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TIC invite instamment la Chine à libérer tous les prisonniers tibétains connexes auto-immolation-ICT Urges China to release all self-immolation related Tibetan Prisoners

Posté par cercletibetverite le 4 août 2014

http://tibet.net/2014/08/04/ict-urges-china-to-release-self-immolation-related-tibetan-prisoners/

TIC invite instamment la Chine à libérer tous les prisonniers tibétains connexes auto-immolation


4 août 2014 16:15

Le rapport publié par Campagne internationale pour le Tibet, le 31 Juillet 2014.

Le rapport publié par International Campaign for Tibet (ICT) le 31 Juillet 2014.

Dharamshala: International Campaign for Tibet (ICT), un groupe de défense du Tibet basée aux Etats-Unis, a publié un rapport spécial intitulé «Actes du mal significatif: la criminalisation des auto-immolations tibétains » documenter la vague d’auto-immolations au Tibet et la intensifiée réponse du gouvernement chinois. Il a exhorté le gouvernement chinois à « libérer tous les Tibétains qui ont été détenus et condamnés pour des motifs« d’incitation à »ou« aider »immolations, et dont les actions elles-mêmes ne représentent pas un comportement punissable selon le droit pénal chinois et le droit international. »

« Incitation à» ou «aider» immolations, et dont les actions elles-mêmes ne représentent pas un comportement punissable selon le droit pénal chinois et le droit international; – Voyez plus à: http://www.savetibet.org/acts-of-significant-evil/ # sthash.lfj2q7ar.dpuf
« Incitation à» ou «aider» immolations, et dont les actions elles-mêmes ne représentent pas un comportement punissable selon le droit pénal chinois et le droit international; – Voyez plus à: http://www.savetibet.org/acts-of-significant-evil/ # sthash.lfj2q7ar.dpuf

« Depuis 2009, il ya eu 131 (sic) des auto-immolations de Tibétains au Tibet et en Chine dont l’appel commun a été pour le retour du Dalaï Lama et de la liberté au Tibet. Le Parti communiste chinois a réagi avec une vague de répression intensifiée au Tibet, en punissant ceux qui auraient «associé» avec immolés, y compris les amis, les familles et même des communautés entières », a déclaré TIC.

« Depuis 2012, au moins 11 Tibétains ont été condamnés à des peines de prison ou même à la mort sur » homicide volontaire « frais, parce qu’ils ont prétendument« aidé »ou« incité »les autres à s’immoler, » il a écrit.

Le rapport a également répertorié 98 Tibétains, depuis 2010, qui ont été soumis à des sanctions en raison de leur association présumée à une auto-immolation, en faisant valoir que, dans la plupart des cas, il n’existe aucune preuve que les personnes reconnues coupables parlaient soit à l’auto-immolé ou même savait l’auto-immolé.

TIC a également accusé les autorités chinoises d’intensifier les tentatives délibérées visant à pénaliser les familles et la communauté en général quand un auto-tibétains s’immole en signe de protestation contre les politiques du gouvernement chinois. Par exemple, dans une série de nouveaux règlements adoptés en Avril 2013 dans l’un des domaines où plusieurs immolations ont eu lieu, toute la communauté est confrontée à des sanctions financières et autres.

Le groupe de défense du Tibet a appelé le gouvernement chinois à répondre aux doléances sous-jacentes de la population tibétaine, au lieu d’intensifier les mesures répressives et des châtiments collectifs quand un auto-tibétains immole.

Il a exhorté la Chine à respecter les droits universels du peuple tibétain et a appelé à un dialogue constructif avec les Tibétains à résoudre le problème en cours.

TIC a également appelé la communauté internationale à augmenter l’incompatibilité des mesures adoptées par le gouvernement chinois envers les Tibétains, notamment en ce qui concerne les auto-immolations protestations au Tibet avec le droit international et chinois.

 

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ICT Urges China to release all self-immolation related Tibetan Prisoners


August 4, 2014 4:15 pm

The report published by International campaign for Tibet on 31 July 2014.

The report published by International Campaign for Tibet (ICT) on 31 July 2014.

