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Hong Kong : Joshua Wong, héros malgré lui de la « révolution des parapluies »

Posté par cercletibetverite le 2 octobre 2014

Hong Kong : Joshua Wong, héros malgré lui de la « révolution des parapluies » dans Hong Kong

http://rue89.nouvelobs.com/2014/10/02/hong-kong-joshua-wong-heros-malgre-revolution-parapluies-255223
Hong Kong 02/10/2014 à 12h08

Hong Kong : Joshua Wong, héros malgré lui de la « révolution des parapluies »

Pierre Haski | Cofondateur Rue89
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Joshua Wong, à droite, le poing levé, lors de la fête nationale chinoise, le 1er octobre 2014 à Hong Kong (EYEPRESS/SIPA)

Il a 17 ans, l’âge de la rétrocession de Hong Kong à la Chine. Joshua Wong, qui n’a donc connu durant sa courte vie que la souveraineté chinoise et pas le passé colonial, est aujourd’hui le leader de la « révolution des parapluies », le défi démocratique lancé à Pékin.

Cet adolescent étudiant, qui n’a paradoxalement pas encore le droit de vote alors que c’est pour pouvoir élire librement le chef de leur exécutif que protestent les Hongkongais, est devenu le visage et la voix des protestataires, même s’il a l’air encore plus jeune qu’il ne l’est réellement.

Interpelé dimanche lors de la première confrontation entre les activistes de #OccupyCentral et la police, il a été libéré en deux jours grâce à une décision de justice, retrouvant sa place parmi les jeunes qui campent dans les rues.

L’échec de la « greffe » chinoise


Manifestant, en 2012 à Hong Kong : « La révolution pour l’éducation est forte. Le Parti est ton grand-père et ta grand-mère. Tu donnes tout au Parti. Le Parti envoie sa propre progéniture aux Etats-Unis et au Canada. » (Benson Tsang via Global Voices Online)

Son engagement est le signe de l’échec de la « greffe » du pouvoir central chinois sur Hong Kong. Il a rejoint la contestation il y a deux ans, lorsque les lycéens se sont dressés contre un programme de « patriotisme chinois » introduit dans les écoles du territoire, considéré par de nombreux Hongkongais comme un « lavage de cerveau ».

Des dizaines de milliers de Hongkongais avaient manifesté dans les rues du territoire contre ce programme, parmi lesquels Joshua Wong. Ils avaient gagné et Pékin avait renoncé à ce programme éducatif.

Mercredi, lors de la fête nationale chinoise du 1er octobre, anniversaire de la prise du pouvoir par le Parti communiste chinois de Mao Zedong en 1949, Joshua Wong a confié au New York Times :

« Quand j’ai entendu jouer l’hymne national, j’ai moins ressenti de l’émotion que de la colère. L’hymne nous dit “levez-vous, tous ceux qui refusent d’être des esclaves !”, mais en quoi la manière dont on nous traite est-elle différente d’esclaves ? »

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Joshua Wong, au centre, avec ses camarades, le 1er octobre 2014 à Hong Kong (EYEPRESS/SIPA)

Joshua Wong est le contraire de ce que le pouvoir chinois espérait de la nouvelle génération : loin de céder aux sirènes d’un patriotisme chinois largement alimenté par la croissance économique, il met en avant les valeurs de liberté qui sont l’une des marques de fabrique de Hong Kong dans l’ensemble chinois.

Des « enfants gâtés », dit-on de l’autre côté

Et il reste attaché à une identité singulière : il s’exprime en public en cantonais, la langue régionale dominante autrefois, de plus en plus supplantée en faveur du mandarin depuis la rétrocession et l’afflux de Chinois continentaux à Hong Kong.

Au New York Times, Joshua Wong explique aussi qu’il a hérité son engagement en faveur de la justice sociale et de la liberté de ses parents : un couple de protestants hongkongais de la classe moyenne, qui se sont publiquement déclarés « fiers » de l’action de leur fils, destinée selon eux à faire de Hong Kong un « meilleur endroit pour sa génération et pour la nôtre ».

Sans doute faut-il être né dans la prospérité de Hong Kong, un territoire dont le revenu par habitant est près de 50% supérieur à celui de la France (même si les disparités entre individus sont bien plus grandes qu’en Europe), pour opposer une dose d’idéalisme au pragmatisme matérialiste dominant chez les jeunes du même âge que Joshua Wong en Chine continentale.

C’est d’ailleurs un des obstacles à la compréhension du mouvement par les « cousins » de l’autre côté de la frontière : pour les Chinois du reste de la Chine, les Hongkongais sont des « enfants gâtés », gavés de trop de sacs Louis Vuitton, arrogants et ingrats vis-à-vis du reste de la Chine qui est encore en phase de rattrapage de ce niveau de vie.

Poussés à la faute par Pékin

Joshua Wong n’en a cure. Sa génération est celle qui devra vivre après l’expiration du délai de 50 ans pendant lesquels s’applique le principe « Un pays, deux systèmes » et l’autonomie dont jouit le territoire. En 2047, Joshua Wong aura justement 50 ans, et pense que c’est aujourd’hui que se joue le système de l’avenir.

Son activisme est également celui de la génération internet. Lors du mouvement contre le « patriotisme », il y a deux ans, il avait un groupe de jeunes, baptisé Scholarism, dont les prises de position et les performances circulaient de manière virale sur le Web.

Ceux qui le connaissent bien, comme Michael Vidler, un avocat qui s’est occupé de lui lorsqu’il a été interpelé dimanche, le décrivent comme « le fils idéal : filial, poli, accroché à des principes et travaillant dur ». Au Guardian, Vidler ajoute :

« Il est passionné mais a le sens de la mesure au-delà de son âge. »

Il en aura besoin car le pouvoir de Pékin pousse les jeunes activistes à la faute, afin de les discréditer auprès de la masse des Hongkongais. En particulier en cas de violence.

« Ça m’énerve d’entendre des louanges »

Aujourd’hui, Joshua Wong est réticent à jouer ce rôle de superstar du mouvement qu’il est devenu et contre lequel il s’était lui-même prononcé par le passé. Mais les « révolutions » ont sans doute besoin d’un symbole – ici le parapluie –, et d’un visage– celui de Joshua Wong avec ses lunettes carrées et sa fausse fragilité…

Sur sa page Facebook, il assume mal son rôle de héros. A sa sortie de détention, il a écrit que beaucoup de gens l’arrêtaient dans la rue pour le qualifier de « héros » et lui disaient que l’avenir de Hong Kong dépendait de lui…

« Ça me met mal à l’aise et ça m’énerve même d’entendre ce genre de louanges. Quand vous respiriez les gaz lacrymogènes et les grenades au poivre, mais aviez décidé de rester dans la rue malgré la répression du gouvernement, je ne pouvais rien faire d’autre que de fixer les murs blancs de ma pièce de détention, me sentant sans pouvoirs.

Chaque citoyen de Hong Kong est le héros de ce mouvement. »

Bonus  : regardez le portrait que lui consacre le site du New York Times (en anglais).

 

 

 

 

 

Image de prévisualisation YouTube
Joshua Wong, par le New York Times

1er octobre 2014, en anglais

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