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Manifestations à Hong Kong : « On a besoin de la démocratie », racontent des étudiants

Posté par cercletibetverite le 30 septembre 2014

http://www.rtl.fr/actu/international/manifestations-a-hong-kong-on-a-besoin-de-la-democratie-racontent-des-etudiants-7774567340

Manifestations à Hong Kong : « On a besoin de la démocratie », racontent des étudiants

 

TÉMOIGNAGES – Depuis quelques jours, Hong Kong vit une contestation sans précédent. En cause, des autorités chinoises qui cherchent sans cesse à contrôler un peu plus la métropole.

Les affrontements entre manifestants et forces de l'ordre s'aggravent chaque jour
Crédit : Xaume Olleros

Les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre s’aggravent chaque jour

par Paul Guyonnet publié le 30/09/2014 à 11:55

Ils ont entre 20 et 24 ans, sont étudiants ou sortent à peine de l’université et sur Facebook, tous affichent fièrement un ruban jaune en guise de photo de profil. Le symbole choisi par ces trois jeunes hongkongais et depuis une semaine, c’est celui d’une contestation au cœur de laquelle ils se trouvent, une protestation qui enfle au risque de s’attirer l’ire de Pékin.

« Tout a commencé lundi dernier », explique Charlotte, étudiante en deuxième année de licence. En fait, tout a surtout commencé après l’annonce d’une mesure implacable par Pékin : désormais, toutes les candidatures à des élections hongkongaises devront être approuvées par le régime. « Liberticide« , assurent les trois amis.

Manifestations à Hong Kong :
Crédit : Xaume Olleros / AFP

Les manifestants dans les rues de Hong Kong

Depuis une semaine donc, des milliers d’étudiants ont « décidé de boycotter les cours » pour montrer « leur attachement à la démocratie » et assurer un « futur libre » à Hong Kong, comme le dit Kai Tsun, tout juste diplômé. Et Charlotte d’insister : « Nous n’allons pas en classe, mais nous ne montrons aucune agressivité et tout se passe dans le calme. »

L’escalade de la violence

Tout le contraire des forces de l’ordre déployées par les proches du régime et même Pékin directement. « Ça a dérapé vendredi soir ! Le gouvernement nous a interdit l’accès à plusieurs lieux publics dans lesquels nous nous rassemblions, dont nous nous servions pour faire entendre nos voix. »

La première étape avant une escalade terrible : « Le leader de la contestation a pensé que nous devrions reprendre ces lieux, paisiblement encore une fois. » Une décision que les autorités n’ont pas tolérée. « Malheureusement, plusieurs étudiants ont été frappés et arrêtés injustement. »

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Crédit : Xaume Olleros / AFP

Les manifestants se reposent après plusieurs heures passées à déambuler.

Depuis tout s’est enchaîné à une vitesse folle : la population a très majoritairement rejoint le camp des étudiants, au point que la contestation a repris de plus belle. Et avec elle, les violences policières. Charlotte a notamment été surprise par la charge et les grenades lacrymogènes.

Encore choquée, elle raconte : « Je pensais m’être mise à l’abri mais j’ai été touchée par les gaz lacrymogènes. C’était si douloureux pour les yeux, la gorge, le nez. Quand j’ai vu la police arriver, je me suis rendue compte que c’était soudainement devenu très sérieux. J’ai couru. »

Comme Charlotte, des dizaines de jeunes ont témoigné des moyens disproportionnés mis en œuvre par les autorités. Sur les réseaux sociaux notamment, les récits fleurissaient. Jusqu’à ce que Pékin n’interdise l’accès à Instagram notamment. Un signe clair pour les jeunes de la dureté de la réplique.

Chelsea, la troisième étudiante interviewée s’excuse de son côté, de ne pouvoir témoigner davantage. « Je suis sur le lieu d’une manifestation, on peut se reparler plus tard ? » Pour tous, c’est la première manifestation et s’ils ont choisi de descendre dans la rue, c’est qu’ils n’avaient plus le choix.

Jetés en prison pour des idées politiques

« Les autorités défient des principes fondamentaux de la liberté« , affirme Kai Tsun. « La violence employée par la police est excessive. C’est criminel, et les gens qui soutiennent le régime devront être jugés pour cela. »

S’ils avaient commencé à s’impliquer en fabriquant des rubans jaunes – l’autre symbole des manifestants avec le parapluie qui « sert à parer les gaz lacrymogènes » - les trois jeunes sont chaque jour un peu plus concernés. « Jamais dans l’histoire récente les forces pro-Pékin n’ont employé de tels moyens. Ils en viennent à frapper des jeunes sans arme à mains nues, à jeter les gens en prison sur des motifs politiques. »

Ci-dessous, une vidéo prise par AppleDaily, « l’un des médias qui retranscrit la réalité des manifestions », selon Kai Tsun :

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Les rues de Hong Kong, vues par un drone

« Si certains, notamment dans le monde du business et pour des raisons économiques soutiennent le régime, nous, les anti, sommes au moins dix fois plus nombreux. » Une situation de tension extrême donc, qui prend le pas sur la vie quotidienne à Hong Kong, et qui fait craindre le pire aux trois jeunes.

« Le conflit ne peut qu’enfler, et alors, la population civile sera en danger », assure Kai Tsun, virulent comme jamais. Pour ce fervent démocrate, jamais Pékin n’avait autant contesté la notion même de démocratie, au cœur de la vie hongkongaise, la plus occidentale des villes chinoises.

« J’espère que nous n’en arriverons pas jusqu’à avoir l’Armée du Peuple (l’armée chinoise) dans nos rues. Mais si cela doit arriver, nous, les Hongkongais seront prêts à nous battre pour notre avenir », continue-t-il. Avant de laisser Charlotte conclure : « Aujourd’hui, nous nous soulevons parce qu’Hong Kong a besoin de la démocratie, parce qu’Hong Kong refuse de plier devant la Chine. »

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Foire de Marseille défie la pression chinoise pour afficher le drapeau tibétain

Posté par cercletibetverite le 30 septembre 2014

Foire de Marseille défie la pression chinoise pour afficher le drapeau tibétain
Phayul [Tuesday, 30 Septembre, 2014 13:29]
Un gigantesque drapeau national tibétain est accroché au sommet du village tibétain à la Foire de Marseille
Un gigantesque drapeau national tibétain est accroché au sommet du village tibétain à la Foire de Marseille

Marseille, FRANCE, le 29 Septembre: La Foire de Marseille, l’une des plus grandes foires commerciales en Europe sur le littoral méditerranéen a défié la pression chinoise et inclus le Tibet comme un de ses thèmes pour l’édition de cette année qui est participé par les exposants de plus de 50 pays, y compris Chine.