DHARAMSHALA: International Campaign for Tibet (ICT), a Tibet advocacy group based in the US, has released a special report titled “Acts of significant evil: The criminalisation of Tibetan self-immolations ” documenting the wave of self-immolations in Tibet and the intensified response of the Chinese government. It urged the Chinese government to “release all Tibetans who have been detained and sentenced on grounds “incitement to” or “aiding” self-immolations, and whose actions themselves do not represent punishable behavior according to Chinese Criminal Law and international law.”

“incitement to” or “aiding” self-immolations, and whose actions themselves do not represent punishable behavior according to Chinese Criminal Law and international law; – See more at: http://www.savetibet.org/acts-of-significant-evil/#sthash.lfj2q7ar.dpuf
“incitement to” or “aiding” self-immolations, and whose actions themselves do not represent punishable behavior according to Chinese Criminal Law and international law; – See more at: http://www.savetibet.org/acts-of-significant-evil/#sthash.lfj2q7ar.dpuf

“Since 2009 there have been 131 (sic) self-immolations of Tibetans in Tibet and China whose common call has been for the return of the Dalai Lama and for freedom in Tibet. The Chinese Communist Party has responded with an intensified wave of repression in Tibet, by punishing those allegedly “associated” with self-immolators, including friends, families and even entire communities,” ICT said.

“Since 2012, at least 11 Tibetans have been sentenced to prison terms or even to death on “intentional homicide” charges, because they allegedly have “aided” or “incited” others to self-immolate,” it wrote.

The report also listed 98 Tibetans, since 2010, who have been subjected to punishments because of their alleged association to a self-immolation, arguing that in most of the cases, there is no evidence that those convicted either spoke to the self-immolator or even knew the self-immolator.

ICT has also accused the Chinese authorities of stepping up deliberate attempts to penalize families and the broader community when a Tibetan self-immolates in protest against the Chinese government’s policies. For instance, in a set of new regulations passed in April 2013 in one of the areas where several self-immolations have occurred, the entire community is faced with financial and other penalties.

The Tibet advocacy group called upon the Chinese government to address the underlying grievances of the Tibetan people, instead of stepping up clampdowns and imposing collective punishments when a Tibetan self-immolates.

It urged China to respect the universal rights of the Tibetan people and called for a meaningful dialogue with the Tibetans to resolve the ongoing issue.

ICT also called on the international community to raise the inconsistency of the measures adopted by the Chinese government towards Tibetans, particularly with regard to self-immolations protests in Tibet with international and Chinese law.

 

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Chine. Pékin lève le voile sur un nouvel embrasement au Xinjiang

Posté par cercletibetverite le 4 août 2014

http://www.ouest-france.fr/chine-pekin-leve-le-voile-sur-un-nouvel-embrasement-au-xinjiang-2741075

Chine. Pékin lève le voile sur un nouvel embrasement au Xinjiang

Chine – 11h22


Edgar Dasor

Les mystérieux heurts survenus il y a une semaine dans la province musulmane chinoise auraient fait près de 100 morts, ont annoncé, hier, les autorités locales.

Nouvelle semaine des plus mouvementées au Xinjiang, province de l’ouest chinois, musulmane et en délicatesse avec le régime.

Lundi dernier, à Shache, à l’ouest de cette immense région, 59 terroristes masqués ont été abattus par la police lors d’affrontements, où sont également morts 37 civils. Un terrible bilan révélé par les autorités locales seulement hier, qui, embarrassées, avaient jusque-là opté pour l’opacité.

« Des assaillants à l’arme blanche », a relaté hier Xinhua, l’agence de presse chinoise, ont attaqué des bâtiments officiels, dont un poste de police. D’autres ont « arrêté des véhicules et des passants avant de tuer de façon aléatoire », a complété Tianyan, un média officiel local. À la suite de cette attaque, 215 personnes ont été arrêtées.

Selon les autorités, il s’est agi là « d’une attaque préméditée », « liée à des organisations terroristes étrangères », notamment le Parti Islamique du Turkestan, groupuscule djihadiste réfugié au Pakistan, devenu proche d’Al Qaeda mais pourvu de capacités de projection limitées au Xinjiang.

