première manifestation dans cette région puisque le 10 mars dernier, trois moines du même monastère ont été arrêtés lors d’une manifestation pacifique dans les rues de Sershul.

བོད་རང་བཙན།

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TIBET : APPEL AU HAUT COMMISSAIRE POUR LES DROITS DE L’HOMME

Posté par cercletibetverite le 26 novembre 2014

http://www.misna.org/fr/justice-et-droits-de-lhomme/tibet-appel-au-haut-commissaire-pour-les-droits-de-lhomme-26-11-2014-813.html

November 26, 2014 - 14:43 CHINE

TIBET : APPEL AU HAUT COMMISSAIRE POUR LES DROITS DE L’HOMME

Justice et Droits de l’Homme

 

Un groupe constitué de 20 écrivains, éducateurs et anciens prisonniers politiques tibétains ont adressé un courrier au Haut commissaire des Nations Unies pour les droits de l’Homme, Zeid Ra’ad al Hussein, en prévision de sa prochaine visite dans la région.

« La raison principale de cet appel est de souligner le manque de liberté des zones tibétaines, de protéger notre environnement et d’exprimer nos idées et nos inquiétudes. (…) Les manifestations sont jugées comme illégales et ceux qui manifestent sont arrêtés et battus, beaucoup également ont été tués. Ainsi, les zones tibétaines ont été transformées en zones de torture et de répression » lit-on dans la lettre envoyée par le biais du Centre tibétain pour les droits de l’Homme et la démocratie dont le siège se trouve à Dharamsala en Inde.

Les auteurs du document demandent au responsable de l’ONU de « ne pas tomber dans le piège » d’une visite « orchestrée » par les fonctionnaires chinois. « Nous souhaitons également la rencontre avec les membres des familles ou personnes proches des tibétains qui se sont immolés pour comprendre les vraies circonstances qui dès 2009 ont poussé plus de 130 d’entre eux à mettre fin à leurs jours en signe de protestation ».

La visite de Zeid Ra’ad al Hussein n’a pas encore été approuvée par la Chine. Le Haut Commissaire de l’ONU avait exprimé son espoir de visiter le Tibet à l’occasion de la rencontre permettant une régulière vérification du respect des droits de l’Homme dans le monde et qui a eu lieu dernièrement à Genève. « Nous discutons de la question avec les  autorités chinoises », a déclaré Zeid aux journalistes le 16 octobre dernier.

Quant au gouvernement de Pékin, son porte-parole a fait savoir que « la Chine espère une coopération du Haut Commissaire des Nations Unies pour les droits de l’Homme et de son cabinet sur une base d’équité et de respect réciproque ».

[PL/FT]

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Campagne anti-terroriste au Tibet

Posté par cercletibetverite le 26 novembre 2014

Campagne anti-terroriste au Tibet

mardi 25 novembre 2014 par Monique Dorizon , Rédaction

La Chine a étendu sa campagne de lutte contre le terrorisme du Turkestan Oriental (Xinjiang) vers le Tibet et a souligné la nécessité d’un contrôle politique de la région.

Des fonctionnaires du Parti communiste ont mis en relation la stabilité au Tibet avec la sécurité de la République Populaire de Chine (RPC).
En réponse à une augmentation de la violence dans le Xinjiang, le gouvernement chinois a mis en place une campagne agressive contre le terrorisme qui se répand à travers la République Populaire de Chine depuis mai 2014.
Cette expansion comporte une opération anti-terroriste au Tibet se manifestant par une présence militaire renforcée et l’ajout de ressentiment dans une population déjà aliénée et en détresse.

Le Parti communiste n’a cessé de souligner la nécessité d’un contrôle politique du Tibet et le 1er octobre, Fête nationale de la Chine, le Président de l’Assemblée populaire de la « Région Autonome du Tibet« , Pema Thinley, a déclaré : « la stabilité du Tibet est liée à la stabilité nationale et la sécurité du Tibet est liée à la sécurité nationale« .

En mai 2014, lorsque l’action contre-terroriste a été annoncée et promue à travers la République Populaire de Chine, une formation pour la « Région Autonome du Tibet » (TAR) du personnel de sécurité en poste dans les monastères a été annoncée. L’objectif de la formation est d’assurer que la police soit prête au « combat » afin de répondre aux dangers du terrorisme et à « maintenir la stabilité« .

Le gouvernement chinois a également fait pratiquer aux troupes des exercices d’entraînement « anti-terroristes » en réponse aux immolations, actes qui ont été qualifiés de « suicides terroristes » par les autorités chinoises. Elles tiennent pour responsables Sa Sainteté le Dalaï Lama et ses partisans d’encourager cela et d’autres formes de protestation.