Le festival a permis aux  exposants tibétains de Paris d’ accrocher un drapeau national tibétain gigantesque au-dessus du village tibétain, l’une des principales attractions de cette année fête qui est dans son année quatre-vingt.

Le Village tibétain au centre de la salle a été conçue par un artiste tibétain basé à Paris Dorjee Sangpo qui est également propriétaire de la boutique Art Tibet. Dorjee dit qu’il considère comme une occasion de mettre en valeur la culture tibétaine dans le monde, et donc commencé à préparer pour elle de Février de cette année.

«Normalement, le conseil de gestion d’un festival aussi grand que celui-ci ne permet pas de représentation de la politique, mais cette année, ils nous ont permis d’arborer le drapeau national tibétain sous le plafond en dépit des pressions de participants chinois et le consulat chinois », a déclaré Sangpo , qui est émigré à Paris dans les années soixante dix  après avoir terminé son cours de peinture Thanka à la Bibliothèque des Travaux tibétains et Archives.

Les visiteurs qui sont au nombre d’environ 30 000 par jour la chance de voir les moines de Gaden de Jhantse GOWO Khangtsen créer mandala de sable, artistes tibétains Paining art thangka de défilement et aussi profiter de la cuisine tibétaine.

Le festival de commerce a commencé le 26 Septembre et se poursuivra jusqu’au 6 Octobre 2014.

Rapport présenté par Dorjee Sangpo

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Expliquez-nous … Hong Kong

Posté par cercletibetverite le 30 septembre 2014

http://www.franceinfo.fr/emission/expliquez-nous/2014-2015/expliquez-nous-hong-kong-30-09-2014-07-37

Expliquez-nous … Hong Kong

Expliquez-nous mardi 30 septembre 2014
hong kong
Le centre de Hong Kong©MAXPPP

Alors que les troubles secouent Hong Kong, France Info rappelle l’histoire et la spécificité de ce territoire chinois.

Hong Kong est une région administrative spéciale, un territoire qui dispose d’une large autonomie.

Petit territoire très peuplé

Hong-Kong n’est pas seulement une ville, c’est un territoire au sud-est de la Chine dont la superficie est de 1.100 km2. La ville de Hong-Kong est située sur une ile. Le territoire est aussi constitué de 200 autres petites iles et une partie de Hong Kong est continentale. Le nombre d’habitants du territoire est de 7,2 millions. La densité de population y est 54 fois supérieure à celle de la France.

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Colonie britannique

Si le territoire de Hong Kong est spécial, c’est surtout en raison de son histoire. En 1842, l’ile de Hong Kong est cédée aux britanniques par le traité de Nankin. Et en 1898, Chinois et britanniques se mettent d’accord sur un bail de 99 ans. Pendant cette période, Hong-Kong est une colonie britannique dont la population se développe rapidement.

Quand les communistes prennent le pouvoir en Chine en 1949, Hong Kong est un territoire capitaliste entouré de terres communistes. De nombreux réfugiés chinois y affluent. Dans les années 60, l’économie de Hong Kong est en plein essor. La finance prend une grande place. C’est un paradis fiscal.

1997

Cette année-là, Hong Kong est rétrocédée à la Chine. Mais avant cette date cruciale, la Grande-Bretagne a négocié avec Pékin un régime spécial pour Hong Kong, avec ce principe énoncé par Deng Xiaoping, « un pays, deux système ». Un pays, la Chine et  deux systèmes, communiste pour la majorité des chinois, capitaliste et démocratique pour Hong Kong. Voilà pourquoi Hong Kong est une région administrative spéciale. Son autonomie est garantie jusqu’en 2047.

Puissance économique

Hong Kong est la région la plus riche de Chine. L’économie y est très libérale. Hong Kong possède sa monnaie, le dollar de Hong Kong. C’est la 10ème puissance commerciale mondiale et la 6ème place financière. Le PIB par habitants est le second d’Asie derrière Singapour. Le capitalisme de Hong Kong s’est étendu à d’autres territoires, très poches comme Shenzen, que l’on appelle les zones économiques spéciales, encouragées par Pékin.

En revanche, Hong Kong n’est pas libre. La politique extérieure et la défense du territoire est décidée par Pékin. De plus, la Chine  n’accepte pas que les habitants de Hong Kong choisissent librement leurs candidats pour la prochaine élection du dirigeant du territoire en 2017. C’est en grande partie ce qui alimente les manifestations aujourd’hui.

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Hong Kong a soif de liberté et de prospérité

Posté par cercletibetverite le 29 septembre 2014

http://www.dw.de/hong-kong-a-soif-de-libert%C3%A9-et-de-prosp%C3%A9rit%C3%A9/a-17962515

Revue de presse

Hong Kong a soif de liberté et de prospérité

Les journaux reviennent sur la contestation qui agite Hong Kong depuis plusieurs semaines. Des dizaines de milliers de manifestants réclament plus de démocratie dans l’ancienne colonie britannique sous tutelle chinoise.

Les manifestants sont déterminés et se protègent avec les moyens du bord face à la police anti-émeute Les manifestants sont déterminés et se protègent avec les moyens du bord face à la police anti-émeute

À Hong Kong, la ville des gratte-ciel, la densité est d’environ 6.000 habitants par kilomètre carré, écrit Die Welt. Malgré le peu de place, les habitants de cette zone administrative spéciale bénéficient de plus de libertés personnelles que dans le reste de la Chine. Aujourd’hui, ils sont des dizaines de milliers à protester contre la pré-sélection de candidats pour l’élection du chef exécutif local, qu’ils considèrent comme une restriction de leur droit de vote. À raison, selon Die Welt qui rappelle la promesse d’élections libres faite lors de la rétrocession de l’île à la Chine en 1997.

Les policiers font barrage pour protéger le quartier financier Les policiers font barrage pour protéger le quartier financier

Hong Kong n’a-t-il pas profité jusqu’ici de sa demi-liberté ? demande la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le statut particulier de l’ancienne colonie britannique garantit à sa population le droit de réunion, une presse libre, une justice indépendante ainsi qu’une administration autonome des affaires locales. L’économie est florissante, et rapporté au nombre d’habitants, elle occupe le 25ème rang mondial loin devant la Chine. La ville est accessible librement, la monnaie convertible… Pourquoi mettre tout cela en péril ? Les contestataires risquent gros, prévient le journal. Personne ne sait jusqu’où Pékin peut aller pour briser les velléités de liberté.