Échec de la campagne anti-terrorisme

Le malaise ne cesse de grandir chez les Ouïghours, l’ethnie locale musulmane et turcophone qui se dit largement dépossédé des fruits d’une croissance qui profite davantage aux Hans, les Chinois de souche.

À la radicalisation d’une frange des Ouïghours, le régime joue uniquement la carte de la répression. « Pour combattre un tel mal, nous devons viser l’extermination. Pour éradiquer la mauvaise herbe, il faut supprimer les racines », a d’ailleurs martelé, samedi, lors d’une réunion en urgence, Zhang Chunxian, le patron han du Parti Communiste Chinois au Xinjiang.

Las  ! Décidée en mai devant la recrudescence ces derniers mois des attentats, l’actuelle campagne anti-terrorisme s’avère être un échec patent pour Pékin. Voire constitue à son tour, selon le Congrès Mondial Ouïghour basé à en Allemagne, un générateur de violence.

Vendredi, à Hotan, toujours dans cette région, c’était 9 personnes soupçonnées de terrorisme qui ont été tuées sous les balles de la police.

Deux jours plus tôt, mercredi, à la sortie d’un office à Kashgar au Xinjiang, Jume Tahir, imam septuagénaire appointé par Pékin, a été tué à l’arme blanche.

Hasard du calendrier ? Ce même jour, Ilham Tohti, universitaire ouïghour, critique modéré du régime, était mis en détention pour « séparatisme ».

Selon l’organisation Human Rights Watch, Pékin « semble déterminé à réduire au silence les Ouïghours comme Tohti, qui depuis des années tentent d’exprimer les griefs légitimes de leur ethnie et de proposer des solutions pacifiques ». L’universitaire encourt la peine capitale

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Le Xinjiang vit ses pires violences depuis cinq ans

Posté par cercletibetverite le 4 août 2014

Le Xinjiang vit ses pires violences depuis cinq ans

http://www.lefigaro.fr/international/2014/08/03/01003-20140803ARTFIG00138-le-xinjiang-vit-ses-pires-violences-depuis-cinq-ans.php

Déploiement de l'armée chinoise à Kashgar, le 31 juillet.

 

Les 96 morts de Yarkand s’ajoutent à la longue liste des décès causés par les séparatistes ouïgours et la répression de Pékin.

 

La scène semble sortie tout droit d’un film d’épouvante. Des centaines d’assaillants féroces munis d’armes blanches se jettent à l’assaut du poste de police et de plusieurs bâtiments officiels de la petite ville de Yarkand, à l’extrémité nord-ouest de la Chine. Sur leur chemin, les «gangsters» ne font pas de quartier, arrêtant les véhicules de passage «avant de frapper leurs occupants de façon indiscriminée et obligeant des civils à participer à leur action terroriste». C’est ainsi que l’agence officielle Chine nouvelle raconte le nouvel accès de violence qui a frappé le Xinjiang la semaine dernière.

La bataille de rue a pris des allures de guerre civile, lorsque les forces de sécurité sont arrivées à la rescousse et ont lancé la chasse aux «terroristes», jusque dans les montagnes alentour. Bilan des combats: 37 civils assassinés, 59 «séparatistes» abattus et 215 d’entre eux placés sous les verrous, selon les chiffres dévoilés par Pékin, dimanche, six jours après les faits. Le bilan, 96 morts, est le plus lourd depuis cinq ans dans cette région autonome, en bordure du Pakistan et du Tadjikistan.

Ces affrontements marquent un nouveau seuil de violence dans la province, peuplée de plus de 10 millions de Ouïgours musulmans, rétifs au pouvoir central. Ils surviennent après plusieurs explosions en mai dernier, dans la capitale, Urumqi, qui avaient fauché au moins 31 personnes. Le drame de Yarkand accentue un cycle de tension ayant débordé cette région lointaine de désert et de montagnes, et porte le feu au cœur de l’empire du Milieu. L’explosion d’une voiture piégée sur la place Tiananmen, le 28 octobre dernier, suivie d’une mystérieuse attaque au couteau qui avait laissé 29 civils sans vie à la gare de Kunming, le 1er mars, sont présentées comme deux «attentats terroristes» par Pékin. Elles avaient déclenché de nouvelles mesures de sécurité draconiennes dans la province turcophone durant la période du ramadan.

