Posté par cercletibetverite le 30 janvier 2012
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« Dans le train pour Karlsruhe, grande est ma tristesse… »
Poème de Loten Namling
Dans le train pour Karlsruhe – Grande est ma tristesse -
Car mes frères et mes surs – Passent lhiver glacial -
Dans les prisons chinoises – Sombres et froides.
L’odeur des corps calcinés – Flotte dans lair -
Comme de lencens brûlé – En offrande aux
Protecteurs courroucés du Tibet -
Pour les éveiller – De leur profond sommeil provoqué
Par les Chinois damnés
A l’extérieur de la prison – Des pères et des mères -
Pleurent pour que soient relâchés leurs enfants -
Fermant les yeux ils prient – Pour que longtemps vive le Dalai-lama,
Leur seul espoir – Dans cette vie – Et la prochaine -
Un gardien sort – Et lance à contrecoeur – Dans la foule
Un morceau de tissu noué – Où gisent les cendres
De leurs aimés.
Ceux qui les aiment pleurent et sindignent à voix haute
En affrontant une autre attaque
Cette fois-ci de balles sporadiques qui les visent
Sont tirées par des gardes chinois impitoyables
Beaucoup à nouveau meurent – Beaucoup à nouveau sont blessés.
Le monde continue avec un Autre matin ordinaire
Et je suis dans un train – En route pour Karlsruhe
Pensif, impuissant, frustré,
Om mani padme hum
Poème de Loten Namling , traduction Michèle Duclos, transmis par Denise Puntsok Drolma <apactpau@aol.com>.
Cet article a été publié le Lundi 30 janvier 2012 à 13 h 16 min et est catégorisé sous Tibet.
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