Pour la Süddeutsche Zeitung, ce n’est pas l’amour abstrait de la démocratie qui entraîne des milliers de manifestants dans les rues. C’est l’expérience bien concrète de la mauvaise gouvernance. Pékin installe à Hong Kong des marionnettes qui ne sont redevables qu’au parti communiste et non à la population. Le népotisme et la corruption se sont généralisés et les inégalités sociales se sont creusées.

La plupart des manifestants sont des étudiants, munis de simples parapluies pour résister aux gaz lacrymogènes La plupart des manifestants sont des étudiants, munis de simples parapluies pour résister aux gaz lacrymogènes

Pour die tageszeitung, c’est justement la détresse économique qui pousse les gens à manifester en masse. Les prix de l’immobilier ont atteint des sommets inexplorés, l’industrie s’est délocalisée en Chine. Seuls les employés du secteur financier ou au service des millions de touristes chinois qui envahissent la ville chaque week-end ont une chance de s’en sortir. Tandis que les super-riches de Hong Kong continuent de s’enrichir, la classe moyenne fond à vue d’œil et menace de s’apauvrir. Le pouvoir central de Pékin, quoique officiellement communiste, n’a pas su reconnaître cette évolution désastreuse. Doit-on y voir un signe prémonitoire pour le reste de la Chine? s’interroge la taz avant de conclure : oui, car là aussi le pouvoir ferme les yeux sur les inégalités sociales.

La rédaction vous recommande

Agitation à Hong Kong

Les manifestations enclenchées le weekend dernier à Hong Kong se poursuivent. Des dizaines de milliers de personnes ont bravé à nouveau le pouvoir ce lundi pour exiger de Pékin plus de libertés publiques (29.09.2014)

  • Date 29.09.2014
  • Auteur Anne Le Touzé

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HONG KONG Cette fois, l’histoire ne se répétera sans doute pas

Posté par cercletibetverite le 29 septembre 2014

HONG KONG Cette fois, l’histoire ne se répétera sans doute pas

http://www.courrierinternational.com/article/2014/09/29/cette-fois-l-histoire-ne-se-repetera-sans-doute-pas

Par le passé, des manifestations de masse à Hong Kong ont eu raison de décisions prises par le gouvernement local, note un chroniqueur. Aujourd’hui, c’est une décision de Pékin qui est en cause. Or, en Chine, le pouvoir central ne recule jamais.
  • 29 Septembre 2014
Des militants pro-démocratie rassemblés devant le siège du gouvernement à Hong Kong, le 29 septembre -AFP/Anthony Wallace Des militants pro-démocratie rassemblés devant le siège du gouvernement à Hong Kong, le 29 septembre -AFP/Anthony Wallace
Nous l’avons déjà fait en 2003. Puis de nouveau en 2012. Nous pouvons le refaire aujourd’hui.
Tel était le sentiment qui semblait animer les plus réfléchis des milliers d’étudiants réunis à l’université Chinoise de Hong Kong lorsqu’ils ont entamé [le 22 septembre] une semaine de boycott des cours pour exiger le respect de pratiques pleinement démocratiques. Les étudiants auxquels j’ai parlé s’inspirent d’événements de l’histoire récente et espèrent qu’ils se répéteront. Ils en tirent peut-être une leçon erronée en s’appuyant sur une fausse analogie.En 2003, près d’un demi-million de Hongkongais étaient descendus dans la rue pour dénoncer le projet d’adoption d’une loi antisubversion dite Article 23. Leur mobilisation avait conduit à la démission de la ministre de la Sécurité de l’époque, Regina Ip Lau Suk-yee, puis à celle du chef de l’exécutif, Tung Chee-hwa. En 2012, les habitants de la Région administrative spéciale avaient fait barrage contre l’introduction de programmes obligatoires d’éducation morale et patriotique. Le gouvernement de Leung Chun-ying avait été contraint à faire marche arrière, puis à abandonner ce projet, alors même que celui-ci avait passé l’étape des consultations publiques et s’était vu attribuer un budget par le Conseil législatif.Le combat pour la démocratie

Les manifestations de 2003 avaient révélé la faiblesse, les dysfonctionnements et le caractère presque illégitime du gouvernement de Hong Kong. Celles de 2012 avaient été encore plus loin, mobilisant les jeunes non seulement des universités mais aussi de l’enseignement secondaire. Elles avaient permis l’apparition du groupe [de militants étudiants] Scholarism et d’un nouveau mouvement dans la jeunesse. Aujourd’hui, les étudiants pensent que le combat pour la démocratie sera plus long et plus difficile, mais qu’il est à leur portée.

Sauf que la situation actuelle présente une différence majeure : en 2003 et en 2012, les manifestants dénonçaient des décisions domestiques qui ne concernaient que Hong Kong. Cette fois, le gouvernement central est l’un des principaux acteurs. Les rapports de pouvoir en Chine permettent que des mandarins de préfectures, de villes et même de provinces fassent marche arrière, recherchent des compromis, voire cèdent devant des manifestations d’opposition. C’est ce que le gouvernement de Hong Kong a fait en 2003 et en 2012, même s’il ne fait aucun doute qu’il avait reçu l’approbation tacite de Pékin. Mais l’empereur, lui, ne recule jamais.

Le gouvernement central soutient de toute son autorité la décision du Comité permanent de l’Assemblée nationale du peuple (ANP) [définissant un mode de scrutin pour la future élection du chef de l’exécutif de Hong Kong jugé antidémocratique]. Le centre ne peut pas accepter de compromis. Ce serait pire que de perdre la face. Son prestige et donc sa capacité à maintenir son contrôle sont en jeu. Contrairement aux bras de fer précédents, l’opposition démocratique de Hong Kong est aujourd’hui un défi direct à l’autorité du gouvernement central. Hong Kong et Pékin semblent se diriger droit vers une confrontation dont il est difficile d’imaginer qu’elle puisse bien se terminer.

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« En Chine, on traite les femmes comme du bétail »

Posté par cercletibetverite le 28 septembre 2014

http://bibliobs.nouvelobs.com/rentree-litteraire-2014/20140911.OBS8914/en-chine-on-traite-les-femmes-comme-du-betail.html

« En Chine, on traite les femmes comme du bétail »

Didier Jacob

Publié le 28-09-2014 à 17h45

Le romancier chinois Ma Jian, en exil à Londres, dresse un tableau cauchemardesque du contrôle des naissances dans son pays.