Au lendemain des affrontements de Yarkand, le fossé est plus béant que jamais entre les autorités chinoises et les défenseurs de la cause ouïgoure, qui mènent une intense guerre de communication. Le bain de sang aurait été déclenché par une réplique disproportionnée des troupes de Pékin contre des manifestants ulcérés de ne pouvoir célébrer la fin du jeûne, dénonce la Uyghur American Association (UAA), basée aux États-Unis. Pour Dilxat Raxit, porte-parole du Congrès mondial ouïgour, basé en Allemagne, «la Chine déforme cette affaire et parle de terrorisme pour camoufler le fait que les forces de l’ordre ont ouvert le feu». Et de dénoncer l’usage de mitraillettes et les snipers, avant de réclamer une «enquête indépendante», ainsi que l’accès de la région aux journalistes étrangers.

Le déroulement exact des événements reste incertain, faute de témoins et de médias indépendants dans la zone. Des sources sur place confirment en partie la version officielle, d’autres indiquent que les affrontements auraient été déclenchés par deux familles, dont les enfants étaient condamnés à mort pour leur engagement dans la lutte contre le pouvoir central, rapporte le LA Times.

Pour Pékin, la cause est entendue: il s’agit «d’une sérieuse attaque terroriste, préméditée», orchestrée par un homme, Nuramat Sawut, originaire de la ville d’Elixku, avec l’appui du Mouvement islamique du Turkestan oriental (Etim). Ce groupuscule radical et séparatiste avait revendiqué l’attentat de Tiananmen, dans une vidéo, devenant la cible privilégiée des autorités. Une version qui ne convainc pas les organisations de défense des droits de l’homme, comme Human Rights Watch. «Nous n’avons pas de preuve que ces violences sont l’œuvre d’une organisation terroriste ni une action préméditée», juge Maya Wang, experte de HRW, basée à Hongkong. Elle pointe notamment la responsabilité de «la répression sécuritaire de ces derniers mois qui attise la colère de la population et augmente en retour les risques de violence».

Un autre drame confirme que le Xinjiang a basculé dans une spirale dangereuse, réduisant comme peau de chagrin les chances de médiation. Mercredi, Jume Tahir, l’un des imams proches de Pékin, a été poignardé à mort devant la principale mosquée de Kashgar. Ce religieux très «politique» de 74 ans avait régulièrement dénoncé les mouvements indépendantistes, passant pour un «collaborateur» aux yeux des plus ardents. Son assassinat illustre l’échec de la cause «autonomiste» et le fossé grandissant avec de nouvelles générations turcophones plus radicalisées qui dénoncent la «colonisation» économique et politique de la région par la population han orchestrée par Pékin.

Les autorités ne semblent pas vouloir désamorcer la crise et rendent coup pour coup. Mercredi, elles ont accusé de «séparatisme» Ilham Tohti, un universitaire qui se battait pour de meilleures conditions de vie pour les populations autochtones. Cette figure modérée de la cause ouïgoure était déjà sous les verrous depuis janvier mais risque désormais la peine capitale. «Cela revient à jeter de l’huile sur le feu!» dénonce au Figaro Maya Wang, qui craint que la politique de répression ne déclenche de nouveaux heurts. Les États-Unis ont fait part de leur «inquiétude», demandant la libération immédiate de Tohti. L’été s’annonce sous haute tension au Xinjiang.

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Diplomatie économique France-Chine : trop c’est trop !

Posté par cercletibetverite le 4 août 2014

Diplomatie économique France-Chine : trop c’est trop !