Un rapport de l’organisation International Campaign for Tibet (ICT), paru en juillet 2014, intitulé « Actes d’un mal significatif montre que, dans certains cas, les autorités du Parti ont émis l’accusation « d’homicide volontaire », contre quiconque est impliqué avec quelqu’un qui s’auto-immole – y compris tout simplement en y assistant – conduisant à des sanctions sévères telles que des peines de prison et même la peine de mort.

Matteo Mecacci, Président d’International Campaign for Tibet dit : « La Chine utilise le prétexte des opérations anti-terroristes qui se déroulent à l’échelle internationale, notamment en Irak et en Syrie, et essaie de faire passer sa répression injustifiée au Tibet comme « contre-terrorisme »« .
« Qualifier les immolés tibétains de « terroristes » est l’ultime outrage pour ces personnes qui ont sacrifié leur vie, sans blesser personne, sauf eux-mêmes, pour attirer l’attention de la communauté internationale sur le sort du peuple tibétain« .

En 2013, le gouvernement chinois a annoncé le développement d’un nouveau système de sécurité à travers la « Région Autonome du Tibet« .
D’abord présentée en 2007 à Pékin, comme la clé du « maintien de la stabilité sociale » au Tibet, elle a été mise en place en avril 2012 dans le district de Chengguan à Lhassa.
Des documents officiels décrivent le système comme la gestion « de la grille« . A Chengguan, la zone est divisée en 175 grilles, chaque grille est contrôlée par un chef et patrouillée par des travailleurs communautaires, connus sous le nom de « patrouilles au brassard rouge« , qui recueillent des renseignements sur les fauteurs de troubles potentiels [1].

Le 14 février 2013, Yu Zhengsheng, membre du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du Parti communiste, a confirmé que le système devrait être mis en place dans toute la « Région Autonome du Tibet » pour former des « filets dans le ciel et des pièges sur le terrain« .

Dans un rapport de Human Rights Watch en mars 2013 [2], Sophie Richardson, directrice pour la Chine, a répondu en disant : « Les autorités chinoises doivent démanteler ce système orwellien de « grille », imposé alors que le gouvernement continue d’éviter de traiter les griefs populaires. Son but semble être la surveillance et le contrôle, et il empiète sur les droits des Tibétains à la liberté d’expression, de croyance et d’association« .

La militarisation et la surveillance accrues arrivent alors que les citoyens expriment pacifiquement leurs points de vue et sont déjà en présence de haute sécurité. La politique anti-terroriste a été mise en place avec peu de preuves de menaces violentes contre l’Etat.
« L’effort de la Chine pour imposer cette surveillance omniprésente dans toutes les rues n’est pas susceptible de rendre le Tibet plus sûr« , a déclaré Sophie Richardson. « Mais la surveillance accrue va sûrement augmenter la pression dans une région déjà tendue, alors même que le peuple tibétain est toujours en attente d’une attention chinoise aux violations graves de ses droits« .

Les politiques antiterroristes actuelles de la Chine font partie d’une vague de répression contre la violence séparatiste ouïghoure et ce que la Chine appelle les extrémistes religieux dans la « Région Autonome Ouïghoure du Xinjiang » (Turkestan Oriental). Selon les médias d’État, des « militants » du Xinjiang auraient reçu une « formation » des combattants de l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL) pour des attaques intérieures.

Un rapport de l’agence de presse officielle Xinhua du 1er octobre 2014 dit que le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a souligné l’opposition de la Chine à toute forme de terrorisme et qu’il est prêt à travailler avec les États-Unis pour contrer la menace du terrorisme international.
Il est peu probable, cependant, que la Chine apporte un soutien militaire dans la lutte contre l’État islamique en Irak et au Levant, mais par contre ils peuvent espérer que la « guerre contre le terrorisme » aidera à faire face à l’agitation intérieure. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hua Chunying, a dit : « La communauté internationale doit travailler ensemble pour lutter contre le terrorisme, y compris apporter un soutien aux pays concernés qui font des efforts pour maintenir la sécurité nationale et la stabilité« .

Source : The Tibet Post International, 17 octobre 2014.

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Les Nations Unies dénoncent la malnutrition, le chômage, la discrimination au Tibet

Posté par cercletibetverite le 26 novembre 2014

http://www.tibet-info.net/www/Les-Nations-Unies-denoncent-la.html#.VHYUctKG-E7

Les Nations Unies dénoncent la malnutrition, le chômage, la discrimination au Tibet

mercredi 26 novembre 2014 par Monique Dorizon , Rédaction

Une analyse du Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations Unies  [1] (CESCR) conteste les affirmations du gouvernement chinois sur la malnutrition infantile, le chômage, la discrimination ethnique, l’expulsion massive des nomades de leurs terres et les « restrictions sévères » à la liberté des Tibétains à maintenir leurs langue, culture et religion.