Un enfant porté par sa mère devant un panneau du Planning familial chinois. (©ImagineChina / AFP) Un enfant porté par sa mère devant un panneau du Planning familial chinois. (©ImagineChina / AFP)

C’est l’histoire d’une fille de la campagne, jeune Chinoise que le mari harcèle: pour avoir un fils, cet instituteur la force à avoir sans cesse des relations sexuelles. Mais cette nouvelle grossesse, pour Meili, qui a déjà mis au monde une fille, n’est pas bien vue par les autorités. Les agents du contrôle des naissances, qui exercent une surveillance stricte des grossesses dans la province, menacent de la faire avorter de force.

Pour leur échapper, Meili et son mari s’enfuient, à travers une Chine cauchemardesque, sorte de vaste camp à ciel ouvert où, entre pauvreté, corruption et pollution, on ne sait quel est le pire fléau. C’est ainsi que Ma Jian, romancier chinois en exil en Angleterre et dont le nom, les ouvrages et l’existence même sont censurés en Chine, décrit la violence inouïe faite aux femmes dans un roman hallucinant et terrible.

Le Nouvel Observateur Pourquoi avoir choisi de faire du contrôle des naissances en Chine le thème de votre nouveau roman?

Ma Jian Quand elle est née, ma fille est arrivée au monde dans son placenta et elle ressemblait à une cosmonaute surgissant de l’espace. Le mystère sacré de la naissance m’a bouleversé. J’étais en train d’écrire «Beijing Coma». Au même moment, à Bobai, dans la province du Guangxi, 50.000 manifestants sont descendus dans la rue et ont brûlé les bureaux du gouvernement. Ils protestaient contre la stérilisation et l’avortement forcés de milliers de femmes en application de la loi sur la planification des naissances.

Depuis 1989 et les événements de Tiananmen, rien n’avait changé, sauf que la bataille pour la liberté se livrait désormais dans le ventre des mères. Ce sont ces deux événements, la venue au monde de ma fille et cette résistance de la population aux lois chinoises sur la fertilité, qui ont donné naissance au livre.

Vous êtes-vous inspiré d’éléments réels?

La réalité de l’horreur dépasse largement, en brutalité et en barbarie, tout ce que je décris. En 1991, dans la province du Xiangdong, les autorités ont décrété que, pendant cent jours, aucun enfant ne pourrait voir le jour. On estime le nombre d’avortements forcés à environ 20.000.

Les hôpitaux ne pouvaient faire face, et on a érigé des tentes dans les rues, où les opérations étaient pratiquées. Les foetus étaient jetés dans des puits et l’odeur infecte a persisté pendant des mois. Les habitants parlent encore de cette année comme de celle du massacre des agneaux. Et c’est seulement un épisode.

Ces massacres ont eu lieu dans toute la Chine, mais les autorités le cachent. L’avortement forcé, qui est le pire crime contre l’humanité qui soit, fait partie de la vie quotidienne. Il y a quelques semaines, un homme, furieux de ne pas avoir obtenu un permis de naissance, s’est rendu dans un bureau du planning familial et a tué deux fonctionnaires. Il a été exécuté aussitôt.

La situation est-elle aujourd’hui aussi terrible que dans les années 1990?

Même si, dans les années 1990, cette politique a atteint son paroxysme, il y a tous les jours en Chine des femmes qui sont forcées d’avorter. L’Etat possède un pouvoir absolu sur la fertilité des femmes, et donc sur la vie des gens. C’est même devenu très lucratif pour l’Etat, qui condamne ceux qui tentent de contourner la loi à des amendes très lourdes, qui peuvent représenter plusieurs années de salaire.

Si vous êtes riche, vous pouvez toujours payer. Mais dans les campagnes reculées, personne ne peut réunir de telles sommes. C’est là que les avortements et les stérilisations sont imposés aux femmes de la manière la plus brutale. J’ai vu des femmes, à deux heures de Beijing, traitées littéralement comme du bétail. Elles doivent effectuer un test mensuel, leur corps est entièrement contrôlé. L’indignité de cette politique est amèrement ressentie à travers toute la Chine.

S’en prendre aux femmes a-t-il, au-delà de cette politique, une dimension symbolique?

Il est dans la nature des régimes totalitaires de vouloir tout contrôler, jusqu’à la moindre pensée des individus, qui ne sont plus que des outils de production. En s’attaquant au plus intime de l’existence, la fertilité féminine, et à la vie privée des couples dans sa part la plus émotionnelle, le régime ne fait que pousser cette obsession du contrôle à son degré le plus extrême. C’est aussi un moyen de généraliser la terreur.

Cette politique de contrôle des naissances a généré une énorme bureaucratie, très lucrative pour l’Etat. C’est comme une entreprise qui s’est développée sans que personne ait intérêt à en freiner l’essor. Tous les ans, ces amendes rapportent quatre billions de yuans à l’Etat. Même si les officiels sont de plus en plus nombreux à considérer que cette politique a des effets pervers, dommageables pour le futur de la Chine, c’est une monstruosité que personne n’a le pouvoir de faire cesser.

Y a-t-il un espoir que cela change?

Au début, c’est Mao qui a encouragé les gens à faire autant d’enfants que possible, ce qui a conduit à une explosion démographique. Or le Parti, aujourd’hui, associe la surpopulation à la pauvreté. Ils ont donc recours à cette méthode de contrôle barbare, même s’ils sont très inquiets de la bombe à retardement qu’ils ont eux-mêmes fabriquée: la Chine va bientôt manquer de main-d’oeuvre, à cause de cette politique, et l’économie du pays risque d’en souffrir énormément. Il y a donc actuellement un débat, dans le Parti, sur le sujet. Mais il y a une forte résistance des durs au gouvernement qui refusent d’octroyer plus de liberté aux individus.

Pourrait-on, à propos de cette politique, parler de génocide?

Les atrocités commises sur les femmes en Chine dans les trente dernières années sont assurément comparables aux pires crimes contre l’humanité commis au XXème siècle. La seule différence, c’est que la Chine n’est pas en guerre. Il n’y a pas de chambres à gaz, pas d’armement lourd. Ce sont des horreurs normalisées.