 

André Gattolin et Noël Mamère, Sénateur et Député écologistes

http://rue89.nouvelobs.com/2014/08/04/diplomatie-economique-france-chine-trop-cest-trop-254054

Tribune

Depuis un an, nos dirigeants déroulent le tapis rouge à la République populaire de Chine, au point de flirter avec les limites de l’indécence politique.

Les rencontres officielles se multiplient jusqu’à conduire notre ministre des affaires étrangères à s’éclipser discrètement en février dernier au plus fort de la crise ukrainienne, pour aller honorer un rendez-vous pris à Pékin !

Notre diplomatie toute entière étant mise au service du renflouement de notre déficit du commerce extérieur, la Chine est devenue l’objectif numéro un du Quai d’Orsay… Pour des résultats qui restent pourtant sujets à caution.

Diplomatie économique France-Chine : trop c’est trop ! dans Chine xi_jinping_hollande
Le président chinois, son épouse et François Hollande à l’Elysée, le 26 mars 2014 (WITT/ REVELLI BEAUMONT/SIPA)

Lors de la venue récente du président Xi Jinping à Paris, on a mis les petits plats dans les grands et vanté les contrats commerciaux signés avec l’Empire du Milieu. Le chiffre de dix-huit milliards d’euros fut alors lâché en pâture à la presse, en omettant de signaler qu’il ne s’agissait pour l’essentiel que de la confirmation partielle de contrats déjà signés et annoncés.

En réalité, ces accords reposent en grande part sur l’aéronautique et le nucléaire civil, deux domaines où la Chine s’apprête à développer massivement ses propres filières.

Nous aurons d’ici peu un concurrent chinois d’Airbus pour les moyens et longs courriers : de quoi faire réfléchir quant à l’intérêt pour la France de tels partenariats ! Concernant l’annonce d’un possible contrat de mille hélicoptères Airbus sur les vingt ans à venir, celle-ci laisse plus que perplexe les spécialistes vu la capacité de Pékin à renégocier ou à remettre en cause un accord au bout de quelques mois.

Comment « vendre français en Chine »

La volonté du gouvernement de « vendre français en Chine » peut évidemment se comprendre : nous importons depuis ce pays près de trois fois plus que nous exportons vers lui. Reste que la manière d’y parvenir est d’importance et qu’en l’occurrence elle pêche par au moins deux aspects.

  • D’abord, parce qu’elle semble contradictoire avec certaines de nos stratégies industrielles de moyen et long terme.
  • Ensuite et surtout, parce qu’il ne faudrait pas nous asseoir sur nos valeurs politiques et principes démocratiques au nom de cette realpolitik économique ; dérive hélas aujourd’hui bien réelle !

En se rendant à Paris et dans d’autres capitales européennes en mars dernier, le nouveau président chinois avait, bien loin des contrats annoncés, d’autres objectifs pour le moins singuliers.

Il est, premièrement, venu plaider en faveur de l’ouverture rapide de négociations pour un traité de libre-échange entre l’Union européenne et la Chine, un peu sur le modèle de celui qui fait actuellement l’objet de discussions sulfureuses entre l’Europe et les Etats-Unis. On imagine déjà ce qu’un tel traité pourrait avoir comme conséquences en Europe en matière d’emploi !

Xi Jinping est également venu chez nous pour réclamer les mêmes clauses de partenariat privilégié que celles dont jouit à présent le Japon. Inquiet de la montée en puissance de Pékin et de ses revendications de plus en plus appuyées en Mer de Chine, le très nationaliste Premier Ministre japonais, Shinzo Abe, a fait voter l’an passé l’élargissement à la France, à l’Allemagne et au Royaume-Uni du partenariat stratégique qui jusque-là liait exclusivement son pays et les Etats-Unis en matière de coopération technologique à des fins de défense.

Ce qui est déjà problématique avec un état démocratique devient franchement impossible avec un régime autoritaire… Pourtant en l’état des discussions entre la France et la Chine, il paraît bien peu probable de rééquilibrer sérieusement nos échanges commerciaux sans céder sur au moins l’un des deux pré-requis énoncés précédemment.