Tous les cinq ans le Comité examine tous les pays, en regardant la façon dont ils assurent la qualité de vie pour ceux qui y vivent.
Ses conclusions pour la Chine présentent un tableau inquiétant des Tibétains appauvris ne profitant pas du « miracle économique » de la Chine et qui se voient systématiquement refuser le droit de vivre en Tibétain.
« Les observations finales » du Comité précisent que la zone la plus sujette à la malnutrition des enfants en Chine est le Tibet. Il expose également ses inquiétudes sur le lien entre le chômage tibétain et l’immigration massive de Chinois han.
Le rapport du Comité souligne également des problèmes tels que la dégradation de l’environnement et la corruption, présents partout sous le régime de Pékin, y compris au Tibet.

Extraits de l’analyse du CESCR

 

17 – Le Comité demeure préoccupé par les informations faisant état d’un taux de chômage élevé parmi les membres de minorités ethniques, et en particulier les Tibétains, les Ouïghours et les Mongols, en partie à cause de l’immigration de Chinois han dans les zones peuplées par des minorités. 
Conformément à ses précédentes recommandations, le Comité prie instamment l’État partie de renforcer son système de collecte de données sur le chômage afin de faciliter l’évaluation de la situation des minorités ethniques. Il lui recommande de renforcer ses programmes et d’adopter des stratégies efficaces pour réduire le taux de chômage, en prêtant une attention particulière aux minorités et aux régions dans lesquelles le chômage est le plus élevé.29 – Le Comité est préoccupé par l’insécurité alimentaire qui prévaut dans certaines zones rurales pauvres, et en particulier celles qui sont situées dans les régions montagneuses de l’ouest, ainsi que par la persistance de la malnutrition infantile, principalement dans les zones rurales et dans la « Région Autonome du Tibet« . Malgré les efforts déployés par l’État partie pour améliorer la surveillance de la salubrité des aliments, notamment avec l’adoption de la loi relative à la sécurité sanitaire des denrées alimentaires, le Comité demeure préoccupé par les insuffisances de la mise en œuvre de cette loi. 
Le Comité engage l’État partie à intensifier ses efforts en vue de protéger le droit à une alimentation suffisante. Il lui recommande de s’employer davantage à résoudre efficacement le problème de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition infantile dans les zones rurales pauvres, et en particulier ceux qui sont situés dans les zones montagneuses de l’ouest et dans la « Région Autonome du Tibet« . 
Il l’invite à prendre toutes les mesures voulues pour mettre en œuvre efficacement la loi relative à la sécurité sanitaire des denrées alimentaires, à redoubler d’efforts s’agissant de surveiller la salubrité des aliments et à veiller à ce que la production, le traitement, la distribution, la commercialisation et la consommation des produits alimentaires se fassent dans de bonnes conditions d’hygiène. Le Comité appelle l’attention de l’État partie sur son Observation générale no 12 (1999) relative au droit à une nourriture suffisante et sur les recommandations du Rapporteur spécial sur le droit à l’alimentation.36 – Le Comité constate avec préoccupation que les minorités ethniques se heurtent encore à de graves restrictions à l’exercice de leur droit de participer à la vie culturelle, notamment le droit d’utiliser ou d’enseigner leur langue, leur histoire et leur culture ainsi que celui de pratiquer leur religion librement. En dépit des mesures que l’État partie a prises, le Comité est préoccupé par les restrictions imposées aux Tibétains et aux Ouïghours, s’agissant en particulier de l’enseignement en langues tibétaine et ouïghour. 
Le Comité recommande à l’État partie de prendre toutes les mesures nécessaires pour veiller à ce que les minorités, notamment les Tibétains, les Ouïghours et les habitants de la Mongolie intérieure, jouissent sans restriction de leur droit d’exercer pleinement de leur identité culturelle, de participer à la vie culturelle, et d’utiliser et de pratiquer leur langue et leur culture. Le Comité recommande également à l’État partie de prendre les mesures voulues pour protéger la diversité culturelle et mieux faire connaître le patrimoine culturel des minorités ethniques, religieuses et linguistiques.

A la suite de ce rapport, le gouvernement chinois a publié sa propre analyse de son dossier des droits de l’homme, affirmant que la Chine a « sauvegardé efficacement le droit à la vie et à la santé, à la liberté personnelle, la dignité personnelle et d’autres droits de la personne de ses citoyens« .

Sources : Free Tibet, 29 mai 2014 et Observations finales concernant le deuxième rapport périodique de la Chine, y compris Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) des Nations Unies [1], 13 juin 2014.

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