Ces destructions massives de bébés, qui ont un effet désastreux sur l’état moral de la société elle-même, ne sont cependant qu’un des aspects de la politique de terreur pratiquée par le régime. Ce qui est dramatique, c’est que les Nations unies apportent leur soutien à cette politique.

En Chine, les lecteurs peuvent-ils avoir accès à vos livres et connaître vos prises de position?

Aucun de mes livres n’est accessible en Chine. Mon nom n’apparaît nulle part. Il est censuré sur internet. Je suis un écrivain mort vivant.

L’intelligentsia ignore-t-elle elle aussi votre existence?

Des amis ont peut-être ramené en Chine quelques exemplaires de mes livres, mais nul n’est autorisé à en faire état en public. Le Parti a le pouvoir d’effacer entièrement l’existence d’un individu ou d’un livre, ou de bannir tel ou tel thème du débat public. Les massacres de Tiananmen ont été complètement effacés de l’histoire officielle.

Vous-même, avez-vous eu la possibilité de retourner en Chine récemment?

Jusqu’à il y a encore deux ans, j’avais la possibilité de circuler librement, même si j’étais toujours soumis à un interrogatoire de la police. Mais, après la publication de «Beijing coma» à Taiwan, je n’ai plus jamais obtenu de permis de séjour. Quand ma mère était sur son lit de mort, je n’ai pas pu la voir. J’ai menacé d’entamer une grève de la faim à Hongkong et on m’a alors seulement permis d’aller enterrer ses cendres.

Que pensez-vous de la position de l’Occident à l’égard de la Chine?

L’Occident a perdu tout sens critique. Les officiels chinois sont accueillis à l’Ouest avec le plus grand respect, des égards indignes alors qu’ils incarnent un système d’oppression immoral.

Il y a dix ans, à la sortie de «Nouilles chinoises», je vous avais demandé comment vous envisagiez l’avenir de la Chine, et vous m’aviez répondu de manière très pessimiste. Vous faites le même constat aujourd’hui?

En tant que romancier, c’est l’âme de la nation qui m’intéresse. Cette âme a été vidée de toute sa substance par le régime. Tant que le système sera en place, il n’y aura pas d’espoir pour la Chine. Tant que l’économie continuera de croître, l’Etat continuera d’acheter des armes et de nourrir son armée pour contrôler le pays. La seule issue, c’est donc que le pays connaisse des difficultés sur le plan économique. Mais je reste optimiste, et j’ai toujours été persuadé que le peuple chinois finira par se libérer de l’oppression.

Propos recueillis par Didier Jacob

La Route sombre, par Ma Jian,
traduit de l’anglais par Pierre Ménard,
Flammarion, 450 p., 22 euros.

Ma Jian vs Mo Yan

Quand on lui demande ce qu’il a ressenti au moment de l’attribution du prix Nobel à son compatriote Mo Yan, le jugement de Ma Jian tombe comme un couperet:

Ce n’est pas la première fois que le Nobel honore des écrivains d’Etat. Ça s’était déjà produit au temps de l’Union soviétique. Mais c’est une anomalie. Il m’est difficile de penser que Mo Yan n’a pas de vues critiques sur le régime, même s’il n’en dit rien. En tout cas, ce n’est pas ainsi que devrait se conduire un écrivain.

Les Editions du Seuil publiant la version intégrale du premier chef-d’oeuvre de Mo Yan, «le Clan du sorgho rouge», on pourra y chercher les signes avant-coureurs de la compromission de l’auteur. Mais c’est surtout, dans cette fresque relatant la résistance des paysans dans les années 1930, le souffle épique qui fera grande impression.

Reste que Mo Yan est très contesté par la dissidence, et que la guerre des prix Nobel fait rage entre lui, lauréat 2012, et Gao Xingjian, lauréat 2000 exilé en France: ce n’est pas un hasard si Ma Jian, très critique envers Mo Yan, a été adoubé par Gao, qui voit en lui «l’une des voix les plus importantes et courageuses de la littérature chinoise contemporaine».

D. J.

Le Clan du sorgho rouge, par Mo Yan,
traduit par Sylvie Gentil et Pascale Guinot,
Seuil, 448 p., 23,50 euros (en librairies le 18 septembre).

Mo Yan, le lieu de la fiction, par Yinde Zhang, Seuil, 320 p., 21 euros.

MA JIAN (AFP)

(©Uwe Anspach/DPA/AFP)

Bio express

Né à Qingdao le 18 août 1953, Ma Jian est peintre, photographe et écrivain. En exil depuis 1987, il vit aujourd’hui à Londres. Il est l’auteur de six ouvrages, dont «Nouilles chinoises» et «Beijing coma».

Entretien paru dans « Le Nouvel Observateur » du 4 septembre 2014.

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Le pouvoir de Pékin face au défi démocratique des Hongkongais

Posté par cercletibetverite le 28 septembre 2014

http://rue89.nouvelobs.com/2014/09/28/pouvoir-pekin-face-defi-democratique-hongkongais-255136

Le pouvoir de Pékin face au défi démocratique des Hongkongais

Pierre Haski | Cofondateur Rue89
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  • ImprimerLe pouvoir de Pékin face au défi démocratique des Hongkongais dans Chine hongkong

Des dizaines de milliers de manifestants pro-démocratie bloquent les rues principales de Hong Kong, le 28 septembre 2014 (Vincent Yu/AP/SIPA)

Le pouvoir chinois est confronté depuis samedi au défi démocratique lancé par une partie de la société civile de Hong Kong. Des dizaines de milliers de Hongkongais, réclamant le droit d’élire leurs dirigeants, occupent le centre administratif et d’affaires du territoire.

Des affrontements ont eu lieu avec les forces de police hongkongaises, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et de grenades « au poivre ». Mais les jeunes manifestants s’y étaient préparés, avec masques, lunettes et produits pour se rincer.

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Manifestant aux yeux brûlés par les grenades « au poivre », à Hong Kong le 28 septembre 2014 (Wally Santana/AP/SIPA)

Cela fait des semaines que la crise couvait, et que les activistes avaient lancé le slogan #OccupyCentral, appliquant au quartier de Central, le centre névralgique de Hong Kong, la tactique partie de Wall Street et qui a essaimé.

Les manifestants contestent le refus de Pékin de permettre l’élection au suffrage universel, avec liberté de candidature, du Chef de l’exécutif de Hong Kong, lors de la prochaine échéance en 2017.

Ce défi lancé à Pékin est le plus important depuis le retour de l’ancienne colonie britannique dans le giron de la Chine en 1997. Explicateur.