Des limites à ne pas franchir

Là où nos grandes entreprises et nos responsables du commerce extérieur semblent tentés d’être conciliants face à ces exigences, nos experts stratégiques disent heureusement qu’il existe encore des limites à ne pas franchir.

Espérant accéder rapidement au rang de première puissance mondiale la Chine entend ne jamais voir la nature autoritaire de son pouvoir discutée dans les instances internationales et dans les relations bilatérales qu’elle développe avec certains États occidentaux.

Le Parti communiste chinois, aujourd’hui largement délégitimé sur le plan politique auprès de sa population, ne trouve plus grâce à ses yeux qu’à travers sa capacité à générer un taux très élevé de croissance économique. Mais cet impressionnant rythme de développement n’est pas éternel et il s’opère au prix d’une coercition sans cesse plus intense.

Pour garder un semblant de cohésion à cet immense empire, les dirigeants chinois sont à présent tentés de jouer sur la fibre nationaliste en faisant le bras de fer avec leurs voisins asiatiques et en usant du rapport de force permanent avec leurs partenaires occidentaux.

La Chine siège désormais dans presque toutes les grandes instances internationales, y compris au sein du Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies où elle n’a pas manqué en mars dernier de manifester son refus de voir discuter un accablant rapport sur sa politique intérieure ultra-répressive.

Le message est clair : si la France veut améliorer sa balance commerciale avec la Chine, elle doit – a minima – taire toute critique politique à l’endroit de celle-ci !

Interdit de parler des Tibétains, des Ouïgours…

Interdit donc de s’exprimer publiquement sur la situation des Tibétains, des Ouïgours, des Mongols ou des démocrates chinois. Interdit aussi de recevoir le Dalaï Lama en visite officielle.

En la matière, notons que François Hollande est un élève bien plus docile que Nicolas Sarkozy, lequel avait osé rencontrer – certes à l’étranger – le Prix Nobel de la Paix 1989 lorsqu’il était président !

Pire, le gouvernement actuel a l’an passé fait ratifier par le Sénat un très inquiétant traité d’extradition entre la Chine et notre pays, signé en 2007 par Jacques Chirac, et qui avait longtemps été mis au placard tant il était vilipendé par les défenseurs des droits de l’Homme.

Très récemment et dans le but officiel d’accroître le nombre de touristes chinois à Paris, le gouvernement français s’est ouvert à l’idée d’autoriser des policiers chinois à accompagner chez nous leurs ressortissants afin officiellement de les protéger dans la très dangereuse capitale des Gaules.

Ceci est proprement incroyable. Ce qui jusque-là n’était possible que pour quelques Etats de l’Union européenne signataire de la convention de Prüm, risque d’être accordé à un pays dont le régime autoritaire est indéniable ! Une élégante manière de permettre à la police chinoise de se livrer au contrôle des opposants qui résident sur notre territoire…

Et si, devant la levée de bouclier provoquée, les ministres des affaires étrangères et de l’intérieur ont finalement fait marche arrière, ce sinistre projet semble toujours à l’étude pour les années à venir.

« Nous le disons haut et fort : trop c’est trop ! »

Alors, nous le disons haut et fort : trop c’est trop ! Pendant que nous commémorons cette année, à renfort d’événements, le 50ème anniversaire de la reconnaissance de la Chine communiste par le Général de Gaulle, nous taisons honteusement le 25ème anniversaire des massacres des étudiants démocrates de la place de Tiananmen, et plus encore les centaines de milliers de victimes de la répression, de la torture et d’assassinat politique depuis cette date.

Il est urgent que François Hollande fasse rapidement cesser ces pantalonnades qui ridiculisent l’image de notre pays.

Nous lui demandons instamment de prendre une initiative à l’échelle européenne pour établir les bases d’un véritable dialogue entre Pékin et ses minorités opprimés.

Nous lui demandons aussi de profiter de la tenue de la 7ème Convention mondiale des parlementaires sur le Tibet l’an prochain en France, pour recevoir officiellement le Dalaï Lama… Et redonner ainsi un peu de lustre au pays de la déclaration des droits de l’Homme.

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