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Le Xinjiang vit ses pires violences depuis cinq ans

Posté par cercletibetverite le 4 août 2014

Le Xinjiang vit ses pires violences depuis cinq ans

http://www.lefigaro.fr/international/2014/08/03/01003-20140803ARTFIG00138-le-xinjiang-vit-ses-pires-violences-depuis-cinq-ans.php

Déploiement de l'armée chinoise à Kashgar, le 31 juillet.

 

Les 96 morts de Yarkand s’ajoutent à la longue liste des décès causés par les séparatistes ouïgours et la répression de Pékin.

 

La scène semble sortie tout droit d’un film d’épouvante. Des centaines d’assaillants féroces munis d’armes blanches se jettent à l’assaut du poste de police et de plusieurs bâtiments officiels de la petite ville de Yarkand, à l’extrémité nord-ouest de la Chine. Sur leur chemin, les «gangsters» ne font pas de quartier, arrêtant les véhicules de passage «avant de frapper leurs occupants de façon indiscriminée et obligeant des civils à participer à leur action terroriste». C’est ainsi que l’agence officielle Chine nouvelle raconte le nouvel accès de violence qui a frappé le Xinjiang la semaine dernière.

La bataille de rue a pris des allures de guerre civile, lorsque les forces de sécurité sont arrivées à la rescousse et ont lancé la chasse aux «terroristes», jusque dans les montagnes alentour. Bilan des combats: 37 civils assassinés, 59 «séparatistes» abattus et 215 d’entre eux placés sous les verrous, selon les chiffres dévoilés par Pékin, dimanche, six jours après les faits. Le bilan, 96 morts, est le plus lourd depuis cinq ans dans cette région autonome, en bordure du Pakistan et du Tadjikistan.

Ces affrontements marquent un nouveau seuil de violence dans la province, peuplée de plus de 10 millions de Ouïgours musulmans, rétifs au pouvoir central. Ils surviennent après plusieurs explosions en mai dernier, dans la capitale, Urumqi, qui avaient fauché au moins 31 personnes. Le drame de Yarkand accentue un cycle de tension ayant débordé cette région lointaine de désert et de montagnes, et porte le feu au cœur de l’empire du Milieu. L’explosion d’une voiture piégée sur la place Tiananmen, le 28 octobre dernier, suivie d’une mystérieuse attaque au couteau qui avait laissé 29 civils sans vie à la gare de Kunming, le 1er mars, sont présentées comme deux «attentats terroristes» par Pékin. Elles avaient déclenché de nouvelles mesures de sécurité draconiennes dans la province turcophone durant la période du ramadan.

Au lendemain des affrontements de Yarkand, le fossé est plus béant que jamais entre les autorités chinoises et les défenseurs de la cause ouïgoure, qui mènent une intense guerre de communication. Le bain de sang aurait été déclenché par une réplique disproportionnée des troupes de Pékin contre des manifestants ulcérés de ne pouvoir célébrer la fin du jeûne, dénonce la Uyghur American Association (UAA), basée aux États-Unis. Pour Dilxat Raxit, porte-parole du Congrès mondial ouïgour, basé en Allemagne, «la Chine déforme cette affaire et parle de terrorisme pour camoufler le fait que les forces de l’ordre ont ouvert le feu». Et de dénoncer l’usage de mitraillettes et les snipers, avant de réclamer une «enquête indépendante», ainsi que l’accès de la région aux journalistes étrangers.

Le déroulement exact des événements reste incertain, faute de témoins et de médias indépendants dans la zone. Des sources sur place confirment en partie la version officielle, d’autres indiquent que les affrontements auraient été déclenchés par deux familles, dont les enfants étaient condamnés à mort pour leur engagement dans la lutte contre le pouvoir central, rapporte le LA Times.

Pour Pékin, la cause est entendue: il s’agit «d’une sérieuse attaque terroriste, préméditée», orchestrée par un homme, Nuramat Sawut, originaire de la ville d’Elixku, avec l’appui du Mouvement islamique du Turkestan oriental (Etim). Ce groupuscule radical et séparatiste avait revendiqué l’attentat de Tiananmen, dans une vidéo, devenant la cible privilégiée des autorités. Une version qui ne convainc pas les organisations de défense des droits de l’homme, comme Human Rights Watch. «Nous n’avons pas de preuve que ces violences sont l’œuvre d’une organisation terroriste ni une action préméditée», juge Maya Wang, experte de HRW, basée à Hongkong. Elle pointe notamment la responsabilité de «la répression sécuritaire de ces derniers mois qui attise la colère de la population et augmente en retour les risques de violence».

Un autre drame confirme que le Xinjiang a basculé dans une spirale dangereuse, réduisant comme peau de chagrin les chances de médiation. Mercredi, Jume Tahir, l’un des imams proches de Pékin, a été poignardé à mort devant la principale mosquée de Kashgar. Ce religieux très «politique» de 74 ans avait régulièrement dénoncé les mouvements indépendantistes, passant pour un «collaborateur» aux yeux des plus ardents. Son assassinat illustre l’échec de la cause «autonomiste» et le fossé grandissant avec de nouvelles générations turcophones plus radicalisées qui dénoncent la «colonisation» économique et politique de la région par la population han orchestrée par Pékin.

Les autorités ne semblent pas vouloir désamorcer la crise et rendent coup pour coup. Mercredi, elles ont accusé de «séparatisme» Ilham Tohti, un universitaire qui se battait pour de meilleures conditions de vie pour les populations autochtones. Cette figure modérée de la cause ouïgoure était déjà sous les verrous depuis janvier mais risque désormais la peine capitale. «Cela revient à jeter de l’huile sur le feu!» dénonce au Figaro Maya Wang, qui craint que la politique de répression ne déclenche de nouveaux heurts. Les États-Unis ont fait part de leur «inquiétude», demandant la libération immédiate de Tohti. L’été s’annonce sous haute tension au Xinjiang.

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