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Le statut de Hong Kong

 

En 1984, à la surprise générale, le premier ministre britannique Margaret Thatcher et le numéro un chinois Deng Xiaoping tombaient d’accord pour que la colonie britannique de Hong Kong retourne dans le giron de la Chine. L’accord prévoyait une rétrocession en 1997, après 155 ans de colonialisme britannique, avec un statut d’autonomie pour le territoire.

Le pragmatique Deng, le « Petit Timonier » qui avait succédé à Mao Zedong, avait accepté une innovation politique considérable baptisée « Un pays, deux systèmes ». Ce qui signifie que Hong Kong redevient effectivement chinoise, mais en conservant pendant cinquante ans un système politique et économique original. Le même principe s’appliquera ensuite à l’ancienne colonie portugaise de Macao, redevenue chinoise en 1999.

Le « Chief Executive »

« Un pays, deux systèmes », cela signifie en clair que Hong Kong reste capitaliste, conserve ses libertés publiques fondamentales, et est géré par les Hongkongais. Pékin assure pour sa part la défense du territoire, et tous les attributs de la souveraineté internationale.

Le problème est qu’au moment de la rétrocession, en 1997, Hong Kong bénéficiait de très larges libertés – d’association, de la presse, syndicale, religieuse, etc. –, mais pas du droit de choisir ses dirigeants. A l’époque coloniale, il y avait un gouverneur britannique – Chris Patten fut le dernier –, et un parlement local, le Legco, partiellement élu et aux pouvoirs largement consultatifs.

 

la rétrocession de 1997

Via l’INA

Le gouverneur colonial a été remplacé par un Chef de l’exécutif, nommé par un collège électoral totalement sous l’emprise du gouvernement central à Pékin.

Et si le Legco a vu sa part de membres élus au suffrage universel direct augmenter, il ne fonctionne pas selon les principes d’un parlement démocratique, avec une part de ses membres désignés sans aucune transparence par les corporations professionnelles.

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Pékin-Hong Kong : je t’aime, moi non plus

 

En 1997, au moment de la rétrocession, tous les Hongkongais qui en avaient les moyens avaient acquis une « assurance-vie » en allant chercher un passeport canadien au prix d’un investissement de quelques millions de dollars. Puis ils revenaient vivre à Hong Kong, prêts à partir si ça tournait mal.

Ils n’ont pas eu à partir. Hong Kong reste une société prospère, vivante, bénéficiant de libertés individuelles et collectives impensables de l’autre côté de ce qui reste une vraie frontière avec la Chine continentale.

Pourtant, les relations entre les Hongkongais et la mère patrie se sont gâtées. L’euphorie de 1997, qui avait surpris tous ceux qui redoutaient la rétrocession, a cédé la place progressivement à des irritations, puis un ressentiment, et enfin à des revendications.

La guerre du pipi

Au début, ce fut même la lune de miel, car peu après la rétrocession, Hong Kong fut victime de la crise financière asiatique, et ne dut son salut qu’au soutien de Pékin qui permit aux touristes chinois d’aller dépenser leur nouvelle fortune dans les boutiques de luxe et de gadgets de Central et de Kowloon.

Mais par la suite, les frictions se sont multipliées. L’épidémie de Sras de 2003 fut importée de la province voisine du Guangdong à Hong Kong, menaçant de mettre le territoire à genoux ; puis les Hongkongais se sont mis à détester la présence massive de continentaux moins sophistiqués que la prétentieuse ancienne colonie british, leurs razzias sur le lait en poudre du territoire lorsque les scandales alimentaires ont provoqué une psychose dans la classe moyenne chinoise, ou encore leur complexe de supériorité vis-à-vis de ces Chinois de fraîche date…

Un exemple : la « guerre du pipi », au printemps dernier, après une altercation, filmée et publiée sur YouTube, entre un couple de Chinois du continent qui faisait faire pipi dans la rue à leur enfant, et des Hongkongais choqués de cette pratique « non civilisée »…

 

 

 

Image de prévisualisation YouTube
La « guerre du pipi » à Hong Kong

Avril 2014

Les Hongkongais ont commencé, aussi, à guetter les signes de détérioration de leur système, la montée de l’autocensure dans la presse, les entorses à la liberté de la justice, la moins grande efficacité des garde-fous anticorruption…

Ce changement d’humeur ne pouvait pas rester sans conséquences politiques.

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La question démocratique

 

Depuis 1997, les Hongkongais cultivent leur différence politique. Hong Kong est ainsi le seul endroit sous souveraineté chinoise où l’on commémore chaque année l’anniversaire du massacre de Tiananmen, le 4 juin 1989, défiant la loi du silence en vigueur partout ailleurs en Chine.

Le 1er juillet de chaque année, également, une grande manifestation pour la démocratie est organisée à Hong Kong – le jour où le Parti communiste chinois célèbre sa naissance en 1921.

La question de la désignation des dirigeants du territoire est posée depuis plusieurs années, mais est véritablement sur la table cette année, dans la perspective du prochain renouvellement du Chef de l’exécutif, en 2017.

Une partie de la société civile et de l’opposition démocratique hongkongaise réclament l’élection du « Chief Executive » au suffrage universel, avec liberté de se présenter pour tous les Hongkongais.

Le choix entre deux ou trois candidats

La douche froide est venue fin août, lorsque le gouvernement central, à Pékin, a refusé tout net. Le principal blocage porte sur la possibilité de se présenter : Pékin accepte de laisser le choix aux Hongkongais, mais seulement parmi deux ou trois candidats approuvés par la Chine, qui auront montré leur « amour pour leur pays »…

Depuis, c’est la montée de la tension. La société civile hongkongaise a lancé le mouvement #OccupyCentral afin de paralyser le fonctionnement du quartier administratif et d’affaires du territoire. Tandis que le gouvernement central sonnait la mobilisation de ses relais à Hong Kong, en premier lieu la communauté d’affaires.

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Le président chinois Xi Jinping reçoit, le 22 septembre 2014 à Pékin, une délégation de businessmen de Hong Kong, conduits par Tung Chee-hwa, premier Chief Executive du territoire et tycoon hongkongais (Rao Aimin/AP/SIPA)

Ces efforts pour désamorcer la crise de confiance n’ont pas suffi, et ce sont les étudiants qui ont donné le coup d’envoi de #OccupyCentral, un défi lancé à Pékin dans son arrière-cour.

