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12/ -Matthieu Ricard : « Les sages ne sont plus des modèles » -Lieux de silence – La méditation rend les gens adultes

Posté par cercletibetverite le 23 juillet 2014

12/


Matthieu Ricard : « Les sages ne sont plus des modèles »

 
 
FranceInfo.fr – Emission tout et son contraire par Philippe Vandel – mardi 22 juillet 2014 - 
 

Mathieu Ricard en 2008.
Mathieu Ricard en 2008. © DOMINIQUE LEROY/WORLDPICTURES/MAXPPP
 
 

En 1972, Matthieu Ricard a décidé de devenir moine bouddhiste et de méditer. Mais il continue à écrire. Il a publié en septembre dernier son œuvre la plus importante : « Plaidoyer pour l’altruisme – La force de la bienveillance » (éditions Nil). Un pavé de plus de 900 pages, pour montrer le pouvoir de transformation positive qu’une attitude altruiste peut avoir sur les autres, et sur nous-mêmes.

 

 Interprète pour le Dalaï-lama, Matthieu Ricard dénonce l’individualisme grandissant de la société. Où chacun se croit supérieur. Et unique. Cela commence avec la mentalité de « l’Enfant roi ». Il raconte qu’aux États-Unis, un vêtement sur dix porte quelque part la mention « princesse ». Cela va jusqu’en classe où les professeurs américains sur-notent leurs élèves et leur laissent ainsi croire qu’ils sont les meilleurs du monde. Même si toutes les études comparatives montrent l’inverse.

Matthieu Ricard explique que cela se fait au détriment de tous les repères et donc de la vie en groupe. Il cite ainsi un sondage qui en dit long sur les valeurs de notre société : « On a demandé aux gens, aux Etats-Unis, quelle personne ils admiraient le plus, le Dalaï-lama ou Tom Cruise. 80% ont répondu le Dalaï-lama. On leur a ensuite demandé qui ils voudraient être. 70% ont choisi Tom Cruise. Ca veut dire qu’ils se disent qu’il vaut mieux être beau, riche et influent comme Tom Cruise.«  

La violence en baisse

Dans son livre, Matthieu Ricard montre également que la violence n’a cessé de baisser depuis des siècles. Par exemple, le nombre d’homicides en Angleterre pour 100.000 habitants était de 110 en 1350, de 10 au XXVIe siècle et désormais de un. « En Europe, on a entre cinquante et cent fois moins de chances d’être tué« , assure le moine bouddhiste, qui rappelle que « c’était un spectacle d’aller voir les pendus au Moyen-Âge. A tel point qu’un village français a loué un condamné à mort à une autre ville parce que les gens se plaignaient qu’il n’y avait pas eu d’exécution publique depuis longtemps. »

 

…………………………

 
Lieux de silence
 
« La méditation rend les gens adultes »
 
 
Le Républicain Lorrain.fr – 20/ 07/ 2014 – Propos recueillis par Alain MORVAN.
 
 

– Pourquoi un tel attrait pour la méditation et les retraites spirituelles aujourd’hui ?

 

Fabrice Midal, : « Une grande avancée tient au fait que la méditation est devenue laïque. Qu’il n’est plus nécessaire de se rendre dans un temple bouddhiste ou un monastère chrétien pour pratiquer et apprendre des rituels parfois étranges. Plusieurs spécialistes de la méditation ont importé leurs expériences et les ont enseignées en les dépouillant de leurs aspects à la fois religieux et surtout culturels. Ce qui est fondamental : au lieu d’enseigner une doctrine, ils ont fait partager une expérience

 

– Loin du mysticisme, non ?

 

« Oui, cette transmission s’est faite en dialogue avec la science, pour que les gens comprennent ce qui se passait et notamment l’impact de la méditation sur la santé psychique et même physique. Comment cela agit sur certaines aires du cerveau, par exemple. Enfin, elle est rentrée en dialogue avec les grandes disciplines occidentales, avec la philosophie, avec l’art, par exemple. »

 

– La méditation est-elle accessible à tous ?

 

« Oui, bien sûr. Aujourd’hui, elle est pratiquée à l’école, dans les hôpitaux, les prisons. Avec des effets évidents. »

 

– Cet intérêt répond-il à la frénésie générale de nos vies ?

 

« Oui, c’est cela. L’idée est de développer un temps d’attention délibéré, sans jugement préconçu sur ce qui est, un temps de présence. C’est assez proche de ce que faisaient nos grands-parents autour du feu ou lorsqu’ils regardaient le soleil se coucher. Nous, nous vivons de plus en plus dans une tension intense. Les enquêtes le montrent, combien de fois par heure, nous répondons au téléphone, à nos mails… Les enseignants perçoivent le même phénomène quand ils pointent le déficit d’attention des enfants. Les gens se tournent vers la méditation parce qu’ils n’en peuvent plus. »

 

– On peut donc même méditer chez soi, non ?

 

« Oui, tout simplement, avec un CD. Car rester en silence quinze minutes, on n’a pas l’habitude, c’est dur, au début. On peut y trouver un grand soulagement. Sans avoir besoin d’un rapport avec un gourou ou que sais-je… Méditer, cela rend adulte. Sans avoir à se soumettre à quelqu’un. »

 

– Justement, avec le boom des nouveaux coaches, de quoi faut-il se méfier ?

 

« Vraiment, il faut commencer par CD, avant d’aller où que ce soit. Les deux dangers : ceux qui enseignent en surfant sur la vague du marketing new wave sans avoir d’expérience eux-mêmes de la méditation. Je prends l’exemple des professeurs de méditation chez Google, comme Chade-Meng Tan : il faut qu’ils aient 2 000 heures de pratique de la méditation avant de le faire. J’ai le même critère dans l’École de méditation occidentale que j’ai fondée. »

 

– Faut-il craindre les sectes ?

 

« Oui et non. Selon moi, il n’y a pas de vrai problème de secte autour de la méditation, car c’est un autre processus. Il ne faut pas confondre méditation avec folklore religieux ou exotique. Le danger, ce serait une sorte de méditation light, qui perde son sens. En même temps, je précise que je n’ai rien contre le fait qu’on adapte la méditation aux enfants, aux malades, en entreprise. Méditer n’est pas une forme de relaxation, ce sera la grande conclusion de notre entretien »

 

.  .  .  . 

 

Une représentation de Buddha, dit l’Eveillé, en Alsace.

 

Né en 1967, Fabrice Midal est un philosophe français, spécialiste du bouddhisme et écrivain. Il étudie auprès de nombreux maîtres de la tradition tibétaine : Khandro Rinpoché, Thrangu Rinpoché, Khenpo Tsultrim Gyamtso Rinpoché, le Lopön Tenzin Namdak… Mais la rencontre décisive, il la fait à vingt ans, avec Chögyam Trungpa. En 1999, il obtient, à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, une thèse de doctorat en philosophie. Il devient directeur de la collection « Evolution » chez Pocket et de la collection « Esprit d’Ouverture » chez Belfond. En 2007, il fonde l’association Prajna & Philia. A lire : Pratique de la Méditation (2012, Livre de poche) et Frappe le ciel, écoute le bruit (Ed. Du Grand-Est, 2014).

Alain MORVAN.

 

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