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La crainte de la contagion

 

De toute évidence, le pouvoir chinois n’a aucune intention de permettre à Hong Kong ce qu’il refuse au reste de la République populaire. Surtout à un moment où il doit faire face à la montée des périls sur les « marches » de l’empire, au Tibet et surtout au Xinjiang, où il refuse le minimum d’autonomie qui est pourtant accordé à Hong Kong et à Macao.

Accorder le suffrage universel à Hong Kong, c’est courir le risque de susciter la même demande au sein de la population chinoise, parfaitement informée, grâce aux réseaux sociaux et à Internet, de ce qui se déroule dans l’ancienne colonie britannique.

Seul Taïwan, dans le monde chinois, fonctionne aujourd’hui selon des règles démocratiques, sans doute imparfaites, mais qui ont déjà permis deux alternances politiques pacifiques par le biais des urnes. Taïwan, que Pékin verrait bien un jour revenir dans le giron de la mère patrie, mais qui a refusé, une nouvelle fois, le principe « un pays, deux systèmes », qui montre aujourd’hui ses limites à Hong Kong.

Le président Xi Jinping est donc confronté à un test politique à Hong Kong qui a des répercussions dans l’ensemble de la Chine, et même au-delà.

Le spectre de Tiananmen

Si les autorités de Hong Kong ne parviennent pas à « réduire » la campagne de désobéissance civile lancée par les partisans de la démocratie, et si celle-ci parvient à gagner le soutien d’une large partie des 7,5 millions d’habitants du territoire, Pékin devra trancher.

Certains opposants font planer le spectre de Tiananmen, et donc d’une intervention de l’armée chinoise stationnée à Hong Kong. Mais 2014 n’est pas 1989 et Hong Kong n’est pas le centre symbolique du pouvoir chinois comme l’est la place Tiananmen à Pékin.

Tous les yeux chinois sont donc fixés sur Hong Kong, ce territoire à l’improbable profil de rebelle, avec ses tours arrogantes et sa place financière conquérante.

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Ils réclament «une vraie démocratie» en Chine

Posté par cercletibetverite le 27 septembre 2014

Manifestation à Hong Kong

27 septembre 2014 19:15; Act: 27.09.2014 19:29 Print

Ils réclament «une vraie démocratie» en Chine

Des dizaines de milliers de personnes se sont massées samedi soir dans le centre de Hong Kong pour réclamer davantage de démocratie.

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27.09 Des dizaines de milliers de personnes se sont massées samedi soir dans le centre de Hong Kong pour réclamer davantage de démocratie.

 

Photo: AFP/Xaume Olleros

La police a évacué samedi une cinquantaine de manifestants qui occupaient le siège du gouvernement de Hong Kong depuis la veille pour protester contre la décision de Pékin de limiter la portée du suffrage universel. La police a indiqué avoir arrêté 61 manifestants, dont des adolescents, lors de l’occupation qui était le point d’orgue d’une semaine de campagne de désobéissance civile dans l’ancienne colonie britannique passée sous tutelle chinoise. Jusqu’à 2 000 manifestants se trouvaient à l’extérieur du complexe où étaient positionnés des policiers équipés de casques et de boucliers antiémeutes.

Désobéissance civile

La Chine, à laquelle Hong Kong a été rétrocédé par Londres en 1997, a annoncé en août que le futur chef de l’exécutif local serait bien élu au suffrage universel dès 2017 mais que seuls deux ou trois candidats sélectionnés par un comité de nomination seraient habilités à se présenter au scrutin. Lancée lundi, la campagne de désobéissance civile avait rassemblé quelque 13 000 étudiants sur un campus du nord de Hong Kong, selon les organisateurs. En juillet un demi-million de manifestants avaient défilé dans les rues pour protester contre l’emprise croissante de Pékin sur la vie de Hong Kong.La foule a hué les policiers qui faisaient sortir, parfois en les tirant sans ménagement, la cinquantaine de manifestants. «La police devraient attraper les voleurs, pas les étudiants», criait la foule, alors que ces derniers sont le fer de lance de la campagne de désobéissance civile à Hong Kong lancée lundi dernier. Des images de télévision ont montré l’arrestation du leader estudiantin Joshua Wong, âgé de seulement 17 ans. Dans un communiqué, les autorités hongkongaises «ont exprimé leur regret» que des protestataires aient pénétré dans les locaux, ajoutant que des manifestants et des policiers avaient été blessés, sans fournir de précisions.

La veille, quelque 150 manifestants étaient parvenus à pénétrer dans le complexe gouvernemental, plusieurs d’entre eux en escaladant une clôture tandis que d’autres criaient «Ouvrez les portes», selon des témoins sur place. La police a fait usage de gaz au poivre pour tenter de disperser les manifestants, qui se protégeaient avec des parapluies, des masques chirurgicaux et des lunettes de motocycliste. Au total, un millier de personnes ont participé à la manifestation dans la nuit de vendredi à samedi. Plus tôt, la foule avait dépassé 2 000 personnes, quand des lycéens avaient rejoint les étudiants. «Ça nous est égal d’être blessés, ça nous est égal d’être arrêtés, ce que nous voulons, c’est obtenir une vraie démocratie», déclarait un manifestant, Wong Kai-keung, au premier rang des protestataires.

(L’essentiel/AFP)

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ENVIRONNEMENT La Chine s’éloigne de l’autosuffisance alimentaire

Posté par cercletibetverite le 26 septembre 2014

http://www.courrierinternational.com/article/2014/09/26/la-chine-s-eloigne-de-l-autosuffisance-alimentaire

ENVIRONNEMENT La Chine s’éloigne de l’autosuffisance alimentaire

La pollution considérable des terres et l’accumulation de scandales alimentaires font planer des menaces sur la sécurité alimentaire en Chine.
  • 26 Septembre 2014
  •  Un agriculteur chinois dans la province de Zhejiang dans l'est du pays - AFP/Peter Parks Un agriculteur chinois dans la province de Zhejiang dans l’est du pays – AFP/Peter Parks

 

La situation alimentaire en Chine devient inquiétante, rapporte l’hebdomadaire pékinois Zhongguo Zhoukan. Selon le Bureau national des statistiques, la production alimentaire du pays représentait 600 millions de tonnes l’an dernier. Sur la même période, l’importation de soja, principalement des Etats-Unis, a atteint 80 % du total consommé, soit une soixantaine de millions de tonnes.

A l’échelle nationale, le pays n’atteint plus l’autosuffisance alimentaire qu’à 87 %, ce qui alarme les autorités : « En général, une autonomie alimentaire se situant vers les 90-95 % est considérée comme plus acceptable. »

Pollution et baisse de la production

La production de céréales en Chine est en baisse constante, et ce sont des aliments venant de l’étranger qui vont combler les manques : le maïs russe et l’orge danoise sont officiellement entrés sur le marché chinois en 2014.

La pollution est un facteur qui renforce cette tendance, avec toute une série de scandales alimentaires. En avril dernier, du riz au cadmium du Hunan [sud du pays] a provoqué une grande panique, entraînant une crise du riz dans la région. “50 millions de mus (environ 33,3 milliards de mètres carrés) de terres sont gravement pollués, l’ensemble du Huabei [immense région du nord de la Chine autour de Pékin] est touché par le problème”, souligne Kong Xiangzhi, directeur adjoint de l’Institut agroalimentaire et du développement rural de l’université Renmin à Pékin.

“La pollution a massivement commencé dans les années 1970. La réforme économique a rendu une grande prospérité au pays, mais les problèmes d’environnement ont été ignorés”, regrette Sang Lichuan, le directeur d’une entreprise spécialisée dans le contrôle de la sécurité sanitaire et alimentaire. “Cette grosse dette environnementale qui s’est créée pendant les dernières trente années, plusieurs générations devront la rembourser”, ajoute-t-il.

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Sous couvert d’ouverture, la Chine durcit sa politique contre les militants

Posté par cercletibetverite le 25 septembre 2014

Sous couvert d’ouverture, la Chine durcit sa politique contre les militants

Par Amandine Sanial, publié le 25/09/2014 à 19:34

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/sous-couvert-d-ouverture-la-chine-durcit-sa-politique-contre-les-militants_1579154.html

Alors que l’intellectuel ouïghour Ilham Tohti a été condamné à la prison à vie pour « séparatisme », Sophie Richardson, directrice Chine de l’ONG Human Rights Watch, revient sur la situation des droits de l’Homme en Chine. 

Sous couvert d'ouverture, la Chine durcit sa politique contre les militants
 Des policiers chinois à l’extérieurs d’un tribunal à Xianning le 31 août 2014 durant un procès anticorruption 

Le verdict est tombé comme un couperet. Au matin de l’annonce de la condamnation d’Ilham Tohti, mardi 23 septembre, Sophie Richardson ne se fait plus d’illusions: « Il va bien sûr faire appel, mais je ne suis pas très optimiste. Son procès est faussé depuis le début ». Pour la directrice Chine de Human Rights Watch, une ONG de défense des droits de l’Homme, la condamnation du dissident ouïghour est la plus sévère infligée à un critique du gouvernement depuis des années. « Sa condamnation n’est pas seulement un désastre pour sa famille, ses enfants, mais aussi pour les droits de l’Homme en Chine. Tohti a consacré toute sa vie à renouer le dialogue entre les communautés ». 

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Opposé à la politique d’assimilation forcée des minorités par Pékin, et particulièrement à celle de la minorité ouïghour, il est cependant modéré et refuse toute séparation de sa région du Xinjiang et du reste de la Chine. Sa condamnation à la prison à vie est, pour la représentante de Human Rights Watch, le symbole d’un durcissement de la politique du gouvernement chinois envers les militants. 

Des dissidents de plus en plus persécutés

Car le cas de Tohti n’est pas isolé: Pu Zhiqiang, avocat défenseur des droits de l’homme, a été officiellement arrêté en juin dernier. Modéré lui aussi, il risque plusieurs dizaines d’années de prison pour avoir participé à une commémoration privée du 25e anniversaire de la répression de Tienanmen. « Ces hommes ont toujours travaillé dans le cadre légal chinois pour articuler les critiques faites au gouvernement », souligne Sophie Richardson. 

Ces peines, qui risquent d’être de plus en plus lourdes, sont le reflet de la politique menée par Xi Jinping depuis son arrivée à la présidence il y a près de deux ans: « C’est une période terrible pour les militants des droits de l’homme. Il y a dix ans, ces comportements dissidents étaient découragés ; aujourd’hui, le gouvernement chinois les condamne en tant que criminels. C’est une différence fondamentale ». 

Les récentes réformes -de la politique de l’enfant unique ou concernant la suppression des camps de rééducation par le travail- donnent l’illusion d’une ouverture, mais n’accordent en réalité guère de droits supplémentaires au peuple chinois. « Le gouvernement est soumis à des pressions, et est prêt à faire des concessions. Les militants se battent pour la suppression des camps depuis des dizaines d’années. Ils sont enfin abolis, mais il existe toujours en Chine d’autres formes de détention arbitraire, légale ou non ». 

La province du Xinjiang en alerte

Reste à savoir comment les populations du Xinjiang vont réagir, après la condamnation de Ilham Tohti: « Elle ne fera qu’envenimer des problèmes déjà existants » prédit Richardson. 

La province musulmane, peuplée de près dix millions d’Ouïghours, pour la plupart hostiles à la tutelle de Pékin, est depuis plusieurs mois le théâtre d’une violente répression. Ces dernières semaines ont été marquées par de multiples interpellations ainsi qu’une vingtaine d’exécutions. « Je suis toujours frappée de voir à quel point la Chine peut bénéficier d’un passe-droit alors que d’autres pays seraient punis pour de tels abus », souligne Richardson. 

Silence de la communauté internationale

Alors que Raphaël Droszewski, le premier secrétaire à la délégation de l’Union européenne à Pékin a déclaré qu’ « Ilham Tohti exerçait ses activités dans le respect de la loi chinoise et nous pensons qu’il doit être libéré », Sophie Richardson attend toujours une réaction de la part de la France. « Rien n’empêche Laurent Fabius de prendre la parole et dire que le procès d’Ilham Tohti est une mascarade. Une grande partie de la population en Chine attend encore que la communauté internationale élève la voix ». 

Pour autant, elle est confiante quant à l’avenir des droits de l’Homme en Chine: « Beaucoup de voix s’élèvent contre le gouvernement. C’est très encourageant, ce sont ces personnes dont la Chine a besoin pour aller de l’avant. Voir des avocats chinois défendre des Tibétains inculpés pour avoir pris part à des manifestations, voir des minorités et des groupes ethniques différents s’unir contre le gouvernement, c’est un progrès extraordinaire ». 

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/sous-couvert-d-ouverture-la-chine-durcit-sa-politique-contre-les-militants_1579154.html#YyyYYfG5d5SoSouh.99

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